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L'erreur de croire que je pouvais t'oublier

L'erreur de croire que je pouvais t'oublier

Auteur:: Mayla
Genre: Romance
Ils n'étaient pas réellement en couple mais leurs sentiments l'un pour l'autre étaient bien réel. Elle n'a pas su le comprendre, il ne voulait pas l'admettre mais leur complicité parlait d'elle même. Il a été incarcéré, elle croyait l'avoir oublié. 10 ans après lorsqu'elle croisera son regard, elle comprendra à quel point elle s'est trompée. Leurs retrouvailles sont-elles un pur hasard? Le temps aura-t-il eu raison de leurs sentiments?

Chapitre 1 Cette fameuse année

10 ans auparavant:

Moi c'est Tina.

Je suis en foyer depuis plus d'un an.

J'y suis arrivée lorsque ma mère a dû être hospitalisé pour son cancer.

Mon beau-père étant un alcoolique finit, la juge n'a pas eu d'autre choix.

D'ailleurs c'est lui qui a demandé mon placement.

Il aurait pu ne pas le faire, après tout, avec la vie qu'il me fait mené, ça fait bien longtemps que je sais m'occuper de moi même.

Mais je sais très bien qu'il ne peut pas me voir.

Ma mère s'est mise avec lui lorsque j'avais tout juste 5 ans et depuis lors, il se plaît à me faire vivre un enfer.

Je voyais certains soir une sorte d'étincelle de satisfaction dans ses yeux vitreux.

Généralement c'est quand il m'insultait et me rabaissait depuis des heures et que vaincu par tant de haine, je finissais par craquer.

Au fil du temps, il m'a complètement brisée de l'intérieur, si fort que je n'ai plus aucune confiance en moi ni en la vie en générale.

Au fond je devrais peut-être lui dire merci car pour me protéger j'ai du me forger une carapace impénétrable et croyez-moi, aujourd'hui, je ne pleurs plus...

Je vis actuellement à Limoges mais plus pour longtemps.

Je le sais car les éducateurs du foyer m'ont clairement fait comprendre que ce n'était plus possible pour eux de me garder.

Ils m'ont aussi expliqué que des démarches auprès de la juge des enfants d'Angers ont été effectués.

C'est là où habite mon géniteur, que je n'ai pas vu depuis mes 4 ans.

J'ai franchement pas envie de me retrouver dans la même ville que lui mais je ne peux m'en prendre qu'à moi.

Je ne vais plus en cours, je bois à en perdre la raison et on ne compte plus les soirs ou j'ai fini au poste pour des bagarres.

Pour être honnête depuis 7 mois maintenant, je suis au fond du trou.

Depuis qu'elle est partie, le jour de mes 16 ans et qu'elle a emmené avec elle, ce qu'il restait de mon coeur.

Je savais que sa maladie finirait par avoir le dessus car quand son cancer a été détecté, il s'était déjà propagé à d'autres organes.

Pourtant au fond de moi j'espérais qu'un miracle se produise.

Évidemment ce ne fut pas le cas.

Ce jour là, quand au lieu de me souhaiter un joyeux anniversaire la psychologue du foyer m'a annoncé qu'elle était partie dans la nuit, ma vie qui était déjà bien chaotique est devenu plus sombre que les ténèbres.

Comme je pouvais m'en douter, lorsque Sandrine, mon éducatrice référente m'a emmener à la convocation de la juge, cette dernière m'a donné quelques jours pour préparer mes affaires avant d'être transféré dans un nouveau foyer à Angers.

Elle m'a expliqué qu'on avait pas le choix car même si il n'a jamais fait parti de ma vie, après le décès de ma mère il devient mon seul responsable légal.

Nous retournons à Limoges, j'ai la boule au ventre mais j'encaisse sans rien dire de toute façon pour moi plus rien n'a d'importance.

Une fois rentrée je commence à préparer quelques affaires puis me prépare à mon tour. Je dois aller dire au revoir à tout mes amis.

Voilà nous y sommes, ces 3 derniers jours j'ai fêté mon départ comme il se le doit.

Maintenant, il est tant de partir.

Je ne décroche pas un mot sur la route ni lorsque, une fois arrivé on me présente mes nouveaux éducateurs.

Ils me font la visite habituel, ils ne voient pas à quel point je m'en fous sérieusement ?

Je veux juste qu'on me montre ma chambre et qu'on me foute la paix.

