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Le pacte de Cendrillon

Le pacte de Cendrillon

Auteur:: Barbara M
Genre: Romance
Lorsque Kimberly Evans, accepte de se rendre à une soirée déjantée en boite avec sa meilleure amie, elle ne se doute pas une seule seconde que toute sa vie, va indubitablement changé, elle ne se doute pas qu'elle, partisante, d'une vie, sans alcool, prendra deux shoots, et qu'elle se retrouverait sur une terrasse à embrasser un inconnu, elle ne se doute pas non plus qu'un paparazzi va la prendre en photo et qu'elle se retrouvera à la une de la presse people, pour avoir embrassé le célibataire le plus convoités des Etats-Unis, et qui provoquera un scandale retentissant. Et comme pour Cendrillon, elle y a laissé une pantoufle de verre, qui donnera naissance à un accord, sauf, que le prince ne la demande pas en mariage, le prince ne veut pas passer le restant de ses jours avec elle, un simple accord, c'est ce qui est censé la lié à l'un des milliardaires les plus selectes de Los Angeles, le fréquenter, être sa petite amie en public, l'accompagner à des soirées, le temps de calmer, la presse, les scandales, et lui refaire une réputation, mais les plans de Christopher, ne se résume pas à simplement garder Kimberly à la contempler. Que faire, lorsque votre vie, change, du tout, que vous vous retrouver ajouté à la liste déjà bien trop longue d'un playboy, que votre visage est placardé sur les tabloïds et que ce même playboy se révèle être ce patron qui n'a eu de cesse de faire de votre vie un enfer pendant que vous travailliez pour lui ? Que faire lorsqu'on réalise que notre patron, n'est pas si différent de nous, qu'il a des secrets, qu'il est tourmenté, et blessé, presqu'autant que vous l'êtes-vous-même, brisé comme vous l'avez été par la vie, Un mariage d'apparence pour Kimberly, et une pénitence pour lui. Un jeu commence entre eux, un jeu remplit d'amour, de passion, de séduction, de secrets, de mensonges, de mystères, et de meurtres....

Chapitre 1 01

Génial, je suis en retard ce n'est pas vraiment recommandé pour un premier jour de travail, mais je n'avais vraiment pas le choix. Je continue de courir, je bouscule plusieurs passants dans la rue, on doit me prendre pour une folle, je le suis surement. Non pas que je sois une folle, genre on doit m'interner, mais bon je ne vais pas faire un dessin. C'est essoufflée que j'arrive dix minutes après à la Résidence Dawson.

C'est géant.

C'est dans cette maison, non excusez le terme, ce palais plutôt que moi Kimberly Evans humble petite fille de banlieue je vais travailler? Non ce n'est pas une maison...ce terme devrait être interdit pour les propriétés de plus de deux milles mètres carré... c'est un palais. L'extérieur est impressionnant, comment est l'intérieur ? Tout aussi majestueux. Bien que je n'ai pas pu le visiter entièrement la dernière fois. Je me suis limitée au jardin, et à la cuisine. Rien que le luxe et la classe se dégageant de ces deux endroits m'ont convaincu.

Et dire qu'ils ne sont que quatre ces Dawson, je dis quatre c'est un trop gros chiffre. Ils ne sont presque jamais présents. La maison est occupée par le personnel de service. Enfin c'est ce qu'avait laissé entendre l'une des filles du personnel, la première fois que je suis venue. Ce sont les riches ils achètent de grande maisons, de nombreuses voitures hors de prix mais ne les utilisent même pas, C'est du gâchis.

Comme prévu lors de mon entretien d'embauche J'entre par la porte de service, je connais l'endroit, j'ai eu le temps de faire un repérage la semaine dernière pour pouvoir me retrouver aujourd'hui. J'ai sauté sur l'occasion quand j'ai appris que l'une des familles les plus riches de Los Angeles cherchait du personnel à engager. Je ne pensais même pas être prise, c'était mon jour de chance.

Suzanne, la gouvernante est dos à moi, je pose mon sac dans le casier réservé aux employés, je me recoiffe en vitesse, et nettoie la transpiration sur mon visage. Seigneur Dieu s'il vous plaît faite qu'elle ne me fasse pas de problème pour mon retard ou pire qu'elle me vire dès le premier jour, j'ai vraiment besoin de ce boulot.

-J'espère que c'est la dernière fois que vous êtes en retard Miss Evans.

