Dans les Enfers, une rumeur murmurait la fureur légendaire de Camille, la Reine omnipotente, capable d' anéantir quiconque oserait menacer Marc, l' homme qu' elle aimait plus que tout, la prunelle de ses yeux.
Puis, tout bascula. Grièvement blessée au combat, amnésique, Camille revint, blottie contre Julien, son ami d' enfance, qu' elle avait oublié. Et Marc. La reine ne se souvenait plus de rien, ni de son royaume, ni de ses pouvoirs, ni surtout, de son époux, de son seul et unique amour.
Sous les yeux impuissants de Marc, jour après jour, elle tomba éperdument amoureuse de Julien, l' installant dans leur foyer, l' humiliant publiquement. Le coup de grâce arriva quand elle, apprenant qu' elle était enceinte de Marc d' un enfant attendu depuis mille ans, un miracle, le fit disparaître sans hésitation, sous ses yeux horrifiés, pour complaire à Julien, déclarant que seul Julien était digne de lui donner un enfant.
La douleur était insoutenable. Non seulement sa Reine ne se souvenait pas de lui, mais elle avait anéanti leur enfant, son amour, sa vie. La femme dont les yeux n' avaient autrefois brillé que pour lui avait disparu. Il ne comprenait pas de tant de cruauté inexpliquée.
Jusqu' à ce qu' il entende la vérité : l' amnésie de Camille était une supercherie, un calcul cruel pour satisfaire la dernière lubie de Julien. Chaque humiliation, chaque torture, n' était qu' une mascarade orchestrée. Blessé au plus profond de son être, Marc prit une décision irrévocable, celle de s' effacer à jamais, de boire la Soupe de l' Oubli et de se réincarner, loin d' elle, pour ne plus jamais la revoir.
Au plus profond des Enfers, une rumeur persistait, transmise de spectre en spectre comme un avertissement solennel. Provoquer Camille, la Reine des Enfers, était une folie, mais une folie à laquelle on pouvait survivre si son époux, Marc, décidait d' intercéder. En revanche, provoquer Marc était une condamnation à mort, sans appel et sans espoir de pardon. Car Marc était l' homme que Camille aimait plus que tout au monde, et sa fureur pour le protéger était légendaire.
Tous les spectres s' en plaignaient, avec un mélange de crainte et de lassitude. « Notre Reine est complètement gaga de son époux, elle le protège comme la prunelle de ses yeux. »
On se souvenait encore de ce jour où, après avoir personnellement anéanti un démon particulièrement retors, elle était revenue, couverte de sang et de poussière, pour se jeter dans les bras de Marc. Elle le serrait contre elle en riant, le visage illuminé d' une joie féroce, et lui promettait de remonter dans le monde des vivants pour lui chasser un renard blanc, bien gras et dodu, afin de lui confectionner une nouvelle cape pour l' hiver. Marc, comme toujours, l' avait simplement regardée avec cet amour infini qui le caractérisait, un amour qui semblait apaiser les flammes mêmes des Enfers.
Mais ce jour-là, à son retour du champ de bataille, tout était différent. Elle n' était pas seule. Elle était blottie tendrement contre un autre homme, un homme vêtu de rouge dont la beauté délicate contrastait avec l' aura sombre des Enfers.
Le Spectre Noir, son plus fidèle lieutenant, avait dû annoncer la terrible nouvelle. La Reine avait été grièvement blessée lors du combat. Elle avait survécu, mais sa mémoire avait été effacée. Elle avait tout oublié. Son royaume, ses pouvoirs, ses ennemis. Et Marc. La seule personne dont elle se souvenait était cet homme en rouge, son ami d' enfance, Julien.
Après sa perte de mémoire, Julien n' avait pas quitté son chevet une seule seconde. Il la soignait avec une dévotion qui forçait l' admiration, lui racontant des histoires de leur enfance, la faisant rire, la protégeant de ce monde qu' elle ne reconnaissait plus. Jour après jour, sous le regard impuissant de Marc, Camille était tombée amoureuse de lui.
