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Le soleil et la Lune

Le soleil et la Lune

Auteur:: Katalunya
Genre: Romance
Un cœur sans défense qui attend sa délivrance. Petite, j'étais ta sœur mais les temps ont changé, t'es devenu mon âme-sœur. Je dois me l'avouer, t'es dans mon cœur puisque malgré les épreuves de la vie, t'as toujours été de la partie. En toi, j'ai trouvé mes repères, t'es ma force, mon Soleil qui éclaire mes jours les plus sombres. Quand l'amour est plus fort que la raison. Il est difficile d'établir une saison. Quand je suis avec toi, je perds la raison. C'est avec toi que je veux fonder une maison. Pour toi, je meurs. Pour toi, je souris. Mais surtout, pour toi, je vis. »-Luna

Chapitre 1 Chapitre 01

Je me présente Luna, ce qui veut dire en langue latine Lune .

Je suis née brésilienne de ma grand-mère et algérienne de mon grand-père, je vous l'accorde; c'est un mélange plutôt rare. Mon père ? Je ne sais rien de lui.

Ma mère ne m'a jamais vraiment aimé et malheureusement je l'ai compris que maintenant. À ma naissance, je vivais avec elle au Brésil

Pour une raison inconnue, du jour au lendemain, j'étais pris de ma mère pour aller vivre avec une autre femme. Cette femme me répétait sans cesse que, c'est elle ma « véritable » mère. Nous sommes donc parties de mon pays natal pour vivre en France. C'est là, que tout a commencé à changer. Ma « véritable » mère ne s'occupait pas du tout de moi. Elle m'avait abandonné dans un appartement dans le 78. Seule, une prostituée s'occupait de moi à contre cœur, car elle était payée pour.

Ensuite, ma « véritable » mère est revenue avec un homme, Amir, un homme odieux et méchant avec moi. Il me frappait quand il était énervé. Il m'a même fait des attouchements.

Vers mes 8 ans, ces deux personnes m'ont réellement abandonné.

J'étais toute seule, je ne mangeais rien. Un jour, je suis sortie de cet appartement et je suis tombée sur un homme du quartier. Il m'a posé des questions sur les différentes marques que j'avais sur mon visage. Je ne voulais pas lui répondre car j'avais très peur. Mais, il m'a vite mis en confiance.

Je lui ai raconté tout, à partir de ce moment là, il a décidé de me prendre sous son aile, de m'adopter, ayant déjà 3 enfants, selon lui il y a toujours une place pour un 4ème enfants.

Le temps que les papiers d'adoptions se fassent, j'ai été envoyé dans un orphelinat.

Je ne parlais pas beaucoup, j'étais très timide et réservée, après tout, j'étais petite et j'avais peur de tout le monde.

Mais quand je suis arrivée, un garçon qui se prénommait Chems m'a accueilli, il était mon aîné de 3 ans. Il m'a mis très vite en confiance. On restait tout le temps ensemble, on dormait ensemble, jouait ensemble, rigolait ensemble, pleurait ensemble.

Il était passionné de football. D'ailleurs, du jour au lendemain, il est parti, mais je ne lui en veux pas plus que ça, c'est en partie grâce à moi. Il est quand même parti pour sa carrière. Il avait été accepté au centre de formation du PSG.

Donc, c'était un mal pour un bien.

4 mois après, j'ai enfin pu vivre avec Hocine et ses enfants Suleyman, Othman et Yacine.

______

Je me présente Chems, ce qui signifie Soleil en arabe.

Je suis né de parents tunisiens.

Je vivais dans une cité du 93.

J'ai toujours rêvé de devenir footballeur, un rêve de gosse. Être un grand joueur comme Beloumi l'international algérien ou comme Zinédine Zidane.

À l'âge de mes 11 ans, mes parents ont fait un accident, je me suis retrouvé orphelin, la famille de mes parents n'ont même pas cherché après moi. À l'orphelinat, j'ai rencontré une petite Luna. On s'entendait comme « Le Soleil et la Lune ». Elle m'a donné l'envie de devenir footballeur.

