Chapitre 1
Jérôme : envoie le ballon oh toi aussi Mouketou!
Mouketou: attrapes
Jérôme: je l'ai
Je déjoue certains plans des défenseurs du camp adverse et j'arrive à marquer!
On à gagner! On à gagner! On vous à battus! On vous a mis les suppositoires! Nous chantons mon équipe et moi pour taquiner nos adversaires pendant qu'on va plonger à la rivière après ce bon moment de détente. Nous nous baignons chacun expérimentant ses talents de nageurs, moi j'aime les plongeons accompagnés de roulades arrières alors je m'aventure avec certains de mes amis sur un tronc d'Okoumé, abandonné, abattu par des forestiers, nous en faisons notre usage, on se place tout au bout du tronc, celui-ci situé a peut-être 5 mètres au-dessus de la rivière. Je me place le dos tourné à la rivière et saute en faisant un salto arrière, et je retourne une deuxième fois pendant ma descente dans l'eau
Les autres: beaux jeu
Moi: attendez un professionnel? Vous blaguez hein
Les autres: vantard
Mouketou: mans les bendelles là arrivent et Jérôme toi tu fais même comment avec l'histoire du retard de Véronique. Ah tonton tu sais que son boss est un mauvais.
Moi: je n'ai aucune idée des options, je suis plus fauché qu'un rat d'église et je ne me sens pas capable de dire à la vielle que j'ai enceinté Véronique.
Mouketou: mais dit à ta grand-mère, tu peux avoir confiance en elle peu importe les circonstances, les bendelles sont là, il faut trouver une solution tonton! Bientôt vous ne pourrez plus le cacher regarde son ventre dit-il en fixant Véronique qui posait son panier de linge sur une pierre près de la berge, elle était arrivés avec sa bande de copine, elles étaient 4 Véronique, sa sœur, et deux autres filles du village qui étaient leurs amies. Nous étions à près de 200m d'elles mais comme nous étions sur le tronc on les voyaient clairement, Véronique avais pris des bidons et se dirigeant vers la rivière je vis sous son pagne qu'elle n'avait comme seul vêtement, une petite courbe sur son nombril, Mouketou avait raison on ne pourrait plus le caché longtemps. Je la regardais elle était belle Véronique avec son teint noire, ses cheveux noires tressés en civiles affinaient ses traits qui révélaient un nez fin, entouré d'une paire yeux de biches magnifié par un regard innocent et doux au pupilles noires, ses lèvres pulpeuses et roses séduirait un prêtre, elle avait des courbes belles et sauvages en harmonie avec sa morphologie, la chute de ses reins éveillait mes instincts sauvages, nous vivions notre relation en secret depuis un an et demi et maintenant la voilà enceinte, il n'y a qu'elle, sa sœur et notre bande qui le, savons pour le moment. Avec son père qui est le chef du village la situation est assez délicate, mais je tiens à elle et je n'aimerai pas la perdre je voudrais bien qu'elle soit ma femme mais avec ma petite situation de boy chauffeur ça peut être compliqué. De toute façon advienne que pourra, je compte essayer d'en parler à, ma grand-mère. Je descends de mon tronc et me rapproche du groupe des filles, Véronique qui est entrain de remplir ses bidons un peu plus loin se tourne et le regarde avancer.
Moi: bonsoir ma belle comment tu te sens aujourd'hui
Véronique : ça va à part que chez moi les soupçons commencent à germer donc je ne sais plus comment faire.
Moi: .... J'en parlerai à Ma Maranga ce soir on va trouver une solution
Véronique: ok, tu n'as pas un bon porc épic pour moi? J'ai envie de mangé ça depuis le matin.
Moi: j'en est du fumé à la maison, je viens te déposer ça si tu veux.
Véronique : non je vais prendre ça quand on va rentrer de la rivière tu m'attends derrière votre cuisine comme c'est près de la route de la rivière.
Moi: ok
Nous rentrons les gars et moi au village et nous nous séparons Mouketou et moi devant chez moi, car il habite un peu plus loin. Lorsque j'arrive je trouve 2 hommes et 3 femmes assis près du feu de la cour. Je salue et vais dans la case et trouve ma mère et ma grand-mère en train de faire des mixtures.