La femme dont les yeux n' avaient autrefois brillé que pour Marc avait disparu.
Elle avait oublié leur première rencontre, ce coup de foudre au bord du Pont des Soupirs qui avait défié les lois de la vie et de la mort. Elle avait oublié les efforts insensés qu' elle avait déployés pour le séduire, lui, une simple âme en transit. Elle avait oublié qu' elle lui avait littéralement offert son cœur, une relique de pouvoir immense, pour qu' il puisse vivre à ses côtés et l' aimer en retour. Elle avait oublié avoir défié les décrets célestes, engageant sa propre existence pour lui accorder dix mille ans de vie supplémentaires, juste pour ne pas être seule.
Elle avait chassé Marc du Palais des Enfers, leur foyer, leur sanctuaire. Elle avait permis à Julien de s' y installer, et pire, de l' humilier publiquement.
Et puis, le coup de grâce. Le jour où elle apprit qu' elle portait l' enfant de Marc, un enfant qu' ils attendaient depuis mille ans, un miracle dans ce royaume stérile. Sans une once d' hésitation, elle avait bu une décoction d' herbes amères. Sous les yeux de Marc, leur miracle s' était transformé en une mare de sang sur le sol de marbre noir.
« Camille, ne te souviens-tu vraiment pas de moi ? Ni de notre enfant ? C' est notre enfant, celui que nous avons attendu pendant mille ans ! »
La supplication de Marc était si déchirante que même les gardes spectres, des créatures endurcies par l' éternité, détournèrent le regard, le cœur serré. Mais Camille ne cilla pas. Elle ne lui accorda même pas un regard.
D' un simple geste de la main, elle lança un sort d' immobilisation. Marc se sentit cloué à sa chaise, incapable de bouger le moindre muscle.
« Seul Julien est digne de me donner un enfant, » dit-elle d' une voix glaciale. « Toi, être insignifiant, tu n' es rien ! »
« Je suis celui que tu aimes, Camille, » hurla Marc, la rage et le désespoir se mêlant dans sa voix. « Tu le regretteras quand tu te souviendras, tu le regretteras amèrement ! »
Il luttait, tendant ses muscles jusqu' à la rupture, mais le sort était trop puissant. Camille, agacée par sa résistance, imposa une autre restriction. Une douleur atroce, fulgurante, irradia depuis le bas de son corps, lui arrachant un cri inhumain.
« Ose encore prononcer de telles paroles, et je te détruis ! » menaça-t-elle.
La douleur était insupportable. Il hurla son nom, un cri de pure agonie. « Camille, si forte. »
Indifférente, elle jeta le bol de jade vert qu' elle tenait encore à la main. Le bol se brisa sur le sol. Dans sa chute, il heurta la couronne de jade vert que Marc portait. La couronne, symbole de leur union, tomba de ses cheveux défaits et atterrit dans le sang de leur enfant. Elle se brisa en plusieurs morceaux.
Un voile passa devant les yeux de Marc. Il se souvint, comme dans un rêve fiévreux, du jour où Camille avait appris sa grossesse. Folle de joie, elle lui avait elle-même posé cette couronne sur la tête.
« Mon cher Marc, » avait-elle murmuré, ses yeux brillant d' un amour qui aurait pu faire fondre les glaces éternelles, « je te le jure. Vie après vie, je ne te trahirai jamais. »
Maintenant, l' enfant était parti. La couronne était brisée. Ses vœux s' étaient envolés en fumée.
Il sentit une douleur si vive dans sa poitrine qu' il crut que son cœur se déchirait littéralement. Une saveur métallique envahit sa bouche. Il vomit une grande quantité de sang, puis sa conscience s' éteignit.
