« Seigneur pourquoi tant de souffrance ? Pourquoi me détester. Tu viens de me prendre la femme la plus chère au monde. Celle que j'aimais de tout mon être. Comment vais-je élever cette enfant sans ma femme ? Sans sa mère ? Elle est encore toute petite » c'était ainsi que Léo parlait chaque jour en pleurant depuis la mort de sa femme Rosa.
La famille de Rosa était venue pour l'enterrement et la mère de rosa ne cessait d'accuser Léo son mari de meurtrier.
MERE DE ROSA : C'est à cause de toi qu'elle est morte. Sorcier. Je lui avais dit de ne pas épouser un pauvre de ton espèce. Voilà elle est morte tu es fière de toi ?
LEO : Mais que dis-tu ? Pourquoi devrais-je tuer ma femme ? Ma propre femme ? La mère de Chloé notre fille ?
MERE DE ROSA : Qu'est-ce que tu veux que je réponde ? Tu l'as tué. Ma fille est malade et agonise sur le lit, tu ne peux pas l'amener à l'hôpital ?
LEO : Qu'est-ce que tu racontes ? C'était ma femme et c'était aussi ta fille ! N'oublie pas que tu l'avais chassé et renié. Je me suis battu au moins à la tenir pendant 11 Ans.
Ils se chamaillaient lorsque le père de Rosa est venu mettre fin aux disputes
PERE DE SANDRA : vous vous disputez pourquoi ? Ma fille est morte et elle ne reviendra plus jamais. Alors arrêtez ces discussions et laissez l'âme de ma fille reposer en paix. Mais dis donc !
Cela a duré quelques jours et la belle famille est partie. Léo restait inconsolable dormant sur le même lit où sa femme était morte. Son ami et voisin Luc passait constamment le voir et passer du temps avec lui
LUC : Frère je sais que c'est dur pour toi mais petit à petit ça ira. C'est ça la vie. Il y'a des moments de joie et les moments de tristesse. Il y'a les moments de rire et les moments de pleurs. Mais ne laisse pas cela t'affecter entièrement. Tout ira bien je te promets.
LEO : Gars comment veux-tu que je sois ? Je ne peux pas faire autrement que de pleurer cette femme. Et le plus énervant, sa mère m'accuse de l'avoir tué
LUC : Comment ça ? Elle ne savait pas que sa fille avait le cancer ?
LEO : sa mère est une femme très bizarre. Elle n'était pas d'accord que je l'épouse car pour elle, sa fille devait épouser un homme riche. Qu'elle n'était pas née pour perpétrer la pauvreté dans sa famille. Au début quand elle disait ça j'ai accepté mais sa fille a catégoriquement refusé. L'amour qui nous liait était vraiment fort. Très fort qu'elle a quitté pour venir vivre avec moi. Depuis je me dis que ce cancer est le résultat de notre désobéissance. Parfois je me dis que c'est à cause de moi qu'elle est morte. Luc (coulant les larmes), je t'assure que c'est vraiment dur pour moi.
LUC : Je te comprends mon pote. Je te comprends. Déverse cet amour dorénavant sur cette petite Chloé. Elle est une petite fille que j'aime beaucoup. En dehors de son intelligence elle est très jolie et ressemble vraiment à sa mère. Donne-lui une double affection. Celle de ta femme et celle de ta fille
LEO : Merci djo. J'aurai du mal à me remettre mais je sais que ça ira.
LUC : Le village si est vraiment limité. Je pense qu'il me faut aller en ville chercher du travail
LEO : C'est une bonne idée. Mais il faut avoir quelqu'un en ville chez qui tu vas loger pendant que tu chercheras le travail.
LUC : oui j'ai un ami en ville. Il s'appelle Isaac. Quand je vais rentrer je vais l'appeler pour lui dire que je vais venir.
LEO : cool bonne idée. Puisse le seigneur te donner un bon travail pour ne pas faire face à ma situation plus tard. Moi je ne peux pas aller en ville. Si j'étais seul je pouvais aussi y aller. Mais je suis le père et la mère de Chloé maintenant tu vois un peu (souriant)
Léo et Luc ont continué la conversation pendant que la petite Chloé jouait avec ses amies dans la cour. Elle était si mignonne que son père ne s'empêchait de la regarder en souriant.
