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Les Héritiers du Milliardaire

Les Héritiers du Milliardaire

Auteur:: vino
Genre: Milliardaire
Les Héritiers du Milliardaire Les milliardaires, les sorciers de la finance, et les rois de l'industrie ne sont que des concepts fascinants de notre société. Mais que se passerait-il si certains des plus grands magnats cachaient un secret bien plus sombre ? Dans l'ombre, les grandes familles de la haute société se livrent une guerre silencieuse depuis des siècles : les Greysons, magnats de la technologie ; les Montclair, maîtres de la finance mondiale ; et les Ashford, les rois des médias. Trois empires bâtis sur des secrets, des alliances brisées et une haine ancestrale. L'histoire suit trois jeunes héritiers : Adrian Greyson, un génie de la Silicon Valley ; Liliana Montclair, une prodige de Wall Street ; et Kael Ashford, un provocateur et aventurier charismatique. Tous trois sont propulsés dans un monde de manipulations et de trahisons lorsque leurs familles les envoient à une réunion secrète, avec un seul objectif : éliminer les autres. Mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que leur destin a déjà été scellé bien avant leur naissance. Un pacte secret, signé par leurs aïeux, les unit bien plus profondément qu'ils ne pourraient l'imaginer. Au-delà de leur haine, une vérité émerge : une menace bien plus grande plane sur leurs familles. Déterminés, ils concluent une alliance fragile pour découvrir les secrets enfouis. Mais à quel prix ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

Les visages dans la salle de conférence ne reflétaient rien d'autre qu'un mélange toxique d'arrogance et d'indifférence. Adrian, assis à l'extrémité de la longue table en verre, se demanda pour la millième fois ce qu'il faisait là. Les autres directeurs, des hommes et femmes bien plus âgés que lui, échangeaient des regards entendus. Il n'avait jamais été à l'aise dans ces réunions, même si, à vingt-neuf ans, il maîtrisait mieux que quiconque les rouages technologiques qui faisaient tourner GreyTech. Mais aujourd'hui, il n'y avait pas de place pour la technologie, juste pour des intrigues qu'il ne comprenait pas encore.

« Nous avons un problème, » déclara froidement l'un des conseillers, un homme aux cheveux blancs parfaitement peignés, connu pour sa fidélité à son père. « Le conseil a jugé nécessaire de convoquer une réunion familiale. »

Adrian releva les yeux, intrigué. Une réunion familiale  ? Ce terme était aussi rare dans leur vocabulaire que l'idée de prendre des vacances. Le mot « famille » dans la bouche de ces requins avait toujours sonné creux. C'était une façade, une manière de dire  : « Nous protégeons nos intérêts communs. »

« Mon père est au courant  ? » demanda-t-il, les bras croisés.

Le silence qui suivit fit naître un malaise dans la pièce. Le conseiller se racla la gorge, évitant son regard. « Disons simplement qu'il l'approuve indirectement. »

Adrian serra les dents. Son père, toujours hospitalisé après ce qu'ils appelaient un « accident » – un mot poli pour couvrir ce qui ressemblait de plus en plus à une tentative d'assassinat. Il en savait assez pour comprendre que la vérité se cachait sous des couches épaisses de mensonges, mais les réponses semblaient toujours glisser entre ses doigts.

Le reste de la réunion se déroula comme un mauvais rêve  : des discussions abstraites sur des parts de marché, des accords internationaux, des stratégies sans âme. Adrian fit semblant de prendre des notes tout en réfléchissant à cette réunion familiale. Qui allait y être invité  ? Les Greysons n'étaient pas connus pour leur convivialité. Si cette réunion était « nécessaire », cela signifiait probablement que quelque chose de grave se tramait.

Une fois la réunion terminée, Adrian fit un détour par son bureau, son refuge. Il verrouilla la porte et activa les systèmes de sécurité qu'il avait lui-même développés  : personne ne pouvait l'écouter ici. Il ouvrit son ordinateur portable, un modèle qu'il avait entièrement customisé pour ses besoins. Le nom « réunion familiale » ne figurait dans aucun des documents officiels de l'entreprise. Pas même un e-mail. Cela le rendit encore plus méfiant.