Marc ne sut pas combien de temps il resta inconscient. Quand il se réveilla, il était confus, son corps entier une seule et même douleur. À peine avait-il ouvert les yeux qu' il entendit des voix derrière le paravent qui séparait son lit du reste de la chambre. C' était Camille, qui parlait avec le Spectre Noir.
« Votre Altesse, si votre époux apprenait que vous avez feint la perte de mémoire depuis le début, que se passerait-il ? »
Le sang de Marc se glaça dans ses veines. Son cœur cessa de battre. Feinte de mémoire ?!
Un long silence suivit derrière le paravent. Puis, il entendit Camille soupirer, un soupir las et chargé de culpabilité.
« Julien a bloqué une attaque mortelle pour moi sur le champ de bataille. Son âme est sur le point de se dissiper, il ne lui reste qu' un demi-mois à vivre. Il m' aime depuis toujours, mais sachant que mon cœur appartenait à Marc, il s' est contenté de me protéger en secret. Maintenant qu' il va disparaître, son seul et unique souhait est que je l' aime de tout mon cœur pendant ses derniers jours, pour qu' il puisse partir sans regret. »
Sa voix se brisa légèrement.
« Il a risqué sa vie pour moi. Je ne peux pas refuser sa dernière volonté. »
« Pendant ce temps, Marc devra juste endurer un peu. Une fois Julien parti, je retrouverai 'naturellement' la mémoire. Je m' excuserai auprès de Marc, je le compenserai de tout mon cœur, et nous aurons un autre enfant. »
Chaque mot était un coup de poignard. Marc sentit comme si un démon venait de lui arracher le cœur à mains nues. La douleur dans ses entrailles menaçait de le réduire en miettes.
Alors, ce n' était pas une perte de mémoire. C' était une mise en scène. Un stratagème pour satisfaire le dernier vœu de Julien.
Il ne pouvait pas y croire. L' enfer qu' il avait vécu... voir Camille aimer un autre homme, être humilié par Julien, et perdre leur enfant... tout cela faisait partie d' un plan ?
Camille, Camille... Tu n' as peut-être rien à te reprocher envers Julien, mais moi ? Et notre enfant ? Si tu m' aimais vraiment, comment as-tu pu me laisser endurer une telle souffrance ? Comment as-tu pu abandonner si facilement notre enfant, sachant à quel point il est difficile de concevoir dans ce royaume ? Notre enfant, attendu depuis mille ans, n' était-il qu' un pion, un sacrifice sur l' autel du dernier souhait de Julien ?
Son cœur se brisa en mille morceaux. La colère, la tristesse, le désespoir... tout le submergea.
Il resta allongé, immobile, pleurant en silence toute la nuit. Ce n' est que lorsque la lune de sang commença à décliner qu' il essuya ses larmes. Une décision était prise. Froide, irrévocable.
Il se leva, titubant, et se dirigea vers le Pont des Soupirs. C' est là que résidait Madame Mémoire, la gardienne qui préparait la soupe de l' oubli pour les âmes en partance.
En voyant Marc, pâle et chancelant, Madame Mémoire se leva précipitamment et s' inclina.
« Monseigneur ? Que puis-je faire pour vous ? »
La voix de Marc était un tremblement rauque.
« Je veux me réincarner. »
Madame Mémoire le regarda, abasourdie. Sa cuillère faillit lui échapper des mains. Même depuis son pont isolé, elle avait entendu les rumeurs sur la perte de mémoire de la Reine. Elle pensa qu' il agissait sous le coup de la colère.
« Monseigneur, réfléchissez ! Votre Altesse retrouvera la mémoire un jour ou l' autre. Mais si vous entrez dans le cycle de la réincarnation, alors... Marc n' existera plus jamais dans ce monde ! »
Marc secoua la tête, un sourire amer sur les lèvres. Ses yeux étaient emplis d' une détermination vide et glaciale.
