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Le jeu de Chloé, ma riposte

Le jeu de Chloé, ma riposte

Auteur:: Zinnia Frost
Genre: Xuanhuan
Le jour où la famille Bellier m'a reconnue comme leur fille biologique, je pensais enfin échapper à ma vie d' orpheline. Dix-huit ans de misère devaient s' effacer pour laisser place à un conte de fées. Mais ma sœur adoptive, Chloé, celle qui avait usurpé ma place, m'a accueillie avec un sourire narquois, proposant un odieux marché : si je perdais neuf paris contre elle, je disparaîtrais à jamais de leurs vies. Devant mes parents biologiques indifférents, j'ai tout perdu : ma chambre, l'héritage de ma grand-mère, jusqu' à mon seul amour, Marc. Le neuvième pari, le plus cruel, visait à lui arracher mon petit ami. Marc, mon rayon de soleil. Il m'a pourtant demandé en mariage devant tout le monde, me faisant croire que j'avais enfin gagné. Ma victoire ? Une mascarade. Derrière une porte entrouverte, j'ai entendu Marc, le doux Marc, révéler sa vraie nature : un baron de la pègre, utilisant Chloé, la famille Bellier et surtout moi, simple pion, pour son ignoble vengeance. Mon amour n'était qu'un mensonge, ma famille, complice de ma chute. Brisée mais animée d' une rage froide, j'ai décidé de changer d'échiquier. S' ils voulaient une marionnette, ils auraient une reine. J'ai accepté d'épouser le mystérieux Louis Dubois, un homme dans le coma, en échange de mon héritage légitime, à l' insu du monde. Une nouvelle partie, où cette fois, c' est moi qui mènerais le jeu.

Introduction

Le jour où la famille Bellier m'a reconnue comme leur fille biologique, je pensais enfin échapper à ma vie d' orpheline. Dix-huit ans de misère devaient s' effacer pour laisser place à un conte de fées.

Mais ma sœur adoptive, Chloé, celle qui avait usurpé ma place, m'a accueillie avec un sourire narquois, proposant un odieux marché : si je perdais neuf paris contre elle, je disparaîtrais à jamais de leurs vies.

Devant mes parents biologiques indifférents, j'ai tout perdu : ma chambre, l'héritage de ma grand-mère, jusqu' à mon seul amour, Marc. Le neuvième pari, le plus cruel, visait à lui arracher mon petit ami. Marc, mon rayon de soleil. Il m'a pourtant demandé en mariage devant tout le monde, me faisant croire que j'avais enfin gagné.

Ma victoire ? Une mascarade. Derrière une porte entrouverte, j'ai entendu Marc, le doux Marc, révéler sa vraie nature : un baron de la pègre, utilisant Chloé, la famille Bellier et surtout moi, simple pion, pour son ignoble vengeance. Mon amour n'était qu'un mensonge, ma famille, complice de ma chute.

Brisée mais animée d' une rage froide, j'ai décidé de changer d'échiquier. S' ils voulaient une marionnette, ils auraient une reine. J'ai accepté d'épouser le mystérieux Louis Dubois, un homme dans le coma, en échange de mon héritage légitime, à l' insu du monde. Une nouvelle partie, où cette fois, c' est moi qui mènerais le jeu.

Chapitre 1

Le jour où la famille Bellier m'a officiellement reconnue comme leur fille biologique, me ramenant de l'orphelinat où j'avais passé dix-huit ans, je pensais que ma vie de misère était terminée. Je n'aurais jamais imaginé que ce n'était que le début d'un cauchemar encore plus grand.

Dans le salon opulent de la villa des Bellier, ma sœur adoptive, Chloé, celle qui avait pris ma place pendant toutes ces années, m'a regardée avec un sourire narquois. Elle tenait une tasse de porcelaine fine, ses doigts manucurés brillant sous le lustre de cristal.

« Amélie, maintenant que tu es de retour, cette maison semble un peu à l'étroit pour nous deux. »

Mes parents biologiques, Jean et Sophie Bellier, ainsi que mon frère, Pierre, se tenaient à côté d'elle, leurs visages affichant une gêne évidente mais aucune intention de la contredire.

