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Le sang des vampires

Le sang des vampires

Auteur:: CIELLA
Genre: Loup-garou
Alisée a beau être une vampire âgée de plus d'un siècle, elle n'a jamais mis les pieds sur la terre de son espèce. De cet endroit maudit, elle ne connaît que les mille rumeurs qui circulent, en particulier celles concernant son cruel et mystérieux souverain. Pourtant, lorsqu'elle est contrainte de se rendre en ce sombre royaume, elle ressent tout, sauf de la peur. Même quand elle est offerte au roi, seul vampire s'abreuvant du sang d'autres immortels, elle se refuse à trembler. Parce que quatre-vingt-deux ans plus tôt, c'était une autre personne qui se sacrifiait à sa place. Et elle est bien déterminée à la retrouver, peu importe ce que cela doit lui coûter. Mais dans un palais infesté de vils courtisans prêts à tout pour asseoir leur pouvoir, le prix peut bien vite s'enflammer. D'autant plus lorsque tout le monde semble avoir quelque chose à cacher, à commencer par le maître des lieux. Celui qui grâce au sang versé par une rose, serait devenu le premier maudit de ce monde...

Chapitre 1 01

Le sang. Voilà tout ce qu'Adrian voyait. Imprégnant le tapis de neige blanche, se répandant autour des deux corps qui gisaient sans vie, le liquide rouge traçait son chemin sur les flocons jusque-là immaculés. Il se mélangeait aux longs cheveux blonds de l'un des cadavres, teintant d'écarlate les douces mèches dorées.

Le froid cinglait le visage d'Adrian, mais il ne le sentait pas. Debout face à ce spectacle macabre, il ne parvenait à détourner les yeux de l'hémoglobine, qui lentement, gagnait du terrain. Il resta immobile lorsque les pas de son frère parvinrent à ses oreilles, atrocement lourds, bruyants... Assommants.

- Que s'est-il passé ?

Francisco se figea en découvrant la scène sanglante, avant de se laisser tomber à genoux près des corps inertes. Il murmura sans relâche un même prénom, osant à peine toucher le visage blême de celle qu'il appelait. Comme si cela pouvait la réveiller, il la secoua, d'abord doucement, puis de plus en plus fort. Ses efforts restèrent vains. Il se tourna brièvement vers le second cadavre, avant de remarquer une rose qui se trouvait entre les deux morts.

Comprenant que la fleur, aussi belle était-elle, ne lui apporterait aucune réponse, il leva ses yeux emplis d'effroi vers Adrian.

- Tu... Tu les as trouvés comme ça ? Tu as vu quelqu'un partir ? Et puis pourquoi...

Il se tut. Trop bouleversé pour le remarquer auparavant, il voyait enfin dans quel état se trouvait son frère. Le regard perdu sur cette rose aux pétales écarlates et aux épines argentées, ce dernier ne prêta pas attention à la terreur croissante qui gagnait Francisco.

- Qu'est... Qu'est-ce que tu as fait ? Adrian...

L'interpellé ne réagit pas.

Ce qu'il avait fait ? Il avait découvert combien coûtait une rose, tout simplement.

Et ce prix, il le payerait toute sa vie.

Alisée trouvait qu'en un siècle, le confort des carrosses s'était fort peu amélioré. Elle se souvenait encore de son premier long voyage, près de quatre-vingt-dix ans auparavant. À l'époque, elle n'était qu'une petite fille curieuse rêvant de découvrir le monde. Pourtant, le trajet lui avait paru atroce. Lorsque l'attelage était enfin arrivé à destination, elle avait bondi à terre en s'écriant :

- Plus jamais je ne monterai dans une de ces carrioles ! Existe-t-il pire torture que de passer des heures enfermée ainsi ? On ne peut même pas lire sans attraper la nausée !