En fouillant dans les archives, il tomba sur un dossier nommé « Protocole Héritier ». Il n'avait jamais vu ce fichier auparavant, ce qui était étrange, étant donné qu'il avait accès à presque tout dans l'entreprise. Il lui fallut un moment pour déverrouiller les protections – des codes et des systèmes de cryptage qu'il n'avait jamais rencontrés jusque-là.

Quand il l'ouvrit enfin, son cœur manqua un battement. Des noms apparurent sur l'écran  : Greyson, Montclair, Ashford. Trois dynasties puissantes qui semblaient liées par quelque chose qu'il ne comprenait pas encore. Sous les noms, des dates. Des réunions annuelles, toutes marquées comme « confidentielles » et, à côté, des comptes-rendus absents ou volontairement supprimés.

Il imprima tout, le cœur battant. Une intuition lui disait qu'il n'aurait pas accès à ces documents longtemps. Si quelqu'un venait à savoir qu'il fouillait ici, les conséquences seraient terribles. Il savait comment ce monde fonctionnait. On pouvait être un Greyson et disparaître sans laisser de trace.

Adrian passa les heures suivantes à analyser les documents. La première mention d'une alliance entre les trois familles remontait à plus d'un siècle. Des accords commerciaux, des clauses secrètes, et, ce qui était le plus troublant, des comptes bancaires offshore qui semblaient liés à des fonds obscurs. Mais ce qui le fit frissonner fut la mention répétée d'un groupe appelé « Obsidian ». Aucun détail, juste ce mot, récurrent, comme une menace silencieuse.

À minuit, il recevait encore des notifications sur son téléphone  : des messages de ses associés, des demandes de validation pour des projets qu'il avait volontairement ignorés. Mais tout cela lui paraissait soudain insignifiant. Une autre réalité se dessinait sous ses yeux, une toile d'araignée faite de secrets, de manipulations, et probablement de violence.

Il était en train de scanner l'un des documents lorsqu'une voix familière interrompit son flot de pensées. « Tu devrais vraiment dormir, Adrian. »

Il releva la tête pour voir son assistante, Clara, qui se tenait à la porte, un café à la main. « Je t'ai apporté ça. »

« Merci, » murmura-t-il en prenant la tasse. Clara était l'une des rares personnes en qui il avait encore confiance. Mais même elle ignorait tout des zones d'ombre dans lesquelles il s'aventurait.

« Tu travailles sur quoi  ? » demanda-t-elle en jetant un œil aux papiers étalés sur le bureau.

Il hésita. »evait-il partager ces informations  ? Après tout, Clara n'était pas une simple assistante. Elle avait prouvé à maintes reprises qu'elle était une alliée précieuse. Mais chaque personne mise dans la confidence augmentait les risques.

« Rien d'important, » mentit-il, en regroupant les feuilles en un tas désordonné.

Elle plissa les yeux, sceptique. « Rien d'important  ? Tu sais que je peux toujours dire quand tu mens. »

« Et moi, je sais que tu ne lâcheras pas l'affaire, » répondit-il en esquissant un sourire fatigué.

Elle hocha la tête, le fixant un instant de plus avant de se retirer. Mais son regard avait changé, comme si elle percevait qu'il se passait quelque chose de plus grave.

Quand la porte se referma, Adrian reprit son travail, mais une partie de lui savait qu'il venait de franchir une ligne invisible. Les secrets qu'il dévoilait n'étaient pas faits pour être exposés.

Il saisit son téléphone et composa un numéro. Après plusieurs sonneries, une voix rauque répondit  : « Adrian. Je savais que tu finirais par appeler. »

C'était William, un ancien associé de son père, qui avait été écarté après une affaire trouble. Adrian n'aimait pas faire appel à lui, mais il n'avait pas le choix.

« Qu'est-ce que tu sais sur Obsidian  ? » demanda-t-il directement.