Les jours passaient et Luc est venu dire au revoir à son ami. Léo n'avait plus qu'une personne dans sa vie. Sa petite prunelle. Léo vivait dans un village vraiment sous développé où les travaux du champ étaient la seule activité. Il avait une grande bananerai et ne vivait que de cela avec quelques cultures aussi qu'il faisait. Dans son quartier la plus part des gens le surnommait « le vendeur de plantain ». Il ravitaillait le village avec le plantain quand nécessaire. La vie devenait de plus en plus difficile pour lui sans la présence de sa femme. Il devait jouer double rôle ce qui n'était pas facile. Mais il le faisait quand même.
Trois années venaient de s'écouler. Sa fille grandissait en toute beauté et dans la sagesse divine. Quand elle rentrait du lycée, elle allait vendre la banane mûre au marché tandis que Léo allait au champ en journée et le soir il rentrait avec les régimes de banane et/ou les plantains qu'il vendait à son passage au retour. C'est en faisant ainsi qu'il parvenait à payer l'école de sa fille, se nourrir et gérer certaines choses de la maison. Un soir alors qu'il était dans la chambre avec sa fille, elle lui a dit
CHLOE : Papa je dis hein ?
LEO : Oui ma chérie
CHLOE : Pourquoi tu ne te mari plus ?
LEO : Euh Chloé qu'est-ce que tu dis comme ça ? Tu sors d'où avec cette pensée ?
CHLOE : je dis seulement. Mama est morte et c'est toi qui fais tout. Tu prépares, tu laves les habits, tu vas au champ... voilà pourquoi je demandais
LEO : Je te comprends. Bien tu dois savoir qu'épouser une femme n'est pas une chose facile. En plus depuis le décès de ta mère je n'ai plus eu cette pensée de chercher une autre femme. (La prenant dans ses bras). Ma fille tu ressembles tellement à ta mère que quand je suis avec toi j'ai l'impression qu'elle est là et sourit avec nous. J'ai aimé ta mère plus que tout. Et j'ai peur de la trahir si je me remets avec une autre femme. Tu comprends un peu ?
CHLOE : Je comprends papa. Donc nous allons seulement rester nous deux comme ça jusqu'à grandir ?
LEO : l'avenir nous dira. S'il faut que tu aies une belle-mère Dieu l'enverra. Pour l'instant tu dois étudier. Je veux que demain tu sois une grande femme. Ta mère et moi nous n'avons pas eu la chance d'être des grands mais toi tu dois non seulement réaliser nos rêves mais tu dois aussi réaliser les tiens. Tu dois être une grande dame. Je t'aime Chloé
CHLOE : Moi aussi papa.
LEO : Bon tu dois étudier maintenant. Demain est un autre jour. J'ai un gros travail demain et une grande livraison de plantain pour une dote au village.
CHLOE : donc l'argent va entrer. (Faisant un clin d'œil)
LEO : (riant) ma fille j'espère bien. Mais ce sera combien même ? Ça risque ne pas dormir. Demain c'est aussi le jour du marché donc il faut que je t'achète de nouvelle paire de chaussure. Bon je dois me reposer. Tu finis d'étudier tu éteins tu dors. Ne dors pas trop tard
Léo se coucha et le sommeil l'emporta. Chloé a fini son devoir et elle s'est endormi auprès de son papa.
Le lendemain comme d'habitude, Leo est allé au champ puis au retour il a coupé une dizaine de plantain pour la livraison au village. Il a parcouru une distance de plus de 4km avec ces plantains avant d'arriver dans la concession où devait se faire la livraison. Lorsqu'il est arrivé il a trouvé une petite fille dehors qu'il envoya appeler sa mère. Elle s'appelait Lisa
LEO : Eh la mère je suis venu avec les plantains là.
LISA : Olala... je voulais envoyer l'enfant le matin pour te dire que tu laisses j'ai encore oublié.
Léo qui était fatigué et essoufflé s'est assis sur un bion et a enlevé sa casquette. Il respirait comme un athlète qui venait de faire un parcours de 100 mètre. Contrarié suite à ce que venait de dire Lisa il n'a pas caché cette colère
LEO : comment je peux parcourir une distance pareille pour que tu me dises qu'il fallait laisser. Voilà 12 plantains mûrs que j'ai pris la peine de sélectionner pour vous et j'arrive et tu me dis qu'il fallait laisser. Je vais boire ça ?
LISA : Mais j'ai oublié de prévenir. En plus tu peux vendre aux autres
LEO : le jour du marché c'est dans 6 jours et ces plantains sont déjà mûrs. Ça ne peut plus faire plus de 3 jours à la maison. Comment un programme peut changer et vous ne m'informez pas ? C'est à 20h hier que tu es venue chez moi me mettre la pression pour ça. Je n'ai jamais poussé plus de 8 régimes seul. Voilà 12 tu peux imaginer les efforts que j'ai fourni ?