C'était sans compter les cris de ses cinq frères et soeurs qui n'avaient cessé de brailler et de s'extasier à propos de tout et n'importe quoi. Tous étaient bien trop excités à l'idée de s'installer dans un nouveau village, qui leur réservait sans doute mille surprises. Damien espérait pouvoir y jouer de son violon devant des centaines de loups-garous, tandis que les jumelles, Malaïka et Nehanda, souhaitaient trouver un nouveau professeur de danse. Quant aux deux petits derniers, voir leurs aînés si enthousiastes suffisait à leur faire pousser des exclamations impatientes.

Hélas, aucun d'eux ne savait quelle destinée les attendait.

De longues années s'étaient écoulées depuis cette arrivée pleine de promesses. À présent, Alisée aurait donné n'importe quoi pour revivre ce bruyant voyage. Entre-temps, elle avait découvert qu'il existait bien pire que des carrosses sombres et étroits.

Cependant, elle devait reconnaître que les longs trajets ne faisaient toujours pas partie de ce qu'elle préférait. Sentir son dos taper contre le siège au moindre à-coup, être enfermée dans un espace réduit, devoir attendre que le temps passe sans pouvoir trouver une quelconque occupation... Tout cela lui était difficilement supportable, d'autant plus depuis qu'elle était devenue une vampire.

À cause de son audition surnaturelle, elle entendait les sabots des chevaux marteler le sol dans un abominable fracas. Si elle parvenait parfois à oublier ce désagréable bruit de fond, il rendait impossible toute tentative de lecture. Pour preuve, même si le livre qu'elle lisait était l'un de ses préférés, cela devait au moins faire une heure que ses magnifiques yeux marron parcouraient la même phrase.

Elle referma doucement l'ouvrage, puis regarda à travers l'une des minuscules fenêtres du carrosse. Au-dehors, tout était plongé dans l'obscurité. Elle devinait de temps à autre la forme de quelques arbres, mais là était bien tout ce qu'elle pouvait voir. Malheureusement, il lui était impossible de voyager autrement que de nuit. Comme tous les autres vampires, si elle s'exposait à la lumière du jour, les rayons du soleil auraient tôt fait de brûler sa peau métisse. Cet aspect-là des buveurs de sang était sans doute celui qu'elle supportait le moins... Si seulement il n'y avait que ça, pensa-t-elle tristement.

Ne souhaitant pas se perdre dans des lamentations inutiles, elle porta son attention sur la petite fille qui lui faisait face. La lanterne accrochée dans le carrosse éclairait le regard vert de Kristal, perdu au-delà de la fenêtre. Depuis qu'elles avaient quitté la Terre des Loups, elle affichait un calme surprenant. Avec ses longs cheveux roux éclatants, sa posture altière et son beau visage de poupée, il était facile de se méprendre sur sa nature. N'importe qui l'aurait prise pour une innocente jeune fille de douze ans, amenée à devenir une femme à la beauté remarquable, fiancée idéale pour tout homme recherchant une douce épouse.

Mais dans un monde où régnaient des vampires à l'apparence éternelle, mieux valait ne pas jeter son dévolu sur la première venue... Malgré son aspect enfantin, Kristal était en réalité une immortelle de soixante ans, enfermée dans un corps de gamine jusqu'à la fin de ses jours.

Chapitre 2 02

Alisée eut à peine le temps de lisser les plis de sa robe rouge que déjà, un garde venait d'apparaître derrière les grilles métalliques. S'attendant sûrement à accueillir certains membres de la Cour, il s'apprêta à ouvrir l'un des battants, avant d'observer de plus près les visiteurs. Les barreaux découpaient son visage à l'air morne et strict. Il fronça le nez face aux bracelets rouges des deux cochers lycanthropes, puis déclara d'une voix sifflante :

- Puis-je savoir ce que vous faites ici ? Vous savez que vous n'avez pas le droit de fouler cette...