Les premiers jours, je me sens complètement perdu, je suis loin de tout, dans une ville que je ne connais pas.

Mais très rapidement mes vieux démons refont surface, je me fais de nouvelles connaissances.

Ils sont eux aussi en foyer et sont dans le même état d'esprit que moi à peu près.

Alors on passe notre temps à picoler, retour aux vieilles habitudes.

Un mois s' est écoulé depuis mon arrivée et le moins que l'on puisse dire c'est que je ne me souviens pas de grand chose de ces 30 derniers jours.

Aujourd'hui comme d'habitude je vais rejoindre la bande et Alice m'annonce qu'elle a fait un test de grossesse, qu'il est positif et qu'elle compte le garder.

Je suis complètement sous le choc.

Je ne l'a connais que depuis 3 semaines- elle est arrivée une semaine après moi- mais j'aime bien cette fille, elle ne mâche pas ses mots et pour le peu que je connais de son histoire, je sais qu'elle a morfler.

Naturellement je lui promets de la soutenir du mieux que je pourrais.

Finalement, après ses révélations je n'ai plus la tête à picoler alors je rentre au foyer avec Alice, je vais me poser dans ma chambre j'ai besoin de réfléchir.

Je vois pas trop comment je pourrais la soutenir si j'ai toujours la tête en vrac.

Il faut que je lève le pied et que j'essaie de reprendre les commandes de ma vie.

Les jours qui suivent Alice prends ses premiers rendez-vous tandis que je me cherche un apprentissage.

15 jours ce sont écoulés depuis son annonce, je la rejoint en ville pour l'accompagner à son écho de datation.

Je le fais car je sais qu'elle n'ont plus n'a plus personne.

Je lui raconte par la même occasion que j'ai trouvé un apprentissage dans une boutique de prêt à porter et que je commence demain.

C'est pas vraiment ce qui me fait rêver mais nous sommes déjà le 21 septembre alors je vais me contenter de ce que j'ai trouvé.

Les jours suivant, je me contente d'aller bosser, m'arrêter à la débauche me prendre quelques bières et je rentre au foyer.

Le 29 au soir je rentre après le taff comme d'habitude, je rejoins Alice qui m'attends déjà dans ma chambre.

Elle, elle ne boit plus du tout évidemment.

Alors comme les éducateurs après nos premières semaines mouvementés,ne veulent pas nous voir en bas, la plupart du temps on se pose dans ma chambre et on discute en fumant une clope pendant que je m'enfile quelques bières.

D'habitude personne vient nous faire chier mais ce soir, ça ne se passera pas comme d'habitude.

Aurélia, une de nos éducatrices débarquent dans ma chambre en furie, hurlant qu'il y en a vraiment marre, que l'alcool et la cigarette sont interdit, qu'on le sait ...

On ne prend pas la peine de lui répondre , lorsqu'elle chope Alice par les épaules en la secouant comme une dingue.

-Bordel, il y en a ras le bol de vos conneries, vous allez comprendre ça ?

Je vois rouge, elle sait qu'elle est enceinte, elle ne va pas la lâcher ?

Trop tard j'ai vriller.

Je me lève, là chope à mon tours par les épaules et l'éjecte contre mon armoire.

-Oh elle est enceinte ça va pas dans ta tête espèce de tarer ?

Alice encore surprise devient rouge de colère et lui balance un coup de pied.

Ok... là cette fois on est dans la merde.

Chapitre 2 La rencontre

J'essaie de calmer Alice et de la maintenir à bonne distance d'Aurélia, tout en promettant à cette dernière que si il y a un quelconque problème avec la grossesse d'Alice je me chargerai d'elle personnellement.

Elle me jette un regard noir et sort de ma chambre encore plus énervé qu'au départ.

Nous l'entendons hurler de plus belle, racontant sa version des faits aux autres éducateurs et je sais exactement ce qu'il va se passer.

Évidemment comme je m'en doutais les éducateurs ont appelé les flics.

On les attend dans ma chambre, je vois au visage d'Alice qu'elle est inquiète.

Bien sur, nous ne sommes pas fière de ce qu'il vient de se produire mais bordel elle nous a mis hors de nous.

Quelques temps après les flics débarquent dans ma chambre et à ma grande surprise passent les menottes à Alice, avant de l'emmener en lui expliquant qu'elle est placées en garde à vue à partir de maintenant.

Nan mais je rêve là ?

Elle me regarde et les suis sans rien dire.

