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Le prix du sang

Le prix du sang

Auteur:: DEMI(
Genre: Histoire
Le silence oppressant de notre maison reflétait l'angoisse grandissante dans mon cœur tandis que j'attendais mon fils, Thomas, depuis des heures. Mon mari, Luc, l'avait emmené chez de mystérieux "amis de la famille", les Vasseur, qu'il présentait comme de puissants alliés pour ses affaires, balayant mes inquiétudes d'un revers de main. Mon instinct maternel me hurlait que quelque chose n' allait pas, ce que Luc a balayé en prétextant une soirée jeux-vidéos et une nuit improvisée chez eux, sur leur insistance. Sa voix, froide, distante, et le ton enjoué de l'inconnue derrière lui ont brutalement révélé une vérité glaçante : Thomas n'était pas chez les Vasseur, et la femme au bout du fil n'était autre que la maîtresse de Luc. La panique m'a submergée, mais la police a rejeté mes appels comme un simple conflit conjugal, Luc utilisant ses contacts pour me discréditer et me faire passer pour une femme instable. Puis, l'appel a retenti : Thomas, mon petit, avait été "retrouvé" et je devais venir l'identifier. À la morgue, Luc, niant l'évidence, a hurlé que ce n'était pas notre fils, mais ses yeux fuyants, refusant d'admettre la vérité, ont confirmé l'horreur. Marguerite Vasseur, la mère de sa maîtresse, une femme haineuse et folle, a avoué avoir assassiné Thomas pour faire « place nette » au futur enfant d' Hélène et Luc, allant jusqu'à mêler ses restes à un pâté que mon mari avait dégusté. Mon monde s'est effondré, mais la justice se révélait impuissante, incapable de condamner Marguerite, tandis qu'Hélène s'était volatilisée. Dans mon désespoir, une idée folle m'a saisie : l'héritage de mon premier mari, pilote de chasse, et sa promesse de soutien de l'armée. Devant le quartier général de l' armée, alors que des hommes de main des Vasseur arrachaient la médaille de mon époux et dispersaient ses lettres, un Général est apparu, me promettant justice au nom de l' honneur militaire. Face à la puissance implacable de l'armée, le réseau des Vasseur a été démantelé, leurs complices arrêtés, et Hélène a été retrouvée... et Luc a tenu sa promesse. Thomas a enfin reposé en paix, et moi, Jeanne, je devrais apprendre à vivre avec ma douleur, transformant ma rage en résilience.

Introduction

Le silence oppressant de notre maison reflétait l'angoisse grandissante dans mon cœur tandis que j'attendais mon fils, Thomas, depuis des heures.

Mon mari, Luc, l'avait emmené chez de mystérieux "amis de la famille", les Vasseur, qu'il présentait comme de puissants alliés pour ses affaires, balayant mes inquiétudes d'un revers de main.

Mon instinct maternel me hurlait que quelque chose n' allait pas, ce que Luc a balayé en prétextant une soirée jeux-vidéos et une nuit improvisée chez eux, sur leur insistance.

Sa voix, froide, distante, et le ton enjoué de l'inconnue derrière lui ont brutalement révélé une vérité glaçante : Thomas n'était pas chez les Vasseur, et la femme au bout du fil n'était autre que la maîtresse de Luc.

La panique m'a submergée, mais la police a rejeté mes appels comme un simple conflit conjugal, Luc utilisant ses contacts pour me discréditer et me faire passer pour une femme instable.

Puis, l'appel a retenti : Thomas, mon petit, avait été "retrouvé" et je devais venir l'identifier.

À la morgue, Luc, niant l'évidence, a hurlé que ce n'était pas notre fils, mais ses yeux fuyants, refusant d'admettre la vérité, ont confirmé l'horreur.

Marguerite Vasseur, la mère de sa maîtresse, une femme haineuse et folle, a avoué avoir assassiné Thomas pour faire « place nette » au futur enfant d' Hélène et Luc, allant jusqu'à mêler ses restes à un pâté que mon mari avait dégusté.

Mon monde s'est effondré, mais la justice se révélait impuissante, incapable de condamner Marguerite, tandis qu'Hélène s'était volatilisée.

Dans mon désespoir, une idée folle m'a saisie : l'héritage de mon premier mari, pilote de chasse, et sa promesse de soutien de l'armée.

Devant le quartier général de l' armée, alors que des hommes de main des Vasseur arrachaient la médaille de mon époux et dispersaient ses lettres, un Général est apparu, me promettant justice au nom de l' honneur militaire.

Face à la puissance implacable de l'armée, le réseau des Vasseur a été démantelé, leurs complices arrêtés, et Hélène a été retrouvée... et Luc a tenu sa promesse.

Thomas a enfin reposé en paix, et moi, Jeanne, je devrais apprendre à vivre avec ma douleur, transformant ma rage en résilience.

Chapitre 1

Le silence dans la maison était lourd, anormal pour un soir de fête. Dehors, les lumières de la ville scintillaient, mais à l'intérieur, seul le tic-tac de l'horloge murale brisait le calme pesant. Jeanne regardait son téléphone, l'écran noir reflétant son visage anxieux.

