Séléna
J'ouvre la porte du taxi en soufflant du mieux que je peux tout en tenant mon ventre après avoir donné ce qu'il me reste d'argents au chauffeur qui ne semble aucun cas avoir pitié de moi. Mais honnêtement qui aurait pitié d'une fille de dix-sept ans totalement trempée, criant comme un diable et qui en plus est sur le point d'accoucher dans les minutes qui viennent. Je me traine comme je le peux jusqu'au hall de cet hôpital de Chicago en slalomant à travers les gens qui entrent et en sortent. Pas un seul ne s'arrêterait pour m'aider ! Je serre une nouvelle fois les dents sentant cette foutue contraction arriver et je m'accroupis en hurlant cette fois-ci dans ce hall prête à tourner de l'œil. La douleur est plus que terrible, j'ai l'impression que mon corps va exploser ou céder dans les secondes qui viennent et qui me semblent tellement longues. C'est là qu'un médecin s'accroupit devant moi et il pose sa main sur mon épaule.
- Mademoiselle, vous êtes sur le point d'accoucher ? Me demande-t-il d'une bonne intention. Mais honnêtement, c'est tellement flagrant que j'ai juste envie de lui crier : " Non, connard ! Je fais une prière !"
Tout s'enchaine autour de moi et des infirmières m'emmènent sur un brancard tandis que j'hurle tellement fort que je pourrais réveiller les morts qui sont à la morgue. Une morte, voilà ce que j'aurais voulu être si cet enfant ne m'avait pas fait reprendre mes esprits. Ma vie a été tellement dévastée en si peu de temps que je n'ai plus rien eu du jour au lendemain. Il ne reste plus que moi et ce bébé dans mon ventre qui n'est plus que ma seule raison de vivre depuis plus de huit mois.
- Mademoiselle, poussez ! Me fait le médecin et je pousse tellement fort en criant que j'ai l'impression que tout mon corps est en train de se déchirer. La douleur que je ressens est tellement atroce que je regretterais presque d'avoir insisté pour donner la vie à ce bébé jusqu'à ce que j'entende ses premiers cris.
- Félicitations mademoiselle, vous avez une magnifique petite fille. Me fait l'infirmière alors que je m'affale sur le lit enfin soulagée de ne plus sentir ses douleurs atroces.
- Vous avez un nom pour cette petite demoiselle ? Me demande l'autre infirmière alors que le médecin coupe le cordon ombilical.
- Alizée. Répondé-je alors que l'infirmière pose cette petite princesse aux cheveux noirs sur mon ventre et que les larmes coulent le long de mes joues.
- C'est un très beau prénom. Me fait l'infirmière.
- C'est tout ce qui me reste de mon ancienne vie. Elle sera tout comme le vent, un souffle d'air frais dans ma nouvelle vie. Murmuré-je en posant mes lèvres sur ce petit corps rose qui me réchauffe le cœur pour la première fois depuis des mois.
------------------------
Trois ans plus tard
------------------------
Je sors de ma vieille Ford trouvée chez un vieux concessionnaire répugnant en manquant de me faire renverser et j'ouvre la porte passager pour défaire la ceinture du siège enfant d'Alizée.
- Vite. Vite. Répété-je en la prenant dans mes bras avant d'attraper son sac et de filer dans le vieux bâtiment où habite Paola. Je grimpe les escaliers jusqu'au quatrième étage en courant étant déjà en retard pour le travail et je tambourine à la porte.
- Te voilà enfin ! S'exclame Paola en faisant une caresse sur la joue d'Alizée avant de me laisser entrer.
- Léna ne va pas être contente que tu sois encore en retard ce soir. Me fait-elle remarquer alors que je pose le sac d'Alizée sur le fauteuil et que je l'embrasse tendrement.
- Je sais. Mais j'ai dû payer les frais de la crèche aujourd'hui et il y avait un monde dingue à la banque. Lui expliqué-je alors que je lui donne Alizée comme toujours à contrecœur.
- Tu devrais te dépêcher, elle va certainement être de mauvaise humeur. Me dit-elle en me raccompagnant à la porte alors que je fais des signes à Alizée en souriant douloureusement. Je n'aime vraiment pas la laisser ainsi la nuit chez Paola. Non pas que je n'ai pas confiance, c'est ma seule amie mais d'habitude, Paola dort à la maison mais puisqu'elle s'est tordu la cheville, je n'ai pas eu le choix de lui amener.
- Au fait, ce soir il y a un groupe des pompiers de Chicago qui viennent au club alors sois excellente qu'ils puissent te laisser de bons pourboires. Me dit-elle avec un sourire malicieux.
- Ne te tracasse pas. Mystique sera dans la place ! Lui lancé-je en souriant avant de disparaitre dans le couloir.
