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Le monde d'Hugo ou comment vivre avec ?

Le monde d'Hugo ou comment vivre avec ?

Auteur:: promotion
Genre: Romance
Et si nous changions le monde dans lequel nous vivons ? Qui pourrait faire cela ? Comment cela pourrait-il se faire ? Un homme providentiel pourrait-il effectuer ce changement ou l'humanité pourrait-elle le faire pour elle-même ? Cet ouvrage présente l'aventure d'Hugo qui, par sa volonté, décide d'écrire un livre qui pourrait changer son monde. Mais comment faire pour que le monde change ? Qu'elles sont les résistances aux changements ? Jusqu'où une société peut-elle évoluer sans partir dans la violence ? Hugo nous propose ses solutions pour un changement humain optimal. À PROPOS DE L'AUTEUR Hervé Séjourné a un goût sélectif pour la littérature, recherchant en priorité l'aventure humaine dans une forme de révolution sociale où tout peut changer. C'est en grande partie ce qui le pousse à écrire cet ouvrage.

Chapitre 1 No.1

Préface

Il y a maintenant 16 ans que j'accueille régulièrement les prophéties « précurseures » de cet auteur.

Au début, mon éducation cartésienne et athée me faisait penser que ces idées avant-gardistes n'étaient que folie ou illumination de sa part.

À chaque fois que ces prédictions se sont ensuite matérialisées, je me suis souvent alors jugée de l'avoir jugé.

Maintenant, je reconnais son excellence à voir les choses de façon systématiquement avant-gardiste.

Ce roman est à l'image de son auteur : avant-gardiste.

Il part du postulat que notre microcosme de « vivre avec » peut s'étendre au macrocosme du territoire français, voir au macrocosme mondial.

Si des individus, aux histoires de vies plus violentes les unes que les autres, aux religions, aux nationalités totalement différentes peuvent vivre ensemble dans l'amour – non pas malgré, mais grâce à leurs différences –, pourquoi ne pourrions-nous pas l'étendre à un territoire plus large ? Ces différences sont d'une richesse infinie, une fois dépassée l'hypnose de nos ego.

« Nous devons être le changement que nous souhaitons voir dans le monde » et « l'éducation est l'arme la plus puissante dans le monde » sont des propos tenus par deux grands hommes que sont Gandhi et Mandela.

Je fais le rêve que le fonctionnement de l'être humain sera expliqué et connu un jour, dès le plus jeune âge, de sorte que nous puissions vivre tous ensemble en partageant le meilleur de nous tous, après avoir expérimenté le pire. Chacun d'entre nous en est responsable !

Merci Hervé Séjourné d'être qui tu es. Je reconnais le précurseur « pro (de la) fête » en toi qui a le courage de dépasser tes peurs, afin de prendre soin de notre macrocosme.

Ton livre montre une voie de sortie de l'hypnose collective, en mode accéléré, pour ce qui est du chemin de l'éveil personnel.

Accrochez-vous et pour ceux que cela intéresse, bonne plongée en vous dans tous les détails complexes de vos programmes, qui sont à l'image d'une pelote de fil tout emmêlée.

Le plus difficile pour moi a consisté à me responsabiliser pour avoir envie de la démêler et d'arrêter de me dire que c'était les autres qui en étaient responsables !

Avec tout mon amour inconditionnel.

Cécile Séjourné

Chapitre 2 No.2

Pour un confort de lecture, l'écriture en italique se situe à l'époque du narrateur.

Il était une fois, au début du XXIIe siècle, un homme qui voulut devenir président par la force du désespoir.

Ce n'est pas qu'il était attiré par la fonction et par la politique. La politique, dans son pays, ressemblait plus à un panier de crabes. Chacun faisait croire qu'il voulait manger l'autre, mais au fond, ils étaient tous compromis. La compromission passait par la loyauté à l'école, l'université et les sociétés de rencontre privées. Ces sociétés de rencontre privées avaient leurs rites de passage et leurs systèmes d'évolution pour devenir grand maître. Ce qui caractérisait ces clubs, c'était la loyauté en dehors du club. Quelle que soit la fonction d'un adepte du club dans sa vie publique, il devait soutenir, bec et ongle, les membres de son club. Imaginez un truand et un juge faisant partie du même club ! Il était sûr que le truand se retrouverait acquitté.