Putain elle a des yeux dans le dos ou quoi, je suis pourtant sûre d'avoir fait le minimum de bruit. Mais bon il fallait s'y attendre j'ai trente bonnes minutes de retard. Note à moi-même : tirer les oreilles du coupable : mon petit frère. Se battre avec ces camarades et pour une fille en plus. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ?

-Oui Suzanne excusez-moi, Cela ne se reproduira plus.

-Je l'espère bien Mademoiselle.

Directe et sévère. Rien qu'à la regarder. Des cheveux blonds relevés en un chignon strict, Une jupe droite noire et un chemisier blanc, avec des escarpins de douze centimètres je pense. Mais je dois dire que malgré tout c'est une femme très belle avec ces yeux d'un bleu azur envoûtant .

Elle se retourne et hoche la tête.

-Eh bien qu'attendez-vous pour aller vous changer ?

Non mais quelle conne, je suis un vrai cas et irrécupérable.

Quatre ans d'absence. J'ai l'impression que c'était hier que j'ai quitté Los Angeles en me promettant de ne jamais y revenir. Et pourtant me revoilà. La France me manque, Les belles françaises me manquent déjà. Même les baguettes de pain me manquent. Qu'est-ce que je suis revenu cherché ici à Los Angeles? Cette ville n'est plus pour moi, elle m'a apporté son lot de souffrance, souffrance que seul le temps et la distance peuvent éteindre. Ah oui je suis revenu prendre mes responsabilités et récupérer ce qui me revient de droit. Mes actions.

Mon téléphone qui se trouve dans ma poche se met à vibrer.

Qui est ce qui m'appelle ?

-Nathalie ...Je souffle en répondant.

Nathalie, la dernière femme que j'ai fréquentée à Paris.

-Salut bébé t'es bien arrivé.

Question stupide. Je ne te répondrais pas si j'étais toujours dans l'avion.

-Ouais ma belle. Je réponds déjà las de cette conversation.

-Je te manque ?

-Bien sûr. Encore une réponse automatique.

A quel moment est-ce que cette fille s'est mise à penser qu'elle pouvait me manquer. J'ai toujours été bien clair avec elle. Faut croire qu'elle n'a entendu que ce qu'elle voulait entendre, je vais y remédier.

-A moi aussi tu me manques, j'espère que tu vas revenir à Paris.

Oui le jour où tu n'y seras plus. Je n'ai jamais vu de fille aussi collante et agaçante qu'elle. Et en plus elle se croit tout permis avec moi, Comme si j'étais sa propriété privée, Je n'appartiens à aucune femme, pas même de Gaby qui elle aussi se croit tout permis et qui pense me posséder, encore moins d'une nana comme toi.

Mais bon, sexuellement parlant c'est une pro. Elle suce comme une dingue. Des lèvres toutes faites pour sucer. Mais bon, je n'ai pas l'intention e m'encombrer avec une fille, alors que je suis de retour dans la cité des anges, et qu'il y'a des filles de tout genre qui m'attende, qui attendent Christopher. Oui je vais rentrer me changer et sortir en boite ce soir. Profiter en attendant que Gaby apprenne que je suis rentré. Car une fois qu'elle l'apprendra...je n'aurais pas un instant de répit. Je pourrais l'envoyer paitre, mais je ne le ferais pas. La situation n'est pas si dérangeante au vu de certains avantages. Ce n'est pas une relation de couple, disons une certaine amitié. Une amitié avec des bonus en nature disons.

-Ecoute Nathalie, bébé, je suis désolé mais je dois le laisser. Je suis crevé et il faut que je dorme.

Je n'attends pas sa réponse avant de raccrocher. L'espace d'un instant je m'en veux d'être ce salaud là Je dis bien l'espace d'un instant. Et puis bof elle s'en remettra. En tout cas je ne lui ai pas mentis je suis bien à la maison. Cette maison qui de l'extérieur ressemble à un paradis. Mais à l'Intérieur est un vrai cauchemar. Bienvenue en Enfer Christopher. Et bon courage...

Je viens de rentrer chez moi et comme je m'y attendais mon père est en réunion et ma mère est je ne sais où. Sûrement qu'elle se prépare pour son voyage à Paris. Pourquoi est-ce que ça m'étonne ? A quoi je pensais ? Ah oui je pensais que ma mère serait là pour accueillir son fils crier surprise à mon arrivée pour m'accueillir avec un gâteau , elle n'a jamais été là pour moi alors.

Suzanne est la seule personne qui m'a fait un accueil digne de ce nom.

-Avez-vous fait bon voyage monsieur ?

Monsieur ?