Mystique et oui c'est moi. Enfin, c'est mon nom de scène. Il faut dire que s'appeler Séléna pour une strip-teaseuse, ce n'est pas très originale. Étant du haut de mes vingt ans la plus jeune du Club Le Léna qui n'est autre que le nom de ma patronne, je ne peux compter que sur le mystère qui m'entoure et mon déhancher pour attirer les hommes. J'avoue que j'ai un corps qui leur parle du haut de mon mètre septante deux, de mes longues jambes et je n'ai rien à envier aux autres points de vue poitrine avec mon nonante cinq D. Mais d'après les filles du club, ce sont mes magnifiques yeux bleus qui font fondre ses hommes. J'avais proposé de me teindre en blonde pour ressembler à mes collègues mais Léna trouve que le noir ébène de mes cheveux fait ressortir la couleur de mes yeux. Je ne la contredirai pas, elle m'a sorti de la misère dans laquelle j'avais fini avec Alizée il y a deux ans quand j'ai dilapidé le reste de mes économies. Je rentre par la porte de service du Club mais elle est déjà aux aguets à m'attendre. Léna, grande blonde décolorée d'une quarantaine d'année avec son accent russe qui la rend encore plus stricte qu'elle ne l'est. Pourtant, sous son regard de feu c'est la plus tendre des femmes que je connaisse.
- Tu exagères ! Me lance-t-elle. C'est à toi dans cinq minutes.
- Ne t'inquiète pas Léna, il me faut trois minutes pour être prête ! Lui lancé-je en entrant dans la loge.
- Nous recevons les pompiers de Chicago et je compte sur toi pour leur mettre le feu ! Me crie-t-elle avant que la porte ne se referme.
Qu'elle ne s'inquiète pas pour ça, je leur mettrai tellement le feu qu'ils devront faire venir une autre caserne pour les éteindre.
Daryl
- Alors, tu es prêt à t'amuser ?! Me demande Andy alors que je sors de ma Shelby.
- Ouais. Répondé-je nonchalamment. Disons que ça me changera les idées.
Je sors une dernière fois mon portable de ma poche mais comme depuis une semaine, je n'ai aucun appel ni message d'elle et je passe la main dans mes cheveux en soufflant.
- Toujours aucune nouvelle ? Me demande-t-il en s'allumant une cigarette.
- Non. Je pense que cette fois-ci les choses sont claires. Admis-je à regret.
Andy acquiesce sans ajouter un mot alors que je m'allume une cigarette aussi. C'est quand même le comble pour des pompiers de fumer comme des vraies cheminées dès que nous ne sommes plus à la caserne. En fait, j'avais arrêté de fumer pendant deux ans jusqu'il y a une semaine quand elle m'a quitté. Bon, j'avoue je l'ai peut-être un peu cherché mais demander à un pompier qui doit encore prouver son potentiel de lever le pied n'était pas envisageable. Je n'ai que vingt-trois ans et je n'ai pas encore ma place de certaine à la caserne septante sept de Chicago pour demander des changements dans mes horaires. Malheureusement, Britney n'a pas apprécié mon refus de changer d'horaires et elle est partie pendant que j'étais de garde il y a une semaine maintenant me laissant notre chienne Lassie. Je dis notre chienne mais à la base, je n'en voulais pas. C'est encore un compromis qu'elle avait gagné en me mettant une nouvelle fois au dos du mur en parlant d'avoir un enfant. Mais je ne suis pas prêt d'avoir cette responsabilité et surtout, je ne veux pas que notre enfant vive ce que j'ai vécu moi-même étant enfant. Mon père est parti un matin à bord du camion pompe des pompiers en klaxonnant devant notre appartement à son passage comme j'aimais qu'il le fasse. Mais ce fut la dernière fois qu'il klaxonnerait...
- Bon, allons-y. Les autres auront droit à la strip-teaseuse sans nous si on continue à attendre ! Me lance Andy qui est habitué à ce genre d'endroits alors que moi, je ne suis pas adepte de ces lieux où des femmes dansent collées contre des hommes qui ne rêvent que de les toucher... Et le reste bien entendu. Mais bon, ce sont les trente ans de Rony et il aime ce genre de chose plus que quiconque. Bon, on doit avouer que point de vue physique, il n'a pas hérité de la nature. Il est petit, limite grassouillet et point de vue physique, son visage ressemble presque à un alien. Mon dieu, il m'entendrait, je serais de corvée nettoyage pour les camions pendant un mois. Andy et moi entrons dans le club le Léna et nous reconnaissons tout de suite nos collègues assis au centre du club devant la piste qui longe les banquettes où ils sont installés.
- Andy ! Daryl ! S'exclame Jensen. Il était temps que vous arriviez ! La sulfureuse mystique va bientôt commencer !
Jensen est plus qu'excité de cette sortie. Ils sont venus faire son enterrement de garçon ici il y a quelques mois et il est tombé fou amoureux de cette mystique. Il en parle tous les jours au point qu'on se demande s'il n'en rêve pas la nuit quand il prend sa femme dans les bras. Je m'assois à l'extrémité de la banquette quand on nous amène des boissons et qu'une musique singulière se fait entendre. C'est la musique de Joe Cocker - "You can leave your hat on", celui d'un vieux film que je regardais avec ma mère ; Neuf semaines et demie où on avait droit à un strip-tease très sensuel. J'imagine déjà la blonde comme toutes les autres filles ici d'ailleurs arriver dans une robe blanche en soie pour se déhancher et retirer ses vêtements. Ma foi, avec seulement une robe, elle aura vite fait de se déshabiller.