Moi: Mbolo
Elles: Mbolo Jérôme
Maman: donne-moi la calebasse qui est devant la porte de mam
Moi en lui tendant la calebasse qui contenait un liquide verdâtre, les gens là c'est qui?
Ma grand-mère: ils sont venus avec une dame elle est dans la case des malades allongée, un serpent la piqué à la plantation et ils sont venu pour ça, il faut agir vite. Magotsi va chercher kindou (la cloche traditionnelle) et le (pimby) caolin et tu prends la calebasse du mirouga, je vais prendre le seau on va la laver dans la case, elle n'a pas assez de force pour aller à la douche. Ma mère se lève et commence à exécuter les directives donnés par mémé, puis elle sort de la maison, mémé qui est allé dans sa chambre, ressort et va rejoindre maman je suppose. Je vais prendre le porc épic et me dépêche d'aller le donner à Véronique. J'attends presque 30 minutes avant de les voir arriver Véronique reste pendant que les autres avancent.
Véronique: merci, trouve la solution
Moi: ok
Je rentre et vais me servir dans la cuisine ou je trouve du sanglier au chocolat indigène avec de la banane mure et des atangas (safou). Je me régale et lorsque je termine de nettoyer les lampes j'entends maman et mémé rentrer.
Mémé: ça va aller Dieu est grand.
Maman commence à ranger les affaires avec lesquelles elles sont venues, je sors allumés les lampes, ma grand-mère me rejoint
Mémé : Jérôme ça va
Moi: ah mémé je voulais même te parler, tu sais c'est difficile je ne sais pas
Mémé: ah je ne suis pas ta bonnamie
Mou: fille du chef manfoumbi, Véronique
Mémé: hum
Moi: elle est enceinte de moi
Mémé: mamo mon mari oh tu m'as trouvé la rivale. On va aller voir ses parents et tu sais que j'avais guéris son frére quand il ne voyait plus.
Moi:mais toi meme tu connais ta fille!
Mémé: ah mou cisse (laisse la) je vais tout arranger, on s'approche ensemble de la maison avec les lampes lorsque l'on aperçoit des silhouettes debout on s'approche et je distingue clairement Véronique, sa mère et son père. Véronique me jette un regard désolé, je la rassure par mon regard et remercie le ciel de m'avoir permis de parler avec mémé.
Mamfoumbi: bonsoir Ma Maranga
Mémé: mboulouaniooo, rentrez ici il y'a les fourous
Commente, Like et partage
Chapitre 2
Ma mère surprise: Mboulouaniooo
Mettant des tabourets pour que nos invités puissent prendre place. Lorsque tout le monde est assis.
Mémé: Magotsi va chercher de l'eau pour nos étrangers. Mamfoumbi a missamou (les nouvelles)
Mamfoumbi: Maranga je viens de bonsoir pour un problème qui m'as touché du plus profond de mon ceire (coeur), ma fille Yossou est déjà enceinté jusqu'à la narine lorsque sa maboule de mère l'a si. Tu demandes ah moine Yossou qui t'a ceinté elle dit Jérôme. Donc nous y voilà chez njerome
Mémé: ah tu t'es déplacé la nuit la nuit je comptais venir te voir mais comme j'ai eu une malade je n'ai pas trouvé l'initiative
Moi: mémé le temps!
Mémé: ah laisse-moi ton français, en continuant je disais que je comptais venir te voir pour t'expliquer cette situation les yeux vivants, pour qu'on puisse voir comment arranger les choses< le fruit d'un arbre ne peut tomber que sous cette arbre>, nos enfants eux sont en l'âge du mariage, faut pas on se mentir, on a encore la dot de Moumbéki qui est là nous viendrons prendre Yossou quand tu vas me le demander si vous êtes avec mon point de vue.
Moi: d'accord
Mémé: tchip
Ma mère qui était revenue ne disait rien mais me regardait avec un air de déception, son regard était à la fois sévère et surpris. Je baissais les yeux, pendant tout ce temps je cherchais Véronique des yeux mais elle gardait sa tête baissée.