« Que dirais-tu d'un jeu ? » a poursuivi Chloé, son ton léger contrastant avec la cruauté de ses paroles. « Un pari. Je vais te prendre neuf choses qui te sont chères. Si j'y parviens, tu quitteras cette maison et tu disparaîtras de nos vies pour de bon. Si tu gagnes ne serait-ce qu'une seule fois... je te laisserai la place. »

J'ai regardé mes parents, espérant une intervention, une once de protection. Mais leurs regards fuyaient le mien. Ils aimaient Chloé, la fille enjouée et charmante qu'ils avaient élevée. J'étais une étrangère, un rappel embarrassant de leur erreur passée.

Poussée par un désir naïf de gagner leur affection, de prouver que j'étais digne d'être leur fille, j'ai accepté.

« D'accord, Chloé. J'accepte ton pari. »

Les huit premiers tours ont été une torture. Chloé m'a pris la chambre avec vue sur le jardin que ma mère m'avait initialement attribuée, le bracelet en jade que ma grand-mère m'avait légué, la première robe de haute couture que mon père m'avait offerte. À chaque fois, ma famille restait silencieuse, validant sa victoire par leur inaction.

Le neuvième et dernier pari était le plus cruel.

« Je veux ton petit ami, Marc, » a déclaré Chloé, ses yeux brillant d'une lueur triomphante.

Marc était tout pour moi. Il était un étudiant boursier, comme moi à l'époque, et nous nous étions rencontrés à l'université. Il était doux, attentionné, et son amour était le seul rayon de soleil dans ma vie misérable chez les Bellier.

Le jour de la confrontation, Chloé a sorti un chéquier.

« Marc, je t'offre deux millions d'euros. Épouse-moi, et cet argent est à toi. »

Mon cœur s'est glacé. Je regardais Marc, priant pour qu'il refuse, pour qu'il me choisisse.

Il a souri, un sourire que je connaissais si bien. Il s'est approché de Chloé, a pris le chèque, mais a ensuite secoué la tête.

« L'argent est tentant, Chloé. Mais la personne que je veux épouser, c'est Amélie. »

Il s'est tourné vers moi, s'est agenouillé et a sorti une petite boîte en velours.

« Amélie, veux-tu m'épouser ? »

Les larmes ont brouillé ma vue. J'ai hoché la tête, submergée par le soulagement et la joie. J'avais gagné. J'avais enfin gagné quelque chose.

Chloé, le visage déformé par la rage, a crié : « Très bien ! Je n'ai pas besoin de toi ! Je vais épouser Louis Dubois ! La famille Dubois m'a déjà contactée pour un mariage arrangé ! »

Elle s'est enfuie en courant. Mes parents l'ont suivie, inquiets, sans même un regard pour moi. Seul Marc est resté, me prenant dans ses bras.

« Ne t'inquiète pas, je suis là, » a-t-il murmuré.

Plus tard dans la soirée, alors que je passais devant le bureau de mon père, j'ai entendu la voix de Marc à l'intérieur. Je me suis arrêtée, le cœur battant, pensant qu'il arrangeait les détails de notre mariage.

La porte était entrouverte. J'ai entendu une autre voix, celle d'un homme que je ne connaissais pas.

« Monsieur, Chloé Bellier a accepté l'arrangement avec la famille Dubois. Notre plan a fonctionné. En l'épousant, vous aurez accès aux ressources des Bellier et pourrez enfin vous venger de la famille Dubois qui a causé la faillite de votre père. »

Le silence. Puis la voix de Marc, froide et méconnaissable, a brisé mes illusions.

« Bien. Amélie a été un pion utile. Sa naïveté a parfaitement poussé Chloé dans le piège. Maintenant qu'elle a rempli son rôle, assurez-vous qu'elle ne pose pas de problème. »

Mon souffle s'est coupé. Le monde s'est effondré autour de moi. Marc n'était pas un étudiant boursier. Il était un baron de la pègre, un homme dont le seul but était la vengeance, et je n'étais qu'un outil dans son jeu macabre. Mon amour, ma victoire, tout n'était qu'un mensonge.