- Oh putain la voilà ! Crie Jensen limite en train de baver et j'aperçois des cheveux noirs de dos dans une tenue de pompier apparaitre au milieu de la scène.
- Regarde ! Me crie Andy. Elle a le numéro de la caserne sur son casque.
La fille s'étant retournée dans un déhanché plus que sensuel, mon regard se porte sur son visage au lieu de se porter sur son casque qu'elle s'apprête à lancer. Je passe ma langue sur mes lèvres en découvrant ses magnifiques yeux bleu acier tellement intense que je n'entends plus les mecs en rut qui se trouvent avec moi. Je ne sais détacher mon regard de ses yeux tellement purs et tellement jeunes de cette fille qui danse sensuellement devant nous comme si elle ne dansait que pour nous. La veste tombe dans un mouvement fluide avant qu'elle ne descende en se tenant à la barre où elle frotte son entre-jambe avant de la passer entre ses seins où elle ne porte que de quoi cacher ses tétons en forme de flammes ce qui est vraiment de bon goût devant des pompiers j'avoue. En un autre mouvement sensuel et fluide, le pantalon quitte ses longues jambes fines mais musclées faisant apparaitre un string qui dévoile le strict nécessaire pour faire exciter tous les males en rut de ce club. Elle se tient pendant un moment d'une main à la barre alors qu'elle glisse sa jambe le long de celle-ci avant de se lancer en arrière faisant voltiger sa belle chevelure noire. C'est là que son regard croise le mien et que tout mon être frémit d'un coup pour cette mystérieuse Mystique qui va débouler comme un brasier dans ma vie pourtant déjà bien animée.
Daryl
Je n'arrive pas à décrocher mon regard de ce corps qui se déhanche devant nous et se rapproche du bout de la scène en faisant une souplesse arrière très sensuelle avant de finir en grand écart.
- Putain, cette Mystique est sensationnelle ! S'exclame Andy en me faisant un coup de coude alors qu'elle s'allonge sur la scène en tendant son bras vers Rony pour l'inviter à le rejoindre sur scène. Tous les gars aident le pauvre Rony à monter sur la scène tandis que je surveille le regard de cette fille qui semble plutôt compatir à son problème pour arriver jusqu'à elle. Une fois Rony en place sur la chaise qu'une brune vient d'installer, la musique change et les haut-parleurs jouent The Weeknd avec Earned It. Je souris un peu crispé en repensant à toutes les fois où Brithney l'a mis à l'appartement tellement elle adorait le film Fifty Shades of Grey. Je me demande si cette fille les regarde aussi. En tout cas, je ne me souviens pas d'avoir eu des mouvements aussi hot dans ce film qui pour moi est un vrai navet. Cette fille sait vraiment jouer de son physique sur scène et ses jeux de regard qu'elle nous fait tandis qu'elle se frotte sans gêne de dos à Rony rendrait un homme vraiment fou d'envie pour elle. Mais nous savons tous ici que ce n'est que du cinéma. Je me tourne vers Andy et Jensen en buvant une gorgée de ma bière et je les regarde ahuri en les voyant baver littéralement alors qu'ils sortent leurs portefeuilles pour lui glisser quelques billets dans la ficelle de son string quand elle quitte quelques secondes le corps de Rony qui va finir par se faire dans le pantalon si elle continue à le chauffer ainsi.
- Tu ne lui glisses rien ? Me demande Andy et alors que je m'apprête à le faire, mon portable sonne et le nom "Ma chérie" S'affiche. Je décroche sans m'occuper du bruit alentours de peur qu'elle ne raccroche le temps que je sorte.
- Brit ? Tu m'entends ?! Crié-je en sortant le plus vite possible du club.
Arrivé dehors, je remarque qu'elle a raccroché.
- Et merde ! M'exclamé-je en recomposant son numéro regrettant de lui avoir répondu à l'intérieur tout compte fait. Elle doit croire que je fête ma vie de célibataire mais ce n'est absolument pas le cas.
- Brit ! M'exclamé-je soulagé alors qu'elle décroche enfin.
-"Désolé, tu as l'air occupé." Me lance-t-elle froidement et même à travers le portable, je peux sentir qu'elle est hostile.
- C'est l'anniversaire de Rony. Tenté-je de lui expliquer mais comme je le pense, elle ne veut entendre que ce qu'elle veut.
- "Je t'appelais pour te dire que je passerai chercher le reste de mes affaires le week-end prochain."
- Brit, on pourrait en parler au moins. Lui fais-je presqu'en la suppliant.
Je passe la main dans mes cheveux alors que des hommes sortent du club pour fumer et j'avance vers le coté du club pour pouvoir parler tranquillement.
- Laisse-moi au moins une chance. La supplié-je. Tu ne peux pas mettre deux ans de vie commune à la poubelle comme ça du jour au lendemain.
