- Pose-moi ! Hurlai-je, alors que
j'essayais de m'échapper de l'emprise de Zayn. Laisse-moi partir !
Il me jeta sur son épaule, un bras bloquant mes jambes. La seule chose que je pouvais faire était de frapper mes poings contre son dos alors qu'il me transportait dans ma chambre. Il me jeta sur le lit et me regarda furieux.
- As-tu oublié, Abigail, qui dirige cet endroit ? À qui appartiens-tu ? Tu n'es rien. Rien du tout. Tu es à moi. À moi seulement. Je peux faire tout ce que je veux avec toi et tu ne peux rien faire contre ça. Il grogna, sa voix étant menaçante.
- Mais tu ne feras rien, contestai-je en lui retournant son regard.
Il resta silencieux.
---
Plus de cent ans dans l'avenir. La corruption a ravagé une majorité écrasante de dirigeants et de gouvernements. Ce qui était autrefois un monde libre est à présent dominé par le Gouvernement - composé d'une petite poignée de Propriétaires. Des Propriétaires comme Zayn.
Le reste de la population est asservie.
Il n'y a pas d'intermédiaire ; pas de classe moyenne. Soit vous êtes riche, soit vous êtes lié dans les chaînes de l'esclavage.
Si vous avez de la chance, vous pourrez vivre quelques années, peut-être même une vie entière bien caché, libre. Mais dans la peur.
Mais si vous êtes comme Abigail, votre plus petite erreur pourrait devenir votre pire cauchemar.
Arrachée des rues, Abby est vendue à l'un des hommes les plus riches, les plus puissants et attirants dans le monde, Zayn Malik.
Abby aurait facilement été une autre esclave, forcée d'exécuter tous les ordres de Zayn. Exceptée une chose.
Abby possédait quelque chose de sacré.
Quelque chose à laquelle, même l'homme le plus puissant, manipulateur, et beau ne pouvait jouer avec.
Le van frappa une bosse, et je fus projetée contre l'un des côtés de la caisse dans laquelle j'avais été mise. Je pleurais de douleur, mais mes sanglots étaient étouffés.
Je ne pouvais rien voir - mes yeux avaient été bandés, j'étais bâillonnée et mes mains étaient liées derrière mon dos par ce qui semblait être une corde.
Je n'étais pas sûre du pourquoi je me sentais étourdie et d'où me venait mon mal de tête - et puis tout me revint d'un coup.
J'avais été enlevée.
Kidnappée !
Dans le milieu de la rue, en plein jour !
Je ne pouvais pas croire que j'avais été assez stupide pour croire l'homme qui s'était approché de moi, prétendant qu'il pouvait me procurer de la nourriture. À quoi pensai-je ?
Ah oui, je ne pensais pas. J'avais bien trop faim. Vivant depuis une semaine dans les rues, la nourriture était difficile à trouver et j'étais désespérée.
-
Il m'avait conduit à l'arrière d'un restaurant délabré. Je l'avais rapidement suivi et lorsqu'il s'était arrêté, je m'étais cognée contre lui.
Ensuite, il m'avait saisi le bras, m'avait retournée et m'avait mis une serviette sur la bouche.
J'avais lutté, affaiblie par la faim, mais le chloroforme avait déjà infiltré mes narines et je m'étais effondrée dans les bras de l'homme.
-
Je pouvais sentir le van ralentir, frapper le gravier alors qu'il roulait. La caisse commença à trembler et je luttai pour rester en position assise.
Le van s'arrêta brutalement, et je me sentis presque noyée par la peur. La porte du véhicule s'ouvrit, puis se referma et je pouvais entendre le léger bruit de pas en mouvement contre le gravier.
Lorsqu'il ouvrit le coffre, j'entendis plusieurs voix.
- Où l'as-tu trouvée ? Demanda une voix profonde et masculine. Sa voix était autoritaire et puissante.
Une autre voix répondit - je reconnus immédiatement la voix de mon kidnappeur.
- Elle vivait dans les rues depuis une semaine. J'ai gardé un œil sur elle. Personne ne remarquera qu'elle a disparu.