Mamfoumbi: je suis très d'accord mais il faut savoir qu'il faut qu'il paye pour l'adultère car il a dishonoré Yossou.
Mémé: ce sera pris en compte il ne faut pas se mettre l'inquiétude dans le cerveau dites-nous la date on va venir.
Mamfoumbi: d'accord bon kou valoua nouooo (au revoir)
Nous: hum
Mémé: dibéti diboti (bonne nuit)
Maman: donc Jérôme toi c'est la fille de Mamfoumbi que tu es parti enceinter? UN vampireux comme ça? Péni arou ka rou songue bane bangeny( ton zizi que pour coucher les enfant d'autrui),l'école ya pas si ce n'est faire le boy chauffeur avec ce maboulo de Mouketou, moi je ne suis pas dedans. Et Mame toi tu savais meme pas me dire.
Mémé: te dire quoi? Avec ta bouche comme les fesses de la gazelle que tu as déjà ouvert ta bouche. On peut te dire quoi? Voilà Mamfoumbi n'est pas encore sorti du terrain mais tu dis qu'il est sorcier! Yendi se boke tayarouè? Néssi jèrome a se vè dimi moine manfoumbi, diambou y? Sa dibagal? À y ne ngoudou rou mou rongue. (C'est lui qui a tué ton père? Même si jèrome à enceinter la fille de Mamfoumbi le problème est où? N'est-ce pas un homme, il a la force de prendre une épouse.) Moi je vais veiller la malade. Jèrome il faut préparer avec tes amis je connais Mamfoumbi il viendra ici donner la date d'ici là. Elle sort sans rein ajouter ma mère qui n'a rien répondu frappe trois fois dans ses mains et se met à ranger. Je vais dans ce qui me sert de chambre m'allonge sur mon lit en laines recouvert de bonnes pailles, je suis heureux que ma grand-mère est pu apaiser les tensions et Véronique deviendra ma femme.
Ma grand-mère, est mon havre et mon réconfort ont est revenus vivre avec elle (maman, mes deux sœurs et moi) j'avais 9 ans lorsque papa est décédé lors d'une partie de chasse, maman ne pouvant pas se remarier car papa n'avait que des sœurs, elle est venue retrouver mémé, qui après la mort de son mari à choisit de se consacrer à aider son prochain! Ce don pour la guérison, je le côtoie tous les jours ou presque ma grand-mère est une guérisseuse comme dirait certains, elle utilise les plantes, les écorches et les arbres pour concevoir des mixtures, des bains, lavements pour toutes sortes de maux, elle n'a jamais laissé mourir quelqu'un après voir accepté de le soigner, elle n'est pas mystique mais ce sert des plantes pour accomplir tous ses rituels, ce savoir lui vient de sa mère, elle aide beaucoup de personnes mais reste humble, elle est spéciale. Mes deux grandes sœurs sont à la capitale provinciale chez une cousine à notre père ou elles vendent des tubercules et du manioc au Carrefour des jeunes. Je les vois souvent car étant boy chauffeur de Touré qui fait le tronçon entre la capitale provinciale et le village, Mouketou et moi on essaye de se débrouiller comme cela des fois Touré nous donne de petits cours de conduite, Mouketou y arrive pour l'instant mieux que moi mais ça ira, je m'endors avec le sourire aux lèvres.
Mémé me réveille le matin, jèrome il faut te réveiller iende youé bongue mali niaro vague mouloubou bilongou (va chercher les citron je veux faire le seau de médicaments) je me lève et vais derrière la cuisine avec ma brosse à dent je prends une pincée de sel et je lave mes dents. Je vois mémé et maman faire sortir une dame de l'âge de ma mère à peu près elle marche mais meme et maman la soutienne elle a un garrot sur la jambe. Je vais derrière la cuisine et emprunte la route de la rivière a 100m il ya un citronnier. Je cueille des citrons et retourne à la maison, les remettre à ma grand-mère qui les amène à la douche en tôle surement pour baigner sa malade.
Je mange les restes de nourriture de la veille et je file chez Mouketou que je trouve devant sa case en train de manger des cassada et un bouillon de machoirons.