- "Ce n'est pas ce que j'ai fait. Me répond-elle. Tu as eu l'occasion de rectifier le tir plus d'une fois mais tu ne l'as jamais fait ! Cette fois-ci, cela en est trop !"
- Brit, s'il te plait. La supplié-je. On peut toujours trouver une solution ou un compromis à notre problème non ?
- "Des compromis qui t'arrangent toi comme toujours mais qui ne m'arrangent pas !" Me lance-t-elle et je comprends qu'elle n'est pas prête à céder.
- Brit. Fais-je en essayant de me calmer sentant que je vais perdre mon sang-froid. Laisse-moi une chance de te parler quand tu viendras chercher tes affaires. Si tu as besoin de temps, je te le donnerai mais laisse-nous une chance d'arranger les choses.
- "Je serai là samedi vers dix heures !" Claque-t-elle avant de raccrocher.
- Bordel ! Claqué-je à mon tour en m'apprêtant à exploser mon portable contre le mur.
- Ce serait dommage c'est un beau portable. Fait une voix féminine et je détourne mon regard dans la ruelle surpris en apercevant une femme en train de fumer.
- Maintenant si vous n'en voulez plus, je suis preneuse. Continue-t-elle en avançant à la lumière et j'ouvre la bouche surpris en reconnaissant la fameuse Mystique. Ses yeux bleu acier me scrutent sans honte alors qu'elle tire sur sa cigarette en continuant à avancer vers moi.
- Je peux vous l'échanger contre une danse érotique dans le salon privé si vous voulez. Me lance-t-elle d'une voix langoureuse avant de passer doucement sa langue sur ses lèvres essayant certainement de m'appâter. Je retire ce que j'ai dit tout à l'heure, certaines de ses filles pourraient passer à l'acte sans honte et cette fille doit en faire partie. Alors que je passe la main dans mes cheveux en remettant mon portable dans sa poche, elle recule d'un pas et se met à rire. Pas un rire gêné ou mal à l'aise mais un franc rire qui résonne dans toute la ruelle.
- Je vous fais marcher. Me lance-t-elle en écrasant sa cigarette et ramassant le mégot. Je la regarde étonné me rendant compte qu'elle a des manières.
- J'ai remarqué pendant que je dansais que vous aviez l'air mal à l'aise d'être là au début. Me dit-elle en frissonnant et elle serre son gilet plus fort autour d'elle.
- J'avais juste envie de vous taquiner puisque vous avez l'air de subir une fin de relation assez tendue. M'explique-t-elle en se mettant à sautiller sur place.
- C'est juste une pause. Lui fais-je et elle me sourit ne me croyant pas du tout mais n'insiste pas.
- Vous devriez rentrer. Lui conseillé-je quand je remarque qu'il commence à neiger. Je ramène mon regard vers elle et elle se tient la main tendue la paume vers le haut en train d'essayer d'attraper les flocons qui tombent avec une expression dans le regard qui semble tellement triste. L'intensité qui s'y trouvait il y a quelques secondes a totalement disparue. Je passe ma langue sur mes lèvres me demandant si je dois lui demander si elle va bien quand elle se tourne vers moi en souriant à nouveau maintenant.
- Cela fait du bien de profiter de la froideur de la neige. Me dit-elle alors que ses yeux semblent prêts à pleurer. Il y a des moments il faut savoir éteindre le feu qui brûle en nous.
Je ne comprends pas du tout de quoi elle parle mais je n'ai pas le temps de lui demander ce qu'elle veut dire par là qu'elle se retourne et rentre dans le club par la porte près de l'escalier de secours.
Séléna
J'enfile la robe longue noire qui m'est réservée au décolleté plongeant, dos nu, et où la longueur est ouverte de chaque côté jusqu'à mon string. Bon, j'avoue, je me baladerais nue, ce serait la même chose. Je remets une touche de maquillage en regardant les messages de Paola mais surtout les photos de ma princesse qui a bien profité des talents de cuisine de Paola. Je dois avouer qu'à côté d'elle, mes plats sont très simples mais je n'ai pas les moyens de faire plus pour l'instant. J'essaye de venir travailler quatre soirs par semaine mais j'avoue que je ne peux pas me permettre de dépenser plus qu'il ne faut. Entre l'achat et l'assurance de la voiture ainsi que l'appartement, la crèche et les dépenses quotidiennes très limitées, je n'ai pas le droit à un vrai repas pour moi tous les jours. Mais le plus important pour moi, c'est que ma princesse ne manque de rien. J'ai décidé d'assumer cette grossesse et sa naissance en espérant profiter de la bouffée d'air frais qu'elle apporte dans ma vie. Et je dois avouer que je ne le regrette pour rien au monde.
-Tu es là ?! Me demande Natalia en me toisant de haut en bas. Tu dois passer boire un verre avec les pompiers, ils s'impatientent.