Un pion. C'est tout ce que j'étais.

Une rage froide a remplacé le chagrin. Si j'étais un pion, alors je changerais d'échiquier.

J'ai ravalé mes larmes et je suis entrée dans le salon où Chloé se plaignait à mes parents.

« Je ne veux pas épouser ce Louis Dubois ! On dit qu'il est dans le coma, un mort-vivant ! C'est comme épouser un cadavre ! »

Je me suis approchée, ma voix calme et déterminée.

« Je vais prendre ta place. »

Tous les regards se sont tournés vers moi, stupéfaits.

« Je vais épouser Louis Dubois, » ai-je répété, en regardant Chloé droit dans les yeux.

Mon frère, Pierre, a été le premier à réagir.

« Amélie, tu es folle ? Sais-tu ce que tu dis ? »

« Je suis parfaitement saine d'esprit, » ai-je répondu, mon regard balayant ma "famille". « Chloé ne veut pas de ce mariage. Moi, si. C'est une solution parfaite. »

Ma mère, Sophie, a froncé les sourcils.

« Mais... pourquoi ferais-tu ça ? C'est un mariage sans amour, avec un homme... handicapé. »

« Et alors ? » ai-je rétorqué, un sourire amer aux lèvres. « L'amour que je pensais avoir trouvé était un mensonge. Au moins, avec ce mariage, je sais à quoi m'attendre. Pas de faux espoirs, pas de trahison. »

J'ai fixé mon père, Jean.

« J'ai une condition. En échange de ce service que je rends à la famille, en sauvant Chloé d'un mariage qu'elle déteste, je veux une compensation. Je veux les actions de la société familiale qui devaient me revenir de droit. Et je veux que ce soit fait discrètement. Personne, et surtout pas Marc, ne doit savoir que c'est moi qui épouse Louis Dubois jusqu'à ce que ce soit fait. »

Mon père a blêmi.

« Des actions ? Amélie, c'est... c'est de l'extorsion ! »

« Appelez ça comme vous voulez. C'est le prix de mon sacrifice. Vous vouliez que je m'efface, n'est-ce pas ? C'est l'occasion rêvée. Je deviendrai Madame Dubois, et vous n'entendrez plus jamais parler de moi. »

Choqués par ma soudaine fermeté, ils ont fini par accepter. Chloé était ravie, soulagée d'échapper à son sort. Elle s'est jetée dans les bras de Marc dès qu'il est revenu, lui annonçant la "bonne nouvelle".

Le lendemain, alors que je quittais la villa Bellier pour de bon, j'ai reçu une photo sur mon téléphone. C'était un numéro inconnu. La photo montrait la chambre que Marc et moi étions censés partager. Les murs étaient recouverts d'un papier peint que j'avais choisi. Au centre, sur le lit, trônait une immense photo de mariage. Mais ce n'était pas mon visage à côté de celui de Marc.

C'était Chloé.

Elle portait la robe de mariée que Marc m'avait fait essayer, son sourire radieux fixant l'objectif.

Mon cœur, que je croyais déjà en miettes, s'est brisé une dernière fois.

J'ai effacé la photo et bloqué le numéro. En regardant la villa s'éloigner dans le rétroviseur de la voiture qui m'emmenait vers ma nouvelle vie, j'ai fait une promesse. Je ne serais plus jamais le pion de personne.

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Chapitre 2

Assise dans la voiture qui me conduisait vers la demeure des Dubois, j'ai fermé les yeux et me suis concentrée. Une interface bleutée, invisible pour tous sauf pour moi, est apparue dans mon champ de vision.

« Système, je veux annuler le lien de conquête avec Marc. »

Une voix mécanique et sans émotion a résonné dans mon esprit.

[Avertissement : L'annulation du lien de conquête avec la cible Marc entraînera des conséquences graves. La cible perdra tous les bénéfices de guérison fournis par le système. Sa condition physique se détériorera rapidement. Êtes-vous sûre de vouloir continuer ?]

« Oui. »

Ma réponse était sans hésitation. La douleur de la trahison était encore vive, un poison qui brûlait dans mes veines.

