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Le fils du gouverneur

Le fils du gouverneur

Auteur:: Bree Sei
Genre: Romance
Kaabéra vient d'une famille pauvre et estime que la vie a été injuste en ce qui la concerne. Pour se venger, elle décide de voler les élèves qui sont dans son lycée mais un jour, elle s'attaque à Maëlla, une petite fille qui est en réalité la fille du gouverneur du pays. Elle la menace de ne rien dire mais pendant la remise des bulletins de fin d'année, cette dernière vient avec Ariel, son grand-frère qui est lui aussi le fils du gouverneur. Elle dénonce donc Kabéra à ce dernier et c'est comme ça qu'il va à sa rencontre pour la punir mais ce qu'il ignore, c'est que l'amour n'a pas dit son dernier mot...

Chapitre 1 Chapitre 1.

À l'époque, on m'appelait « bad girl » de part mon orgueil, l'influence que j'avais, et le manque d'émotions qu'il y avait en moi.

Ma famille était très pauvre à l'époque donc, je n'avais pas d'argent de beignets comme mes amis, je n'avais pas d'argent de poche pour m'offrir ce que toute fille devrait avoir à un certain âge.

Tout ce que j'avais, c'était mon charisme, mon orgueil et mon influence que j'avais décidé d'utiliser pour me venger de cette injustice faite par la vie.

À l'âge de seize ans, j'étais dans un lycée à Douala avec mes ami(e)s. On avait fait la sixième, la quatrième, la troisième et ensuite la seconde ensemble et on était pas prêt(e)s à nous séparer.

Un jour pendant la récréation, ils sont allés à la cantine acheter de quoi manger et comme moi je n'avais rien comme d'habitude, je me suis placée devant la fenêtre et une idée m'est passée par la tête pendant que je regardais une petite fille qui avait l'air d'être riche: elle avait un gros sac rose avec une tenue neuve et des restas sur la tête or c'était interdit. Mais bon, la corruption existe quand on a des sous.

Elle mangeait un gâteau avec un pot de yaourt et son amie qui était avec elle mangeait les sakiss (maïs + arachides grillés).

Les deux filles en question devaient avoir entre dix et onze ans. Je suis allée me placer devant elles et j'ai bloqué le passage...

- Hey, que personne ne passe!

« Je vais dire à mon père, c'est le gouverneur du pays », a dit la fille riche!

L'autre n'a rien dit.

- Ah! Moi mon père courd les chaussures au marché et ma mère est mère au foyer. Quant-à moi, je suis une putain de moins que rien! Alors ce que tu vas faire c'est que tu vas me donner ton gâteau d'accord? Puisque ton papa va t'en acheter d'autres! Et si tu dis un mot, tu vas regretter!

J'ai arraché son gâteau et je suis partie. Son amie l'a calmée et elle lui a donné un peu de maïs pour qu'elle mange.

C'est fou comment les pauvres aiment partager, contrairement aux riches qui sont avares.

Mes amis sont venus et ils m'ont vu en train de manger.

- Jessy : Donc tu avais le gâteau dans ton sac hein?

- Pas du tout! Je l'ai pris de force chez une petit boboh (riche) qui passait...

- Patrick : Tu es déjà une awacheuse (arracheuse)? Hein Kabéra?

- Chaque chose a un début... Mangez et laissez-moi tranquille!

Les jours sont passés, les semaines aussi. Je ne me limitais plus à arracher seulement la nourriture des élèves, mais je les menaçais aussi pour prendre leur argent, leurs bracelets, chaînes et colliers que je revendais une fois hors de l'établissement.

Je n'avais pas peur qu'ils me dénoncent puisque j'avais assez confiance de la terreur que je représentais.

On me disait que j'étais un « garçon manqué » à cause de mon style de vêtements et ma façon d'être dur or une fille est censée être douce.

Pendant que les filles mettaient le tenue (une robe), moi je mettais un pantalon et une chemise comme les garçons.

Les représentants me l'avaient reproché en vain mais c'était mon style, c'était moi et je ne voulais pas y remédier.

#Plusieurs_mois_plus_tard...