- J'arrive. Lui répondé-je nonchalamment en rangeant mon portable dans mon casier que je ferme à clé et je glisse celle-ci dans le peu de tissu que m'apporte mon string. Je n'ai pas le choix avec cette vipère, elle est capable de prendre les sous que j'ai eu pendant ma dance de tout à l'heure. J'enfile mes escarpins noirs à talons et je passe devant elle en lui souriant narquoisement. Je sais qu'elle ne m'aime pas parce que c'est souvent moi qu'on appelle pour les soirées d'anniversaire ou autre. Mais on ne va pas se mentir, je gère mieux qu'elle sur scène. Ce sont peut-être les cours de danse que j'ai pris étant adolescente qui doivent faire de moi une si bonne strip-teaseuse, sans parler des cours de gymnastique. Je rentre dans le club tout sourire alors que Léna me fait signe d'un pouce pour me motiver à garder le sourire. Elle sait très bien que j'aime danser sur la scène mais que le moment que je déteste le plus est bien celui-ci où tous ces regards me déshabillent. Vous me direz qu'en tant que strip-teaseuse, cela ne devrait me faire cet effet mais ce sentiment ne me quitte pas même sur la scène. La seule façon pour laquelle je les supporte, c'est le regard charmant de ma fille Alizée avec ses petits yeux bleu-vert qui sourient quand je danse pour elle à l'appartement. En fait, je regarde tous ses hommes en imaginant que c'est elle qui me regarde et ma peur s'envole d'un coup.
- Mystique ! S'exclame le petit qui est monté sur scène avec moi alors que j'approche d'eux et mon regard croise celui du gars au portable.
- Vous êtes vraiment merveilleuse. Me dit le petit blondinet en me tendant un verre de champagne que je ne boirai pas. Je ne bois pas d'alcool avec les clients mais je ne les refuse pas pour ne pas les choquer. Disons que subtilement, j'échange un verre vide avec le mien. Ils sont tellement attirés par mon corps qu'ils ne font pas attention à mes mains dans le dos.
- Merci. Le remercié-je. Comme ça c'est votre anniversaire.
- Oui mais je ne vous donnerai pas mon âge. Me dit-il d'un air enjoué et je lui souris en passant ma langue entre mes lèvres. Je prends une pause réfléchie en penchant un peu la tête comme si je jugeais son visage pour trouver son page.
- Je dirais vingt-cinq ans. Lui murmuré-je tendrement dans l'oreille et il se met à glousser. Il est tellement lancé qu'il a oublié que son âge est écrit sur le casque de pompier que je lui ai mis sur la tête pendant la danse. Bien entendu, c'est un faux comparé à celui que j'ai utilisé au début de la danse qui appartenait au mari de Léna décédé pendant un incendie il y a quelques années. Je ne l'ai pas connu mais j'en ai tellement entendu parler que je sais que c'était un homme formidable.
- Merci mais j'ai cinq ans en plus. Avoue-t-il et je ris en gloussant en subtilisant un verre vide sur la table derrière moi et l'échanger avec mon plein. Je ramène mon regard devant moi alors qu'il parle avec un autre qui va finir la tête dans mon décolleté s'il continue de regarder ainsi et mon regard croise à nouveau ses yeux et je me rends compte qu'il a des yeux émeraudes magnifiques.
- Mystique, puis-je vous demander de prendre une photo avec nous ? Me demande un grand châtain de cheveux.
J'accepte avec plaisir sans savoir que cette photo ferait partie de mes plus beaux souvenirs à l'avenir.
Daryl
- Allez ! Rentre dans ce taxi ! M'énervé-je sur Andy qui ne veut pas partir du club qui va pourtant fermer. Je pense que toutes ces dames attendaient impatiemment notre départ surtout la pauvre Mystique qui ne savait plus comment échanger ses verres pleins en verres vides.
- À demain fidèle au poste ! Me crie Rony en partant avec Jensen dans un autre taxi alors que le taxi de Andy part enfin.
- À demain capitaine ! Crié-je en partant vers le parking. Et encore bon anniversaire !
- Mystique je t'aime ! L'entendé-je crier avant de tourner au coin du club et un bruit sourd me surprend alors que j'allume ma cigarette.
- Putain de caisse de merde !
Je m'approche de la voiture d'où vient le bruit que j'ai entendu pour découvrir la fameuse Mystique accroupie en se tenant la tête penchée à côté d'une ville Ford rouge.
- Putain de bagnole ! Crie-t-elle en se levant prête à frapper à nouveau dedans avec son pied quand elle remarque ma présence.
- Pas très glamour hein ! Me lance-t-elle ennuyée et je souris.
- Au moins, je suis certain maintenant que vous êtes un être humain et pas une déesse tombée du ciel. Lui lancé-je en souriant et elle me rend mon sourire en remettant ses longs cheveux noirs en arrière.
- Mon carrosse s'est transformé en citrouille et ne démarre plus. M'explique-t-elle en regardant sa Ford énervée.
- Je peux peut-être essayer ? Lui demandé-je.
Elle me fait signe de faire comme bon me semble et j'entre dans la Ford pour essayer de la démarrer mais en vain.