Elle avait un putain de vécu pour une petite de 8 ans et malgré tous, elle gardait le sourire. Ce sourire qui me rendait heureux. C'est la seule qui a réussi à me faire sourire après la mort de mes parents.

Je me suis battu pour rentrer dans le centre de formation. Au test, Dieu était avec moi, j'ai direct été accepté.

Maintenant, je me bats pour faire honneur à mes parents Allah y Rahmou et pour ma petite princesse qui m'a redonné le sourire.

Venez suivre l'histoire d'amour entre le Soleil et la Lune. Malgré les embûches de la vie, la vie est et restera belle.

Je me réveille dans les bras de Suleyman, je l'aime même si nous ne sommes pas nés du même sang, il a toujours voulu me protéger. Il me traite comme une petite princesse pourtant, j'ai 17 ans et lui 21 ans. Avec Othman, c'est un peu la même chose, il a 19 ans et pour finir Yacine, il a 16 ans, il aime passé du temps avec moi.

Ils m'ont direct accepté dans leur famille. Mais ils ne connaissent pas vraiment mon histoire, il y a des choses que j'ai honte à raconté.

Seul, Hocine est au courant de toute ma vie.

Suleyman: À ce que je vois, t'aime toujours me rejoindre dans mon lit.

Luna: Je trouve que t'es super moelleux comme coussin.

Suleyman: Connasse ! T'as encore fait un cauchemar ?

Luna: Oui, un peu comme la plupart des soirs.

Suleyman: C'est toujours le même ? Où le gars te frappe et te viol ?

Je baisse la tête, ce cauchemar, je le fais pratiquement tout les soirs. Tous d'abord, je suis dans mon ancienne chambre, ensuite ma porte d'entrée s'ouvre et je vois Amir, le copain de ma mère. Cet homme m'a gâché mon enfance. Dans mon rêve, il rentre dans ma chambre et me frappe violemment, sous le regard de ma mère. Juste après avoir fini de me frapper, il commence à me déshabiller sous les encouragements de « ma mère », dès qu'il a fini de me déshabiller, il me viol. À la fin, il part avec « ma mère » main dans la main, me laissant seule en sang et nue.

Je déteste vraiment ce rêve.

Suleyman: Hayati, relève la tête ! Jamais un gars te touchera moi vivant !

Je relève la tête. Je souris, ça me fait plaisir de savoir que l'on m'aime et que l'on me protège.

Luna: C'est meugnonnn !

Suleyman: J'suis pas un pd Lu ! Joue pas avec mes nerfs !

Luna: Mais je rigole Susu !

Suleyman: Y'a intérêt ! Tu fais quoi aujourd'hui ?

Luna: Je vais aller voir Cléa. Et toi ?

Suleyman: Tu fais attention ! Je vais en bas du bloc comme d'habitude avec Othman et les gars.

Luna: Vous en avez pas marre sérieusement ?

Suleyman: C'est une habitude hayati !

Luna: Bah bien sûre.

Je lui fais un bisou sur la joue, et je pars dans ma chambre. Je prends des sous-vêtements et des vêtements.

Je pars ensuite me doucher. Je m'habille d'un jean bleu clair avec un débardeur noir rentrer dans mon jean, et un kimono noir à fleurs. Pour finir le tout, je mets ma paire de Nike air Force en noir. Mes cheveux, je les laisse aux naturels bouclés. Et pour le visage, je ne me maquille pas juste un peu de mascara.

Je pars rejoindre tous le monde au salon. Hocine n'est pas là, il rentre normalement cet après-midi.

Yacine: Enfin la belle au bois dormant s'est levée !

Luna: Je ne répondrai pas à ça; je retiens juste belle.

Yacine: À croire, t'es plus belle que Beyoncé !