LISA : Et tu me parles fort ? C'est quoi ? Si j'ai oublié alors j'ai oublié c'est tout. En plus même tes plantains là sont même petits et maigres. Pardon ne viens pas crier devant ma maison.
Elle rentra à l'intérieur de la maison. Léo a secoué la tête puis a poussé ses plantains jusqu'à chez lui.
CHLOE : Papa tu n'as pas vendu ?
LEO : Laisse ma fille. Je suis arrivé elle m'a dit de laisser.
CHLOE : La mère de Franck là m'énerve même jusqu'à. Elle fait souvent comme une blanche alors qu'elle est toujours ici au village avec nous. Une voleuse comme ça
LEO : Non calme toi chérie. Un jour tous ces efforts que nous fournissons, Dieu nous récompensera.
CHLOE : Je partais comme ça vendre la banane.
LEO : Ok bon marché chérie et sois prudente. Je vais mettre ces plantains au magasin et me laver. Le soir je vais aller livrer 2 à la mère De Roger. Que le Seigneur te garde
Chloé s'est retourné plateau sur la tête elle est partie au marché. Aux environs de 17h, Yves un garçon du quartier est venu chez Léo en toute vitesse
YVES : Léo Léo tu es où ? (transpirant)
Léo est sorti de la chambre surpris et se demandant ce qui se passait
LEO : Yves ? Bonsoir. C'est quoi pourquoi tu respires si fort ? Pourquoi tu transpires ? Il y'a quoi ?
YVES : (se retournant pour partir) Pardon vient vite c'est Chloé
LEO : (ouvrant les yeux) Chloé ? Qu'est-ce qu'il y'a avec Chloé il y'a quoi ? (fermant la porte)
YVES : Fais vite. Elle est à l'hôpital. Je ne sais même pas si elle va survivre
LEO : Non ! Ne dis pas ça. Elle va vivre. Chloé va vivre. Chloé ne peut pas me quitter. Jamais (courant vers l'hôpital)
Léo tremblait. La nouvelle que venait d'annoncer Yves lui avait donné une certaine foi et une confiance extrême. En courant vers l'hôpital qui se trouvait à 2 km de sa position, il répétait sans cesse « Ma fille n'aura rien ».
Ils sont arrivés à l'hôpital, Chloé était inconscient couché sur une chaise à la salle d'accueil. Elle était recouverte de sang au point où ses habits étaient tous rouge de sang. Il l'a pris dans ses bras en pleurant. Puis il a demandé à l'infirmière pourquoi on ne l'avait pas hospitalisé
INFIRMIERE : nous ne prenons pas charge d'un malade s'il y'a pas l'argent pour les premiers soins.
LEO : (nerveux) Quoi ? Ma fille est là, gisant dans du sang et inconsciente et tout ce que vous pouvez me dire c'est que vous ne pouvez pas la toucher s'il y'a pas d'argent ? Mais pourquoi cette méchanceté ?
INFIRMIERE : Monsieur, je ne veux pas perdre mon boulot. Vous êtes là maintenant on peut prendre soin d'elle.
Léo l'a transporté dans une salle libre et l'a étendu sur un lit. Les infirmières ont commencé les soins sur elle. Léo est sorti pour demander ce qui lui est arrivé.
LEO : Yves qu'est ce qui s'est passé ? S'il te plait je veux savoir ce qui est arrivé à ma fille ?
YVES : je ne sais pas trop je ne prêtais pas attention mais c'est un accident.
LEO : Comment ça ?
YVES : Bien, j'ai vu la foule rassemblé et je me suis approché pour voir c'était Chloé couchée au sol. J'ai demandé on m'a dit qu'une moto l'a renversé et a pris la fuite. J'ai couru la déposer ici avant de venir te voir.
Léo a courbé la tête et il s'est mis à pleurer. Sa fille sa seule fille. La prunelle de ses yeux. Il n'en revenait pas. Son état était vraiment critique.
YVES : Je dois te laisser Léo, je dois rentrer. Tiens fort ça va aller. Elle va se rétablir. Dieu n'est pas un mythe. Il existe et il prendra soin de ta fille.
LEO : (pleurant) Yves qu'est-ce que j'ai pu faire au bon Dieu pour qu'il multiplie les malheurs pareils dans ma fille. D'abord ma femme agonise pendant 3 années et meurt en fin, je me bats avec la seule que j'aime et voilà, je ne sais pas si elle survivra que vais devenir Yves... Seigneur ! Pourquoi ces épreuves ? Pourquoi ces maux Seigneur ? Est-ce une malédiction ? Où simplement je récolte le fruit de mes pèches ? Pourquoi cela ne retombe pas sur moi Seigneur.
