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Les Mains Brisées du Pianiste

Les Mains Brisées du Pianiste

Auteur:: Jasper Vale
Genre: Moderne
Je m'appelle Antoine Dubois, jeune pianiste prodige, et le Concours International Marguerite Long était à ma portée. Paris vibrait d'excitation pour moi, annonçant une carrière internationale brillante. Puis, un soir, une ruelle sombre près du conservatoire a changé ma vie pour toujours. Des voyous m'ont brutalement agressé, brisant mes mains, mes outils essentiels, et anéantissant mes rêves à jamais. À l'hôpital, ma sœur Isabelle et ma fiancée Chloé affichaient une compassion feinte, mais j'ai surpris leur conversation glaciale derrière une porte. "C'était juste pour qu'il rate le concours," a dit Isabelle, ajoutant que ce désastre était "encore mieux pour les chances de Léo." Chloé a acquiescé, trahissant des années de confiance et l'amour que je pensais partager. Ensuite, la foule hurlante à ma sortie d'hôpital, orchestrée par ce Léo, mon frère adoptif jaloux, a achevé ma déchéance publique, exposant ma misère à tous. La douleur physique était insignifiante comparée à la déchirure de cette trahison, laissant mon cœur exploser et mon monde s' effondrer. Pourquoi m'ont-elles fait ça, elles que j'aimais plus que tout, tout ça pour un imposteur qui m'a toujours détesté et manipulé ? Alors que le désespoir me poussait à envisager le pire, le téléphone a sonné : l'Institut Médical Avancé de Lyon m'offrait une "guérison complète." Une infime lueur d'espoir s'est allumée, mais surtout, une soif dévorante et glaciale de vengeance contre ceux qui m'avaient détruit.

Introduction

Je m'appelle Antoine Dubois, jeune pianiste prodige, et le Concours International Marguerite Long était à ma portée.

Paris vibrait d'excitation pour moi, annonçant une carrière internationale brillante.

Puis, un soir, une ruelle sombre près du conservatoire a changé ma vie pour toujours.

Des voyous m'ont brutalement agressé, brisant mes mains, mes outils essentiels, et anéantissant mes rêves à jamais.

À l'hôpital, ma sœur Isabelle et ma fiancée Chloé affichaient une compassion feinte, mais j'ai surpris leur conversation glaciale derrière une porte.

"C'était juste pour qu'il rate le concours," a dit Isabelle, ajoutant que ce désastre était "encore mieux pour les chances de Léo."

Chloé a acquiescé, trahissant des années de confiance et l'amour que je pensais partager.

Ensuite, la foule hurlante à ma sortie d'hôpital, orchestrée par ce Léo, mon frère adoptif jaloux, a achevé ma déchéance publique, exposant ma misère à tous.

La douleur physique était insignifiante comparée à la déchirure de cette trahison, laissant mon cœur exploser et mon monde s' effondrer.

Pourquoi m'ont-elles fait ça, elles que j'aimais plus que tout, tout ça pour un imposteur qui m'a toujours détesté et manipulé ?

Alors que le désespoir me poussait à envisager le pire, le téléphone a sonné : l'Institut Médical Avancé de Lyon m'offrait une "guérison complète."

Une infime lueur d'espoir s'est allumée, mais surtout, une soif dévorante et glaciale de vengeance contre ceux qui m'avaient détruit.

Chapitre 1

Antoine Dubois était un nom qui brillait.

Jeune pianiste, prodige.

Sa famille parisienne, cultivée, aisée, voyait déjà pour lui les scènes internationales.

Il était confiant, passionné.

Le Concours International de Piano Marguerite Long approchait.

Paris vibrait.

Antoine aussi.

Un soir, près du conservatoire, une ruelle sombre.

Des voyous.

Une agression brutale.

Ses mains, ses outils, brisées.

Son oreille gauche, abîmée.

Une poche à urine, sa nouvelle compagne.

Ses rêves, anéantis.

À l'hôpital, Isabelle, sa sœur aînée, et Chloé, sa fiancée depuis l'adolescence, jouaient la comédie.

Leurs visages affichaient une compassion feinte.

Isabelle, autrefois protectrice, admirative.

Chloé, issue d'une famille influente dans le monde de l'art, semblait l'adorer.

Antoine, cloué dans un fauteuil roulant, les entendit par hasard.

Il passait devant une porte entrouverte.

La voix d'Isabelle, claire, nette.

« C'était juste pour qu'il rate le concours. »

Un silence.

« Mais ce résultat est encore mieux pour les chances de Léo. »

Chloé acquiesça.

Sa voix, plus basse.