- Je pense que je démarreur a lâché. Lui expliqué-je en sortant de la Ford et elle lève les bras au ciel dépitée avant de prendre son sac sur le siège arrière en marmonnant des mots que je ne préfère pas écouter. Une fois sa voiture fermée, elle avance dans le parking en oubliant complètement ma présence. Je rejoins ma Shelby et je mets le chauffage à fond pour que le carreau dégivre un peu. Je me lance sur le parking doucement et au moment de sortir de celui-ci, je remarque qu'elle s'est assise sur le banc à attendre le bus. Je démarre doucement dans la neige et je m'arrête à sa hauteur.
- Je peux vous ramener si vous voulez ? Lui proposé-je. Avec la neige qu'il y a, le bus manque de ne pas passer.
Elle réfléchit quelques secondes et je me frotte les mains pour les réchauffer tout en regardant cette fille hésiter.
- D'accord. Fait-elle enfin en se levant et rejoignant ma Shelby.
Une fois assise, je me penche vers elle et elle a un geste de recul que je comprends mais je ne m'arrête pas. Nos visages sont vraiment proches et cette odeur qu'elle dégage est vraiment enivrant. J'attrape la ceinture de sécurité alors que son regard acier est plongé dans le mien et je me recule pour la clipser.
- La sécurité avant tout. Lancé-je avant de démarrer.
Séléna
Je rage intérieurement à propos de ce concessionnaire qui m'a vendu une telle merde de voiture me forçant à y mettre des frais avec les peu de dollars que je viens de gagner sur ma soirée qui m'auraient servi pour acheter une nouvelle cuisinière. Je regarde les gens qui marchent sous la neige en me demandant s'ils rentrent tout comme nous ou s'ils partent déjà travailler. Nous avons tous des vies tellement différentes que c'est difficile de savoir qui est qui. Comme ce mec que je ne connais absolument pas qui me ramène chez moi. Bon, il n'y a pas de styles chez les pompiers mais avec sa carrure, je l'aurais plutôt vu dans une boîte nuit comme sorteur ou pire encore, chef d'un gang. Ma tête appuyée sur mon bras, je me tourne pour regarder plus attentivement ce mec. Mise à part un très beau visage je l'avoue et des superbes yeux verts, il y a aussi cette carrure assez impressionnante et musclée sous son sweat. Je remarque aussi qu'il a des tatouages étranges dans la nuque et le cou, je reviens sur ce que je peux voir et je scrute les détails de ses muscles qui sont apparents sous son Sweat et arrivé à ses mains, je remarque qu'il a des tatouages sur celles-ci ainsi que ses doigts. Ce mec est vraiment obsédé de tatouages.
- Je vais m'arrêter au magasin. Vous voulez quelque chose ? Me demande-t-il en se garant et je détourne le regard vers la fenêtre espérant qu'il n'a pas vu ma façon discrète de le regarder.
- Non merci. Répondé-je.
- Je laisse la voiture tourner. M'informe-t-il et il sort de la voiture en courant sans remettre sa veste qui se trouve sur le siège arrière.
Je me redresse un peu sur mon siège en souriant du malaise que j'ai eu tout à l'heure quand il m'a mis ma ceinture. Il était vraiment trop près et j'ai vraiment cru qu'il allait essayer de m'embrasser. Bon, j'avoue que je suis peut-être en manque de ce côté-là. Après tout, la dernière fois que je l'ai fait c'était il y a presqu'un an. Voilà une bonne raison pour laquelle je ne bois plus avec les clients. Ce soir-là, je n'ai pas eu l'occasion de changer mes verres et une fois lancée avec les filles après le service, nous sommes allées achever la soirée dans un bar où j'ai rencontré un gars qui me semblait pourtant correct. Ah oui il a été correct jusqu'au moment où il a posé une enveloppe sur ma table de nuit en quittant ma chambre. J'ai appris par après que c'était un client du club et qu'il avait parié le triple de la somme qu'il m'a laissée ce matin-là. Malheureusement pour lui, les pneus crevés, ça coûte cher aussi. Je souris bêtement dans la voiture alors qu'il revient à nouveau en courant avec un pack de bière en main.
- C'est bien dans la rue après la station que tu habites ? Me demande-t-il en mettant le pack de bières sur le siège arrière frottant son bras contre le mien et je frémis à son contact.
- Désolé. S'excuse-t-il.
- Pas de soucis. Oui, le grand immeuble rouge. Fais-je en remettant mes cheveux en arrière sentant vraiment une drôle d'atmosphère d'un coup. Il ne fait pourtant pas plus attention à moi qu'il ne faut mais à la limite pour le coup, je commence à en être vexée. Je me foutrais des baffes. Il gare la Shelby devant l'immeuble et se tourne vers moi souriant.
- Voilà Mademoiselle Mystique. Me lance-t-il en souriant.
- Merci Monsieur le pompier. Lui lancé-je à mon tour en souriant tout en prenant mon sac pour sortir de la voiture. Je ferme la portière et je me retourne d'un coup pour la rouvrir.
- En fait, je boirais bien une bière mais je viens de songer que je n'en ai pas. Lui fais-je d'un air ennuyé. Tu penses que je peux t'en emprunter une ?