- Nous avons une autorisation, l'interrompit l'un des loups, visiblement pressé d'en terminer avec cette mission. Nous sommes chargés de vous livrer ces trois vampires. J'ose espérer que le Conseil d'Attribution n'est pas terminé ?

Le garde les toisa encore quelques instants. Ses yeux perçants rappelant ceux d'un rapace s'attardèrent sur Alisée, mais elle ne flancha pas. Il finit par ouvrir une petite porte découpée dans l'une des grilles, puis fit signe aux buveuses de sang d'avancer.

Dame Miranda resta plantée sur ses pieds de longues secondes, comme si elle résistait à l'envie de s'enfuir grâce à sa vitesse surnaturelle. Elle jeta finalement un rapide coup d'oeil en direction d'Alisée, avant de passer le seuil du battant. Les deux autres la suivirent sans tarder et le garde referma aussitôt la porte derrière elles.

- Une dernière chose, fit l'un des loups en sortant une enveloppe de sa poche. Au moment de l'Attribution, donnez ceci au roi ou au chef de clan qui sera présent.

Même si cela sembla lui coûter, le vampire se saisit de la lettre à travers les barreaux. Il haussa les sourcils face au sceau de cire rouge qui y était apposé, mais ne fit aucun commentaire.

- Dépêchez-vous, se contenta-t-il de dire à l'intention des trois nouvelles arrivées.

Il s'élança ensuite d'un pas vif dans la cour intérieure du château, tandis que les loups-garous regagnaient le carrosse en toute hâte. Impatiente de mettre un terme à la légère appréhension qui commençait à la gagner, Alisée fut la première à suivre le garde.

La cour qu'elle traversa était entourée de hauts murs de pierre, si bien qu'elle dut se tordre le cou pour apercevoir le ciel noir. Aucun ornement particulier ne venait habiller l'endroit, hormis quelques branches de lierre qui grimpaient le long des parois. La jeune vampire dépassa une pauvre fontaine sans eau, dont le granite était recouvert de mousse. Pour une première entrée en matière avec le légendaire château de Mendoza, Alisée ne put que constater sa déception.

Quitte à passer ses derniers jours dans un palais, elle aurait autant préféré que celui-ci soit digne de ce nom.

Le garde ouvrit une petite porte métallique, qui les mena dans un large couloir peu éclairé. Il y régnait une affreuse odeur d'humidité, faisant grimacer la délicate Kristal. Sans aucune ouverture sur l'extérieur, le corridor ressemblait presque à une grotte.

Derrière ses pas, Alisée entendait ceux de Dame Miranda et la petite rousse résonner, mais elle ne se retourna pas pour les voir. Gardant la tête haute, elle s'efforçait de calmer ses pensées de plus en plus agitées au fur et à mesure qu'elle avançait. Toutes ses réflexions s'animaient pour une seule et même personne, lui remémorant de lointains moments passés à ses côtés. Elle savait cependant que ses espoirs étaient sûrement vains, et qu'il valait mieux ne pas trop les laisser s'enflammer. Tu ne le trouveras sans doute pas cette nuit. Ni la prochaine, d'ailleurs. Ou peut-être même jamais.

Quand le couloir prit fin, ce fut pour déboucher sur une nouvelle porte en bois très simple. Cette sobriété omniprésente laissait à Alisée une drôle de sensation. Elle avait lu suffisamment d'histoires sur le roi pour savoir que la modestie ne faisait pas partie de ses qualités. Les fastueux événements royaux n'étaient pas connus aux quatre coins du monde pour rien. La Cour des vampires était indissociable de son légendaire luxe et des excès en tout genre qui l'accompagnaient.

Chapitre 3 03

Le roi des vampires avait au moins un mérite : celui de faire travailler les fabricants de portes de son royaume. Des centaines de battants s'étalaient le long des couloirs tortueux du palais. Chacun renfermait de nouvelles pièces, ou de nouveaux corridors. S'efforçant de suivre le valet lui servant de guide, Alisée sentait la déception monter en elle à chaque pas. De toute évidence, le château abritait un très grand nombre de personnes.