-Suzy nous ne sommes que tous les deux tu peux arrêter de me vouvoyer, ou est-ce que j'ai trop grandit c'est moi Ton petit Chris. Je l'interroge sourire aux lèvres en écartant les bras.

-Pour l'amour du ciel Kimberly qu'est ce qui t a pris de frapper Christopher il est dans une colère noire et ne veux qu'une chose c'est que tu partes d'ici.

Me renvoyer parce que je l'ai remis à sa place ? Car j'ai refusé de me laisser faire par cette espèce de goujat. Ce type me débecte, mais je dois me contrôler je ne peux pas perdre ce travail. J'en ai besoin, Nathan en a besoin et même si un peu tôt je dois commencer à mettre des sous de côté pour ces études supérieurs. Au prix d'un grand effort je parviens à me maitriser, même si je lui disais la vérité, Suzanne ne me croira pas, ce type a voulu profiter de moi, et c'est moi qui vais me faire renvoyer car je lui ai dit non ? Dans quel monde vivons-nous ?

-Suzanne je ne peux pas perdre ce travail j'en ai vraiment besoin.

-Je le sais c'est le pourquoi je te demande d'aller t'excuser, Il n'est pas méchant, il aime juste qu'on respecte son autorité.

Autorité, quelle autorité de la perversité plutôt.

-Toute de suite ?

-Le plutôt sera le mieux Kim.

Seigneur donnez-moi le courage s'il vous plaît. Je me répète mentalement les excuses que je dois lui faire avant de cogner à sa porte. Je reste un moment planté devant la porte, Peut-être qu'il n'a pas entendu. Je toque de nouveau, la porte s'ouvre et je me retrouve nez à nez avec mon patron, il me regarde de la tête aux pieds avant de lancer.

-Tu fiches encore quoi dans ma maison ? Je t'ai dit de dégager.

Et voilà qu'il se remet à mal me parler. Je sais que je suis en train de virer au cramoisie car mes joues sont entrain de chauffer. Il retourne dans sa chambre, je le suis. J'observe chacun de ces mouvements. Il s'allonge dans son lit sans prendre la peine de me regarder.

-Je suis venue pour m'excuser Monsieur Dawson je n'aurais pas dû me comporter de la sorte avec vous je ne savais pas qui vous étiez et quand vous avez dit...j'inspire un moment. J'ai vu rouge et je m'en excuse. Je n'avais pas à agir de cette façon, ma conduite était inadmissible.

-Tu n'as pas la tête de quelqu'un qui est venu s'excuser si tu veux vraiment que j'accepte tes excuses change de ton ou dans le cas suivant sors de ma chambre.

-Je suis sincèrement désolée Monsieur, croyez-moi je m'en veux terriblement pour cette méprise et ce qu'il s'est passé vous devez me croire.

Sans même me regarder il lance.

-OK j'accepte tes excuses.

-Mer...

-Mais je veux que tu t'en aille de ma maison. Je t'ai assez vu. Te voir m'insupporte.

Oh non il ne peut pas me faire ça je me suis excusée alors que je n'ai rien fait de mal je me suis juste défendue et voilà que ce type enfant pourri gâté par sa famille qui n'a jamais eu à traverser ce que Nathan et moi avons traversé fiche toute ma vie en l'air. Non.

-Je vous en prie j'ai besoin de ce travail je ne sais pas si vous avez dans votre vie une personne qui compte plus que tout.

Il hausse les sourcils.

-En quoi c'est ton problème ? Et qu'est-ce que ça vient chercher ici, t'a pas compris ou quoi je veux que tu dégages.

-Pour moi c'est mon petit frère il est ce que j'ai de plus précieux au monde et ce boulot c'est le seul moyen que j'ai de lui offrir une vie meilleure alors s'il vous plaît ne me renvoyez pas je suis prête à tout pour que vous me pardonniez. Et que vous me laissez garder ce travail je vous en prie Monsieur Dawson. Si je dois me mettre à genoux et bien je le ferais.

Chapitre 2 02

Dieu merci ma journée est terminée et je peux enfin rentrer chez moi, et quelle journée. Le genre qu'on n'a aucune envie de revivre.

-Tu t'en vas déjà Kim ?

-Oui Alia, et je ne suis pas mécontente.

-Je te comprends mais avant de partir Suzanne voudrait te parler ?

-Sûrement me remonter les bretelles, je n'ai pas vraiment été brillante aujourd'hui.

-N'aie pas peur. Fit Alia en riant. Elle ne mord pas.

