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Les 99 Farces et la Vengeance

Les 99 Farces et la Vengeance

Auteur:: Man Yaorao
Genre: Moderne
Mon téléphone a vibré. C'était Éloïse, la femme que j'aimais plus que tout. Sa voix paniquée suppliait mon aide, parlant d'un homme menaçant. Mon amour infini pour elle me poussait à tout risquer, je me suis précipité pour la sauver. J'arrivais, le cœur battant, prêt à affronter n'importe quel danger pour elle. Mais je l'ai trouvée riant aux éclats, un verre de champagne à la main. Le danger ? Une cruelle mise en scène. Une humiliation publique orchestrée par elle et ses amies pour Charles-Henri, mon rival. « Tu es tellement naïf, Antoine, » a-t-elle ricané, ses yeux dénués de toute émotion, « c'est presque touchant. » La trahison, la douleur, m'ont transpercé. Ce n'était que la première de leurs « 99 farces ». Pendant des mois, j'ai été leur jouet, leur victime innocente. Elles m'ont piégé dans les eaux glacées d'une régate, me laissant pour mort sous leurs rires perçants. Elles m'ont donné de faux médicaments alors que j'étais gravement fiévreux, regardant mon état s'aggraver sans répit. J'ai même été agressé par des hommes de main, envoyé pour m'intimider. Ma vie n'était qu'un enfer, une succession de souffrances sans fin. Pourquoi tant de haine, tant de cruauté ? Comment avais-je pu être si aveugle, si crédule, face à un tel machiavélisme ? Moi, un simple pâtissier venu de Lyon, réduit à un pion dans leur jeu de vengeance. La rage, la confusion et un profond sentiment d'injustice me dévoraient. Je devais m'échapper, fuir ce cauchemar avant qu'il ne me brise définitivement. Puis, j'ai surpris une conversation qui m'a glacé le sang : leur dernière farce, un chalet en feu. Une humiliation finale qui pouvait cette fois me coûter la vie. Fuir ne suffirait plus, ils me retrouveraient. Alors, une idée folle, mais vitale, a germé dans mon esprit : simuler ma propre mort. C'était ma seule chance de retrouver la liberté, de disparaître à jamais de leur jeu cruel.

Introduction

Mon téléphone a vibré.

C'était Éloïse, la femme que j'aimais plus que tout.

Sa voix paniquée suppliait mon aide, parlant d'un homme menaçant.

Mon amour infini pour elle me poussait à tout risquer, je me suis précipité pour la sauver.

J'arrivais, le cœur battant, prêt à affronter n'importe quel danger pour elle.

Mais je l'ai trouvée riant aux éclats, un verre de champagne à la main.

Le danger ? Une cruelle mise en scène.

Une humiliation publique orchestrée par elle et ses amies pour Charles-Henri, mon rival.

« Tu es tellement naïf, Antoine, » a-t-elle ricané, ses yeux dénués de toute émotion, « c'est presque touchant. »

La trahison, la douleur, m'ont transpercé.

Ce n'était que la première de leurs « 99 farces ».

Pendant des mois, j'ai été leur jouet, leur victime innocente.

Elles m'ont piégé dans les eaux glacées d'une régate, me laissant pour mort sous leurs rires perçants.

Elles m'ont donné de faux médicaments alors que j'étais gravement fiévreux, regardant mon état s'aggraver sans répit.

J'ai même été agressé par des hommes de main, envoyé pour m'intimider.

Ma vie n'était qu'un enfer, une succession de souffrances sans fin.

Pourquoi tant de haine, tant de cruauté ?

Comment avais-je pu être si aveugle, si crédule, face à un tel machiavélisme ?

Moi, un simple pâtissier venu de Lyon, réduit à un pion dans leur jeu de vengeance.

La rage, la confusion et un profond sentiment d'injustice me dévoraient.

Je devais m'échapper, fuir ce cauchemar avant qu'il ne me brise définitivement.

Puis, j'ai surpris une conversation qui m'a glacé le sang : leur dernière farce, un chalet en feu.

Une humiliation finale qui pouvait cette fois me coûter la vie.

Fuir ne suffirait plus, ils me retrouveraient.

Alors, une idée folle, mais vitale, a germé dans mon esprit : simuler ma propre mort.

C'était ma seule chance de retrouver la liberté, de disparaître à jamais de leur jeu cruel.

Chapitre 1

Mon téléphone a vibré violemment sur la paillasse de la cuisine de l'école. Je pétrissais une pâte à choux, concentré. L'écran affichait "Éloïse". Mon cœur a fait un bond.

« Antoine ! Au secours ! Viens vite, je t'en prie ! »

Sa voix était paniquée, entrecoupée de sanglots.