- Paul, sors-la de la voiture. Louis va t'accompagner à mon bureau où il te donnera le chèque une fois qu'elle sera à l'intérieur. Ordonna la voix masculine.
Je sentis la voiture bouger, puis Paul me fit tomber. Ses mains robustes serraient mon bras, me tirant brusquement vers le haut. Je grimaçai, gémissant de douleur. Des larmes jaillirent de mes yeux bandés.
Je fus poussée contre quelque chose de dur et chaud, un torse.
- Tranquille, Paul, l'avertit la voix. Va avec Louis.
L'autre voix, beaucoup plus élevée que les autres, prit la parole :
- Suis-moi, Paul. Puis j'entendis deux paires de pas s'éloigner de nous sur le gravier.
Soigneusement, des bras chauds me tirèrent loin du torse, me stabilisant sur mes pieds.
- Niall, tiens-la debout. Elle est tremblante.
Une autre paire de mains attrapa doucement mon épaule, me tenant toujours. Je sentis le souffle chaud de Niall chatouiller mon oreille avant qu'il ne me murmure :
- Tout va bien. Il suffit de rester calme.
- Je vais te retirer ton bandeau maintenant. Tu dois rester calme si tu veux que tout se déroule correctement. C'est clair ? Dit la voix masculine d'un ton légèrement menaçant.
J'acquiesçai.
- Bonne fille.
Je tremblai légèrement quand je sentis ses doigts chauds frôler mon visage et le nœud qui retenait mon bandeau en place. Il toucha maladroitement le nœud, puis le défit enfin.
La lumière dehors m'aveugla durant quelques instants. Je clignai des yeux afin qu'ils s'adaptent au changement drastique après avoir été dans le noir complet.
Un homme bronzé se tenait devant moi, la barbe qui entourait sa mâchoire lui donnait un côté très attirant. Sa mâchoire était très bien dessinée et ses yeux chocolats étaient encadrés par d'épais cils. Ses cheveux étaient en désordre.
Il me regarda rapidement de haut en bas et fit un signe de tête dédaigneux.
- Emmène-la à l'intérieur. Il ordonna à Niall.
Niall attrapa rapidement l'un de mes bras qui était encore attaché derrière mon dos, me retournant rapidement. Maintenant que je pouvais voir, j'essayais d'identifier ce qui m'entourait. Nous nous dirigions vers un manoir qui se situait à environ 400 mètres de là où nous étions. Toute la zone était clôturée avec des portes noires fantaisistes. Ça avait l'air très sécurisé et infranchissable.
Après une longue marche, je pénétrai dans le manoir.
Je pus m'apercevoir que Niall était un beau blond. Il ne disait pas un mot tandis qu'il me conduisait de couloir en couloir.
Enfin, nous arrivions à la fin d'un hall isolé et Niall sortit un trousseau de clés de sa poche arrière. Il prit rapidement la bonne clé et ouvrit la porte, me menant à l'intérieur.
C'était une suite. Les murs étaient peints en rouge sang et un simple lit king-size, recouvert de draps noirs se tenait au milieu de la grande salle. Il y avait aussi un canapé en cuir noir sur le côté de la pièce et une commode en marronnier. Mis à part ça, c'était complètement vide.
- C'est ici que tu resteras. N'essaye pas de t'échapper, parce que tu vas sérieusement le regretter. Il se déplaça à travers la pièce et vers une porte tout en me tirant près de lui. Cette salle de bain est à toi, tu pourras l'utiliser quand tu le souhaiteras. Dit-il en me menant dans une grande pièce. Tout était de couleur blanche. Il y avait des serviettes blanches propres et rangées, prêtes à être utilisées. Un jacuzzi-baignoire prenait le coin de la salle de bains et, juste à côté, se tenait une douche.
- Et ici, c'est ton dressing. N'hésite pas à utiliser ce que tu veux. Il ajouta alors qu'il continuait de marcher.