Léo criait de pleurs comme un enfant. Yves est parti le laissant seul là. L'infirmière est revenue 30 mn après. Léo était un peu calme. Elle lui a présenté une fiche qu'il devait remplir et signer. Les premiers soins valaient 30 mille. Chose que Léo a payé. Il lui restait 5 mille franc dans la poche.
INFIRMIERE : Grâce à vous l'état de votre fille est stable pour l'instant. Mais ici nous n'avons pas les appareils nécessaires pour continuer les analyses. Il faut faire vite.
LEO : Maintenant ?
INFIRMIERE : Oui bien sur son état est stable mais pas pour longtemps. Il faut faire un scanner pour voir si l'intérieur de son corps n'a pas de problème. Mais sans vous mentir j'ai peur de son Etat.
Léo est sorti en courant chercher une moto pour l'aider à transporter Chloé. Ils sont arrivés autours de 19h. Comme toujours les infirmières ne se préoccupaient pas de lui. Il a fallu faire un scandale pour qu'on s'occupe de lui. On lui a trouvé une chambre et elle fut mise dans le coma. Léo a passé la nuit près d'elle. Le lendemain il a payé pour le scanner. Aux environs de 13h les résultats finaux étaient sortis.
DOCTEUR : Monsieur Léo, la situation de votre fille, est vraiment critique. Beaucoup d'examen sont positifs. Pour prendre soin d'elle dans notre hôpital il faut une somme de 853 600f
LEO : Quoi ? (surpris)
DOCTEUR : C'est ce que nous pouvons faire pour vous. J'ai dû soustraire beaucoup d'autres examens pour l'instant.
LEO : Doc je vais trouver cette somme où ? Je vais voir près d'un million où ? Je fais quoi ? Je travaille quoi ? Doc ?
DOCTEUR : Je suis désolé mais au lieu de pleurer il fallait sortir et commencer à vous battre pour avoir cet argent. Elle est dans le coma. Et franchement les soins intenses sont nécessaires. Battez-vous vraiment
Léo s'est levé il ne savait par où commencer. A la maison il ne lui restait plus que 140 mille franc. Ou allait-il trouver le reste ? Il n'avait pleuré que cette fois si les larmes se faisaient rares. Il marchait en tremblant en rentrant chez lui. Il était comme un homme perdu. Titubant et allant dans tous les sens en route. Il a pris une rue et là derrière lui venait une voiture. Il était devenu sourd. Les klaxons de la voiture ne lui parvenaient pas. C'est après plusieurs klaxons qu'il a sursauté et a libéré la route. C'était une jeune dame au volant. Très class. Elle s'est arrêtée
LA DAME : Bonjour monsieur. Mais qu'est ce qui ne va pas vous êtes normal ?
Léo la regardait sans vraiment la voir. Son corps était présent mais pas son esprit.
LA DAME : Mais c'est à vous que je m'adresse. C'est quelle comportement de se placer au beau milieu de la route ? Si on vous a demandé de mourir ce n'est pas moi qui vais accepter de porter cette malchance. Vous marchez au beau milieu de la route et quand je vous interpelle vous ne répondez pas, vous ne faite que me regarder sans rien dire. Qu'est ce qui se passe ?
Léo regardait ailleurs. Il avait vraiment la mine d'un malade mental. Il était tout sale. Cette dame l'a insulté et a continué son chemin. Léo est rentré se doucher et prendre l'argent qu'il avait.
Cette dame s'appelait Andréa. C'était la fille d'un bourgeois du village. Elle vivait à l'étranger et était venue passer les vacances au pays. Elle est arrivée chez elle toute furieuse. Son papa était assis à la véranda lisant un journal. Il s'appelait Robert
ROBERT : comment tu vas ma fille ? Tu as l'air très énervé qu'est-ce qu'il y'a ?
ANDREA : Papa les gens de ton village si, je ne les comprends pas
ROBERT : Comment ça ?
ANDREA : j'ai failli écraser un type avec ma voiture.
ROBERT : Quoi ? (enlevant ses lunettes)
ANDREA : je t'assure. J'étais chez Juliette. Elle m'a appelé qu'elle est au village alors je suis allée la voir
ROBERT : Qui est Juliette ?
ANDREA : La fille de Bernard. Le milliardaire Bernard
ROBERT : Ah oui.