C'était le dernier jour de la rentrée scolaire: le le jour de la remise des bulletins. Les parents et les proches des élèves étaient là. Mon père était au travail et ma mère à l'école avec moi. Elle avait laissé mes frères et sœurs chez la voisine pour venir.

On a fini commencé remettre les bulletins des cinq meilleurs de chaque classe et j'ai remarqué que la petite fille riche dont j'avais eu l'habitude d'arracher la nourriture était parmi et j'ai commencé à la regarder, pareil pour elle puis, elle est retournée s'asseoir près d'un homme après avoir récupéré son bulletin puis, elle m'a pointée du doigt en lui parlant.

Moi j'ai baissé la tête pour ne pas qu'il me remarque car je savais ce qu'elle lui avait dit. On a remis pour les autres élèves en classe et je suis sortie vingtième sur cent élèves avec treize sur vingt. J'étais peut-être bizarre, mais j'avais un cerveau. Ma mère m'a félicitée et elle a pris mon bulletin pour rentrer avec à la maison.

Elle aimait bien se vanter avec mes notes: Ô les mères!

Moi je suis restée avec mes ami(e)s pour causer car je n'avais pas envie de vite rentrer à la maison.

J'étais en train de causer avec eux quand le copain de Jessy qui était dans un autre lycée est venu.

Elle a sauté sur lui.

- JESSY : Enfin tu es là!

- Oui Jess. Comment tu vas?

- JESSY : Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler Jess non?

- Je te taquinais mon amour!

Elle a souri.

Ah l'amour! Je n'avais jamais connu l'amour. Les garçons avaient peur de moi alors, personne n'osait m'approcher pourtant j'étais belle et intelligente. Mais mon comportement ne les attirait pas du tout. En tout cas ça ne me dérangeait pas.

Patrick de son côté était en train de causer avec ses « femmes » comme il avait l'habitude de les appeler. En effet, il avait plusieurs amies filles mais, pas de copine. C'était un garçon assez sérieux et réservé. Il avait décidé de se préserver pour sa future femme. L'idée de sauter de filles en filles ne passait pas dans sa tête par contre, ils pouvaient être amis avec elles sans arrières pensées.

Quant-à-moi, j'étais en train de penser à mon sort. La petite riche m'avait dénoncée chez je ne sais qui. J'avais peur que cela arrive chez les responsables du lycée car ça allait faire trop de bruits et les autres élèves à qui j'avais fait du mal allaient aussi me dénoncer et ça allait arriver chez mes parents...

Pour chasser le stress que j'avais, je me suis mise à dessiner par terre car j'aimais bien le faire et c'était ma passion. J'étais en train de dessiner un homme et une femme à l'intérieur d'un cœur. J'étais concentrée jusqu'au moment où j'ai entendu une voix dire:

- Hey toi, c'est toi qui as passé l'année à arracher le goûter de ma petite sœur?

Je n'avais pas peur des élèves mais quand j'ai entendu cette voix, j'ai su qu'il ne s'agissait pas d'un élève mais, de quelqu'un qui était là pour défendre un élève à qui j'avais fait du mal.

J'ai tout ce suite compris ce qui se passait... Mon cœur s'est mis à battre fortement et mon corps a commencé à trembler. J'ai levé la tête pour voir la personne qui avait parlé bien que je me doutais de qui c'était et là...

À suivre...

Chapitre 2 Chapitre 2.

Je l'ai tout de suite reconnu, et ce à travers ses vêtements:

Il avait un t-shirt noir avec un blouson et un pantalon Gucci une chaussure Gucci:

c'était le frère de la petite boboh « fille riche ».

Je me suis levée et dès lors, nous étions face à face. J'avais 1m69 à l'époque et il devait avoir dans les 1m90 donc, il était assez grand par rapport à moi. N'empêche que j'avais la tête levée et les yeux braqués sur lui comme si j'avais vu un être humain à part, que je n'avais jamais vu auparavant.

- Euh bonjour euh.

- Les mots ne sortent plus?

- Je ne comprends pas. J'ai arraché le goûter de qui et quand?

- De ma soeur, Maëlla! Bref je ne suis pas ici pour faire les longs discours! Suis-moi, et vite!

Il a parlé tellement fort que tous ceux et celles qui étaient là se sont mis à me regarder.