On aurait pas dû perdre notre sang froid mais c'est quand même elle qui s'est jetée sur Alice en premier.

Certes on est pas facile à vivre mais on a pas commis de crime et franchement depuis l'annonce de sa grossesse on se tient plutôt tranquille.

Je descends en rogne, je vire tout ce qu'il y a sur les meubles, insultant Aurélia de tout les noms.

Bien... C'est à mon tour de me faire passé les menottes.

Ils nous emmènent au commissariat, nous placent dans une cellule de dégrisement.

Comme nous ne sommes pas majeur ils ne peuvent pas nous mettre avec les autres.

Ils nous interrogent je ne sais combien de fois et au bout de 72 heures nous annoncent que l'on va être entendu par la juge directement.

Bah tiens, je vais avoir l'air fine moi!

Ils m'ont embarqué en pyjama.

C'est la première réflexion que je fait à Alice quand ils nous montent à l'arrière de leurs fourgons.

Elle éclate de rire mais sérieux moi je ne rigole pas.

Moi qui sort toujours bien habillé, maquillé, lisser... La honte.

Nous arrivons au tribunal et patientons encore un peu.

Alice passe la première puis viens mon tour.

-Bien Tina, j'ai pris connaissance de ton dossier et je crois pouvoir dire que tu es une habituée des excès de colère.

-Si vous le dites.

-Écoute je ne suis pas contre toi, j'ai aussi lu ton dossier civil et je me doutes que ça doit être compliqué pour toi. Mais tu comprends bien que ça ne peut pas durer comme ça.

-Mouais...

Elle m'énonce les faits encore une fois. Puis m'annonce qu'elle a pris sa décision.

Comme j'ai déjà été jugée par la passé pour des faits de violence, elle me place en liberté surveiller et m'envoie dans un foyer de protection judiciaire de la jeunesse.

Encore un changement...

Un des responsables de l'aide sociale à l'enfance est venu nous chercher.

Il ramène Alice au foyer car n'ayant jamais été arrêté, elle n'a eu qu'un avertissement avec obligation de présenter ses excuses.

Une fois fait, nous partons en directions de mon nouveau foyer, ce que les gens, généralement appel un foyer de délinquant.

Nous arrivons à 15 heures.

Les nouveaux éducateurs se présentent à moi et me demande si je veux manger quelque chose avant qu'ils ne me montrent ma chambre. J'accepte car je n'ai rien avalé depuis 3 jours à part leurs brique de jus d'orange du petit déjeuner... Autant dire que je meurs de faim.

Ils me servent un plateau avec un verre de jus d'orange, un bol de lait, des barres de céréales et des biscuits.

Je me mets à table et commence à manger sans percuter une seule seconde que je suis TOUJOURS en pyjama, que j'ai passer 3 jours au poste, sans douche et que je dois ressembler à un zombie.

Jusqu'à ce que j'entende plusieurs pas dans les escaliers suivi de voix de garçons.

Oh mon dieu non.

Je ne sais plus où me mettre et je prie intérieurement pour qu'ils ne viennent pas par là.

À mon grand désespoir un des gars vient dans notre direction et me demande:

-T'es qui toi?

Je ne réponds pas, je suis pétrifié de honte, alors l'éducatrice qui est avec moi, Annah je crois lui répond:

-C'est une nouvelle arrivante, elle aura la chambre avec la douche perso du 2ème.

-Nan sérieux ? Une meuf? Eh les gars y'a une nouvelle.

-Quoi?

Je les entends tous arrivés vers nous.

Là tout de suite je voudrais que la terre s'ouvre sous mes pieds.

Deux autres gars arrivent, ils me demandent pourquoi je suis là.

J'arrive à peine à leur balancer que c'est à cause d'une altercation avec mon éducatrice.

Eux n'ont même pas l'air surpris et se retournent pour partir.

Un troisième gars arrive derrière eux et se tourne vers moi.

Waouh mais c'est quoi ce regard de dingue?

Il a des yeux vert incroyable, le regard froid et pourtant il brille aussi d'une lueur de quelque chose que je ne serais décrire.

Nous nous regardons un instant, je ne peux pas détacher mon regard du siens.

Il m'arrive quoi là au juste?

Au bout de plusieurs secondes, il finit par se tourner pour rejoindre les autres.

Nan mais c'était quoi ça ?

Je me demande si j'ai rêvé ou si il a bien eu un léger sourire en coin.