Othman: Elle est plus belle que Beyoncé ! Faut être aveugle pour pas voir sa beauté !

Je saute sur Othman, il a beau faire le Thug devant ses amis, mais quand on est sans eux, il est adorable.

Othman: SALE GROSSE ! J'SUIS PAS TON COUSSIN !

Yacine: Miskin ! T'es devenu une crêpe !

Luna: Et je suis pas grosse !

Suleyman arrive avec pour seul habille une serviette autour de sa taille.

Luna: SULEYMAN ! T'abuse là !

Suleyman: Fais pas la meuf choqué ! Pourquoi vous gueulez comme des cons ?

Luna: C'est vrai que je suis grosse ?

Suleyman: Qui a dit ça ?

Luna: Les deux là !

Suleyman: Les écoute pas, ils sont jaloux !

Luna: C'est rien on s'adapte.

Suleyman: T'sais quoi ? Je vais faire le sourd.

Othman: Pareil w'Allah !

Yacine: Moi, je suis sourd et muet.

[...]

Après avoir manger avec les garçons, ils sont tous parti vaqué à leur occupation, tenir les murs pour Suleyman et Othman, pour Yacine taper un foot avec ses amis.

Je prends un sac, ainsi que mes clés.

Je ferme derrière moi et je descends.

Arrivée en bas, le groupe habituel est là, il y a Samir, Antonin, Nadir et Alpha, ainsi que Othman et Suleyman.

Alpha: Mini Suleyman !

Samir: Salam petite !

Luna: Salam les gars !

Je leur serre la main, je ne fais pas la bise aux hommes qui ne sont pas de ma famille. J'embrasse la joue de droite de Suleyman et la joue gauche de Othman.

Nadir: Ça fait des bisous aux frères Zherir mais pas à nous.

Luna: Sois content que je te serre la main.

[...]

Arrivée chez Cléa, c'est son grand frère Sandro qui m'ouvre. Cléa est d'origine portugaise. On se connaît depuis le collège, c'est l'une des seules filles que je côtoie.

Sandro: Luna ! Comment tu vas ?

Luna: Bien et toi ? Elle est où Cléa ?

Sandro: Tranquille ! Elle est dans sa chambre.

Je m'avance jusqu'à sa chambre, à peine rentrée, je lui saute dessus, cette grosse était assise en mode bouddhiste sur son lit.

Cléa: Vas-y toi ! J'étais en pleine réflexion.

Luna: Toi réfléchir ? Grosse blague !

Cléa: Calme toi ou je t'emmène pas voir le match ?

Chapitre 2 Chapitre 2

...: Chems, réveil toi ?

Je sens qu'elle me caresse le visage. Je sais c'est qui et il y a que elle pour me réveiller. Elle me réveille alors que je rêvais que je jouais au foot avec Luna. On jouait beaucoup à deux, elle me manque cette petite. Sûre, elle a dû m'oublier mais mehlish (pas grave), tant que moi je l'oublie pas c'est l'essentiel.

Soukaïna: Je te parle !

Qu'est ce que je l'aime pas cette fille avec sa voix de cruche. Elle m'attire pas cette fille. Vous vous demandez pourquoi elle vit chez moi ?

C'est simple, avant que mes parents font l'accident, Soukaina était une fille de mon quartier, je connaissais son frère, c'était un frère. Quand je suis revenu au quartier, j'ai appris que son frère est tombé à cause de la bicrave. Elle est directe venu pleurnicher dans mes bras. J'ai eu mal pour elle, sachant que ses parents sont au bled, elle avait personne. Et par rapport à son frère, je l'ai pris sous mon aile, je sais c'est quoi d'être abandonné. Et je conseille ça à personne. Mais son frère sortira bientôt, je le sais ça.

Chems: Tu me fatigue meuf ! Je suis pas ton gars, donc évite de me caresser le visage.

Soukaïna: D'accord.