Mou: moine missamou(les nouvelles)
Moi: ah Mamfoumbi est venu voir Ma Maranga hier pour l'affaire de la grossesse, on a convenu que l'on fera le mariage d'ici peu de temps
Mouketou: moine et que toi avec la femme, Véronique sera ta bendelle titulaire vraiment, mine de rien tu vas faire les choses de l'amour sans te cacher
Moi' je tu Dis oh
Mou: mais faut bien garder la pauvre fille tu sais que le vieux Mamf's c'est un chieur (s'énerve mal)
Moi: je sais en tout cas je veux que vous m'aidiez à faire la chasse et la pêche pour préparer tous cela.
Mou: ah on va t'aider mais tu nous donne ton vin de palme qui est à la plaine là, c'est déjà bon!
Moi: comme tu veux soulard.
Nous rions de bon cœur et lorsque Mouketou termine tout ce qu'il à faire nous nous dirigeons vers les bois pour jeter un regard comme d'habitude à nos pièges.
Mou: tu sais que là où on a manqué le boulot aujourd'hui et demain encore Traoré risque de beaucoup parler!
Moi: ah on lui dira qu'on à aider les grands-mères dans les champs.
Mou: toi tu as solution à tous problèmes.
Nous faisons le tour de nos pièges mais sommes déçus car ils sont vide c'est découragés que l'on se dirige vers mon palmier pour y savourer du bon vin de palme. Arrivé au palmier on s'assoit et je commence le nettoyage et recueil le bon nectar, je goute une bonne gorgée et tend la dame Jane a Mouketou qui fais la meme chose.
Moi: ah ça! C'est un vibrator!
Moi: ah ah ah
Mou: ça me fait un grand bien, après une matinée à l'eau, un bon vin de palme me redonne envie de rire. Tu sais que le vin c'est ma faiblesse. Nous passons du temps à boire, parler et rigoler puis décidons de rentrer, en se rapprochant de la maison nous apercevons Le chef qui s'éloigne.
Mou: tonton Manfoumbi était chez toi ça doit être pour la date
Moi: oui je vais demander dis-je en hâtant le pas. Je trouve mémé assise en train de faire un paquet de silures.
Moi : mémé Mamfoumbi est venu fixer la date ?
Mémé : il a dit après-demain donc il faut aller à la chasse demain, mais je dis hein Yossou là à la durée de grossesse de combien ?
Moi : je glousse de rire, mémé on dit enceinte de combien de mois. Elle doit avoir 5 mois
Mémé : mais toi la tu es maboule hein, tu laisses le ventre comme ça tu as meme la chance qu'elle a un petit ventre de toute façon on payera pour l'adultère.
Moi : ou est maman ?
Mémé : elle est partie à la pêche pour avoir du poisson pour le mariage. J'eu un pincement au cœur ma mère était de celle qui n'exprimaient leur affection que par les gestes il faut dire que son environnement immédiat à fait en sorte qu'elle soit cette femme forte qui c'est toujours battu pour nous. Malgré quelle m'avais engeulé elle allait quand meme à la pêche pour moi. Je n'ai jamais eu la discussion facile avec ma mère pas qu'il est un problème en particulier mais je parle mieux avec ma grand-mère et surtout des histoires personnelles. Mais sinon je m'entends bien avec ma génitrice.
Moi : elle n'est plus fâchée ?
Mémé : es ce qu'elle était fâchée, c'est le bruit cadeau !
Moi : et ta malade ?
Mémé : elle dort ça va beaucoup mieux surtout depuis qu'elle a vomi, la fièvre est tombée je lui donne 2 jours elle pourra continuer à faire les bagarres dans le village
Moi : krkrkrr
Mémé : je te dis cette femme, tu ne sais pas que c'est la rivale de tate Mbuiri celui qui c'était cassé la jambe....... Et on est parti pour de longues explications.
Moi : oui, bon je vais nettoyer mon fusil pour la chasse demain et je vais dire à Mouketou qu'on va chasser demain !
Mémé : hum, dis à ma Yuma (mère de Mouketou) que j'ai fini sa pâte pour chasser les rhymathismes(rhumathismes).