Son mari, Luc, aurait dû ramener leur fils, Thomas, il y a des heures. Il l'avait emmené passer la journée chez des « amis de la famille », une branche éloignée dont Jeanne n'avait jamais vraiment entendu parler avant ces derniers mois.

« Ils tiennent beaucoup à Thomas, ils n'ont pas d'enfants », avait dit Luc, balayant ses inquiétudes d'un geste de la main.

Mais son instinct de mère lui criait que quelque chose n'allait pas. Une inquiétude sourde s'était installée dans sa poitrine et ne la quittait plus. Elle a composé le numéro de Luc pour la dixième fois. La sonnerie a duré une éternité avant qu'il ne décroche enfin.

« Qu'est-ce qu'il y a encore ? »

Sa voix était irritée, distante. Pas la voix d'un mari parlant à sa femme, mais celle d'un étranger dérangé.

« Luc, où est Thomas ? Il se fait tard. »

« Il reste dormir là-bas. Ils ont insisté. Ne fais pas d'histoires. »

« Dormir là-bas ? Mais pourquoi ? Il a école demain. Et tu ne m'as même pas prévenue. »

Un soupir d'exaspération a traversé le téléphone. « Jeanne, arrête de tout compliquer. C'est une famille puissante, des industriels, ça peut nous être utile. Thomas s'amuse bien, c'est tout ce qui compte. Je suis occupé, on se parle demain. »

Et il a raccroché.

Jeanne est restée figée, le téléphone à l'oreille, écoutant la tonalité morte. Utile ? Depuis quand le bonheur de leur fils était-il devenu une monnaie d'échange ? Cette famille, les Vasseur, était apparue de nulle part. Luc les avait présentés comme des alliés potentiels pour ses affaires, des gens influents. Au début, Jeanne n'y avait pas prêté attention, habituée aux ambitions de son mari.

Mais leur intérêt pour Thomas était devenu étrange, presque possessif. Des cadeaux chers, des invitations constantes. Luc encourageait cette relation, ignorant les réticences de Jeanne.

« Tu es trop protectrice », lui avait-il reproché un jour. « Tu l'étouffes. Laisse-le voir un peu le monde, côtoyer des gens qui ont réussi. »

Elle se souvenait de la dernière dispute, il y a une semaine. Elle avait refusé que Thomas aille passer un week-end entier chez eux. Luc était entré dans une fureur froide.

« Tu ne comprends rien à rien. Tu te contentes de ta petite vie tranquille, mais moi, j'aspire à plus. Pour nous. Pour Thomas. »

« Je n'ai pas besoin de leur argent ou de leur influence », avait-elle rétorqué, la voix tremblante. « J'ai besoin que mon fils soit en sécurité. Avec nous. »

Il avait ri, un rire sans joie qui lui avait glacé le sang. « La sécurité... Tu crois vraiment que tu peux lui offrir ça, seule ? »

Cette phrase lui était revenue en pleine face. Seule. C'est ce qu'elle était, en ce moment. Seule dans cette grande maison, avec le silence pour seule compagnie et une peur qui grandissait à chaque minute. Elle est allée dans la chambre de Thomas. Le lit était fait, son pyjama plié sur l'oreiller. Tout était à sa place, sauf lui.

Elle a serré contre elle son ours en peluche usé, l'odeur de son fils encore imprégnée dans le tissu. C'était l'héritage de son premier mari, le père de Thomas, un pilote d'élite de l'armée de l'air française, mort en service. Il était tout ce qui lui restait de lui, avec une médaille de la Légion d'honneur et une boîte de lettres jaunies. Luc, son second mari, n'avait jamais compris cet attachement au passé, à cet homme qu'il considérait comme une ombre encombrante.

Elle s'est assise sur le sol froid, le dos contre le lit de son fils. Le désespoir était une vague qui menaçait de la submerger. Elle a essayé de se raisonner. Ce n'était qu'une nuit. Demain, Thomas serait de retour, il lui sauterait au cou et tout rentrerait dans l'ordre.

Mais une petite voix au fond d'elle-même, froide et claire, lui murmurait que non. Rien ne serait plus jamais comme avant. Elle a regardé la nourriture sur la table de la salle à manger qu'elle avait préparée pour leur retour. Le plat préféré de Thomas. Elle n'avait plus faim. L'angoisse lui nouait l'estomac. La confiance qu'elle avait placée en son mari s'effritait, laissant place à un vide terrifiant.

Chapitre 2

La nuit a été un long supplice, peuplé de cauchemars. Jeanne se voyait courir dans un couloir sans fin, appelant Thomas. Sa voix se perdait dans l'écho, et la seule réponse était le bruit de ses propres pas affolés. Elle s'est réveillée en sueur, le cœur battant à tout rompre, le nom de son fils sur les lèvres.

Parfois, elle croyait entendre sa voix dans la maison, un rire lointain, un appel. « Maman... » C'était une torture. Chaque craquement du plancher, chaque murmure du vent dehors la faisait sursauter.