ANDREA : Alors au retour j'ai pris la rue des goyaviers, et là un homme était en plein milieu de route. Je klaxonne mais il ne quitte pas il a fallu faire beaucoup de bruit pour qu'il revienne dans ses esprits et quitte la route. Je lui demande ce qui ne vas pas il ne répond pas. Il avait l'air d'un malade mental.
ROBERT : Ah ! C'est ça le village. C'est bien que tu aies esquivé. Ton fiancé m'a appelé il dit que ton portable ne passe
ANDREA : Oui mon portable est éteint. Qu'a-t-il dit ? (buvant le vin de son père)
ROBERT : il sera au Cameroun dans 2 semaines
ANDREA : Waouh il s'est décidé en fin. Ok papa. Je vais me reposer
ROBERT : Ok ma chérie
Elle est allée dans sa chambre et son père a souri. Elle était la fille unique à son père. Et comme dit plus haut, elle vivait à l'étranger et venait constamment voir son père.
Après s'être lavé, Léo est allé chez son ami moussa qui avait une grande boutique au village pour lui demander un peu d'argent.
LEO : Moussa si je viens chez toi c'est parce que j'ai un problème vraiment urgent. Ma fille que tu connais là est dans le coma, elle a eu un accident hier et l'hôpital me demande plus de 800 mille. S'il te plait mon frère je sais que les temps sont dures mais s'il te plait aide moi. Je te supplie ma fille est entre la vie et la mort. Si je ne fais rien je ne pense pas qu'elle vivra. Je te supplie
MOUSSA : aïe ! Chloé est dans le coma ? Oh la pauvre ! Vraiment la vie si... je te comprends mon frère. Mais vraiment le marché est dur maintenant hein, walaï. Je n'ai pas grand-chose pour toi mon ami.
LEO : Tout ce que tu as pour moi ça peut aller.
Moussa est entré dans la chambre et est ressorti avec un billet de 5 mille qu'il tendit à Léo
MOUSSA : Voilà ce que j'ai pu trouver dans la chambre mon ami. Je n'ai pas plus. Dieu va l'aider mon ami. Elle ne va pas mourir mon ami.
LEO : Merci Moussa. Ça va quand même nous aider.
Léo déçu est tout de même rentré. Il est allé chez les parents de la feu Rosa. C'était au moins leur petite fille qui était hospitalisé
MERE DE ROSA : j'avais dit l'affaire si. Maintenant tu veux tuer tous mes enfants ? Nguë yia nkôlé ! werr Seigneur ! (claquant les mains)
PERE DE ROSA : Depuis quand une petite fille de 12 ans vend la banane ? C'est toi-même qui as voulu sa mort
LEO : Papa, maman, vous pouvez m'accuser de tout après pour l'instant Chloé a besoin de votre aide. C'est votre petite fille. Il faut l'aider
PERE DE ROSA : Je n'ai pas d'argent. J'ai commencé la construction de ma maison il y'a un mois. Je n'ai pas l'argent pour elle. C'est ta faute si elle y est. D'ailleurs même je vais me coucher.
MERE DE ROSA : En tout cas... attends-moi là
Elle est entrée dans sa chambre et est ressorti avec 15 mille franc qu'elle tendit à Léo
LEO : Mais maman ; 15 mille franc feront quoi ? La facture s'élève à plus de 800 mille.
MERE DE SANDRA : Ne m'énerve pas. Si tu veux dormir ici, voilà le canapé. Au cas contraire moi je vais dormir.
Léo s'est levé et est rentré. Il a cherché un truc à manger puis est retourné à l'hôpital dormir auprès de sa fille.
Le lendemain Léo est allé au champ chercher les plantains qu'il est allé au marché vendre. Il était tout désespéré mais il n'avait pas abandonné.
Andréa s'est levée le matin avec un désir de manger du plantain mûr. Elle a envoyé la bonne achetée du plantain mûr. Mais après 2h de fouille, elle est rentrée sans avoir trouvé.
ANDREA : Comment ça tu n'as pas trouvé ? Je ne peux pas passer cette journée sans manger du plantain mûr. Rentre chercher encore.
La bonne est retournée chercher le plantain mais jusque-là elle est rentrée sans avoir trouvé. Alors Andréa a pris sa voiture et est allée elle-même chercher. Elle se renseignait jusqu'à ce qu'on l'indique la maison de Léo. Elle y est allée et il n'était pas encore rentré du marché. Lorsqu'elle est remontée dans sa voiture et faisant marche-arrière pour rentrer chez elle, Léo est venu.
LEO : Bonsoir vous cherchez quelqu'un ?
Elle est descendue de la voiture.