Je me ressaisis enfin.

Je sens mes joues me brûler. Déjà parce que je me rappel que je viens de leurs taper la discute dans un état catastrophique mais aussi car je ne comprends pas très bien ce qu'il vient de se passer.

Je suis très difficile point de vue garçon et bien souvent à cause de mon cœur de pierre les relations ne durent jamais longtemps.

Je ne tombe pas amoureuse car aimer c'est finir par souffrir et je crois que niveau souffrance j'ai déjà assez donné.

Je me relève, l'appétit coupé et demande à ce que l'on me montre ma chambre.

En passant je remarque une sorte de salle de jeux et une salle de cinéma je dirais.

J'ai jamais vu ça dans les autres foyers.

On monte au deuxième étage.

-Voilà, ta chambre est juste en face, bien sûr comme actuellement il n'y a que des gars tu as ta propre salle de bains dans ta chambre. Et voilà ta clefs. Les repas sont à 19h30 dans la salle à manger. Il y a une salle de jeux avec baby et billard et une salle télé. Un terrain de basket et de foot dans le jardin. Je te laisse te reposer je te montrerais ça plupart. Ah oui et j'allais oublier un éducateur t'apportera tes affaires un peu plus tard.

-Ok, merci.

Elle a l'air plutôt cool cette Annah.

J'ouvre la porte, inspecte la chambre, il y a une grande armoire, un lit, une table de nuit, un bureau et la porte de la fameuse salle de bain.

Je meurs d'envie de prendre une douche mais je n'ai absolument aucun vêtement de rechange avec moi.

Je décide donc de me poser dans le lit en attendant mes affaires.

De toute façon je n'ai rien d'autre à faire, hors de question que je croise qui ce soit de nouveau.

Mes pensées dévient très vite sur ses magnifiques yeux vert, ses cheveux châtains et sa peau bronzée.

Je secoue ma tête, vraiment je crois que j'ai besoin de repos...

Chapitre 3 Ce regard

Je me réveille en sursaut, un peu perdue.

Je chope mon téléphone qui est dans ma poche pour regarder l'heure.

Il est 18h45. J'ai dormis un peu plus de deux heures.

Je me sens pas super. Il faut vraiment que je prennes un douche.

Je regarde autour de moi, la pièce est toujours vide.

Je descendrais bien demandé si quelqu'un sait quand est-ce que mes affaires vont arriver.

Du coup je me dirige dans la salle de bain histoire de voir l'ampleur des dégâts.

Je me tiens le visage à deux mains en apercevant mon reflet dans le miroir.

J'ai les yeux rouge et gonflé de fatigue, je suis blanche comme un cachet d'aspirine avec des cernes violacées.

Mes cheveux frisés sont complètement emmêlés et ne ressemble plus à rien.

Et dire que j'ai croisé tout le monde dans cet état.

On cogne à ma porte, ce qui me fait sursauter.

J'ouvre à peine la porte ne sachant pas qui ce trouve derrière et j'aperçois Annah.

-Nous allons bientôt manger tu es prête ?

-Non je ne peux pas descendre dans cet état. Sais-tu quand mes affaires vont arriver ?

Elle rigole, je rougis de honte.

-Non je n'ai pas eu de nouvelles je suis désolée. Mais tu ne peux pas ne pas manger pour si peu.

Je m'apprête à lui répondre quand une sonnerie me fait sursauter de nouveau.

-Tiens nous attendons personne, tout les gars sont là, ça doit être ton éducateur. Tu viens avec moi récupérer tes affaires?

- Et bien c'est pas comme si j'avais le choix.

Elle rie encore une fois et nous descendons.

Mélanie, une autre fille de la bande a accompagné Christophe notre éduc.

Je la prend dans mes bras, on sait toutes les deux que comme je suis en liberté surveillée, j'ai plutôt intérêt de me tenir à carreaux et je ne sais pas quand on pourra se revoir.

Je m'étonnes qu' Alice ne soit pas venu mais je pense qu'elle doit être fatiguée.

Entre ce qu'il s'est passé ces derniers jours et la grossesse, ça n'a pas dû être facile pour elle.

Annah regarde Christophe décharger toujours plus de sacs et me demande si il y en a encore beaucoup. C'est à mon tour de rire.

Certains gars se demandant certainement ce qu'il se passe, descendent quelques marches, puis s'apprête à remonter lorsque Annah en interpelle un:

-Eh Ilan tu veux bien aider Tina à monter ses affaires ?