- Tu peux aussi la boire avec moi. Me répond-il contre toute attente en me faisant un sourire charmant que tout mon corps frémit. Ce mec est canon quand il fait ça.
- Le soucis, c'est que je n'habite pas seule. Lui dis-je n'ayant pas rangé l'appartement depuis deux jours et surtout, j'ai mis sécher mes tenues de scène en plein milieu du séjour. Ce n'est pas comme si j'avais d'autre place pour les mettre vu la taille de l'appartement.
- Je peux te proposer de venir la boire chez moi. J'habite à deux rues. Me répond-il et je me redresse après lui avoir souri en me mordant la lèvre.
Daryl
Honnêtement, je n'avais pas envie de boire mes bières tout seul et je sais que l'idée de ramener cette fille à l'appartement n'est pas très malin mais elle a l'air sympa et je ne pense pas qu'elle vienne avec une idée derrière la tête. Je rentre la Shelby dans le parking de l'immeuble et nous nous rendons dans l'ascenseur où je pousse sur le septième étage.
- Tiens, j'habite au même étage. Me fait-elle alors que je regarde mon portable. Aucun message de Britney.
- J'aimais l'idée du septième. Lui répondé-je. Cela me rappelle la caserne.
- Oui juste vous faites partie de la caserne du septante septième. Fait-elle en souriant. Cette fille a vraiment un charme fou même sans la tonne de maquillage qu'elle avait tout à l'heure. La porte s'ouvre et je secoue la tête pour reprendre mes esprits.
- C'est une blague ! S'exclame-t-elle en riant et je lui fais un signe de baisser le son de sa voix.
- Oups désolée, mais c'est le même numéro que mon appartement. M'explique-t-elle en chuchotant maintenant.
- Sacrée coïncidence en effet. Fais-je en ouvrant la porte en oubliant un instant que Lassie est là. Elle saute directement sur Mystique qui a le regard effrayé pendant un instant avant que j'attrape Lassie par le collier pour la faire se tenir tranquille.
- Désolée, c'est sa façon de saluer les gens. M'excusé-je alors qu'elle regarde la chienne surprise.
- Un labrador. Finit-elle par dire en reprenant des couleurs.
- Oui, Brit aime ce genre de chien. Lui fais-je en lançant mes clés sur la table et mettant le pack de bière au frigo pour en prendre deux fraîches.
- Brit, c'est le prénom de ton ex ? Me demande-t-elle alors qu'elle regarde nos photos sur le mur près de la télévision.
- On est séparé temporairement. Lui rappelé-je sachant qu'elle a entendu toute notre conversation tout à l'heure.
Mystique me fait un sourire narquois avant de s'assoir dans le fauteuil.
- Tu es quelqu'un d'optimiste. Me fait-elle en portant la bouteille de bière à sa bouche et je reste un instant comme un idiot à regarder sa bouche.
- Hein. Réagis-je avant de m'assoir dans le divan. Oui, j'aime l'être. Pourquoi tu es plutôt négative dans la vie ?
Mystique se redresse et pose la bouteille sur la table pour y jouer avec ses longs ongles vernis de noir et je reviens vers son visage qui semble à nouveau triste comme dans la ruelle.
- Je n'ai rien connu qui me permette d'être optimiste. Souffle-t-elle avant de poser son magnifique regard bleu acier vers le mien.
- Mais j'aime penser que les choses sont ainsi pour certains d'entre nous ! Me lance-t-elle en souriant. Après tout, tu as l'occasion de me voir danser et tu as préféré répondre à une fille qui ne compte peut-être pas revenir ? Moi, je trouve cela négatif pour moi alors que toi tu étais plus qu'optimiste en répondant.
J'esquisse un sourire, elle a une répartie intéressante pour quelqu'un dont je ne connais que son nom de scène.
- Et si je te faisais ma danse ici ?! S'exclame-t-elle en se levant du fauteuil d'un coup en sortant son portable de sa poche.
- Quoi ?! M'exclamé-je surpris.
- Oui, je vais te faire une danse pour te remercier de m'avoir ramenée et offert une bière ! S'exclame-t-elle en déposant son portable sur la table alors que la musique de Joe Cooker s'enclenche et elle monte sur la table en commençant à se déhancher avant que je n'aie pu placer un mot. Mais j'avoue qu'une fois que la musique s'est enclenchée, elle s'est totalement transformée en cette fille mystérieuse qui dansait sur scène tout à l'heure. Elle descend sensuellement tout en se caressant le moindre centimètre de son corps pour remonter en jouant avec ses cheveux sensuellement alors que son bassin se dandine tout en plongeant son regard bleu acier dans le mien. Je passe ma langue sur mes lèvres en souriant n'ayant jamais imaginé que ce genre de chose se passerait devant moi seul et surtout pas dans notre appartement. Elle se déchausse en continuant de se déhancher sans me lâcher du regard et fais glisser ses chaussures à côté de la table dans un mouvement avant de se retourner tout en descendant me mettant une vue imprenable sur son fessier qui j'avoue ferait de l'effet à n'importe quel homme sérieux. Ses mains glissent le long de son corps et après un regard coquin par-dessus son épaule, le pull qu'elle porte se retrouve sur mes jambes et je baisse la tête sur son pull en le prenant tout en rigolant. Elle ne va quand même pas aller jusque-là ?! Je relève mon regard vers elle qui se retourne en continuant de danser et je dirais que la vue de son soutien-gorge noir est aussi attirant que les flammes qu'elle portait uniquement tout à l'heure.