Patrick et Jessy ont cherché à savoir ce qui n'allait pas.

- Jessy : Mince c'est encore qui ici? Mec tu veux quoi?

- Patrick : Elle te suit pour aller où?

Il n'a pas répondu et il a tiré ma main pour m'amener avec lui.

- Tu vas dormir en cellule aujourd'hui et j'espère que ça te servira de leçon!

Jessy et Patrick étaient derrière nous en train de bavarder. Je ne savais pas trop quoi dire car on a l'habitude de dire : Tout ce que vous direz sera retenu contre vous... Et je ne voulais pas dire des trucs qu'on allait utiliser contre moi plus tard.

Nous sommes arrivés hors de l'établissement et nous avons traversé la route.

Il y avait là une voiture qui se démarquait des autres: elle était grosse, noire et neuve avec une forme masculine: il y a des voitures que lorsqu'on voit, on sait que c'est pour une femme et vice-versa.

Tout comme il y a des voitures neutres.

On ne faisait que se rapprocher de la voiture...

- Tu es sérieux que tu vas m'amener dormir en cellule?

- En plus d'arracher le goûter de ma soeur, elle me vouvoie!

Il a lâché ma main. Il s'est retourné vers moi et il a attrapé mon cou avec sa main droite.

- Apparemment tu fais fort ici avec le désordre mais laisse-moi te dire qu'avec moi tu vas apprendre les bonnes manières petite! Tu vas apprendre à respecter les gens et tu vas cesser de t'en prendre aux élèves et autres tu as compris?

- Aïe mon cou...

- Ce qu'on va te faire en cellule sera pire que ça!

Il a enlevé sa main et il a attrapé mon bras pour m'amener dans la voiture en question.

- Ouvre toi-même la portière et entre!

Je n'ai pas bronché et j'ai obéi.

Il est entré à son tour et il a démarré la voiture et nous sommes partis.

En chemin, il a appelé quelqu'un et comme il était au volant, il a activé le Bluetooth pour pouvoir parler sans toucher le téléphone, de peur d'être distrait et faire un accident. J'ai donc tout entendu.

- Tu es où?

- Je suis en train de faire me préparer pour mon stage. Eh viens vite pour qu'on profite avant mon départ...

- D'accord j'arrive...

- Bisou! - Bisou!

Ah ça! Il était en couple quoi!

En tout cas, le contraire m'aurait étonné car c'était vraiment un bel homme, fils de gouverneur et riche...

- Euh où est votre petite sœur alors? Elle ne peut pas m'accuser comme ça et fuir.

- De quoi tu te mêles?

J'ai avalé ma salive et je suis restée tranquille.

Nous sommes allés dans le quartier le plus chic de la ville et il a garé devant une belle villa.

J'avais déjà vu cette maison auparavant car il nous arrivait, mes potes et moi de marcher de quartier en quartier pour visiter...

- Donne-moi une heure, j'ai des choses à faire.

- Pardon?

Il n'a pas répondu.

Il est sorti et il a verrouillé les portières.

J'avoue que j'ai eu du mal à me comprendre car je ne m'étais jamais laissée faire et malmenée de la sorte.

Il est parti et je suis restée là, toute seule.

Le soleil est sorti et il a commencé à faire vraiment chaud.

C'est comme ça que j'ai enlevé mon pull pour avoir moins chaud et pour mieux respirer.

Deux heures plus tard, une voiture est sortie de la maison avec une jeune et belle femme à l'intérieur. J'ai donc supposé que c'était sa fameuse copine.

Quelques minutes plus tard, il est sorti et il est venu me rejoindre.

- Je suis restée ici pendant deux heures au lieu d'une.

- D'accord! Tu vas porter plainte une fois au commissariat c'est bon?

C'est comme ça que je me suis retrouvée au commissariat quelques instants plus tard...

Il a tiré ma main et il m'amené dans un bureau.

- Bonjour oncle TCHAPÉ.

Ah, donc c'était son oncle? Le chef du commissariat? Je me suis dit que j'étais finie!

- Comment vas-tu Ariel? Et la famille?

« Ariel? Waouh, quel beau prénom! » avais-je dit dans mon cœur avant de revenir à la réalité.