Puis il se tourna vers moi :
- Tu as besoin de te laver. Habille-toi avec quelque chose de décent, Maître Zayn sera avec toi sous peu pour tout t'expliquer. Dit-il simplement et me retourna. Je sentis un léger tiraillement sur mes poignets, puis la corde qui liait mes bras ensemble céda. Je me frottai rapidement les poignets, qui étaient rouges et douloureux à cause de la corde. Puis il retira soigneusement le bâillon de ma bouche.
Il me jeta un coup d'œil, puis se tourna et quitta la salle de bains et ensuite la chambre. Lorsqu'il ouvrit la porte pour quitter la pièce, je courus rapidement après lui.
- Attends ! Niall !
- Quoi ? Il se retourna.
- Ne me laisse pas. Le suppliai-je. S'il te plaît.
Son expression se durcit et il me regarda :
- Fais ce que je t'ai dit bordel !
Je le regardai sous le choc, il se tourna et quitta la pièce et ferma la porte derrière lui. J'entendis un cliquetis de clés et alors je réalisai qu'il m'avait enfermée.
J'avais besoin de sortir d'ici. J'avais peur.
J'étais bouleversée, tremblante, des larmes coulaient sur mes joues.
J'avais fugué de la maison pour être libre. Pas pour en arriver là.
Je n'avais aucune idée de quoi faire, donc je me recroquevillai dans un des coins les plus reculés de la grande salle et sanglotai, en serrant mes genoux contre moi.
Qu'avais-je fait pour mériter cela ?
Je suis restée ainsi pour ce qui semblait être une demi-heure, puis un léger coup se fit entendre à la porte avant que l'homme bronzé avec la voix masculine n'entre.
Il avait l'air dangereux, intimidant et magnifiquement beau en même temps.
Il s'approcha et s'accroupit à côté de moi, posant une main sur mon épaule pour me réconforter.
- Pourquoi n'as-tu pas fait ce qui t'a été demandé ? Il demanda, d'une voix basse et menaçante.
Je secouai ma tête, sans le regarder.
- Regarde-moi et réponds.
Je relevai lentement la tête, regardant les beaux yeux de l'homme. Quelque chose à leur sujet m'intimidait - donc je déviais rapidement mon regard, le fixant sur sa pomme d'Adam.
Il approcha sa main vers moi. Je la pris et il m'aida à me relever.
Il me conduisit vers le lit et croisa les bras.
- Assieds-toi.
Je m'assis sur le matelas - il était étonnamment confortable. Je levai les yeux vers lui.
- Quel est ton nom ? Il demanda.
Effrayée, je lui répondis sans hésitation.
- Abby.
- Est-ce ton vrai nom ? Il exigea.
- Abigaïl - mais je préfère Abby. Je me corrigeai.
- Abigaïl. Il hocha la tête pour lui-même. Écoute, Abigaïl. Je ne le dirai qu'une fois et je te l'avoue maintenant. Tu es mon esclave. Je suis ton maître et tu ne peux me parler de cette façon à moins que je te donne la permission de m'appeler Zayn. Je commande tout ici et tout le monde m'obéit. Tu vas devoir t'intégrer rapidement et obéir aux ordres, ou il y aura des conséquences. Ton séjour ici sera permanent - il sera agréable ou désagréable, cela dépendra entièrement de tes actions. Garde bien cela à l'esprit. Suis-je assez clair ?
Je hochai lentement la tête, ne sachant pas quoi faire.
- Hocher la tête n'est pas acceptable. Essaye à nouveau.
J'avalai.
- Ouais ?
Il secoua la tête.
- Non, tu dois utiliser : oui, Monsieur ou non, Monsieur lorsque tu me réponds. Comprends-tu ?
- Oui - oui, monsieur. Je me corrigeai rapidement.
- Bien. Il me fit un rapide sourire, montrant ses dents blanches parfaites. Suis-moi.
Il se retourna, se dirigea vers la salle de bains et alluma l'interrupteur.
- Il faut te laver. Dit-il simplement. Enlève tout.
Je levai les yeux vers lui en état de choc.