Elle fait seulement très peur. Bon quand faut y aller faut y aller, je dois assumer.

Le bureau de Suzanne n'est pas dans la cuisine mais tout prêt du grand salon juste à cote des escaliers qui au passage sont juste immense. Il est interdit au personnel de se rendre dans le grand salon, on y va juste pour faire le ménage. Mais là encore ce n'est pas tout le personnel qui s'y rend.

-Entre Kim je t'attendais. Assieds-toi je te prie.

Je m'exécute.

-Soyons honnête quand tu es arrivée ce matin en retard j'étais prête à te renvoyer mais tu as fait tes preuves je tenais à te féliciter, Tu t'es rendu utile et tu as accompli tes taches avec brio, mais j'aimerais te donner un conseil et j'aimerais que tu l'appliques, reste loin de Christopher.

-Je n'avais pas l'intention de m'en approcher.

Pas après ce qu'il m'a fait subir. Je me suis sentie humilier et sale. Encore plus...Je me suis sentie comme une moins que rien. Qui voudrait s'approcher de quelqu'un d'aussi méchant ?

-Je l'espère sincèrement Kim, il va bientôt faire nuit et je ne tiens pas à te retarder tu peux y aller. Mais je tenais simplement à te mettre en garde, le patron c'est Christopher, mets ta fierté de côté et travaille ; c'est le mieux que tu puisses faire si tu espères rester longtemps dans cette maison. Passe une bonne soirée.

Directe claire et nette.

-Bonne soirée Suzanne.

Je vais passer la soirée avec mon petit frère et quelques amis, ça fait un bon moment que je n'ai plus participer à ce genre de réunion et j'ai vraiment hâte. Je monte dans le premier bus que je trouve.

Le bus met environ trente minutes de chez les Dawson à la maison. Quitter les beaux-quartiers pour la banlieue. Le contraste est saisissant.

A la mort de notre ,Nathan et moi avons reçu en héritage la villa dans laquelle nous vivions et avec l'assurance on s'est débrouillé .Mais la maison a été hypothéqué et la banque nous la reprise ,on est partit vivre avec notre mère mais c'était un cauchemar ,ensuite avec tante Elizabeth, mais on a eu le mal du pays on est alors rentre à Los Angeles ,je me suis trouvé un boulot à mi-temps et je suis entrée à l'UCLA , l'évidence n'a pas mis longtemps à me frapper ou tard je devais arrêter mes études pour trouver un boulot à plein temps ,j'ai donc mis fin à mes études en littérature pour me consacrer entièrement à mon frère. C'est vrai que j'ai parfois des regrets, mais pas le genre de regret auquel on peut s'attendre, je n'aimais pas la littérature, je regrette juste de ne plus pouvoir courir après mes rêves. Pour Nathan je suis prête à tout, je ne veux pas qu'on nous sépare et je me battrais sans hésitations pour lui.

On a de nouveau déménagé, on a trouvé cette maison en banlieue, et nous partageons la maison avec Sylvia notre coloc. Les débuts n'ont pas été simple, Sylvia était un peu une étrangère pour nous on a eu du mal à s'acclimater mais maintenant tout va bien, on est devenu une sorte de famille, Sylvia est en quelque sorte le papa.

La semaine s'est écoulée tellement vite, je me suis vite adaptée au rythme de travail. J'ai pu trouver un équilibre, je peux passer plus de temps avec mon frère.

-Suzanne je vous souhaite une bonne soirée.

J'ai demandé à partir plutôt aujourd'hui.

-C'est déjà le moment de rentrer, je vous souhaite un bon dimanche Kim on se voit Lundi.

-A vous aussi.

Je me dépêche de trouver un bus. Sylvia veut me faire sortir ce soir et la connaissant cela n'a rien d'une sortie de nonne. Non elle est plus le genre de fille qui met la barre très haut côté fringue. Je suis sûre qu'elle a déjà trouvé des vêtements pas très catholiques. Je dois faire un détour par Rodéo Drive avant de rentrer. Qu'est-ce que je vais chercher là-bas ? Les tenues qu'on va porter ce soir.

Je mentirais si je disais que la perspective de sortir ce soir ne me plaisait pas.

Elle a un ami qui va nous prêter ces créations. Il est styliste, et travaille dans une maison dans une des filières de la maison Versace. Je me demande juste comment elle connaît ce type ?

En arrivant je demande à une des réceptionnistes à voir Johnny.