Chems: Je rigole pas avec toi. Je veux pas être méchant, mais, je dois être comme ça pour bien te faire comprendre les choses. T'imagine pas des choses impossible, sinon, tu vas souffrir. Je bouge au stade.

Je l'aime bien Faress mais sa sœur, c'est autre chose.

[...]

Enfin, arrivé au club, ça me fait toujours bizarre de me dire que je joue au PSG, que je suis entrain de réaliser mon rêve et le rêve de mes parents Allah y Rahmou, de là où ils sont, j'espère qu'ils sont fiers de leur fils unique.

20 ans, joueur au PSG et titulaire en équipe de France espoir. C'est plutôt pas mal, surtout que l'on a toujours souhaité ma perte.

Pour moi, quand j'aurais eu le ballon d'or et le soulier d'or, j'aurais tout gagné. Ça me prouvera que j'étais meilleur que Messi, Ronaldo, Suarez...

Je rentre dans les vestiaires où toute l'équipe est là. Franchement, y'a une super ambiance.

C'est vrai que Zlatan est super narcissique, mais sinon on oublie ça, je peux vous assurer qu'il est super cool.

Mais le joueur avec qui je m'entends le mieux, c'est David Luiz.

Il me fait rire avec son accent et il est bon délire.

[...]

LaurentBlanc: Bon les gars; on a bien commencé la saison et il faut pas lâché.

BlaiseMatuidi: À croire on est là pour faire de la figuration.

Marquinhos: Mais frère, toi, même faire de la figuration, t'es pas capable ! T'es juste bon à faire du coupé décalé.

BlaiseMatuidi: Ça prend la confiance à ce que je vois !

Chems: Renoi fragile.

BlaiseMatuidi: Ferme là Soleil !

Après la dernière phrase de ce con de Blaise, il y a un blanc. J'ai pas compris, il se tapait une barre tous seul.

DavidLuiz: C'était censé être drôle ?

Kurzawa: Vous avez un humour bizarre les renois.

KevinTrapp: T'es quel couleur toi ?

Chems: Mais, cherchez pas lui c'est un kinder bueno.

Là aussi, c'était pas censé être drôle mais tout le monde a rigolé. Quand je vous disais une bonne ambiance.

On fait tous des conneries ensemble, rien que la dernière fois, Kevin avait rencontré une fille. On l'a testé pour voir si c'était une fille bien, parce que tous le monde le sait une fille peut détruire un homme en claquant des doigts. Mais là, je peux vous dire que la go, elle a fini avec les talons cassés et les cheveux en bataille, miskina (la pauvre).

[...]

LaurentBlanc: Bon les gars, ce soir, c'est juste un match amical contre le Losc. Donc, vous donnez pas trop à fond, je vous dis pas de perdre mais juste, n'utilisez pas la cadence que vous utilisez pendant la Ligue des Champions. Ensuite, Chems, je préfère que tu joue pas le match de ce soir.

Chems: Pourquoi ? Déjà que de base, je suis pas forcément titulaire.

LaurentBlanc: Je veux te garder au frais pour le Classico, je compte sur toi pour assurer toute la rencontre sauf si tu veux que je change.

Je suis grave content. Mais vas-y, on va faire le gars neutre sans émotions.

Chems: Non, c'est bon, ça me va.

BlaiseMatuidi: Rebeu fatigué !

Chems: Dis le renoi que quand il court en dirait il va te faire un zouk vénère.

DavidLuiz: J'avoue, tu fais peur aux petites.

BlaiseMatuidi: À croire, je suis un pédophile.

Kurzawa: W'Allah, on sait pas, vu ta tête de pédophile.

Chems: Depuis quand les cafés au lait ça parle arabe ?

Marquinhos: Anw ! Il a dit café au lait !

KevinTrapp: Pourquoi t'engraine toi ?

Il me fatigue tous. Mais, je les aime bien ces pd.

[...]