Mystique passe un doigt sur sa bouche qu'elle embrasse littéralement sans me lâcher du regard et j'avoue commencer tout doucement à sentir des fourmillements à l'entre jambe. Je me redresse à nouveau dans le fauteuil en portant ma bière à ma bouche qu'elle me prend des mains pour la porter à la sienne tout en continuant à se déhancher. Je rêve ou elle compte l'affonner. Le trop-plein de la bière coule le long de sa poitrine et elle me tend la bouteille vide avec un sourire coquin avant de descendre de la table et de glisser sa main dans mes cheveux sensuellement me faisant frissonner. Cette Mystique est une vraie diablesse. Elle se retourne tout en déhanchant son fessier à quelques centimètres de mon visage et quand le pantalon commence à glisser montrant la ficelle de son string, je me lève du fauteuil en posant mes mains sur les siennes pour qu'elle arrête.
- C'était très bien, merci. Lui dis-je. Mais je pense qu'il est déjà tard pour nous deux.
- Donc après avoir fui de ma prestation tout à l'heure. Me fait-elle d'une voix vexée. Tu m'arrêtes une nouvelle fois. Tu es certain d'être un homme ?
- J'en suis certain. Lui répondé-je alors que l'odeur lilas qu'elle dégage m'emplit les narines.
Mystique se retourne d'un mouvement fluide face à moi et je me retrouve plongé dans ses magnifiques yeux bleu acier.
- Alors, montre-le. Me défie-t-elle et sans réfléchir je plaque mes lèvres sur les siennes en attrapant ses fesses pour la porter contre moi où elle enserre ses jambes. La douceur de sa bouche est totalement en train de me consumer et je nous emmène dans la chambre où je nous allonge sur le lit.
Séléna
Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais quand il a posé ses mains sur les miennes pour m'arrêter, j'ai su ce que je voulais. Je voulais tout de lui maintenant. Il quitte ma bouche pour que je puisse achever d'enlever son Sweat et j'ouvre la bouche surprise en découvrant l'ombre d'un instant qu'il a des tatouages sur tout le corps. Je passe ma langue sur mes lèvres alors qu'il revient à ma bouche tout en caressant ma poitrine fermement de ses doigts musclés et tatoués. Je pousse un cri quand il me pince l'extrémité du téton et je caresse son sexe à travers le pantalon. Putain ! Il utilise du rembourrage ou il est monté comme un dieu ! Mes mains sont d'un coup avide de confirmer ma pensée et je le fais se coucher sur le lit en remettant mes cheveux noirs en arrière dans une geste sensuel alors qu'il me dévore littéralement du regard. Je descends ma bouche sur son torse pour le lécher alors que je défais son pantalon et il le fait glisser de lui-même avant de descendre le mien d'une main. Merde, il est vraiment bâti comme un dieu ! Je ne suis pas certaine d'arriver à l'engloutir mais une fois que ses doigts titillent mon clitoris, la question me semble idiote et j'ouvre la bouche pour l'engloutir doucement évitant de me tortiller sous l'agilité de ses doigts. Merde, ce mec est incroyable. Mais si j'étais au bord de la jouissance la plus totale quand ses doigts sont entrés en moi, ce n'est rien comparé à cette langue qui prend le contrôle de mon corps. Je dois me tenir comme je peux en évitant de lui arracher les cheveux avec lesquels je joue. Merde, même ses cheveux sont magnifiques ! Je gémis tellement de plaisir que je râlerais presque quand il revient à ma bouche pour m'embrasser.
- Je crois que j'ai encore des préservatifs dans la table de nuit. Fait-il en quittant ma bouche qui est déjà en manque. Merde, je fais quoi là ?! Une fois le préservatif de mis, il revient pour m'embrasser et glisse sur moi où ma main entre en moi ce sexe qui me fait pousser un gémissement hors du commun quand il est totalement entré. Ses coups de rein sont tellement délicieux que je n'arrête pas de gémir tout comme lui. Nos bouches avides de l'autre nous empêchent de reprendre le moindre souffle mais tout comme moi, il a l'air de s'en moquer car il continue ses coups de rein de plus en plus intenses et j'enfonce mes ongles en lui juste avant qu'il se redresse pour coincer mes jambes sur ses épaules. Je n'arrive pas à quitter son visage sur lequel des perles de transpiration apparaissent faisant briller son front et ses yeux verts de mille feux. Non, je ne suis quand même pas en train de faire ça ? Je ne peux pas me permettre d'éprouver cela encore une fois ? Je ferme les yeux et je lâche ses bras pour agripper les draps priant pour que le feu qui m'envahit à cet instant ai disparu à mon départ de cet appartement.