- Ça va! Sauf Maëlla qui m'a dit ce matin que cette fille a eu à arracher son goûter plusieurs fois à l'école!

- Je vous avais bien dit de ne pas l'envoyer au lycée!!!!

- C'était son choix! Mais bon, elle va faire la cinquième et les autres classes au collège. Du coup on fait quoi de cette euh... tu t'appelles même comment?

- Je m'appelle euh...

Mon nom était marqué sur ma tenue alors, il l'a lu!

- Ah oui, Dassi Kabéra!

- Que veux-tu que je fasse Ariel? Tu sais très bien que ce n'est pas comme ça que ça se passe! Il y a plusieurs...

- Oncle?

Il a regardé son oncle avec un visage sombre et colérique...

- Bon ok! Je vais m'occuper d'elle.

- Merci oncle! Je suis dehors, dès que tu finis tu m'appelles.

Je voulais parler mais que dire? Il est parti et j'ai commencé à supplier son oncle en pleurant mais il n'a pas compris. Il a sorti une matraque et il m'a bien fouettée sans aucune pitié.

J'ai crié de douleur comme un enfant mais il n'a pas arrêté. Il a fallu que je fuis pour qu'il me laisse.

Je suis sortie du portail du commissariat en courant et en pleurant.

Je l'ai trouvé dehors, dans sa voiture et je me suis rapprochée de lui pour l'insulter malgré mes pleurs.

- Tu es un monstre! Tu te crois tout permis parce que tu es le fils du gouverneur du pays c'est ça?

- Tu me vouvoies?

- Tu me tutoies et je dois te vouvoyer c'est ça? Ah, donc c'est comme ça qu'on traite les pauvres ah oui j'ai compris!! Maintenant, va te faire foutre!!!!

Il est descendu de la voiture et il s'est approché de moi, tout en colère.

- Ce que tu as fait à ma sœur et aux autres ne te dit rien? C'est moi que tu traites de monstre n'est-ce pas? Et toi alors? Donc tu la fermes Okay? Alors entre ici, je vais te raccompagner!

J'ai refusé.

Il était hors de question qu'il m'accompagne après ce que j'avais subi.

- Non merci. Au revoir.

Je pleurais toujours...

- C'est moi qui t'ai amenée ici donc, c'est moi qui vais t'accompagner.

De toutes les façons, ma maison était très loin de ce quartier et je n'avais même pas 100f sur moi pour prendre la moto ou le taxi.

Je l'ai quand même bien insulté avant d'entrer dans la voiture.

Nous sommes arrivés devant ma maison aux environs de 19h.

- Donc c'est ici que tu vis?

- Bonne soirée!

J'ai fermé la portière et je suis partie.

À suivre...

Chapitre 3 Chapitre 3

Ça faisait deux semaines qu'on m'avait fouettée avec la matraque mais je ressentais toujours la douleur et j'avais des cicatrices sur le corps.

J'avais dû les cacher pour que mes parents ne le sachent pas. S'ils avaient appris ce que j'avais fait, ils m'auraient fait plus que ça!

Heureusement que le fils du gouverneur n'avait pas eu le réflexe de toquer à la porte pour tout leur dire. D'ailleurs, pourquoi est-ce que je l'avais amenée chez moi au lieu de lui demander de garer devant une autre maison que la mienne? Mais bon, je n'y avais pas pensé.

Jessy et Patrick étaient allés en vacances le lendemain après la remise des bulletins. Moi j'étais restée avec mes parents pour les aider dans toutes les tâches.

Je n'avais rien dit de ce qui c'était passé à mes potes en dehors que c'était un mal entendu et qu'il avait confondu de personne. J'avais un peu honte de leur dire qu'on m'avait tabassée (fouettée) , moi, Dassi Kabéra, une badgirl!

Il m'arrivait de penser à Ariel, le fils du gouverneur. Je pensais à ce que j'avais fait à sa sœur et honnêtement, je m'en foutais pas mal! Je pensais surtout à ce qu'il m'avait fait et je voulais me venger mais comment? Le faite d'avoir été une fille faible devant lui était pour moi insupportable! Non, ce n'était pas moi.

Moi j'étais une lionne, une fille dure qui s'imposait et dont les gens avaient peur.