Après une bonne douche, je m'habille en jogging, parce que j'ai pas la tête à bien m'habillé.

Avant de partir, Laurent Blanc voulait me parler seul à seul.

LaurentBlanc: Je sais que tu voulais jouer le match de ce soir.

Chems: Mais c'est un mal pour un bien donc tranquille.

LaurentBlanc: Avec toute mon équipe tactique, on a parlé de ton jeu, et on trouve tous que t'as vraiment du talent. Tu dribble facilement, à l'entraînement, on voit que tu te donne à fond. C'est pour ça, que j'ai pris la décision de te faire jouer le Classico. Par contre, je compte sur toi pour te donner à fond. Je te l'accorde c'est pas comme-ci, tu jouais un Barça-Réal mais si tu veux te faire remarquer et être souvent, voir toujours titulaire, c'est le match important. Je compte sur toi petit.

Chems: Je vais pas vous décevoir ! Comptez sur moi.

Avec Cléa, nous sommes parties à l'orphelinat où j'étais allée. D'ailleurs, j'y vais souvent avec l'espoir de revoir Chems. Bah oui, on sait jamais hein. De voir qu'il va bien, qu'il est heureux. Mais, j'y vais aussi pour soutenir les enfants là-bas, je sais que c'est dure d'être sans parents mais hamdoullilah, Hocine était là. Maintenant c'est comme mon père. De plus, durant mon séjour là-bas, l'équipe qui s'occupe des enfants a été parfaite. Donc, je leur dois bien ça.

Cléa: J'ai hâte d'être au match avec toi, on va gueuler comme des hystériques.

Luna: Crie pas trop victoire, c'est pas sûre que les gars acceptent.

Cléa: Tu leurs fais les yeux doux, ça va passer crème.

Luna: À croire, je leurs fais de l'effet. T'es pas dans le monde des bisounours meuf.

Cléa: Si tu savais meuf.

Luna: Sois explicite ! Sah (sérieux) je comprends pas trop ton langage.

Cléa: Luna, tu plais à tout le monde, regarde toi ! Un magnifique visage au naturel en plus, un corps bien formé dû à tes origines, de magnifique cheveux et une petite voix avec un petit accent latino. T'es discrète, gentille, bon délire, avec des valeurs et principes. Tu plais à tout le monde. Rien que dans la cité, y'a pleins de gars qui parle de toi: « Vous avez vu Luna, toujours canon cette fille » ou encore « J'attends qu'elle a ses dix-huit ans et j'irai demandé sa main ».

Luna: N'importe quoi toi !

Cléa: La vie, je te mens pas même Sandro, il est fou de toi ! Rien qu'il me pose des questions sur toi. Dès qu'il a eu les places, direct il m'a dit "Je te prends à une condition que ta copine Luna, vient avec nous !".

Luna: Je crois que le soleil te tape trop sur la tête.

Cléa: Même Kaïs le beau gosse de la cité, il est sur toi. La dernière fois, tu sais ce qu'il a dit ses potes: « De toute façon, la seule go qui me fait de l'effet, elle est dans le bloc A ».

Luna: Y'a pleins de go dans le bloc A.

Cléa: On verra grosse, on en reparlera.

Luna: Je veux plus en parler.

[...]

Enfin arrivées à l'orphelinat, ça me fait toujours bizarre de revenir. Je laisse Cléa avec les petits et je pars dire bonjour à la directrice Agathe. Elle a toujours été super gentille cette femme.

J'arrive à son bureau, je toque et j'entre.

Agathe: Ah ma belle Luna! Comment vas-tu ?

Luna: Super bien et vous ?

Agathe: Ma belle, s'il te plait arrête de me vouvoyer, j'ai l'impression d'être vieille.

Luna: Désolée...

Agathe: Mais ce n'est pas grave ma puce. Alors comment se passe tes études ?

Luna: Comme je te l'avais dit, je suis en Terminal L. Bon là, c'est les vacances. Tout va super bien.