Moi : d'accord, dis-je en me dirigeant vers la maison
Commente, like et partage
Chapitre 3
Ce fameux jour vers midi, les parents de Véronique sont venus et sont allés dans le corps de garde car le mariage est célébré par un chef coutumier et la présence des sages (vieux) est irréversible car ils se doivent d'être présent pour l'union d'un des enfants du village avec un membre du village ou ceux d'un village voisin. Leurs présences n'est pas négligeable car ils sont au courants de toutes les situations meme celles qui paraissent anodines, de tous les quiproquos entre habitants des villages alors leurs accords est quelque chose de très important. Dans mon cas il n'y a pas de soucis mais nous avons déjà assisté à des refus d'union pour des raisons de problèmes entre villages ou des disputes entre certaines familles pour des plantations ou sorcellerie. Il est important de savoir que un enfant issu d'un village ne peut épouser une femme d'un village avec lequel les habitants de son village sont en mauvais termes car les anciens jugent qu'une étincelle dans le couple peut embraser le village et causer une guerre.
Véronique et ses parents étant au corps de garde nous allons les rejoindre ma famille et moi sans oublier Mouketou. Nous prenons place en face de ceux-ci et le mariage commence. Les anciens débattent et fixent le prix de la dot qui est symbolique, les présents sont présentés à la famille de Véronique, ma grand-mère se charge de payer l'amande. Tout est scellé nous écoutons les conseils des sages sur la vie en couple qui est souvent parsemée de plusieurs hauts et bas. Puis les grandes personnes boivent le vin de palme, pendant que les femmes apportent des mets succulents aux hommes. Mouketou et moi ça nous fais bizarre d'être la assis au corps de garde alors que nous y venions lors des convocations des anciens pour nos bêtises, ou lorsqu'un ancien voulait te confier des tâches. Les anciens se passent le vin et la dame Jane arrive a nous Mouketou et moi on se regarde d'un air complice puis je bois une bonne rasade de vin.
Un ancien: mon fils tu es devenu véritablement un homme alors tu pourras venir voir l'un de nous au cas de pépin. Tu ne dois pas badiner avec elle hein et faut pas tout lui dire tu connais les interdits ils restent les mêmes marié ou pas. Et toi Mouketou ce sera quand?
Mouketou: un jour viendra pape
On rigole de bon cœur, il a été convenu que Véronique rejoindra le domicile conjugal demain, elle sera accompagnée par sa famille comme le veut la coutume. Elle habite à l'autre bout du village et sa vie sera désormais chez moi, c'est fou ce que la vie est bizarre ma belle Véronique les conditions ont enfin pu être réunis pour que nous soyons aux yeux de tous un couple accepté, je saute de joie à l'intérieur de moi. Pendant toute la cérémonie elle a fui mon regard et des que les femmes ont libérés je sais qu'elle a dû dire un merci muet au ciel. Cette timidité respectueuse est je pense ce que j'aime en premier chez Véronique. Elle avait des tresses faites de fil entourant des touffe de cheveux de la racine à la pointe ,sur toute la longueur sans laisser d'espace le tout raccordé d'une façon assez étrange mais donnant un parfait résultat visuel. Elle portait une robe que je lui avait ramené de la ville, arrivant aux genoux et fleuris cette robe ressemblait à ma Véronique. Son ventre se voyait beaucoup mieux peut être le fait qu'elle n'est plus besoin de le dissimuler était l'un des facteurs de cette soudaine grosseur, on la gardé longtemps notre secret pas étonnant que l'on en soit arrivé là. Nous passons encore un moment ensemble après le repas puis nous nous retirons Mouketou et moi.
Mou: le vieux sorcier Mougoula il me cherche hein, il veut que je me Marie pourquoi?
Moi: Krkrkrkr qui t'as dit qu'il est sorcier toi la!
Mou: mais toi tu es ignare, tu n'as pas entendu Mayombo raconter à la rivière la dernière fois que la femme de Samba( boutiquier du village voisin) était en train de ranger sa cuisine avant d'aller dormir elle a vu un feu-follet elle est partit réveiller Samba, qui est venu avec le fusil et la lampe et a commencer à fouiller aux alentours pour regarder s'il y avait quelque chose d'anormal, figure toi qu'ils ont vu Mougoula qui marchait dans la nuit et les a salués! Tu peux me dire ce qu'il faisait à plus de 21h à plus de deux kilomètres de chez lui? C'est un vrai sorcier et tu sais que sa fille ne vient plus le voir il marrait que c'est lui qui à bloquer le ventre de sa petite fille pour qu'elle n'enfante jamais!