Un soir pendant que j'étais sur la véranda entrain de penser à cette situation, mes parents m'ont demandé de les rejoindre au salon pour qu'on parle de ce que j'allais faire pendant les vacances en dehors de les aider à la maison.

- Ma fille?

- Oui papa!

- Que compte tu faire pendant ces vacances?

- Aider maman à m'occuper de mes frères et sœurs et à faire d'autres tâches non? En tout cas c'est de mon devoir d'enfant de faire les tâches ménagères donc...

- Tu as raison ma fille. Tu es vraiment respectueuse et j'aime ça! On dirait une femme or tu es encore une petite fille de 16 ans!

- Haha merci maman mais bientôt j'aurai 17 ans hein...

- Haha Okay! Ton père et moi avions décidé de t'ouvrir un petit commerce qui pourra nous rapporter un peu plus d'argent. Tu composes le probatoire l'année prochaine et il va falloir qu'on paie les frais de dossier...

- Quel commerce?

- Dis-nous!

- Okay donnez-moi ce soir pour réfléchir d'accord?

Ils ont accepté et je suis allée me coucher pour y penser et pour dormir aussi car j'avais sommeil.

Le lendemain matin, je leur ai dit que je voulais vendre l'okok, un plat du pays car ça se vendait vite et ça rapportait beaucoup d'argent.

C'est vrai que l'idée de voler les gens était venue dans ma tête mais c'était un peu risqué de le faire en dehors de l'école.

À l'école, les élèves ne pouvaient pas me dénoncer facilement! Au Cameroun, quand tu voles un grain d'arachide seulement, on te brûle.

Ce que du fils du gouverneur m'avait fait m'avait un peu calmée car il m'avait menacé de me faire du sale s'il me voyait en train de voler.

J'avais donc opté pour la vente de l'okok. Je suis allée le même jour faire les courses au marché et le lendemain matin, j'ai tout préparé et je suis sortie tôt avec la nourriture, les assiettes, les verres, un tabouret et un parapluie pour bien m'installer. J'ai tout mis dans un pousse pour faciliter le transport.

J'étais peut-être un garçon manqué mais je savais très bien faire la cuisine. Ma mère m'avait tout appris depuis mon jeune âge et j'en étais fière.

Dès lors que je servais un client, il faisait ma publicité à ses proches car c'était vraiment bon ma nourriture.

C'est comme ça que je vendais l'okok plusieurs fois par semaine et je gagnais pas mal d'argent.

Il restait deux semaines avant la rentrée et Je suis allée au marché vers 12h pour acheter mes fournitures scolaires et quand j'ai fini, j'ai acheté les feuilles d'okok et tout ce qui va avec et je suis rentrée.

J'avais décidé de redoubler d'efforts pour plus gagner de l'argent car mon petit frère, celui qui me suivait avait déjà atteint l'âge d'aller à l'école et je voulais lui faire une surprise en lui achetant quelques fournitures scolaires et chaussures.

J'ai préparé deux grosses marmites d'okok en soirée avec beaucoup de maniocs et je suis allée au marché. La femme qui avait l'habitude de vendre le haricot près de moi n'était pas venue. J'ai donc décidé de m'installer sur sa place.

C'était un samedi et il y avait beaucoup de clients et moi toute sérieuse, je les servais avec sourire, bienveillance et respect.

La nuit a commencé à tomber et j'ai vite servi mes derniers clients pour rentrer. J'ai tout rangé dans mon pousse et je me suis mise à pousser tout en marchant. Ma maison n'était pas très loin du marché. J'avais pour au moins 30 minutes à pieds avant d'arriver à la maison.

Il faut dire qu'il faisait froid malgré que j'avais mis un gros pull.

Le ciel était devenu plus noir et ça me faisait un peu flipper mais bon, j'étais une fille assez courageuse.

À un moment donné, je me suis mise à chanter pour tuer un peu l'ennui. Je n'avais pas une belle voix, je l'avoue.

Alors que j'étais à fond dans ce que je faisais, j'ai senti une main me toucher sur mon épaule par derrière.

J'ai sursauté et je me suis retournée.

- Encore toi? Eh pardon j'ai changé, pardon seulement!