Chapitre 3 Chapitre 3

Agathe: Si tu veux, je peux t'aider à réviser ton bac ?

Luna: Ça serai super gentille. J'ai une question Agathe ?

Agathe: Dis moi tous ma belle.

Luna: Est-ce que tu as des nouvelles de Chems Benzia ?

Agathe: Désolée ma belle, mais je n'ai rien. Ah je m'en rappel vous deux, c'est le football qui vous a réuni. Toute l'équipe éducative, vous appelez Tic et Tac.

Ce souvenir, l'un de mes meilleurs.

[FLASHBACK]

Je voulais me divertir, du coup j'ai pris une balle pour jouer au foot.

J'étais sortie dans la cour et je m'étais mise dans un coin où personne ne viendrait m'embêter.

J'essayais de faire des jongles mais n'ayant jamais fais de jongle, c'était assez dure.

À un moment, la balle était passée derrière moi, quand je m'étais retournée, j'avais vu un garçon qui joué parfaitement bien. Il me regardait dans les yeux. Je lui avais fait mon plus beau sourire, pour lui exprimer mon admiration, parfois des gestes sont bien plus explicite que des paroles. Il m'avait rendu ce sourire. Ensuite, il a arrêté de jouer et m'a tendu sa main.

...: Chems et toi ?

Luna: Luna. Enchantée Chems !

Chems: Enchanté Luna. T'as vu, je m'appelle Soleil et toi Lune. Coïncidence ou destin ?

Luna: Coïncidence.

Chems: Je dirai destin.

C'est à partir de ce moment là, que notre amitié s'est créée.

[FIN DU FLASHBACK]

[...]

Avec Cléa, nous avons passé toute notre après-midi à jouer avec les enfants. J'ai l'impression de me voir en eux. Ensuite, je l'ai raccompagné jusqu'à chez-elle.

Quand je suis arrivée au niveau de mon bloc, j'ai direct remarqué la voiture de mon père garer. De plus, Suleyman et Othman n'étaient plus en bas.

Je lance un salam général à l'assemblée, puis je monte.

Je rentre et je saute direct dans les bras de mon papa, je l'aime vraiment cet homme.

Hocine: À ce que je vois, je t'ai manqué princesse.

Luna: Grave baba (papa) ! Tu m'as trop manqué.

Othman: Ça fait zizir Luna !

Suleyman: Tu m'as brisé mon guelb (coeur).

Hocine: Écoute pas ces hegounes (cons).

[...]

Othman: T'es sérieux baba (papa) ? Tu vas la laisser y aller ?

Hocine: Fais gaffe comment tu parle petit con. C'est qui le père ici ? C'est moi ! T'as rien à dire !

Othman: Tu dis rien Suley ?

Suleyman: Sah (sérieux) , je lui fais confiance, elle va juste voir un match avec sa copine, y'a rien de mal.

Othman: Pff !

Othman se lève et part du salon, heureusement que j'en ai parlé après avoir manger.

Hocine: Je te laisse y aller mais je te fais confiance.

Suleyman: L'écoute pas l'autre.

Je me lève et leur fais un bisou sur la joue en lançant un bonne nuit.

J'aime vraiment pas être en froid avec mes frères. Je prends l'initiative de rejoindre Othman. Je rentre dans sa chambre, à chaque fois qu'il est énervé car cet homme est un gros nerveux, il s'allonge sur son lit torse nu, selon lui ça le calme. En dirait surtout un hystérique psychopathe, mais chut, faut pas lui dire.

Je le rejoins et pose ma tête sur son torse. Direct, il m'entoure de ses bras.

Luna: Othman, je voulais pas t'énerver hein, je te promets que je vais rien faire de mal.

Othman: Parole de bonhomme ?

Je lâche un petit rire, depuis qu'on se connaît, on se dit cette phrase quand on se fait une promesse. Chez nous, on est pas des pd, on est des bonhommes.