Je fis mon chemin vers l'immense dressing, me séchant rapidement. Trouver quelque chose de décent à porter était un tout autre défi. La plupart des vêtements étaient courts et provocateurs, ce qui m'intrigua. Je trouvai finalement un débardeur et un short et les enfilai.
Où se trouvaient les autres ? Étais-je seule ici ? Je n'étais sûrement qu'une esclave de plus parmi ceux que possédait Zayn. Niall en était certainement un aussi.
J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir, ce qui me fit sortir du dressing.
- Niall ?
Il avait l'air frustré et épuisé.
- Zayn m'a ordonné de t'apporter ton repas ici. Tu ne mangeras pas avec le reste d'entre-nous ce soir.
Il me tendit un plateau et je le pris.
- Pourquoi ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Ma voix tremblait.
Avais-je bouleversé Zayn ? Plus important encore, pourquoi m'inquiétai-je de l'avoir dérangé ?
Il haussa les épaules.
- Ça ne te regarde pas. Il se retourna et ferma la porte, la verrouillant derrière lui.
J'observai le contenu de mon plateau. Il y avait une bonne quantité de spaghetti, une tranche de pain à l'ail, une petite salade et une bouteille d'eau.
Je le posai sur le sol et m'assis en m'appuyant contre le mur avant de m'empiffrer rapidement de toute cette nourriture. Même si j'étais contrariée, je crevais de faim - je n'avais pas eu de réels repas depuis une semaine.
Lorsque j'amenai la dernière miette de pain à ma bouche, la porte de ma chambre se déverrouilla et Zayn apparut.
- Fini ? Demanda-t-il, en regardant mon plateau vide.
J'hochai la tête.
- Abigail. Dit-il fermement.
- Je veux dire, oui, Monsieur.
- Je vais te faire visiter la maison maintenant. Je ne t'expliquerai les règles qu'une fois. Fais de ton mieux pour les retenir si tu ne veux pas être punie. C'est compris ?
- Oui, monsieur.
- Je possède d'autres personnes comme toi. Il sera important que tu t'entendes autant que possible avec eux. Suis-je clair ? Il exigea.
- Oui, monsieur.
- Bon. Suis-moi, Abigail et apporte ton plateau.
Je pris rapidement mon plateau et le suivis.
Nous marchions dans un long couloir où se trouvait de nombreuses portes fermées. Zayn décrit ce qui nous entoura.
- C'est l'aile des quartiers des esclaves. Tout le monde suit des règles strictes et tu devras aussi les respecter. Tu dois te lever tous les matins à six heures et une corvée te sera attribuée par l'un de mes deux anciens esclaves, Niall ou Louis. Tout ce qu'ils te diront devra être fait sauf si je m'y oppose. Compris ?
- Oui, monsieur.
Nous passions devant une immense salle possédant entre autre des canapés et une télévision. Quelques filles de mon âge étaient assises sur le canapé en face de la télé, me regardant curieusement.
- C'est la nouvelle esclave. J'entendis des chuchotements.
- Tu pourras venir ici lorsque tu y seras autorisée.
Une incroyable belle blonde se dirigea vers nous, me regardant rapidement avant de donner toute son attention à Zayn.
- Zayn, monsieur, puis-je rester avec vous ce soir ? Demanda-t-elle, en portant dangereusement ses lèvres proches de Zayn. Je vous veux vraiment.
Elle pressa lentement ses lèvres sur les siennes et après un court baiser, Zayn la repoussa.
- Pas maintenant, Perrie. Tu es libre pour la nuit. Vas t'amuser. Dit-il dédaigneusement et elle fronça les sourcils.
- Très bien. Elle se retourna et s'assit sur le canapé, en continuant de regarder la télévision, comme si nous n'avions jamais été interrompus.
Il continua de marcher et je le suivis. Nous étions dans une grande salle à manger et Zayn cessa de marcher.
- Le petit déjeuner sera servi à 06h30 précise. Après t'être réveillée, tu dois prendre une douche et t'habiller pour la journée. Si tu as une minute de retard, les portes de la salle à manger seront verrouillées et tu ne seras pas servie. Le déjeuner est à midi et le dîner à six heures trente.