Il a gardé son calme et il m'a regardée pendant un bon moment avant de dire...

- ARIEL : C'est bien si tu as changé! On peut gagner son argent dignement, sans faire de mal à personne...

- D'accord grand! Que faîtes-vous là?

- Euh rien! Je passais et je suis tombé sur toi.

Il avait garé sa voiture un peu plus loin sur le côté de la route.

- Vous voulez encore me punir pour votre sœur? Je pense que j'ai déjà payé ma dette et je jure que je ne me laisserai plus faire!

- Je vois là des marmites dans le pousse! Je suppose que tu étais vendre de la nourriture, c'est génial! Sers-moi et viens avec dans ma voiture s'il te plaît.

Il n'était pas du genre à bavarder inutilement. Tout ce qu'il disait avait un sens et un but. C'est pourquoi il avait l'habitude d'introduire ses sujets à lui plutôt que de continuer sur ce que moi j'avais commencé. Après avoir dit ces mots, il s'est retourné et il s'est dirigé vers sa voiture.

J'avais un tout petit okok et quatre derniers morceaux de maniocs car je rentrais toujours avec un tout petit peu pour manger.

Je suis allée lui donner ça et je suis retournée attendre devant mon pousse. Je me suis mise à le guetter de temps en temps et je l'ai vu manger avec appétit.

Quand il a fini, il est venu me voir.

- Merci, c'était très bon même comme c'était un peu froid mais bon, c'est normal! Dis, je te dois combien?

Je ne savais pas trop quoi répondre.

- Euh...

Il a sorti cinq billet de 10.000f et il m'a donné.

- Tiens!

J'étais vraiment heureuse. 50.000f? Waouh! Je l'ai remercié et j'ai même failli me mettre à genoux.

- Euh non non! Bon, tu es très jeune et c'est dangereux pour toi de marcher seule à cette heure. Soit tu entres dans la voiture et tu laisses ton pousse et tes marmites ici, soit je te raccompagne avec toutes tes affaires et je rentre prendre la voiture pour continuer mon chemin.

J'ai choisi la deuxième option et je l'ai remercié. J'avoue qu'il me faisait me sentir femme car Je devenais toute petite devant lui. Je n'osais pas mal lui parler ou lui désobéir. J'étais plutôt soumise.

On a commencé à marcher et chacun et resté muet.

J'ai décidé de briser le silence.

- Dîtes, comment va votre copine?

- Bien merci. Et ton copain?

- Je n'en ai pas!

- D'accord! Tu es encore petite donc concentre toi sur tes études... Dis, tu as quel âge.

- 17 ans.

Il a commencé à gratter sa tête puis, il a dit:

- Voilà, tu es jeune et tu dois te concentrer sur tes études!

- Et vous?

Il m'a regardée et il n'a pas répondu à ma question.

- J'espère que tu as vraiment changé et que tu le feras plus de mal à personne.

- Euh oui oui.

On était là, côte à côte en train de marcher et c'est lui qui poussait mon pousse. Je ne savais pas trop comment le définir.

Des fois il était gentil, des fois non. Des fois il était parlait, des fois non et quand même il parlait, c'était pour dire ce que lui il voulait dire et non ce que moi je voulais forcément entendre.

Nous étions presque arrivés chez moi quand il a reçu un appel et comme j'étais près de lui, j'ai entendu la conversation.

- Allô?

- Oui chéri tu es où?

- Bah je serai là dans moins d'une heure.

- Mais tu étais censé être là depuis! C'est quand même l'anniversaire de ma mère!!!! Tout le monde est déjà là, sauf toi.

- Je suis désolé. J'ai eu un imprévu. Je serai là bientôt.

- D'accord chéri.

Au lieu d'arriver à temps à l'anniversaire de sa belle-mère, il avait décidé de s'arrêter quand il m'a vue.

J'ai commencé à avoir des idées...

- Mais, vous étiez censé aller à l'anniversaire de votre belle-mère non? Pourquoi est-ce que vous vous êtes arrêté?

Il s'est placé en face de moi...

- Merci pour le repas! Au revoir et bon retour!

Quelques semaines plus tard, c'était la rentrée scolaire.

À suivre...

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