Luna: Oui ! Parole de bonhomme ! Othman ?

Othman: Qu'est-ce que t'as hbiba (ma chérie) ?

Luna: Je peux dormir avec toi ?

Othman: C'est même pas une question à posé guelb (mon coeur).

Je lui fais un bisou sur la joue.

Luna: Bonne nuit.

Othman: Bonne nuit minha Lua (ma lune).

me fais réveiller par mon réveil, aujourd'hui, ce n'est pas n'importe quel jour. Ça va être mon premier match que je fais en tant que titulaire durant tout le match.

Pour pas que l'autre Soukaina, vienne, j'ai dû m'enfermer dans ma chambre à double tour. Pourtant, je le répète, je suis chez moi. Je suis trop gentil avec elle.

Je me lève de mon lit, je me douche et m'habille de mon jogging du Réal, à chaque fois que je le mets, il me fait penser à Luna, elle a toujours aimé le Barça du coup, des fois pendant des heures, on débattait pour dire que notre équipe était la meilleure.

J'arrive au salon, et je vois mon petit déjeuner déjà prêt, j'y touche pas, on sait jamais ce qu'elle a fait l'autre avec.

Je prends juste un paquet de Granola et je prends la route direction le centre de formation.

[...]

LaurentBlanc: Bon les gars, vous avez intérêt à gérer ce soir.

Stambouli: Pas de problème. Ça va être facile !

BlaiseMatuidi: Tchip toi de base t'es pas un marseillais ?

Stambouli: Si mais...

BlaiseMatuidi: Bah ta gueule.

Chems: Ouh ! Ça picote ! Faut jamais négliger une équipe, la preuve en Coupe du Monde, le Costa Rica a grave été négligé et il a géré de dingue. Y'a aussi l'Algérie est pourtant, c'est l'équipe qui a fait le meilleur match contre le l'Allemagne.

KevinTrapp: Il a raison l'harissa !

Kurzawa: Depuis quand tu connais ça même ?

KevinTrapp: Depuis que je suis arrivé au PSG.

Chems: Miskin (le pauvre) , on l'a choqué avec l'harissa.

[...]

J'allais partir pour faire ma sieste après chaque entraînement. Mais Thiago Silva voulait me voir en urgence, c'est lui le capitaine de l'équipe. Même dans les vestiaires, c'est un peu le doyen du groupe, il donne toujours de bons conseils. Et, c'est lui qui nous donne les dernières directives avant chaque match. Après, c'est pas le meilleur défenseur du monde pour rien.

Chems: Tu voulais me voir ?

ThiagoSilva: Ouais bro, je voulais te dire que je suis super fier de toi. T'es un peu comme mon petit protège.

Chems: Merci ! Mais c'est un peu grâce à toi, direct tu m'as dit que j'avais du potentiel, et tu voulais absolument que je m'entraîne avec toi.

ThiagoSilva: C'est normal ! Tu es talentueux ! Sinon, pour ce soir, j'ai entendu le staff technique apparemment si tu mets le feu sur le terrain, tu seras un titulaire indiscutable. Donc, envoie tous ce que t'as !

Chems: Ah ouais ?!

ThiagoSilva: Ouais, je confirme !

Chems: T'as refait ma journée bro !

[...]

Les cris des supporteurs se font entendre: « Paris est magique ! »

Le stade est plein à craquer, on peut voir dans les gradins de très grosse star, comme Rihanna apparemment avec Kevin, il y a quelque chose. Il y a aussi les chefs d'États français. Il y a toute la France aussi qui est devant la télé.

Ça fait flipper, je peux vous le dire. Mais, vas-y, on va porter nos couilles.

L'arbitre fait le pile ou face pour savoir qui se met de quel côté, et qui a la balle en premier. Je me place à mon poste attaquant côté gauche. Je fais ma « Sourate ». Si je suis là, c'est pas pour rien, et je remercie Dieu chaque jour.