« Éloïse ? Qu'est-ce qui se passe ? Où es-tu ? »

« L'atelier de joaillerie... rue de la Paix... Un homme... il m'a menacée... J'ai peur... »

Elle a raccroché.

La panique m'a envahi. J'ai arraché mon tablier, bousculé mon camarade.

« Urgent, je dois y aller ! »

J'ai couru hors de l'école, hélé un taxi. Chaque seconde était une torture. Éloïse. En danger. Je devais la sauver. J'avais promis de toujours la protéger. C'était la fille la plus merveilleuse, la plus éblouissante de Paris. Mon amour pour elle était immense, infini. J'aurais donné ma vie pour elle. Le taxi n'allait pas assez vite. Je lui ai crié de se dépêcher. J'imaginais le pire. Un type horrible, la menaçant. Je serrais les poings. J'allais le démolir.

Le taxi m'a déposé en crissant des pneus. J'ai jeté un billet au chauffeur et j'ai sprinté vers l'adresse indiquée. Une boutique de luxe, vitrine étincelante.

J'ai poussé la porte lourdement.

Et je l'ai vue.

Éloïse.

Elle riait aux éclats, un verre de champagne à la main. À côté d'elle, ses amies, Victoire et Adélaïde, pouffaient de rire. Elles me regardaient, amusées.

Pas de menace. Pas de danger. Juste elles, et leur cruauté.

« Oh, Antoine, tu es venu si vite ! » a dit Éloïse, un sourire narquois sur ses lèvres parfaites.

« Tu es vraiment trop mignon quand tu t'inquiètes. »

Victoire a ajouté : « On se demandait combien de temps tu mettrais. Tu as battu notre record. »

Le choc m'a cloué sur place. Ma respiration s'est bloquée. La panique s'est transformée en une douleur sourde dans ma poitrine. C'était une blague ? Une autre de leurs "farces" ?

J'ai regardé Éloïse, cherchant une explication, une trace de remords. Rien. Juste ce regard froid, amusé.

« Pourquoi ? » ai-je réussi à articuler. Ma voix était rauque.

« Pourquoi ? » a répété Éloïse, comme si la question était stupide. « Pour Charles-Henri, idiot. »

Charles-Henri de Villedieu. Son ami d'enfance. Mon rival pour la bourse d'études à Paris. Il prétendait que j'avais triché pour gagner. Éloïse le croyait. Elle voulait le venger.

« Il n'a jamais accepté de perdre contre un petit provincial comme toi, » a continué Éloïse, sa voix pleine de mépris. « Et moi, je n'accepte pas qu'on fasse du mal à Charles-Henri. »

Ses mots étaient comme des coups. Chaque syllabe me blessait. Mon amour pour elle... C'était donc ça ? Une comédie ? Un instrument de vengeance ?

J'étais un pion dans son jeu cruel. Mes sentiments, mes sacrifices, tout ça n'était qu'une vaste blague pour elle.

« Tu as vraiment cru que je pouvais aimer quelqu'un comme toi ? Un petit pâtissier sans nom, venu de Lyon ? » Elle a ri, un rire cristallin et cruel. « Tu es tellement naïf, Antoine. C'est presque touchant. »

Je me sentais vide. Humilié. Un idiot. Oui, j'étais un idiot. Un idiot amoureux.

La douleur était insupportable. Une vague de nausée m'a submergé. Il fallait que je sorte d'ici. Loin d'elle, loin de ses rires.

Je me suis retourné, chancelant.

« Oh, ne pars pas si vite, Antoine, » a lancé Adélaïde. « La fête ne fait que commencer. On a encore 98 autres surprises pour toi ! »

98 autres...

J'ai claqué la porte derrière moi. J'ai couru, sans savoir où j'allais. Les larmes brûlaient mes yeux, brouillaient ma vue. Le son de leurs rires résonnait dans ma tête. Une blague. Ma vie à Paris, mon amour pour Éloïse, tout était une blague.

Je me suis effondré sur un banc, le souffle court. J'avais mal. Partout. Mon cœur était en miettes.

Je ne pouvais plus rester à Paris. Je ne pouvais plus la voir.

J'ai appelé mes parents. Ma mère a décroché, sa voix douce et inquiète.

« Antoine ? Ça ne va pas, mon chéri ? »

« Maman... » Ma voix s'est brisée. « Je... je veux rentrer. Ou partir. Loin. »

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Éloïse... ? »

« C'est fini, Maman. Tout est fini. Elle... elle ne m'a jamais aimé. C'était une vengeance. »

J'ai tout raconté, entre deux sanglots. Mon père a pris le téléphone. Sa voix était grave, mais pleine de soutien.

« Écoute, fiston. Si tu veux rentrer, tu rentres. On est là. La Bretagne, c'est toujours d'actualité. Tu pourras te reposer, réfléchir. »

La Bretagne. Loin de Paris. Loin d'Éloïse. L'idée m'a apporté un minuscule soulagement.