Retrouver l'une d'elles parmi ce labyrinthe se révèlerait encore plus compliqué que ce qu'elle avait escompté.

Au moins ne pouvait-elle pas se plaindre de son nouveau cadre de vie. Comme elle l'avait deviné, les parties du château accessibles au grand public ne reflétaient en rien le reste des lieux. Éclairés par de délicates bougies installées dans de sublimes candélabres dorés, les couloirs qu'elle traversait témoignaient tous d'un luxe du meilleur goût. Les murs étaient peints dans des tons clairs, et décorés de tableaux ou de miroirs qui s'accordaient parfaitement avec leur teinte. Rien n'était surchargé, mais grâce à la finesse des détails de chaque ornement, la richesse du maître des lieux ne faisait aucun doute.

- Vous vous ferez vite au dédale du palais, lui indiqua son guide comme s'il lisait dans ses pensées. Vous n'aurez qu'à demander à Nessa ou moi de vous aider.

- Nessa ? répéta Alisée sans savoir de qui il parlait.

Sa voix légèrement rauque lui rappela que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas parlé.

- Celle qui s'occupera de vous le temps de votre séjour.

Le jeune homme ne se montrait pas particulièrement désagréable, mais il semblait peu enclin à la conversation. Au bracelet blanc qu'il portait, la vampire remarqua qu'il était un Neutre. Inoffensif, donc. Si elle voulait mener à bien sa petite enquête, autant commencer avec lui.

- Savez... Savez-vous combien de temps le roi garde-t-il les cadeaux qui lui sont offerts ? s'enquit-elle d'une voix volontairement hésitante, comme si sa question était animée par la crainte.

Une part d'elle avait réellement peur, d'autant plus depuis que son poignet avait été entaillé avec brutalité. Les interminables couloirs lui donnaient le tournis, et le sentiment qu'elle s'apprêtait à chercher une aiguille dans une botte de foin aussi. Elle était cependant plus près de son but que jamais, alors il lui fallait user de toutes les cartes à sa disposition. Et cette fois-ci, elle s'interdisait celle de la lâcheté.

- Cela dépend, répondit le valet en entamant la montée d'un énième escalier en colimaçon. Parfois, Sa Majesté se débarrasse de certains membres de la Réserve au bout d'à peine quelques secondes, tandis qu'il en conserve d'autres pendant plusieurs années.

Alisée s'agrippa à la rampe pour ne pas flancher. Quelques secondes ? s'horrifia-t-elle intérieurement. Concentre-toi plutôt sur la deuxième partie de sa réponse.

- Et qu'entendez-vous par plusieurs années ? fit-elle en se retenant de demander si quatre-vingt-deux ans étaient possibles.

Le domestique se tourna brièvement vers elle, comme si sa question l'intriguait. Elle était si épuisée par son long voyage qu'elle manquait peut-être de tact. Quelle idée avait-elle eu de jouer les curieuses avec le premier inconnu ?

- On raconte que certains ont tenu une centaine d'années, déclara-t-il en passant une main dans ses cheveux roux. Je ne suis pas très au point sur les détails, cela fait peu de temps que je vis ici. Mais ne vous en faites pas, ajouta-t-il avec un petit sourire timide, si c'est cela qui vous inquiète, je doute que Sa Majesté se lasse très vite de vous.

Si cette fichue beauté pouvait enfin m'apporter autre chose que des ennuis, eut envie de répondre Alisée. Comme il se montrait finalement plutôt amical et conciliant, elle aurait voulu lui poser davantage de questions. Mais après quelques mètres dans un nouveau couloir, il s'arrêta devant une large porte à double battant. Il l'ouvrit et précéda sa visiteuse dans ce qui allait devenir sa nouvelle chambre.