Le coup de sifflet est donné, on renvoie le ballon dans notre défense pour faire sortir l'adversaire, Thiago m'envoie la balle, je me démarque et je prends une accélération.

Je suis dans un autre monde, j'entends juste les cris des supporters, arrivé devant un défenseur, je lui fais un sombrero comme me l'a appris Thiago. J'en dribble plusieurs. Arrivé devant le goal, j'ai pas cherché à comprendre, je tire le plus fort possible.

La balle rentre dans le but, la personne qui commente qui créé BUUUTT ! comme un fou, tous les gradins se sont levés, j'entends BENZIA ! BENZIA ! ça fait du bien de d'entendre son nom de famille.

Thiago m'applaudit ainsi que toute l'équipe. C'était mon premier vrai but, mais je ne le fête pas, juste un DAB ça me suffit.

[...]

L'arbitre siffle la mi-temps, tous les supporteurs applaudissent, même les marseillais, nous sommes à 2-1, le deuxième a été marqué de tête par David Luiz, ce connard il a surtout marqué grâce à ses cheveux. Et le but de Marseille, c'est un but de Stambouli, ce con, il avait mis sa jambe, du coup la balle a tapé dessus et est rentrée.

Les marseillais font un bon pressing, ils leur manquent juste l'attaquant qui fera la différence. Franchement, je les respect.

Arrivé au vestiaire, direct je bois, on s'assoit tous pour avoir les dernières directives.

LaurentBlanc: Bon les gars, c'était pas mal. Zlatan, t'es pas dans ton match, par contre Chems continue comme ça !

BlaiseMatuidi: Le petit, il a marqué un but, le prochain but on le fête à deux, on danse comme les brésiliens.

Marquinhos: Et je vous rejoins.

BlaiseMatuidi: T'es sur le banc wesh.

Marquinhos: Pas grave, je viens quand même.

LaurentBlanc: Pire que des enfants. Sinon, deuxième mi-temps, Ibra tu sors et Chems, tu change de place, tu vas en pointe.

VanDerWiel: Allez les gars !

ToutelEquipe: ICI C'EST PARIS !

[...]

Je re-rentre sur le terrain, le public commence à crier. Je me place à ma nouvelle place, mais j'ai pas compris, il fait sortir Zlatan pour faire entrer Van Der Wiel. Un attaquant contre un défenseur, c'est pas logique, à moins qu'il veut faire une défense en béton. Mais personne peut lui dire quelque chose.

Le coup sifflet est donné, les marseillais ont cherché à marquer de loin, mais mauvaise idée le joueur est pas bon à ça, en plus on va pas se mentir, Kevin est bon dans les cages. Les minutes s'écoulent, fatigué ? Même pas, j'ai l'impression d'avoir de l'adrénaline.

Les marseillais essayent d'avoir un corner d'ailleurs, ils l'ont eu. Personnellement, j'y vais jamais, je reste souvent en dehors du groupe, histoire que si une balle est dégagée, je suis là pour la réceptionnée et finir le travail. C'est, ce qui se passe, Thiago m'a vu et a fait exprès de la dégager vers moi. Je cherche pas à comprendre, je cours comme si ma vie en dépend, j'ai une brochette de défenseurs derrière moi, y'a aussi Verratti qui suit ma course histoire de finir si j'y arrive pas. Au point de penalty, je cherche pas à comprendre, je vise la lucarne.

Tous le stade se lève et crie BENZIA ! avec Blaise et toute l'équipe, on commence à faire une samba.

Le match se termine, je prends mon drapeau de la Tunisie, j'oublierai jamais d'où mes parents viennent.

Je pars saluer le public. Et j'avance dans les tribunes, et là mon regard se stoppe, sur une femme, son visage me dit quelque chose. Je la fixe, elle a dû sentir mon regard, elle tourne la tête et me regarde. Elle me lâche un sourire, c'est bizarre, elle me fait penser à elle, Luna.

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