Il me conduisit dans un ascenseur et nous descendîmes un étage.
En sortant de l'ascenseur, je réalisai que l'environnement était complètement différent.
Il y avait une grande cuisine et quelques filles étaient occupées à travailler.
- C'est ici que tu seras lorsque tu auras des corvées en cuisine. Kitty ! Dit-il tout à coup.
Une jeune fille aux cheveux roux leva les yeux, d'où elle faisait la vaisselle. Elle avait une paire de gants en latex jaune, un tablier bleu et ses cheveux étaient attachés.
- Oui, monsieur ?
- Viens prendre le plateau d'Abigail.
Kitty se dirigea vers moi, me donna un sourire amical.
- Tu es nouvelle ici. Ravie de te rencontrer. Peut-être que lorsque nous aurons quelques heures libres nous devrions traîner ensemble ! Dit-elle avec enthousiasme en prenant mon plateau des mains.
J'hochai la tête en souriant.
- Oui.
Elle dit rapidement au revoir et se précipita pour terminer son travail.
Zayn continua de marcher et me conduisit à une grande salle avec des machines à laver.
- Corvée de blanchisserie. Il expliqua.
Il nous conduisit vers l'ascenseur et nous descendîmes un autre niveau.
Si je pensais que l'atmosphère dans la cuisine était différente, ce niveau était un tout autre univers.
Sombre, humide et froid, la chair de poule apparaissait sur ma peau. Lentement, mes yeux s'habituaient à l'obscurité. Je pouvais voir des murs en ciment ainsi que quelques cellules de détention. Je tremblais.
- C'est ici que je t'enverrais si tu désobéis. Rappelles-en toi, Abigail. Je préférerai que tu m'obéisses tout le temps - mais cela dépend de toi. Ce n'est ni agréable ni amusant d'être enfermé ici pendant plusieurs jours. Dit-il calmement, l'humour noir se lisait dans ses yeux.
J'avalai.
- Oui, monsieur.
- Revenons en haut.
Alors que l'ascenseur nous ramenait à l'étage principal, il continua de parler.
- Cependant, quand je passe du temps avec toi, tu es dispensée de tes fonctions. Compris ?
- Oui, Monsieur. Monsieur, où logez vous ?
Il me sourit.
- L' étage du dessus m'appartient. Personne n'est autorisé à aller à l'étage à moins d'avoir mon approbation. À dix heures du soir, tu seras enfermée dans ta chambre. Quoi qu'il en soit, nous allons y retourner.
Je le suivis et il ouvrit la porte, me laissant entrer.
- Maintenant, je vais te montrer ce que tu dois porter et pour quel occasion. Il me conduit au dressing.
- Cette première étagère, dit-il en faisant signe vers le coin droit du placard, sont tes vêtements décontractés. À porter lorsque tu as des heures libres sans tâches à accomplir, ou tout simplement pour te détendre dans ta chambre.
Il a une autre étagère sur la droite.
- Ceci est pour l'usage formel. Si un jour l'un de mes clients t'emmène en voyage d'affaires, c'est ce que tu devras prendre.
Il fit un signe en direction de la dernière sur la droite.
- Ce sont des vêtements - lorsque tu es en service.
Et puis, il se tourna vers le côté gauche de l'armoire.
- Lorsque je passe du temps avec toi, tu peux choisir n'importe quoi parmi ceux-là. Compris ?
Je regardai la longue rangée de lingerie suspendue en rougissant.
- Oui, monsieur.
Il sourit, heureux.
- Tu vois, c'est pas si difficile à faire, non ? Continue comme ça et nous nous entendrons à merveille.
Il regarda sa montre.
- Je reviens dans une heure pour passer du temps avec toi. Est-ce clair ?
- Oui, monsieur. J'hochai la tête.
- Bon. À tout à l'heure, Abigail.
Il appuya un rapide baiser sur ma joue et sortit de ma chambre, fermant la porte derrière lui.