ANDREA : Ah c'est vous l'homme que j'ai failli écraser l'autre jour ? Je suis venu acheter du plantain mûr. Depuis le matin ma bonne ne trouve pas et je suis sortie pour chercher par moi-même.
LEO : Heureusement pour vous il ne reste qu'un seul régime. Venez-vous assoir s'il vous plait je vais le chercher.
Elle l'a suivi et s'est assise sur un banc à l'entrée de la maison de Léo. Elle jouait au Candy crush dans son portable. Léo est sorti avec le régime de plantain et elle lui a demandé d'aller mettre à la mal-arrière. Chose que par humilité il l'a fait. Elle lui a tendu un billet de 2 mille franc et toujours concentré sur son jeu elle a démarré la voiture et est partie.
Léo s'est retourné et est allé dans la chambre garder l'argent. Après 15mn il est sorti pour puiser de l'eau et il a vu le porte-monnaie d'Andrea qu'elle avait oublié. Lorsqu'il a ouvert c'était rempli de billet de banque neuf craquant. Pouvant aller à plus de 500 mille avec les cartes bancaires et un lot de billet en dollar. Leo a ouvert les yeux. Cet argent était-il un don gratuit de Dieu pour sauver sa fille ? Il est allé dans la chambre pour réfléchir.
Andréa est rentrée avec une musique qui l'empêchait de réfléchir. Lorsqu'elle est arrivée à la maison, elle a demandé à la bonne de retirer le plantain qui était dans la voiture. Elle est allée se changer et au moment de sortir de la chambre elle s'est rendue compte qu'elle n'avait pas son porte-monnaie. Elle est sortie regarder dans la voiture, elle n'a pas trouvé. Elle cherchait en vain et troublé ; son père lui a demandé pourquoi elle était si embrouillé.
ROBERT : Qu'est ce qu'il y'a ma fille ? Tu fais des vas et viens !
ANDREA : Pa 'a je ne trouve pas mon porte-monnaie !
ROBERT : Comment ça ? Tu as cherché dans la voiture ? Il y'avait quoi à l'intérieur ?
ANDREA : Tout pa'a, 725 mille et 200 dollar avec mes cartes bancaires et d'identité, passeport et visa
ROBERT : Quoi ? Mais comment tu peux sortir avec une telle somme et tous ces papiers ? Merde ! Commences d'abord par réfléchir où tu es passé
Pendant qu'Andréa était assise en train de réfléchir, Léo lui de son côté a résolu d'aller remettre le porte-monnaie d'Andréa. Bien que ne la connaissant pas, il s'est mis en route et il se renseignait pour connaitre le domicile de la « fille qui a la voiture » là. Un enfant lui a indiqué la maison d'Andréa et il s'est dépêché d'y aller. Pendant ce temps Andréa continuait à réfléchir puis elle s'est rendu compte qu'elle l'avait oublié chez Léo
ROBERT : Tu vas où ?
ANDREA : C'est celui chez qui j'ai acheté le plantain-là qui a volé.
ROBERT : Comment tu le sais ?
ANDREA : C'est lui. J'étais assise à l'entrée de la porte pendant qu'il cherchait le plantain. Je suis sûre qu'il l'a volé. C'est le même type que j'ai failli écraser la dernière fois. Il avait même l'air d'un voleur. Je dois retourner là-bas s'il n'y est pas, je saurai qu'il est a déjà fuis.
ROBERT : Ok fais vite donc... Allons je t'accompagne
Pendant qu'il sortait du salon Léo a frappé à leur portail. Le gardien l'a ouvert et il est entré. Lorsqu'Andréa l'a vu elle a couru vers lui, le traitant de voleur.
ANDREA : Tu n'as pas honte de voler mon porte-monnaie ?
LEO : Mais de quoi parlez-vous ? Je suis venu remettre votre porte-monnaie. Vous l'avez oublié chez moi après avoir acheté le plantain. Il semble que vous étiez concentré sur votre téléphone.
Il lui tendit le porte-monnaie. Elle a ouvert et s'est mise à vérifier le contenu. Léo n'avait touché à rien. Elle a sauté à son cou toute excitée, en le remerciant pour ce geste.
ANDREA : Waouh c'est intact rien n'a bougé. Vraiment merci. Tu es un ange. Je ne savais pas que les gens comme toi existent encore.
LEO : C'est la moindre des choses. En fait je ne suis pas un homme malhonnête ; ce que j'ai fait émane juste de ma bonne moralité et de la bonne éducation. Il est vrai que cela m'est paru comme une tentation mais je n'ai pas osé bafouer ma bonne moralité et utiliser un bien qui ne m'appartient pas. J'ai dû me renseigner avant de me retrouver ici.