Un silence s'installa, lourd, presque oppressant. Puis William soupira. « Je sais que tu devrais rester en dehors de tout ça. Si tu tiens à ta vie. »

Adrian serra les poings. « Je ne peux pas rester en dehors. Si tu sais quelque chose, dis-le-moi. »

La voix de William se fit plus froide. « Ton père savait. Il a toujours su. Mais il a choisi de jouer le jeu. Si tu veux mon conseil, fais pareil. Ces gens... Ils ne s'arrêtent jamais. »

Adrian sentit un frisson lui parcourir la nuque. Ce n'était pas une réponse. C'était une mise en garde. Mais il était trop tard pour reculer.

Quand il raccrocha, il regarda à nouveau le dossier. Une réunion avait lieu dans trois jours. Et il était clair que s'y rendre, c'était entrer dans un nid de serpents. Pourtant, quelque chose, peut-être une force plus grande que lui, le poussait à y aller.

C'était sa famille, son héritage. Et il était temps de comprendre pourquoi tout cela était enveloppé de tant de mystères.

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

« Cent-cinquante millions, et on conclut. » La voix claqua dans l'air, tranchante. Pas de place pour les hésitations. Les mots de Liliana coulaient comme de l'acide, corrosifs, et l'homme en face d'elle, un quinquagénaire au costume trop serré, recula instinctivement. Elle lisait dans ses yeux  : il hésitait, tentait de calculer. Mais Liliana n'était pas là pour négocier davantage.

« Écoutez, » ajouta-t-elle en croisant les bras. « Vous et moi savons que cette entreprise ne vaut pas plus de cent. Je vous fais une faveur. Si vous n'êtes pas capable de voir l'opportunité, quelqu'un d'autre le fera à votre place. »

Le silence s'étira. C'était toujours pareil. Ils testaient ses limites, pensaient qu'elle plierait sous la pression parce qu'elle était jeune, ou peut-être simplement parce qu'elle était une femme. Mais Liliana Montclair n'avait jamais plié.

L'homme soupira finalement et tendit la main. « D'accord. Cent-cinquante. Mais vous vous occupez des formalités. »

Un sourire, à peine perceptible, effleura ses lèvres. Elle attrapa sa main sans une seconde d'hésitation, scellant le contrat. Quand il quitta la pièce, elle laissa échapper un soupir. Elle détestait ces jeux de pouvoir, mais elle y excellait. C'était la condition pour survivre dans cet univers.

Le téléphone vibra sur son bureau. Un message  : *Rentre immédiatement. Discussion urgente. - Papa.* Elle fixa l'écran, agacée. Son père ne l'appelait jamais « urgemment » pour des choses importantes. Les urgences de Gabriel Montclair tournaient toujours autour d'un tableau volé ou d'une rumeur ridicule dans la presse financière.

Mais cette fois, une intuition la dérangeait. Quelque chose clochait.

Elle entra dans la salle familiale sans frapper, laissant la porte claquer contre le mur. Son père l'attendait, un verre de whisky à la main. Ses traits étaient tirés, fatigués, comme si le poids des années venait de s'abattre sur lui d'un coup.

« Liliana, assieds-toi. »

« Si c'est pour un de tes soi-disant scandales, je n'ai pas le temps. »

« Ce n'est pas un scandale. » Il posa son verre avec plus de force qu'il n'en fallait. « C'est sérieux. »

Elle arqua un sourcil mais s'assit malgré tout. « Parle. »

Il sortit une enveloppe de sa veste, la posa devant elle. L'enveloppe n'avait rien d'inhabituel, mais elle sentit son estomac se nouer en voyant le logo en relief  : un cercle noir traversé d'une ligne brisée.

« C'est quoi  ? » demanda-t-elle en la déchirant.

« Une convocation. Une réunion. »

Les lettres dansaient sous ses yeux  : « Présence obligatoire. Conséquences en cas d'absence  : irréversibles. » C'était tout ce qu'il y avait. Pas de signature. Pas d'explications.

« C'est une blague  ? » Elle jeta l'enveloppe sur la table, son ton glacé.