Moi: oh, si vous dites que c'est un sorcier c'est bon
Mou: toi tu vois bien les choses des sorciers tous les jours mais lorsque l'on te dit que tel ou tel est sorcier tu n'aimes pas croire. Tu penses que qui fais la sorcellerie la? Les 15(fusil nocturnes) que Ma Maranga soigne tous les jours tu ne vois pas ça? Il faut toujours continuer à douter toi meme.
Je rentre et lendemain Véronique rejoint notre maison en tant que ma femme. Les jours passent et se succèdent. J'ai repris mon petit boulot avec Traoré et je m'améliore, je suis capable de déplacer la voiture jusqu'au village. Je me suis mis à faire des économies pour passer un permis de conduire afin de pouvoir avoir un rôle de d'adjoint chauffeur, Traoré est celui qui m'a permis d'avancer la somme demander pour commencer les cours, donc j'ai 2 heures de cours par jour et le soir je rentre et trouve ma Véronique elle me fait des petits plats que j'aime bien, avec maman et mémé tout se passe bien. Elle accompagne mémé aux champs, elle aide dans les travaux au point ou mémé lui demande de se reposer. Tout va bien. Je me prépare et vais attendre traire qui nous prendra sur son passage.
Moi: bonjour Mouketou
Mou: ça va? Ah Traoré est là!
Nous embarquons et la voiture continue son trajet s'arrêtant pour prendre des villageois.
Il y'a une vielle femme qui est en train d'aller régler je suppose un différent de son petit-fils à son lycée.
La vielle: ti é la pou baiser partout patou, tu ne sais pas que le Banga**** parle avec l'eau, tu n'as meme pas ine (une) centime, nous y voilà maintenant dans les problèmes Massandé t'y ne comprend pas tu vas rytrouver ta mère qui ne connait que boire le vigno au bar de Mouila. Je ne sais pas ce que j'ai fait les enfants que les bonariens. Les braqueires ou les soulards, nyamby tu m'as percé le ventre.
Le petit fils ne répond rien mais je vois qu'il est embarrassé.
Mou: ah maman les jeunes de maintenant la sont comme ça
La vielle: hein mon fils les enfants de désormais la, ne veulent pli écouté nous la vieillesse, eux disent les vieux, en se tournant vers son petits-fils ti pense que je suis né vielle, moi aussi j'avais les seins debout à 12h si ce n'est pas la grossesse de ta mère couillonne la qui a fait tomber ça à 17h.
Tout le monde éclate de rire, vraiment nous entendons de ses histoires dans ce bus.
Arrivé à la capitale je file à mes cours et vais retrouver Traoré et Mouketou qui en sont à leur deuxième tour. Ils sont dans un restaurant ou nous sommes abonnés car il est au lieu de chargement du bus. La gérante nous connaît bien et nous chargeons nos téléphones dans son bar car au village l'électricité est un luxe. Le téléphone que je charge est celui de maman. Il y'a du courant, chez certains au village qui ont des enfants bien placé dans le pays, enfin qui travaillent et ont la possibilité d'acheter un groupe électrogène et aussi chez les hommes politiques dans leurs maisons de campagne comme ils disent, eux ont les moyens de mettre du gasoil à outrance.
Moi: bonjour Florence
Flo: bonjour ça va ?
Moi: le pays glisse mais ça va on est à genoux
Mou: moi je suis déjà à terre. Je dis hein Florence toi tu ne m'aimes plus hein? Je viens ici tu ne me demandes meme pas les missamou (nouvelles)
Flo: ah Mouketou laisse-moi. Elle va dans sa cuisine et nous mangeons puis reprenons le trajet, je m'arrête pour faire un coucou à mes sœurs Matamba et Whouamy qui envoi de la nourriture pour nous. C'est repu que je m'allonge sur mon lit avec à mes cotes ma belle Véronique et notre futur bébé.
Commente, Like et partage