Je me suis souvenue du jour où j'ai obtenu ce "système". C'était il y a un an, au plus profond de mon désespoir. J'avais perdu le septième pari contre Chloé. Elle m'avait pris la seule photo que j'avais de la directrice de l'orphelinat, la femme qui avait été une vraie mère pour moi. Chloé l'avait déchirée devant moi, riant de mes larmes.

Ce soir-là, alors que je pleurais dans ma petite chambre de service, une douleur fulgurante m'a traversé le crâne et la voix du système est apparue pour la première fois.

[Système d'assistance de conquête activé. Cible initiale détectée : Marc. Mission : conquérir le cœur de Marc et atteindre 100% d'affection pour débloquer les récompenses ultimes.]

À l'époque, j'avais cru à une hallucination. Mais le système était réel. Il m'a donné des informations sur Marc, ses goûts, ses désirs. Il m'a aidée à me rapprocher de lui.

Peu de temps après notre rencontre, Marc a eu un grave accident de voiture. Les médecins disaient que ses jambes étaient paralysées à vie. Le système m'a alors proposé un marché : utiliser mes "points de vie", une énergie que je générais par mes émotions, pour le guérir. En échange, le lien entre nous serait renforcé.

Désespérée de le sauver, j'ai accepté. J'ai veillé sur lui jour et nuit, canalisant l'énergie du système. Et le miracle s'est produit. Marc a recommencé à marcher. Pour moi, il était devenu plus qu'un simple petit ami. Il était la preuve que je pouvais faire le bien, que j'avais de la valeur. Il était ma bouée de sauvetage.

C'est pour cela que sa trahison était si dévastatrice. Le système, que je croyais être un cadeau du ciel, n'avait fait que me lier plus étroitement à mon bourreau.

La voiture s'est arrêtée, me tirant de mes sombres souvenirs. Le portail majestueux de la propriété Dubois s'est ouvert devant nous.

Avant même que j'aie pu confirmer l'annulation, le système a de nouveau parlé.

[Nouvelle cible potentielle de conquête détectée : Louis Dubois.]

[Condition de la cible : Coma profond, blessures de guerre multiples, signes vitaux en déclin.]

[Proposition de transaction : Transférer le lien de conquête de Marc à Louis Dubois. En échange de l'annulation de toutes les conséquences négatives pour l'hôte, l'hôte doit accepter de devenir le principal soutien vital de la nouvelle cible.]

[Accepter la transaction ? Oui/Non.]

J'ai regardé la villa imposante qui se dressait devant moi. C'était ma seule issue. Fuir Marc, fuir les Bellier, fuir cette vie de marionnette.

« Oui, » ai-je murmuré, le cœur lourd mais l'esprit clair. « J'accepte. »

[Transaction confirmée. Le lien avec Marc est en cours de dissolution. Le lien avec Louis Dubois est en cours d'établissement. Taux de progression : 1%... 10%... 50%...]

Une sensation étrange m'a parcourue, comme si un fil invisible qui me reliait à Marc venait d'être coupé net. C'était à la fois libérateur et terrifiant.

[...99%... 100%. Lien établi. Nouvelle mission : maintenir les signes vitaux de Louis Dubois et l'aider à se réveiller du coma. Récompenses à déterminer.]

Je suis sortie de la voiture. Une femme élégante d'une cinquantaine d'années, la mère de Louis, Hélène Dubois, m'attendait sur le perron. Son visage était marqué par le chagrin, mais ses yeux brillaient d'une lueur d'espoir.

Elle a pris mes mains dans les siennes. Ses mains étaient chaudes.

« Amélie. Merci d'être venue. Nous savons que nous vous demandons l'impossible. »

Sa sincérité m'a désarmée. C'était si différent de l'accueil froid et calculé des Bellier.

Derrière elle se tenait un homme âgé à la posture droite, le grand-père de Louis, le patriarche de la famille, Édouard Dubois. Son regard était perçant, mais empreint de bienveillance.

Ce jour-là, j'ai compris que j'avais peut-être échangé une prison dorée pour une autre, mais que les gardiens, cette fois, avaient une âme.

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