« Oui, Papa. Je crois que c'est ce que je vais faire. Je ne peux plus rester ici. »

J'avais cru trouver le bonheur à Paris. J'y avais trouvé l'enfer.

Chapitre 2

Le lendemain matin, la décision était prise. Je quittais Paris. Mes parents m'ont rappelé.

« Tu es sûr, Antoine ? Tu as bien réfléchi ? » a demandé ma mère.

« Oui, Maman. Je ne peux plus. Chaque seconde ici est une torture. »

« Et tes études ? Ta bourse ? »

« Je ne sais pas. Je verrai plus tard. Pour l'instant, je dois partir. Loin d'elle. »

Le nom d'Éloïse était comme un poison sur mes lèvres. Rien que d'y penser, la douleur revenait, vive.

« D'accord, mon chéri. On t'attend. Prends le premier train. »

J'ai raccroché. La fermeté dans ma voix cachait une douleur immense. Rejeter Éloïse, c'était comme m'arracher une partie de moi-même, même si cette partie était empoisonnée.

Je suis retourné à l'appartement que je partageais avec... non, que j'avais cru partager avec Éloïse. Elle avait insisté pour que je quitte ma petite chambre d'étudiant pour ce lieu luxueux, "plus digne de nous".

Chaque objet me rappelait sa présence, ses mensonges. Le canapé où nous avions regardé des films, sa main dans la mienne. La cuisine où j'avais passé des heures à lui préparer ses pâtisseries préférées, espérant voir un sourire sincère sur son visage.

Quelle ironie. J'avais mis tout mon cœur, tout mon talent dans ces créations. Pour elle. Pour la complice de ma propre humiliation.

Je me sentais tellement stupide. J'avais été aveugle. Ou plutôt, j'avais refusé de voir les signes. Ses absences fréquentes, ses explications vagues, le cercle d'amis snobs et cruels qui l'entourait.

J'avais tout mis sur le compte de son milieu, de son éducation. J'avais espéré que mon amour la changerait. Naïf. Tellement naïf.

J'ai commencé à faire mes valises. Un nettoyage. Pas seulement physique, mais émotionnel.

J'ai pris le petit carnet où j'écrivais des poèmes pour elle. Je l'ai déchiré en mille morceaux.

Les cadeaux qu'elle m'avait faits – des choses chères, impersonnelles, choisies par une assistante sans doute – je les ai mis dans un sac poubelle.

Les photos de nous deux, souriants, heureux en apparence. Je les ai regardées une dernière fois. Mon cœur s'est serré. C'était un mensonge, mais une partie de moi avait tellement voulu y croire. Je les ai jetées aussi.

Des larmes silencieuses coulaient sur mes joues. Pas des larmes de tristesse pour elle, mais de rage contre moi-même, contre ma crédulité. Chaque objet jeté était un pas de plus vers la libération, mais aussi un rappel de la profondeur de la tromperie.

Jeter ces souvenirs, c'était comme jeter des morceaux de mon cœur. Mais il le fallait. Pour survivre.

La porte s'est ouverte. Éloïse est entrée, radieuse, comme si de rien n'était.

Elle m'a regardé, puis mes valises. Son sourire s'est légèrement effacé.

« Antoine ? Tu fais quoi ? Tu pars en week-end ? Tu ne m'as rien dit. »

Sa voix était légère, faussement innocente.

J'ai continué à plier mes vêtements, sans la regarder. Ma mâchoire était serrée.

« Tu n'as pas préparé mon petit-déjeuner ce matin, » a-t-elle continué, sur un ton de reproche enfantin. « Et tu n'as pas répondu à mes messages. »

Elle s'est approchée. J'ai senti son parfum, celui qui m'avait tant envoûté. Aujourd'hui, il me donnait la nausée.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu es fâché ? C'était juste une petite blague hier, pour s'amuser. »

Une petite blague. Mes mains tremblaient. J'ai fermé ma valise avec un bruit sec.

Elle a paru surprise par ma froideur. D'habitude, j'étais si prompt à m'excuser, à chercher son approbation.

« Écoute, » a-t-elle dit, changeant de ton, adoptant une douceur calculée. « Ce soir, il y a la régate à Deauville. La famille de Courtenay y participe toujours. Tu viens avec moi, n'est-ce pas ? On oublie cette petite histoire. »

Deauville. Encore un de leurs terrains de jeu.

J'ai secoué la tête, toujours sans la regarder.

« Non. »

Ma voix était plate, sans émotion.

Elle a froncé les sourcils. L'indifférence. C'était nouveau pour elle, venant de moi. Elle n'aimait pas ça.

« Comment ça, non ? Ne sois pas ridicule, Antoine. Tu dois venir. »

J'ai pris mes valises. J'allais partir. Maintenant.

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