Gabriel ne réagit pas, se contentant de la fixer. « Tu crois vraiment que je plaisanterais avec ça  ? »

Elle se redressa, croisant les bras. « Donc, on m'envoie une invitation cryptique, et je dois m'exécuter  ? C'est ça, ton idée d'une urgence  ? »

« Tu ne comprends pas. Ce n'est pas une invitation. C'est un ordre. Tu y seras, que tu le veuilles ou non. »

Liliana fronça les sourcils, une colère sourde montant en elle. « Pourquoi moi  ? Pourquoi pas toi  ? »

« Parce que cette réunion concerne l'avenir. Pas le passé. Mon rôle dans tout ça est terminé. C'est toi, maintenant. »

Elle éclata de rire, un son sec et amer. « Tu parles comme si c'était une sorte de mission sacrée. Mais tu ne m'as jamais rien dit. Pourquoi maintenant  ? Pourquoi ce secret  ? »

Gabriel hésita. Ce moment d'hésitation en disait long  : il cachait quelque chose.

« Il y a des choses que je ne peux pas te dire, » avoua-t-il finalement. « Pas encore. Mais sache une chose  : cette réunion va décider de l'équilibre entre les Montclair, les Greysons et les Ashford. Et si tu échoues, tout ce que nous avons bâti pourrait s'effondrer. »

Elle le dévisagea, incrédule. Trois noms. Trois empires. Elle connaissait les Greysons, des titans de la technologie, et les Ashford, barons des médias. Mais pourquoi soudain cette alliance  ?

« Pourquoi est-ce que je devrais les écouter  ? » demanda-t-elle.

Gabriel se leva et posa ses mains sur ses épaules, un geste rare, presque tendre. « Parce que l'un d'entre eux cherche déjà à nous détruire. »

Cette phrase laissa un goût amer dans sa bouche. « Qui  ? »

Il secoua la tête. « Je ne sais pas. Mais tu devras le découvrir. »

Elle haussa les épaules, repoussant ses mains. « Et si je refuse  ? »

Gabriel sourit tristement. « Alors, tu seras la dernière Montclair. »

Les mots résonnèrent, lourds de sens. Pour la première fois, Liliana sentit la pression écrasante du rôle qu'elle jouait. Elle n'avait pas demandé à être héritière. Elle n'avait pas choisi cette vie. Mais il semblait qu'elle n'avait plus le choix.

Quand elle quitta la salle, la lettre toujours serrée dans sa main, une question lui brûlait les lèvres  : à quel point son père savait-il ce qui se tramait  ? Et pourquoi la laissait-il affronter ça seule  ?

Dans sa chambre, elle ouvrit son ordinateur et commença à chercher. Les noms Greyson et Ashford renvoyaient des millions de résultats. Rien de nouveau. Mais en creusant plus loin, elle trouva des articles effacés, des pages archivées, des mentions d'un groupe qu'elle ne connaissait pas.

Obsidian.

Le mot revenait, encore et encore, lié à des scandales financiers, des disparitions mystérieuses, des morts suspectes. Mais tout était flou, rien de concret.

Elle appela son contact à Wall Street, un analyste spécialisé dans les entreprises opaques. « Je veux tout ce que tu peux trouver sur Obsidian, » lui dit-elle.

« Obsidian  ? T'es sérieuse  ? »

« Très. »

Il se racla la gorge. « Écoute, si j'étais toi, je resterais loin de ce genre de trucs. C'est pas juste des affaires, Liliana. C'est autre chose. »

« Fais ce que je te demande, » coupa-t-elle sèchement avant de raccrocher.

Elle passa la nuit à essayer de relier les points, mais plus elle cherchait, plus le tableau devenait chaotique. Chaque indice semblait mener à une impasse.

Quand l'aube pointa, elle se sentit acculée, piégée dans un jeu qu'elle ne comprenait pas encore. Mais une chose était claire  : si cette réunion était la clé pour protéger son empire, alors elle devait être prête à tout pour garder les Montclair au sommet.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Ils voulaient qu'il rentre. Maintenant. Kael regarda son téléphone, les lèvres serrées. Pas de « s'il te plaît », pas de « quand tu auras le temps ». Juste une série d'ordres, comme d'habitude. Il soupira, cala son sac sur son épaule et sortit sans un mot.