« Dans ce monde, Marc n' existe déjà plus. »
Il n' aurait jamais dû rester ici. Il était une âme comme les autres, destinée à boire la soupe et à oublier. C' est Camille qui, par son amour foudroyant, l' avait enchaîné à ce royaume. Son visage, son nom, tout cela aurait dû disparaître depuis longtemps.
Maintenant, il ne voulait plus qu' une chose : partir. Quitter cet endroit de souffrance et ne plus jamais la revoir. Ni dans cette vie, ni dans aucune autre.
Voyant sa résolution inébranlable, Madame Mémoire cessa de le persuader. Elle soupira, le cœur lourd.
« Le chemin de la réincarnation ne s' ouvrira que dans un demi-mois. Vous pourrez revenir à ce moment-là, Monseigneur. »
Marc hocha la tête et s' éloigna, sans un mot de plus. Au bord de la Rivière de l' Oubli, le vent froid soulevait ses vêtements. Sa silhouette était solitaire, brisée, mais résolue.
Peu de temps après son retour du Pont des Soupirs, alors qu' il était seul dans la chambre froide qu' on lui avait assignée, la porte s' ouvrit brusquement. Camille, qui n' avait pas mis les pieds ici depuis ce qui semblait être une éternité, entra.
Elle écarta le rideau de perles qui pendait à l' entrée et ses yeux rencontrèrent immédiatement le regard de Marc. Un regard mort. Vide. Dénué de toute émotion.
Le cœur de Camille se serra. Une vague d' anxiété inexplicable la submergea. Autrefois, les yeux de Marc étaient un océan d' amour pour elle, un refuge où elle pouvait se perdre. Maintenant, ils étaient comme une étendue d' eau stagnante, sans la moindre ondulation, sans le moindre reflet.
Avait-elle été trop loin ? Cette pensée la traversa comme un éclair.
Alors qu' elle restait figée, incapable de bouger, Marc prit la parole le premier. Sa voix était plate, polie, impersonnelle.
« Votre Altesse, que me vaut l' honneur de votre visite ? »
Votre Altesse.
Le mot résonna dans le silence de la pièce. Le cœur de Camille manqua un battement. En mille ans d' amour, ils avaient utilisé tous les surnoms tendres imaginables. Une seule fois, il y a très longtemps, il l' avait appelée « Votre Altesse ». C' était après une bataille où elle lui avait caché une grave blessure. Sa colère avait été froide, distante. Elle avait dû supplier, pleurer, promettre de ne plus jamais lui mentir pour qu' il accepte de lui pardonner et de la reprendre dans ses bras. Depuis ce jour, il n' avait plus jamais utilisé ce titre.
L' entendre à nouveau, après tant d' années, dans ces circonstances... Camille sentit comme si une pierre invisible venait de lui écraser la poitrine, la laissant sans souffle. Sa main, qui tenait encore le rideau de perles, se crispa.
Était-ce son imagination ? Pourquoi avait-elle l' impression que Marc avait changé de manière si fondamentale ?
Mais elle se ressaisit rapidement. Peu importait qu' il ait changé. Une fois que Julien serait parti, elle retrouverait la mémoire et tout rentrerait dans l' ordre. Marc l' aimait trop pour lui en vouloir éternellement. Elle le cajolerait, et il finirait par céder, comme toujours.
Elle réprima son anxiété et adopta un ton froid, autoritaire.
« Aujourd' hui, c' est le quinzième jour du mois. Ai-je besoin de vous rappeler ce que vous avez à faire ? »
Un sourire amer, presque imperceptible, se dessina sur les lèvres de Marc. Bien sûr qu' il savait. Après que Julien eut soi-disant risqué sa vie pour Camille, il avait développé une étrange maladie cardiaque. Tous les quinze jours, la douleur devenait insupportable. Le seul remède connu était une formule spéciale dont l' ingrédient principal était le sang du cœur d' une personne au Yin pur.
Et dans tous les Enfers, il était le seul.
Marc ne dit pas un mot. Il se leva, contourna Camille comme si elle était un simple meuble, et se dirigea d' un pas lent mais assuré vers le palais de Julien.