Le lendemain soir, à son réveil, Alisée trouva sa malle posée devant sa porte. Elle s'empressa de l'ouvrir et poussa un soupir de soulagement en retrouvant ses livres préférés, nichés au milieu de quelques robes. Si elle avait su la quantité de tenues qui l'attendaient au palais, elle ne se serait pas encombrée de ces tissus inutiles... Elle aurait ainsi eu plus de place pour entasser d'autres ouvrages. Quand elle pensait à tous ses pauvres livres qu'elle avait abandonnés sur la Terre des Loups ! Sans parler de l'oublié du carrosse !

Elle rangea soigneusement ses précieux trésors sur l'étagère. Elle n'avait emporté que trois romans, ceux qui faisaient partie de la Trilogie des Âmes. Parmi les centaines - ou peut-être même les milliers - de livres qu'elle avait lus au cours de sa vie, ils se plaçaient incontestablement dans le haut du classement de ses lectures favorites. Les personnages, l'univers, la manière dont l'auteure décrivait des sentiments si intenses... Absolument tout l'avait captivée et une fois la toute dernière page tournée, de lourdes larmes étaient tombées sur le papier.

- Bonsoir, mademoiselle, l'interpella la si douce voix de Nessa. J'espère que vous avez passé un agréable repos. Je vois que vous vous êtes déjà habillée seule.

Alisée, qui effectivement, s'était arrangée afin de trouver une belle robe bleue et blanche dans une armoire, se tourna vers elle. La domestique affichait un sourire amical que la vampire lui rendit aussitôt, tout en la saluant à son tour.

- J'ai pour habitude de me débrouiller, lui expliqua-t-elle ensuite calmement. C'est très gentil à vous de vouloir m'aider, mais j'apprécie davantage de faire les choses par moi-même.

Lorsqu'elle vivait au manoir de Dame Miranda, une Neutre était toujours là pour s'occuper du ménage et de certaines courses, ainsi que la fournir en sang. Mais en ce qui concernait le reste, elle préférait au maximum s'arranger seule. Déjà qu'elle s'en voulait suffisamment pour tout ce que les anciennes servantes du manoir avaient eu à supporter...

- Si vous avez besoin de moi, je suis là, lui assura Nessa. De toute façon, j'imagine que vous serez bientôt conviée à certaines soirées du château, et je pense que vous aurez forcément besoin de mon aide pour enfiler les immenses robes de bal... J'ai tellement hâte de vous voir avec ! Et puis vous avez de magnifiques cheveux, les tiares vous iront à merveille !

Son enthousiasme et sa gentillesse surprirent la buveuse de sang, surtout qu'ils paraissaient sincères. Depuis quand les Neutres étaient-ils aussi heureux de servir leurs maîtres ?

- Je vous remercie, répondit-elle un peu gênée en passant machinalement une main dans sa chevelure frisée lui arrivant aux épaules. Les "réservistes" sont-ils souvent invités aux soirées qui ont lieu au palais ?

Ce serait une bonne occasion de rencontrer un maximum de monde, dont peut-être son frère. Des décennies plus tôt, c'était lui qui se faisait offrir au roi, en prenant la place de sa soeur. Elle ignorait s'il existait seulement une possibilité qu'il fasse toujours partie de l'une des deux Réserves, mais elle espérait tout de même retrouver sa trace. Elle le lui avait promis.

- Bien sûr ! Les réservistes ne sont pas considérés de la même manière que nous autres domestiques. Comme je vous l'ai dit la nuit dernière, vous avez le droit de circuler où vous le souhaitez dans le château. Cela peut vous amener à côtoyer d'autres membres de la Cour, qui vous inviteront peut-être à certaines festivités.

Voilà qui était intéressant. Encore fallait-il attirer l'attention de quelqu'un susceptible de l'inviter...

- Mais en attendant, reprit Nessa en repartant dans le couloir pour revenir avec un petit chariot en bois, il vous faut remplir votre rôle... Ne vous inquiétez pas, la douleur ne dure que quelques secondes.

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