Elle me détaille de bas en haut. Je sais qu'avec mon T-shirt à l'effigie des Beatles, mon pantalon déchiré, mon sac en bandoulière et mon chignon en bataille je ne dois pas être le genre de personnes qu'ils sont habitué à recevoir ici, mais ce n'est pas une raison de me regarder de cette façon. Je sais que je ne fais pas fille chic de L.A, je n'en suis pas une. Je contraste mal avec l'intérieur élégant du salon je le sais mais ce n'est pas une raison d'agir de cette façon.

Une jeune femme blonde très grande vient se mettre à côté de moi.

-Élisa, est ce que Daniel est là ?

-Oui bien sûre Mademoiselle Fords.

Alors l'autre demoiselle je regarde les gens de haut s'appelle Elisa. A la voir répondre à la demoiselle blonde avec empressement on sent que c'est une cliente habituée et riche de surcroît. Le monde quand tu es pauvre on te regarde à peine.

J'ai l'impression d'avoir déjà vu la blonde quelque part mais où je n'en sais rien.

-Je le préviens de votre arrivée.

-J'y vais.

Elle s'éloigne dans un cliquetis de talons aiguille.

-Tu dois être Kim je suppose ? Fit une voix assez féminine. Il me flanque deux bises sur la joue. Il a une allure bizarre, des vêtements assez féminins. Je dirais presque qu'il est gay. Mais on ne juge pas un livre sur sa couverture. Je n'ai rien contre les gays. Même si je vis à Los Angeles j'en croise rarement.

Enfin la personne que je cherchais est arrivée. Je ne dis pas merci à l'autre cruche de réceptionniste.

-Oui c'est moi.

-Mais vient avec moi. Pourquoi tu ne m'as pas prévenu Élisa.

Parce qu'elle était occupée à jouer sa sorcière et lécher les bottes d'une gosse de riche. Mais j'évite de dire ça devant lui.

Je le suis sans me faire prier. Soulagée de quitter l'ambiance bizarre du salon d'accueil.

Nous entrons dans l'arrière-boutique et je suis émerveillé par ce que je vois. Des patrons. Des tissus de toutes les couleurs.

-Pardonne le désordre ma belle mais nous allons bientôt lancer une nouvelle collection et c'est le bazar ici.

-Et tu travailles seul ?

Chapitre 3 03

Je suis vraiment en train de subir une telle torture ? Et pourquoi je la laisse faire ? Ah oui je n'ai pas vraiment le choix. A chaque fois que j'essaie de me dégager, j'ai droit à une tape dans le dos et un reste tranquille Kimberly.

-Doucement Sylvia.

-Il faut souffrir pour être belle alors ferme la Kimi.

-Arrête de m'appeler Kimi. Je déteste ce surnom, je ne sais plus comment vous le faire comprendre.

-Tant que tu te conduiras comme une gamine capricieuse c'est ce qui se passera. En attendant parle-moi du beau mec qui t'a ramené.

-Il s'appelle Ethan.

-Et ? Questionne-t-elle en brossant une des mèches de mes cheveux.

-Il est super sympa.

-Mais encore.

- Je ne sais pas Sylvia, qu'est-ce que tu veux savoir ?

-Arrête d'être une tête de linotte Evans.

-Ouille. Ça fait mal.

-Désolée. Ce que j'aimerais te faire comprendre c'est qu'il serait temps que tu vives. Je sais que ce que tu as vécu a été ....

-Sylvia s'il te plaît. Je ne veux pas qu'elle en parle. Je ne suis pas prête. Pas prête.

Elle soupire avant de poser la brosse, et de prendre le fer à lisser.

-Kim, tu ne vas pas repousser les hommes toute ta vie. Un jour ou l'autre tu tomberas amoureuse, et en ce moment ...

-Si un jour ça arrive Sylvia. L'amour ce n'est pas pour moi. Et regarde-moi, il n'y a pas plus banal que moi. Je n'ai rien de spécial qui ferait qu'un homme s'intéresse à moi.

-Bien sûre que ça va arriver. Tu es une ravissante jeune femme, même si tu persistes à repousser les hommes et à te cacher derrière des T-shirts, et un look garçon manqué tu es très belle.

-Sylvia...

Elle se penche.

-Tu es la petite sœur que je n'ai jamais eu Kim et je t'adore tu le sais et je refuse de te voir t'enfoncer parce qu'un salaud de la pire espèce....

-Ne le dis pas je t'en prie. Je la supplie en essayant de refluer mes larmes. Ne le dis pas s'il te plaît.