Bien sûr, si un club faisait une offre publique d'achat sur tous les autres clubs et devenait le club majoritaire, imaginez-vous bien que la démocratie devenait pure illusion et que le grand maître obtenait un pouvoir d'une importance capitale pour ces concitoyens. Si ce grand maître était dans l'amour de ses proches, cela pouvait passer ! Mais si ce grand maître se comportait en tyran, dans un système de loyauté au chantage, cela devenait une dictature.

Donc le vote démocratique était une illusion, vu que tous les hommes et femmes politiques de son époque faisaient partie de ces clubs privés.

Cet homme, Hugo, qui voulait devenir président, avait des métiers qui le passionnaient. Ils'occupait, avec sa femme, d'enfants qui ne pouvaient plus vivre avec leurs parents. Ces enfants vivaient dans sa maison, avec ses propres enfants. Sa famille était donc engagée depuis une dizaine d'années dans cette démarche. Il accueillait des enfants de différentes nationalités, cultures et religions. Cette famille avait appris à accueillir la différence et à faire avec. S'il y avait une constante dans ce type de métier, c'était le « vivre avec ». Les enfants avaient parfois des comportements déstructurés, pouvant aller jusqu'à des actes de folies comportementales. Ces actes devaient être contenus par notre homme et sa femme, de la façon la plus respectueuse possible. C'était un métier compliqué et dur, car il imposait à notre homme et sa femme une responsabilité 24/24 et 365 jours par an. Quand ils partaient en vacances et qu'ils mettaient des salariés pour les remplacer, il était assez courant qu'ils soient dérangés pour régler un problème relationnel. Ce qui est sûr, c'est que Hugo avait appris beaucoup des relations humaines, grâce à ce métier exigeant.

Hugo avait également d'autres fonctions. Il coupait le feu, soignait quelques douleurs ligamentaires et trouvait de l'eau. Grâce à sa faculté à soigner les brûlures, il pouvait préparer les gens qui avaient des séances de rayon lors de soins liés au cancer. Le cancer était une maladie courante à son époque. Il était dit que cette maladie venait des gènes et que si quelqu'un de ta famille l'avait, tu pouvais l'avoir.

Aujourd'hui, nous savons que cette explication est un peu simpliste et qu'il s'agit de facteurs multi causals, allant de l'alimentation au stress, à la gestion des émotions, au cadre de vie et au vécu transgénérationnelLe point commun entre tous les cancers était que les gens pouvaient demander inconsciemment à leurs propres cellules corporelles de se suicider car ils avaient le sentiment de se sentir tous coupables de quelque chose au fond d'eux.

Son dernier métier était psychopraticien. Si aujourd'hui ce métier est évident pour tout le monde, à son époque, il était considéré comme un métier de gourou et d'empêcheur de tourner en rond. En effet, un être humain qui s'éveillait à la conscience de qui il était vraiment, passait pour sa famille comme un fou illuminé, manipulé forcément par une force extérieure. Vu que l'éveil était le métier de psychopraticien, cela en faisant donc un métier compliqué dans l'exercice d'une fonction, pas du tout reconnue sur un plan social. Toutefois, notre homme faisait cela de façon assez discrète pour rester relativement neutre socialement.

Il faisait un autre métier qui le divertissait, il fabriquait des salopettes sur mesure. Il travaillait pour cela avec un tailleur et une couturière. Le tailleur avait un âge avancé et était un grand spécialiste dans son œuvre de tailleur. La couturière était toute jeune et arrivait avec la fougue et la passion de cette jeunesse. Notre homme aimait les salopettes, un peu comme une madeleine de Proust vestimentaire. Il pensait qu'il fallait recommencer à fabriquer des vêtements localement, car dans la société de cette époque, les vêtements étaient fabriqués à 10 000 km de leur lieu de commercialisation.

Une aberration écologique et sociale qu'aujourd'hui nous ne comprenons pas, mais les hommes de cette époque-là voyaient le monde par le paradigme du profit et de toujours plus de profit.

Le profit exponentiel était leur crédo. L'expansion de leur puissance était proportionnelle à la loi de l'expansion de l'univers.

En soi, et nous le savons bien aujourd'hui, l'expansion de l'individu dans sa puissance est un bienfait pour le collectif, dans la mesure où cette puissance est générée par l'individu lui-même.

Or à cette époque, les individus tout puissants nourrissaient leur puissance sur le dos des autres.

Comment faisaient-ils ?