Au lever du jour, épuisée mais déterminée, elle a rappelé Luc. Elle devait avoir des réponses, des vraies.

Il a répondu dès la première sonnerie, sa voix étonnamment calme, presque enjouée.

« Bonjour ma chérie. Bien dormi ? »

Le ton était si faux qu'il en était grotesque.

« Luc, je veux parler à Thomas. Maintenant. »

« Il dort encore. Ils ont veillé tard hier soir, ils ont joué à des jeux vidéo. Laisse-le se reposer. »

C'était trop fluide, trop préparé. Ça sonnait comme une excuse apprise par cœur.

« Passe-le-moi, même s'il dort. Je veux juste entendre sa respiration. S'il te plaît. »

Un silence. Puis, un soupir agacé. « Écoute, Jeanne, tu deviens paranoïaque. Je te dis qu'il va bien. Je le ramène cet après-midi, promis. Arrête de m'appeler, tu me mets dans une position délicate avec les Vasseur. »

La colère a submergé l'angoisse. Une colère froide et tranchante.

« Une position délicate ? C'est de notre fils dont on parle ! Ton fils ! Comment peux-tu être si calme ? Comment peux-tu le laisser là-bas sans même t'assurer qu'il va bien ? Tu n'es pas un père, tu n'es qu'un homme d'affaires qui se sert de son propre enfant ! »

Les mots sont sortis d'un trait, chargés de toute la frustration et la peur accumulées.

« Ça suffit ! » a-t-il hurlé, laissant tomber le masque. « Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Tu gâches tout avec tes crises ! Les Vasseur sont des gens très importants, et ils adorent Thomas. Il est mieux traité là-bas qu'ici avec une mère hystérique comme toi ! »

Chaque mot était un coup. Jeanne a senti les larmes lui monter aux yeux, des larmes de rage et de désespoir. Il ne la défendait pas, elle. Il ne défendait pas leur famille. Il défendait ces étrangers, cette famille Vasseur.

« Je veux qu'il rentre. Maintenant. » sa voix s'est brisée.

« J'ai dit cet après-midi. C'est mon dernier mot. »

Il a raccroché. De nouveau.

Jeanne a jeté son téléphone sur le canapé. Elle se sentait piégée, impuissante. Luc avait érigé un mur entre elle et son fils, un mur fait de mensonges et d'ambition. Elle était seule contre lui, contre cette famille puissante dont elle ne savait rien, sinon qu'ils avaient une influence malsaine sur son mari et maintenant, sur son fils.

Elle a fait les cent pas dans le salon, son esprit tournant en boucle. Que faire ? Appeler la police ? Ils lui riraient au nez. Un fils qui passe la nuit chez des amis de la famille avec l'accord de son père, ce n'est pas une disparition.

Elle devait y aller elle-même. C'était la seule solution. Mais elle ne connaissait même pas leur adresse. Luc avait toujours été vague à ce sujet, parlant d'un « domaine à la campagne ».

Prise d'une soudaine inspiration, elle s'est souvenue d'une carte de visite que Luc avait laissée sur son bureau il y a quelques semaines. « Vasseur Industries ». Elle a fouillé frénétiquement dans les tiroirs. Rien. Il avait dû la reprendre. Il couvrait ses traces.

Désespérée, elle a tenté une dernière approche. Elle a envoyé un message à Luc, essayant de paraître calme, soumise.

« D'accord. Pardonne-moi. J'étais juste inquiète. Peux-tu au moins m'envoyer une photo de lui pour me rassurer ? »

Elle haïssait de devoir supplier, mais c'était son dernier recours. La réponse est arrivée quelques minutes plus tard. Un simple « OK. »

L'attente a été une nouvelle agonie. Chaque seconde qui passait était une éternité. Finalement, une photo est apparue sur son écran. C'était Thomas, souriant, un casque de jeu sur la tête, assis devant un grand écran. Il semblait heureux.

Mais quelque chose clochait. Son sourire était un peu forcé. Et surtout, il portait un t-shirt qu'elle ne lui avait jamais vu, un vêtement de marque, trop adulte pour lui. Et dans le reflet de l'écran, elle a cru distinguer une ombre, une silhouette féminine.

Le soulagement qu'elle espérait n'est pas venu. Au contraire, l'image n'a fait qu'amplifier son malaise. C'était une mise en scène. Une preuve de vie destinée à la calmer, à la faire taire.

Elle a rappelé Luc. Directement sur sa messagerie.

Elle a alors composé le numéro de la résidence des Vasseur, un numéro que Luc avait noté sur un post-it près du téléphone fixe. Une voix de femme a répondu, douce et mielleuse.

« Allô ? »

« Bonjour, je suis Jeanne Dubois, la mère de Thomas. Je... j'aimerais lui parler s'il vous plaît. »

Il y a eu un flottement. Puis la voix a dit : « Oh, mais Thomas n'est pas là. Luc est venu le chercher il y a une heure. »

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