ROBERT : Vraiment c'est un grand geste que tu viens de faire mon fils. Merci vraiment. En fait ma fille ici présente ne vit pas au Cameroun et tous ces papiers étaient dans ce porte-monnaie. Sans ça elle ne pouvait plus rentrer dans son pays, sans compter ses cartes bancaires. Vraiment merci pour cela !
LEO : Non c'est rien papa. Je pense que n'importe qui aurait fait comme moi. Et je suis fier que je ne sois pas celui par qui le malheur devait vous arriver. Et... oui j'ai vu ses papiers, son visa, son passeport et d'autres pièces vraiment importantes, même les dollars.
ANDREA : Vraiment un grand merci. Mais... c'est vous que j'ai failli écraser dernièrement n'est-ce pas ? Vous marchiez en plein milieu de route comme si vous étiez malade mental. Mais là... a vous voir, vous vous exprimez très bien en français... je ne comprends plus rien. Vous vous exprimez très bien en français jusqu'à connaitre les différentes cartes qui se trouvent dans mon porte-monnaie. Etrange pour un vendeur de plantain
LEO : Quoi ? Vous pensez que tous les vendeurs de plantains sont illettrés ? Non pas du tout. Et oui c'était moi. Bon je dois partir maintenant j'ai une urgence.
ROBERT : Ok mon fils prend soin de toi.
ANDREA : Mais papa, on ne peut pas le laisser partir comme ça. Qu'est-ce que je peux vous offrir pour vous remercier ? Ce que vous avez fait est vraiment remarquable.
LEO : Non ça va tout ira bien. Je n'ai pas été gentil pour désirer quelque chose en retour. Je dois partir.
ANDREA : Bon laissez-moi vous accompagner. Montez dans la voiture.
LEO : Non merci je ne suis pas digne de monter dans cette voiture surtout avec mon état.
ANDREA : Mais... pourquoi ce complexe ? Moi je ne trouve pas de problème. Bon ok je vous laisse au portail
Ils ont cheminé ensemble jusqu'au portail. Andréa avait remarqué que quelque chose n'allait vraiment pas avec Léo. Elle ne cessait de lui demander :
LEO : Bref je suis en train d'aller à l'hôpital. Ma fille est... (Secouant la tête) ma fille est dans le coma ça ne va vraiment pas.
ANDREA : Comment ça ? (s'arrêtant) qu'est ce qui s'est passé ? Et c'est depuis quand ? Oh mon Dieu !
LEO : Ça fait 3 jours déjà. En fait le jour que tu as failli me cogner, je sortais de l'hôpital. Et je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait. Voilà pourquoi j'étais perdu.
ANDREA : Je comprends maintenant. Tu restes là tu m'attends je vais chercher la voiture pour t'accompagner
LEO : Mais j'ai... (Coupé)
ANDREA : Je n'ai pas demandé ton avis cette fois si. Tu restes là et tu m'attends.
Léo n'avait pas de choix. Il a attendu sur place qu'Andréa ailles chercher la voiture. Elle est revenue quelques minutes après et il y est monté.
ANDREA : Moi c'est Andréa. Et je m'excuse vraiment de vous avoir mal parlé ce jour-là. C'est juste que je pensais que vous êtes un fou ou un malade mental de la sorte quoi. Je n'avais pas su.
LEO : Même si je suis un fou , je suis tout d'abord un humain et pour ça je mérite le respect. Mais bon c'est le passé. Déjà que je ne me rappelle même plus de ce jour. Moi c'est Léo
ANDREA : Warr je sens vraiment que tu étais traumatisé. Ta fille, elle a quel âge ?
LEO : Elle s'appelle Chloé. Elle n'a que 12 ans. C'est ma seule fierté.
ANDREA : Olalaa... et sa mère ?
Léo a coulé une larme avant de se ressaisir. Il n'a pas répondu à la question d'Andréa. Et ils ont continué la route sans plus se parler. Ils sont arrivés à l'hôpital 10mn après. Léo est descendu de la voiture, et a couru dans la salle où était sa fille. Elle était sortie du coma mais était endormie. Il a arrêté sa main et lui parlait en coulant les larmes. Andréa, ému, prise de compassion et vu la situation dans laquelle était Chloé, eu envie de pleurer.
LEO : Elle est là, je ne sais pas si elle s'en sortira. L'hôpital me demande près de 900 mille pour son traitement. Même en une année je n'ai jamais épargné une telle somme. Je me suis battue à demander et à emprunter pour pouvoir commencer le traitement, mais sans succès. Ma fille risque mourir !