Ils faisaient croire aux individus que s'ils travaillaient pour eux et qu'ils suivaient toutes leurs consignes, ils deviendraient, eux aussi, riches et puissants. Bien sûr, cela était faux. Et les individus étaient naïfs. Les expressions employées à cette époque-là étaient, la promotion sociale, l'école comme vecteur de libération de l'être humain, la santé pour tous, la retraite obligatoire, le chômage, le progrès social et l'Intelligence Artificielle (IA), nouveau maître de la pensée de l'être humain. En gros, si l'IA le disait, c'est que c'était vrai.

Et vous savez bien, mes amis, comment aujourd'hui nos humoristes se délectent de ces concepts, paraissant complément irrationnels de nos jours. Pourtant, dans la société de cette époque, le collectif avait pris l'initiative de soumettre l'individu.

Comment ?

En lui faisant croire que sans le collectif il serait mort, que sans le collectif il serait inutile, que sans le collectif il serait en mauvaise santé. Donc les gens de pouvoir de cette époque avaient tout fait pour amplifier cette croyance, en mettant les individus sous dépendance de santé, nourriture et de gestion de leur temps. Vous vous rendez compte qu'à cette époque-là, les individus, se retrouvaient par millions, voir par milliards à regarder une boîte à images qui leur disait, à tous, ce qu'ils devaient penser et comment ils devaient penser. C'était une époque magique pour les grands hypnotiseurs de ce monde. Pouvoir hypnotiser des milliards de personnes en même temps et quotidiennement ! C'était magique ?

Chapitre 3 No.3

Nous savons aujourd'hui que cette magie était une illusion fabriquée par des tout puissants cherchant à se nourrir sur le dos de la masse. Les individus, sachant aujourd'hui qui ils sont et ayant conscience de leur puissance, ne pourraient plus tomber dans le panneau.

Enfin, je l'espère...

Cette digression montre du chemin que nous avons fait entre Hugo, fabricant des salopettes et ce qu'il est aujourd'hui dans la mémoire collective.

Cet homme aux multiples facettes aimait aussi la musique et le chant. Même si sa carrière de chanteur avait commencé tôt, ayant fait son premier spectacle à 5 ans. Ayant alors reçu des moqueries, il s'arrêta de chanter en public, jusqu'à ses 40 ans, où il prit de nouveau le risque d'écrire des chansons et de les produire. Mais comme tout ce qui faisait peur à Hugo, il le faisait en catimini pour lui et ses proches. Car le monde social de cette époque lui faisait peur. Il aimait la relation aux autres, mais il avait une appréhension maladive des hommes de pouvoir. C'est comme s'il sentait venir leur pouvoir inquisiteur à trois kilomètres.

Pour braver sa peur, il participa plusieurs années à une comédie musicale où il interprétait des chansons des autres, moins engageantes pour lui. Et donc il commença à appréhender la scène et à chanter devant le monde social.

Il faut savoir et c'est important pour comprendre son cheminement, que tout ce qui sortait de sa tête par écrit ou dans un discours ou une chanson, était directement un don de lui, sans filtre. Il donnait ses mots pour se libérer de ses maux. Son honnêteté et son authenticité à dire ce qu'il pensait pouvaient être considérées comme une faiblesse, à cette époque. Aujourd'hui, nous savons que cela est une force, comme la sensibilité, le ressenti et l'instinct.À son époque, pleurer dans un talk-show hypnotique était considéré comme une faiblesse et était méprisé par l'ensemble de la communauté. Aujourd'hui, cela fait sourire.

Mais pourquoi notre homme s'est mis à cette époque dans l'idée de vouloir être président ?

Il avait conscience de son pouvoir personnel et détestait la toute-puissance. Il voulait être puissant pour lui, mais surtout pas tout puissant pour les autres. Il savait que ce qu'il l'avait fait grandir dans sa réflexion était : La Question.

Il s'était posé beaucoup de questions sur la gestion de la relation de lui avec les autres et de lui avec lui-même. Il en était arrivé à la conclusion que rien n'était gravé dans le marbre et que l'évolution de son monde et de celui des autres était interdépendante. Si lui changeait son monde, le monde extérieur pouvait changer. Il avait compris aussi ce qu'était la résonnance. Celle-ci était le moyen utilisé par les grands hypnotiseurs, pour faire passer une croyance sous forme de réalité. Plus le média résonnait fort, plus il était efficace.

Dans cette grande période d'hypnose sociale, les croyances étaient légion.