Camille resta immobile, le regardant s' éloigner. Son dos était droit, inflexible. Un sentiment indéfinissable lui serra la gorge. Elle sentait qu' il avait changé, mais elle n' arrivait pas à mettre le doigt sur quoi.
Dans le Palais des Étoiles, la résidence de Julien, les bougies vacillaient, jetant des ombres dansantes sur le visage pâle et élégant du malade. Marc se tenait au centre de la pièce. Il tenait un poignard à la lame fine et acérée. Sans la moindre hésitation, il le plongea dans sa propre poitrine, visant son cœur.
Au moment où il retira la lame, le sang jaillit, une source pourpre et chaude qui tacha sa robe blanche. Le médecin, qui attendait à côté, se précipita avec un bol de jade, recueillant précieusement le liquide vital. Une fois le bol rempli, il jeta négligemment une poignée de poudre hémostatique sur la plaie ouverte de Marc et se détourna pour préparer le remède.
Marc s' affaissa contre un mur, le souffle court, le corps tremblant de douleur et de faiblesse. Il leva légèrement les yeux. Il vit le bol de médicament, rempli de son propre sang, être apporté au chevet de Julien. Il vit Camille prendre elle-même la cuillère, la porter délicatement aux lèvres de Julien, et le cajoler d' une voix douce.
« Sois sage, Julien, ça va aller mieux après avoir bu le médicament. La douleur va disparaître. »
Son visage était empreint de cette tendresse infinie qu' il connaissait si bien. Mais la personne qui en était l' objet n' était plus lui.
Après que Julien eut bu docilement le médicament, Camille lui tendit un fruit confit qu' elle avait préparé à l' avance. Puis, du bout de son doigt, elle essuya délicatement les traces de médicament au coin de ses lèvres. Du début à la fin, son expression était d' une douceur infinie. Elle n' avait pas jeté un seul regard à Marc.
Dans un état second, Marc se souvint d' une époque où la plus petite égratignure sur son doigt suffisait à la mettre dans tous ses états. Elle aurait remué les six royaumes pour trouver un remède, juste pour soulager sa douleur.
Maintenant, son cœur saignait abondamment dans sa poitrine, et elle ne le voyait même pas.
Il ferma les yeux, se retourna et sortit du palais en titubant.
De retour dans sa chambre, épuisé, il s' effondra sur son lit et sombra dans un sommeil lourd et sans rêves.
Le lendemain matin, le Spectre Noir entra, suivi d' un groupe de serviteurs portant des plateaux chargés de toniques et de remèdes précieux.
« Monseigneur, » dit le Spectre Noir avec un respect qui sonnait désormais faux, « ce sont tous d' excellents fortifiants. Il faut absolument que vous les buviez pour vous remettre. »
Marc regarda les bols fumants, les fioles scintillantes. Il ne ressentit rien. Autrefois, il aurait pu croire à la gentillesse du Spectre Noir. Maintenant, il savait. Tout cela était orchestré par Camille, en secret. Elle pensait sans doute que ces cadeaux pouvaient compenser la douleur qu' elle lui infligeait. Il ne ressentait qu' une ironie amère.
« Emportez tout ça. Jetez-le, » dit Marc d' une voix froide.
Un jeune spectre, plus nouveau, hésita.
« Monseigneur, ce sont de bonnes choses. Vous êtes faible, vous devriez en boire un peu... »
Marc secoua la tête, sur le point de répondre, quand un bruit soudain se fit entendre à l' extérieur. La porte fut ouverte à la volée. Julien entra, l' air arrogant, suivi de plusieurs gardes.
Il jeta un coup d' œil méprisant aux toniques sur la table et ricana.
« Ah, je me disais bien pourquoi il manquait tant de choses dans les réserves du palais. Il paraît que c' est toi qui les as volées ! Venez, cassez-moi tout ça ! »