Pendant qu'il causait le médecin est entré :
DOCTEUR : Monsieur Léo, vous êtes déjà prêt pour commencer sa prise en charge ? Elle est sortie du coma tout à l'heure mais s'il y'a pas les moyens, nous ne pouvons continuer son traitement.
LEO : Doc je n'ai pu trouver que 140 mille
DOCTEUR : Non monsieur. Vous devez payer la totalité et rapidement pour sa suivie. J'aimerai vraiment vous aider mais... je n'y peux vraiment rien. Bon pensez-y !
Léo était dépassé il ne savait plus quoi faire. Andréa s'est assise près de Chloé et l'a fixait longuement. Puis elle s'est retournée vers Léo :
ANDREA : Tu es quel genre d'homme ? Tu es quel genre de père Léo ?
LEO : Je ne crois pas te comprendre.
ANDREA : Tu as ramassé mon porte-monnaie, tu as eu l'occasion de sauver la vie de ta fille mais tu ne l'as pas fait. Tu préfères qu'elle meure parce que tu cherches à être honnête ?
LEO : Il faut noter que ce fut une décision vraiment difficile à prendre. J'ai beaucoup réfléchi avant de venir. Je voulais filer vers ma fille mais je me suis dit que ça sert à quoi d'être derrière les barreaux pour vol, tandis que ma fille se meurt ici, au lieu d'être au moins près d'elle.
ANDREA : Non tu aurais dû filer ici, et si on t'arrêtait au moins ta fille... olalala. J'arrive
Elle s'est levée et est allée dans le bureau du médecin.
ANDREA : Oui Doc à combien s'élève-la facture de la petite Chloé ?
DOCTEUR : Près de 860 mille.
ANDREA : Ok vous acceptez les paiements par chèque ici, par carte de crédit, c'est uniquement en liquide ?
DOCTEUR : Par chèque oui, en liquide aussi.
Andrea s'est assise elle a signé un chèque d'un montant d'un million qu'elle donna au médecin
ANDREA : C'est pour sa prise en charge totale. Vous devez vous assurer de prendre soin d'elle d'une manière particulière.
DOCTEUR : Waouh ! Ok c'est compris. Il faut la signature du père pour qu'on commence le traitement.
Andréa est sortie avec ladite fiche et un stylo. Elle a demandé à Léo de signer, chose qu'il a faite sans savoir de quoi il s'agissait. Elle est retournée remettre cette fiche et elle est partie après avoir dit au revoir à Leo.
Léo lui continuait de se lamenter lorsque les infirmières sont venues déplacer Chloé vers une autre salle bien équipée et où elle se trouvait seule. Léo ne comprenait pas pourquoi et il est allé se renseigner chez le médecin. C'est là qu'il a appris qu'Andréa avait payé toutes ses factures avec un surplus, au cas où il y'avait des surprises. Dans ce bureau, Léo s'est mis à genoux et il a commencé à chanter en pleurant, remerciant Dieu pour ses bienfaits.
Lorsqu'Andréa est arrivée chez elle, son père très inquiet était sur le point de démarrer sa voiture.
ANDREA : Papa tu vas où ?
ROBERT : Te chercher. Tu sors d'où ?
ANDREA : Pourquoi ?
ROBERT : Il est venu te rendre ton porte-monnaie. Tu lui as demandé ce qu'il voulait en retour il a dit qu'il ne voulait rien. Qu'est-ce que tu faisais encore avec lui ?
ANDREA : Pa 'a en fait il m'a dit que sa fille est dans le coma et qu'il allait comme ça à l'hôpital. Je l'ai accompagné ; et vraiment papa sa fille si je ne payais pas quelques factures, je suis sûre qu'elle allait mourir. Je pense quand même qu'elle va s'en sortir. Olala le pauvre !
ROBERT : Attend tu veux me dire que tu as gaspillé une grande somme pour traiter sa fille ?
ANDREA : Mais papa où est le problème ? Tu ignores qu'il m'a presque sauvé la vie en revenant me donner mon porte-monnaie ?
ROBERT : Il fallait lui donner même 10 mille pour le remercier. Tu penses que les gens de ce village ont la mentalité des gens de l'étranger ? C'est sûr qu'il a mis quelque chose dans ton porte-monnaie là pour t'envouter. Tu ne connais même pas quelqu'un, et tu te portes garante de gérer ses factures ? Dans tous les cas ton fiancé a appelé il m'a demandé de te saluer. Je m'en vais me reposer.