Je me retourne perplexe me demandant à qui elle parle.

Non mais elle veut vraiment que je meurs de honte c'est pas possible.

Il me regarde de nouveau et je reste encore figée.

Il lui fait un signe de tête sans détourner son regard du miens.

Je sens mes joues s'enflammer.

Je baisse mes yeux gênées jouant avec mes doigts.

Je finis quand même par remercier Christophe et dire au revoir à Mélanie.

Ilan est déjà en bas et commence à prendre plusieurs de mes sacs.

Je fais de même et monte derrière lui.

Je n'ose même pas lever les yeux du sol.

On arrive devant ma chambre et il me demande:

-Je peux rentrer? Ou je pose ça devant?

-Euh, non, enfin si vas-y rentre.

Je lève mes yeux vers lui me maudissant de ne pas aligner deux mots correctement.

Je dois encore être rouge comme une tomate.

Il sourit devant ma gêne et entre poser mes sacs.

Je m'apprête à redescendre chercher ce qu'il reste mais il m'arrête.

-Occupe toi de déballer tes affaires je m'en charge.

-Ok, merci

Après deux autres aller-retour, il me dit que c'était les derniers et je le remercie encore une fois.

-Tu me revaudra ça.

Dit-il en me faisant un clin d'œil.

-Euh, ah, ok.

Il se retourne pour partir et éclate de rire.

Bon ok cette fois il se fout de ma tronche.

En même temps je comprends, étant donné que je ne suis pas foutue de faire une phrase lorsqu'il me regarde.

Annah est montée me dire qu'ils attendraient que je prenne ma douche pour manger.

Je ne me fais pas prier, prépare mes affaires et file à la douche.

L'eau chaude me fait vraiment du bien mais même à cet instant je repense à ses yeux vert. Je ne comprends vraiment pas pourquoi je perds mes moyens. Je suis pourtant loin d'être timide.

Je suis peut-être trop fatiguée je n'en sais rien, ce que je sais en revanche c'est que je ferais mieux de me tenir à distance de ce gars.

La douche fini je m'habille, me passe un coup de fond de teint et de crayon noir en vitesse.

Je n'ai pas le temps de me lisser les cheveux. Tant pis , j'essaie tant bien que mal de dompter ma crinière de caniche et je descend.

Une fois à table je n'ose regarder personne et commence à manger en silence.

Mais le premier gars de cet après-midi en a décidé autrement.

-Au fait la nouvelle, moi c'est Maxence, lui Dylan, lui Stéphane et lui c'est Ilan et toi c'est comment ?

-Tina

-Ok et t'as quelle âge?

Je lui répond que j'ai 16 ans. Il me dit que lui en a 15 comme Dylan et que les deux autres ont 16 ans aussi.

Il continu de me parler mais je ne l'écoute plus de tout.

Quand j'ai tourné ma tête j'ai de nouveau croisé son regard.

Nous nous regardons un moment avant que quelqu'un se lève pour débarrasser.

Je détourne enfin mes yeux et me lève pour faire pareil.

J'emmène les assiettes pour les mettre dans le lave vaisselle et lorsque je me redresse pour partir je bute dans quelqu'un.

Je relève ma tête.

C'est pas vrai je suis maudite.

Il me refait ce sourire en coin tandis que je reste planter là comme une cruche.

Je suis déjà grande pour une fille mais lui doit facilement faire 1m80, il a les épaules carrées et il porte un tee-shirt ce qui me laisse voir ses bras musclés.

Je sens des frissons me parcourir quand il me prend le bras et qu'il me demande si ça va.

Ok ressaisis toi ma fille tu es ridicule.

-Oui ça va, excuse moi j'étais ailleurs.

Il me fait de nouveau un clin d'œil et s'en va.

Je finis d'aider et monte dans ma chambre.

Je suis soulagée en fermant la porte.

Mais qu'est ce qui ne va pas chez moi?

C'est vraiment pas dans mes habitudes d'être déstabilisée.

Je chasse toute ses pensées de ma tête, je me démaquille et enfile une tunique de pyjama.

Une bonne nuit de sommeil et ça ira mieux.

Je commence à somnoler lorsque l'on frappe à ma porte.

Je me lève légèrement dans le brouillard et ouvre la porte.

Mes yeux s'écarquillent et le sommeil me quitte. Mon cœur bat la chamade, bordel mais qu'est ce qu'il fait là?

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