Je restai là, encore un peu étourdie par son baiser.
Ensuite, je fis mon chemin de retour vers le placard à la recherche de quelque chose à porter lorsque Zayn reviendra.
Alors que je cherchais quelque chose à me mettre, je remarquai que chaque pièce de lingerie était française. Soyeuse, belle et chère.
Je choisis soigneusement un ensemble en dentelle noire et l'enfilai. Il était nettement plus modeste que les autres, couvrant un peu plus de peau - et pour cela, j'en étais reconnaissante.
Je détachai mes cheveux, laissant mes longues boucles brunes tomber librement sur mes épaules. J'y glissai mes doigts, admirant la façon dont le shampoing que Zayn avait utilisé les avait rendus doux.
J'étais épuisée et somnolente, il restait encore environ quarante-cinq minutes à perdre.
Peut-être que je pourrais me reposer rapidement ? Avant que Zayn n'arrive ?
Je sautai sur le lit. Il était confortable et accueillant, je tirai les couvertures sur moi et fermai mes yeux.
Quelques minutes plus tard, je dérivai dans un léger sommeil.
- Abigail ? Quelqu'un chuchota et je sentis une grande main s'abattre sur mon épaule et me secouer afin de réveiller.
- Mhhmm ? Mes yeux s'ouvrirent papillonnant. Oh merde.
Zayn se tenait là, sur le côté de mon lit, un regard gêné sur son visage.
J'eus du mal à me lever, m'asseyant avec maladresse.
- Je suis tellement désolée - je n'ai pas voulu m'endormir ! La panique remplissait ma voix. Je voulais rester dans les bonnes grâces de Zayn.
Un Zayn en colère serait un Zayn effrayant et je ne voulais pas en être la cause.
- Je suis désolée !
Il secoua la tête, croisant les bras. J'avais enfin réussi à m'asseoir sur le bord du lit, en gardant mes yeux rivés sur le sol. J'avais peur.
Deux mains descendirent sur mes épaules, me poussant sur le lit de façon inattendue.
J'ouvris la bouche, surprise.
Il grogna.
- Nous allons te donner une leçon, Abigail.
Je clignai des yeux, choquée par ses paroles.
- Quoi ?
Il m'ignora, marchant vers le meuble en bois au coin de la pièce. Il sortit un trousseau de clés, déverrouilla rapidement le tiroir du haut et l'ouvrit.
Il y saisit quelque chose.
Il referma le tiroir et revint vers mon lit où je restai immobile. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine et je me tortillais d'inquiétude.
Sa voix était menaçante et sombre.
- Nous pouvons qualifier cela de première leçon.
Je levai les yeux vers lui, demandant sa pitié. Son expression semblait amusée - amusée à mon effroi.
- Mets tes bras au-dessus de ta tête. Il exigea.
J'obéis rapidement, ne voulant pas le contrarier davantage. Je n'étais pas tout à fait sûre de la tournure qu'allait prendre les événements, mais j'eus un mauvais pressentiment.
Il serra quelque chose autour de mes mains - des menottes. Le métal froid me donna la chair de poule et je me fis frissonner.
Il attacha les menottes à la rambarde du lit et attrapa mes jambes, me glissant vers le bas du lit afin que mes bras ne puissent plus effectuer aucun mouvement.
Il fit parcourir, lentement et légèrement, son doigt sur mon cou, et descendit jusqu'à ma poitrine, le passant entre la dentelle de ma lingerie, puis plus bas vers mon nombril. Chaque endroit qu'il touchait m'envoyait des frissons.
Je ne devrais pas aimer ça, je ne devrais pas aimer ça. Mon esprit rationnel me criait de ne rien ressentir. Mais mon corps n'était pas rationnel et il implorait le toucher de ce bel homme.
Il écarta mes jambes et s'assit sur le lit, à côté de moi. Puis il baissa la tête et pressa ses lèvres sur les miennes.
Je répondis immédiatement, mes bras attachés luttant contre les menottes. Ses lèvres avaient un goût masculin - de menthe et cigarette à la fois. C'était délicieux.