L'avion privé l'attendait sur le tarmac. Pas d'excuses pour eux, les Ashford. Le luxe, la rapidité, et une putain de pression constante. Une fois installé, il fixa le ciel par le hublot sans vraiment le voir. Il y avait toujours cette boule dans son estomac chaque fois qu'il retournait chez eux. Comme si le passé s'accrochait à lui, prêt à le noyer dès qu'il franchirait leur seuil.

Quand il arriva, son oncle Harold était déjà là, debout au pied de l'escalier comme une ombre imposante.

« Tu sais pourquoi tu es là  ? » Harold ne perdait jamais de temps avec des salutations.

Kael haussa les épaules, l'air nonchalant. « Pas vraiment. Mais j'imagine que ça doit être important pour que tu m'arraches à mes vacances. »

Le visage de son oncle resta impassible. « C'est plus qu'important. C'est crucial. »

Il détestait ce mot. Crucial. Harold l'utilisait à chaque fois qu'il voulait le manipuler.

« Épargne-moi le discours dramatique, oncle. Qu'est-ce que tu veux  ? »

Harold tendit une enveloppe noire, épaisse, sans adresse ni cachet officiel. « Lis ça. »

Kael déchira le papier et parcourut rapidement le contenu. Le même ton impératif que d'habitude  : « Présence obligatoire. Absence inacceptable. » Il plia la lettre et la glissa dans sa poche.

« Une réunion de famille  ? Tu crois vraiment que c'est une bonne idée de nous enfermer tous dans la même pièce  ? Ça va exploser. »

Harold le fixa, ses yeux perçants comme des couteaux. « Justement. Il faut que tu sois là pour éviter ça. »

Kael rit, un son amer qui fit écho dans le hall. « Moi  ? Le trouble-fête officiel  ? Tu veux que je joue au médiateur  ? Tu plaisantes. »

« Pas le médiateur. Le chien de garde. » Harold s'approcha, baissant la voix. « Je veux que tu gardes un œil sur Liliana Montclair et Adrian Greyson. »

Kael fronça les sourcils. « Pourquoi eux  ? »

Harold hésita, une rare fissure dans son masque de contrôle. « Parce que ce sont eux qui posent le plus de questions. Et les questions mènent souvent à des problèmes. »

Kael hocha la tête, mais son esprit était déjà ailleurs. Adrian et Liliana étaient des noms qu'il connaissait bien, mais pas au point de pouvoir prédire leurs mouvements. Ce serait intéressant.

« Et si je découvre quelque chose  ? » demanda-t-il.

Harold posa une main lourde sur son épaule. « Tu viens me voir. Rien de plus. Rien de moins. »

Kael haussa un sourcil mais ne répondit pas. Harold ne donnait jamais de détails, et Kael avait appris à ne pas insister.

Dans sa chambre, il fouilla son sac pour trouver quelque chose à lire, histoire de tuer le temps, mais ses doigts tombèrent sur un carnet usé qu'il ne se souvenait pas avoir emporté. Le cuir était craquelé, les pages jaunies. Il l'ouvrit et trouva une série de symboles étranges, entrelacés comme une toile d'araignée.

Il passa une main dans ses cheveux, frustré. Encore un mystère. Mais cette fois, ce n'était pas Harold qui jouait au marionnettiste.

Il passa des heures à essayer de déchiffrer les notes, mais chaque symbole semblait plus complexe que le précédent. À un moment, il trouva un mot qu'il pouvait lire  : « Obsidian ».

Il murmura le mot à voix basse, comme pour tester son poids. Il n'avait aucune idée de ce que cela signifiait, mais une chose était claire  : ce carnet n'était pas un hasard.

Le dîner fut un champ de mines. Harold parlait peu, mais chaque phrase était une bombe à retardement. Kael jouait avec sa fourchette, distrait, tout en surveillant son oncle du coin de l'œil.

« Tu sembles ailleurs, » remarqua Harold.

Kael haussa les épaules. « Juste fatigué. »

« Alors repose-toi. Parce que demain, tu entres dans l'arène. »

Kael se força à sourire, mais il savait que rien de ce qui l'attendait ne ressemblait à un simple combat. C'était quelque chose de bien plus profond, bien plus dangereux. Et s'il devait plonger, il s'assurerait de ne pas y aller les yeux fermés.

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