-C'est lui qui devrait souffrir pas toi. Tu dois me promettre que tu vas arrêter de te faire souffrir. Non tu n'y es pour rien et ce n'est pas de te faute, promets-moi que tu iras de l'avant, Promets-le-moi.

Ne sachant quoi dire je baisse la tête. Elle me demande juste de lui faire une promesse. D'arrêter de me. Faire du mal. Mais je ne me fais pas de mal, j'ai juste peur.

-Ce soir je veux que tu t'amuses.

-D'accord.

-Et c'est clair que ce sera le cas. Ce soir les hommes n'auront d'yeux que pour toi.

-T'a déjà vu les tenues.

-Oui et elles sont juste canon. J'ai hâte de les porter.

-Et les masques c'est pourquoi ?

-Je ne t'ai pas dit que c'était une sorte de bal masqué ?

-Non non.

-Eh bah désolée.

-Mais non il ne faut pas je serais plus à l'aise derrière un masque.

-Kim de quoi est ce qu'on vient de parler ? Ne me dit pas que tu as Alzheimer maintenant.

-Viens avec moi.

Je le suis sans broncher, ma main est fermement emprisonnée dans la sienne. Qui est ce ? Pourquoi est-ce que je l'ai laissé être aussi prêt de moi, ça fait des années que j'ai du mal à laisser les hommes m'approcher. Pourquoi lui plutôt qu'un autre ? Et qu'est ce qui m'a pris de danser de cette façon. La faute aux deux shoots que j'ai pris, L'alcool et moi ça a toujours fait deux, il a juste suffi que je prenne deux verres pour me laisser peloter par le premier venu et ce n'était pas plus mal, dire que je n'ai pas aimé ça, reviendrait à mentir.

-Voilà c'est mieux. Je préfère être ici plutôt qu'à l'intérieur.

-C'est très beau. Fis-je dans un murmure. C'est vrai la vue est à couper le souffle.

On est sur une sorte de terrasse avec une vue imprenable sur L.A, une légère brise se lève me faisant frissonner. La prochaine fois que je viens en boîte rappelez-moi d'emporter une veste. Je sens quelque chose de chaud me couvrir les épaules.

-Merci.

-Oui mais pas autant que toi. Tu es magnifique. Répond-il finalement énigmatique.

Et voilà que je rougis, heureusement que j'ai un masque, sinon...Je n'ose pas imaginer la suite. On a tous une idée de comment se termine une soirée en boite à L. A

-Merci...

J'aimerais tellement qui se cache derrière ce masque mais je ne vois que des yeux émeraudes.

-Tu viens souvent ici ?

-Non, ma folle de meilleure amie m'a carrément demandé, non pas demandé mais forcé à venir à cette soirée.

-Et bien je la remercie.

-Sans blague ?

-J'ai été subjugué quand je t'ai vu dansé.

-Tu as déjà dit ça à combien de filles ? Fis-je doucement en riant.

-Seulement à une seule.

J'ai un pincement au cœur.

-Eh bien je devrais descendre alors j'ai peur qu'elle ne vienne me refaire le portrait.

-Elle ne peut pas.

-Tu es venue sans elle. Ce n'est pas bien de laisser sa copine seule alors que tu es avec une autre. Ça s'appelle...

-Elle est morte.

Je suis sans voix. Il l'a dit avec une telle gravité. C'est triste de perdre la personne que l'on aime.

-Je suis terriblement désolée, je suis vraiment maladroite.

-Ce n'est pas grave. Dit-il en riant. Çà fait déjà quatre ans.

-Je tiens à m'excuser.

-T'inquiète. Ça en valait la peine, tu rougis encore.

Comment il sait ça lui ? Je porte un masque.

-J'ai envie de voir qui se cache derrière ce masque.

-Moi aussi. Mais j'ai l'impression bizarre de te connaître et le ton de ta voix ne m'est pas inconnue, j'ai déjà entendu ta voix, mais impossible de me rappeler ou ça a bien pu être. Je vais l'enlever.

Il tend la main pour m'empêcher.

-J'ai peur de rompre la magie, que tu ne sois pas réelle, il y'a bien longtemps qu'une fille ne m'avait pas fait autant effet alors non garde ton masque.

Je suis frustrée car je n'arrive pas à trop à savoir qui ça peut être. Je marche sur la terrasse, un moment avant de retirer mes talons. Je l'ai déjà dit Kimberly et les talons ça fait deux. Je plonge mes pieds dans la piscine et laisse échapper un soupir d'aise.

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