Ma respiration était irrégulière et mon cœur battait la chamade alors qu'il déplaçait lentement ses lèvres sur ma mâchoire et mon cou. Il mordit ce que je découvris être mon point faible et un petit gémissement s'échappa de mes lèvres.
Ses mains erraient vers le bas et il prit ma poitrine en coupe par-dessus mon soutien-gorge, avant de glisser ses doigts sous la lingerie en pressant doucement. Un autre gémissement s'échappa de mes lèvres et mon dos s'arqua sous les mains habiles de Zayn.
J'expirai un souffle fragile et Zayn déménagea ses mains sur mon ventre nu. Il continua vers le bas en direction de mon pubis jusqu'à que sa main ne glisse juste entre mes cuisses.
Ses lèvres entrèrent de nouveau en contact avec les miennes, nos langues se chamaillant. Il me dominait facilement, je dus rompre le baiser à bout de souffle.
Son pouce me caressa sous le léger sous-vêtement que je portais et je me tendis.
- Détends-toi et ne bouge pas.
J'inspirai fortement, n'arrivant pas à me détendre. J'étais beaucoup trop nerveuse.
Je relâchai lentement mes muscles. Je sentis une deuxième caresse, mais cette fois avec plus de pression.
Mes hanches se soulevèrent et il me tint en place avec son bras libre, grognant.
- Je t'ai dit que tu n'avais pas droit de bouger, Abigail. Il souffla vivement contre mon cou. Je tremblai.
Il effectua une autre caresse, cette fois-ci, encore plus vive.
J'haletai de plaisir, le désir se répandant dans mon corps. Il continua à me bouger ses doigts circulairement, appliquant de plus en plus de pression afin de me faire gémir. Mes mains menottées luttèrent pour saisir quelque chose - la sensation était beaucoup trop intense.
Arrête d'aimer cela, Abigail. STOP.
Mais mon esprit était complètement déconnecté de mon corps et je ne pouvais rien y faire.
Je sentais mes mains se fermer en poings serrés, et je gémis plus intensément alors qu'une irrésistible sensation montait en moi. Mes hanches bougèrent afin d'accentuer l'effet de ses caresses.
- Tu continues de bouger, Abigail. Il grogna et son majeur glissa sous ma culotte.
Il commença par insérer lentement le bout de son doigt en moi, puis le glissa plus vite et plus fort. J'étais si près de la délivrance, j'avais juste besoin d'un peu plus de friction.
Soudain, Zayn se redressa et se tint debout près de mon lit, le visage rougi, choqué, et en colère.
Je levai les yeux vers lui, incompréhensive. Mon visage était brûlant en raison de ce qu'il venait de me faire subir il y a juste quelques secondes.
- Abigail, il commença lentement, comme s'il contrôlait sa colère. Tu es... vierge ?
Je ne dis rien. Je n'étais pas sûre de ce qu'il allait répondre.
Il se frotta les tempes, laissant échapper un fort soufflement.
- Putain. Tu es une vierge. Je ne peux pas... Je n'ai pas... Gémit-il. Bordel. Il avait l'air frustré.
Je levai tristement les yeux vers lui. J'étais insatisfaite et j'avais une énorme envie de sentir son toucher de nouveau.
- S'il vous plaît ?
Pourquoi dis-je cela ? Mon cerveau ne peut même plus contrôler ma bouche. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Son expression se durcit.
- Non.
En quelques secondes, il m'enleva les menottes, les rangea dans le tiroir et le verrouilla.
Je m'assis sur le lit, une sensation de chaleur, de gêne et frustration s'emparant de moi. Je le regardai, cherchant une réponse.
- Va dormir. Il est tard.
Il se retourna et sortit de la pièce, sans même un seul mot ou un dernier regard.
Je l'entendis verrouiller la porte et je restai sur le lit - chaude, triste et frustrée. Mon cœur demandait son contact, ses mains, ses baisers - lui.
Un sanglot m'échappa avant de devenir plus conséquent. Je me mis à pleurer.