« Léo a besoin de cette victoire. »

Léo Martin.

Fils adoptif des parents défunts d'Antoine et Isabelle.

Charmant en apparence, modeste.

En réalité, profondément jaloux, manipulateur.

Violoniste, mais sans le talent naturel d'Antoine.

Léo, toujours favorisé.

Antoine se souvint.

Un prétendu acte héroïque de Léo.

Un petit incendie dans leur maison de campagne.

Léo les aurait "sauvées", Isabelle et Chloé.

Mensonge.

C'était Antoine qui avait maîtrisé le feu.

Léo s'en était attribué le mérite.

Isabelle et Chloé l'avaient cru, l'avaient adulé pour ça.

D'autres souvenirs affluèrent.

Un vase de Sèvres cassé.

Léo avait accusé Antoine.

Des partitions importantes "perdues" juste avant un examen.

Léo, encore.

Isabelle et Chloé prenaient toujours le parti de Léo.

Toujours.

La douleur physique était immense.

Mais la douleur de la trahison le déchira.

Son cœur semblait exploser dans sa poitrine.

Le monde s'effondrait.

Sa vie, un champ de ruines.

Il était seul, brisé, trahi par celles qu'il aimait le plus.

Désespéré.

Il pensa à en finir.

Le fauteuil roulant, les escaliers.

Une solution simple.

Alors que son esprit sombrait, le téléphone sonna.

Un numéro inconnu.

Une voix neutre, professionnelle.

« Monsieur Antoine Dubois ? »

« Oui ? » sa propre voix était un murmure rauque.

« Je vous appelle de la part de l'Institut Médical Avancé de Lyon. L'IMA Lyon. »

« Et alors ? »

« Nous avons pris connaissance de votre situation. Nous pourrions peut-être vous aider. »

« M'aider ? Regardez-moi. Personne ne peut m'aider. »

« Nous proposons un protocole expérimental. Une guérison complète est possible. »

Guérison complète ? C'était une blague.

Mais une infime lueur d'espoir s'alluma en lui.

Ou peut-être était-ce autre chose.

Une soif.

Une soif de vengeance.

Faire payer ceux qui l'avaient détruit.

Isabelle. Chloé. Léo.

« J'accepte. »

Chapitre 2

Isabelle et Chloé organisèrent sa sortie de l'hôpital.

Leurs gestes étaient pleins d'une sollicitude écœurante.

Des sourires forcés, des paroles doucereuses.

Antoine serrait les dents, son visage une toile de douleur contenue.

Chaque "ma chérie" de Chloé, chaque "mon pauvre frère" d'Isabelle le brûlait.

À l'extérieur, une foule l'attendait.

Des journalistes, flashs crépitants.

Et de faux "fans".

Antoine reconnut certains visages, des petites frappes du quartier de Léo.

Ils hurlaient.

« Scandale ! »

« Comportement non professionnel ! »

« Il a cherché son accident ! »

Des accusations fabriquées, grotesques.

Liaisons scandaleuses.

Propos injurieux envers ses maîtres.

Il comprit. Léo, via Isabelle, avait ameuté cette meute.

Isabelle et Chloé feignaient de le protéger.

« Laissez-le tranquille ! Ne voyez-vous pas qu'il souffre ? » criait Isabelle, l'air indigné.

Chloé lui caressait le bras, l'air désolé.

Pure comédie.

La foule se fit plus dense, plus agressive.

On le bouscula.

Ses vêtements furent déchirés.

Ses blessures, sa poche à urine, exposées à tous les regards.

L'humiliation était totale, publique.

Les flashs immortalisaient sa déchéance.

Son visage blême, ses yeux cernés, son corps diminué.

Il sentit le regard des gens, un mélange de pitié, de curiosité malsaine, de mépris.

Il aurait voulu disparaître, s'enfoncer sous terre.

Isabelle, d'une voix forte pour être bien entendue :

« Nous allons porter plainte contre ces calomnies ! Antoine est une victime ! »

Chloé ajouta, les larmes aux yeux :

« Mon pauvre Antoine, nous allons prendre soin de toi. »

Elles le firent monter dans la voiture, sous les objectifs.

Antoine entendit Isabelle murmurer à Chloé, pensant qu'il ne pouvait pas entendre :

« Parfait. Sa réputation est finie. Léo n'aura plus d'ombre. »

Chloé hocha la tête, un petit sourire satisfait aux lèvres.

Le détruire complètement.

Voilà leur but.

Pour que Léo puisse briller sans entrave.

La rage montait en Antoine, froide, déterminée.

Ils allaient payer. Tous.

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