Il y eut les croyances idéologiques qui finissent en « isme », communisme, capitalisme, socialisme, etc. Elles prenaient des tournures plus ou moins démocratiques et plus ou moins libérales en fonction des opportunités. Les grands raisonneurs, Maître de l'hypnose, savaient utiliser ces concepts avec merveille pour contrôler les individus et s'en servir comme des esclaves à nourrir leur richesse personnelle. Les maîtres étaient faciles à identifier, ils avaient tous des milliards d'argent sur des comptes bancaires. D'ailleurs, ils s'en vantaient et les esclaves ne voyaient rien. Comme il se disait à l'époque « plus c'est gros, plus ça passe ». Pour savoir si un individu est bien sous l'emprise d'une croyance, il suffit d'amplifier légèrement la croyance et de voir s'il réagit. S'il ne réagit pas, c'est acquis. S'il réagit trop, il suffit de revenir légèrement en arrière, d'attendre que l'esprit s'apaise, et de trouver une opportunité pour reprendre le chargement du programme d'hypnose.

Ce qui a déclenché une volonté chez Hugo de devenir président est la fameuse crise sanitaire des années 2118. Aujourd'hui, c'est un sujet étudié de façon classique dans nos écoles et universités.

Cette crise est arrivée par le biais d'un virus fabriqué dans un laboratoire spécialisé dans la manipulation génétique. Ce virus est sorti de ce laboratoire.

De quelle façon, vous voulez le savoir ?

Il y a des matins comme ça ou nous ferions mieux de rester couchés. C'est ce qui est arrivé à Paolo. Sa copine l'avait embrouillé toute la soirée pour une histoire de collègue avec qui il était sorti le soir d'avant. Ainsi, Il était arrivé tard dans la nuit, ou plutôt tôt le matin, avec la gueule de bois. Suspicieuse, elle voulait tout savoir sur avec qui ? Paolo était saoul mais avait un principe de base : « No Zob in job », pas de sexe dans le travail. Il en avait marre de sa copine jalouse compulsive et il en avait marre des procédures qui, quotidiennement, lui prenaient la tête. Pourtant, dans son métier de biologiste, dans un laboratoire de manipulation génétique sur des virus, les procédures faisaient légion. Ce matin-là, à la pause de 10 h, il sortit prendre son café dehors, en fumant une cigarette, sans prendre toutes les précautions nécessaires. Il se retrouva donc porteur du virus qu'il venait de modifier génétiquement et il le partagea, sans le savoir avec Juliette, Patrick, Roméo, Didier et Michelle qui faisaient une pause en même temps que lui.

Les lois de l'exponentiel ont fait le reste et la diffusion et la multiplication de cette épidémie est partie de là.

Ce virus s'était diffusé très rapidement et c'est sur cette rapidité à se diffuser que les raisonneurs avaient hypnotisé les gens.

Le principe de base utilisé pour cette manipulation était la peur de la mort. Cela était facile dans une société où un certain confort avait mis les individus dans le déni de cette même mort, de ses causes et de ses conséquences. Les individus de cette époque vivaient dans la peur de mourir et avaient une obsession à vivre le plus longtemps possible. Je parle des pays dits « civilisés » car les pays dits « du tiers monde » étaient moins touchés par la peur de mourir, car la mort faisait encore partie de leur quotidien.

Les gouvernants ont donc fabriqué, de toute pièce, les morts liés à ce virus. Tout d'abord pour faciliter l'hypnose, ils ont donné un non commercial ou publicitaire à ce virus, « Virologue18 », « le virus parlant de l'année 18 ». L'hypnose passait par la simplicité. Pour l'inconscient collectif, le « virus parlant » attaquait l'ADN des individus et les tuait, avec des symptômes qui pouvaient appartenir à n'importe quelle autre maladie. L'objectif étant de mettre en place la confusion. Après, il était facile de dire que tous les gens qui mouraient, décédaient du Virologue18. Mourir d'un problème pulmonaire, Virologue18, d'une grippe, Virologue18, d'un cancer, Virologue18 ! Toutes les morts étaient attribuées au Virologue18. Les chiffres ont donc pu être gonflés, artificiellement et facilement, grâce à la méconnaissance et la naïveté de la population, sous terreur de la mort.

Il y a bien eu des morts de ce virus. Mais aucune mort ne put être vérifiée par une autopsie, ce qui est la base pour travailler sur une épidémie. D'ailleurs, celle-ci était interdite dans son pays.

Le deuxième point fut de faire un glissement sémantique. Le premier changement de vocabulaire fut le mot pandémie.

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