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Le club des maîtresses

Le club des maîtresses

Auteur:: GRACIA
Genre: Romance
Prologue Mado (assise à même le sol le pagne noué autour des reins) : Oyoooooo mon enfant oooo mon Dieu ! Pourquoi ma fille, ooo Seigneur snif ! Qu'ai-je fait pour mériter un tel sort. Ma fille est sensé m'enterrer pas moi oooooo ihhhhhh [Posant mes mains sur mes jambes] Kerene (allongée à même le sol) : Maman, sniff ! J'ai mal au cœur, ma propre sœur, à cause d'une catin ! Mado (appuyant les mains sur les genoux) : Ma fille ooooo mon Dieu ! J'ai porté neuf mois, Seigneur tu as vu ma douleur, tu as vu combien de fois je me suis battu quand son père nous a quitté. Quand ma belle famille m'a mise dehors avec ma fille ! Ihhhh maman ohhh ! C'est donc comme ça la douleur qu'on ressent ? [Tendant les bras avec supplication] Kerene...Kerene ohhhh! Ma fille, je vais mourir. Kerene (avançant son bras vers sa mère les larmes plein les yeux) : Maman, non ! Sniff, si tu meurs aussi, qui restera avec moi ! Mado (la tête en arrière) : Tu as ton père ! Ohhhh mon Dieu ! Fabrice ! [Les yeux levés vers le ciel] Tu meurs et ta fille aussi meure ? Quoi, tu ne voulais pas qu'elle reste avec moi ? Où bien tu veux que je vienne avec vous ? Kerene (se redressant) : Je t'interdit de parler comme ça maman, sniff. Tu n'as pas d'amour pour moi aussi ? Je suis ton sang aussi ! C'est vrai, ma sœur est morte de la pire des façons, mais tu ne vas pas me laisser aussi ? Il vaudra mieux que je vienne avec vous si tu décides de la suivre. Mado (inconsolable) : Ouh ouh snif ! [La main sur la poitrine] Désolée, j'ai vraiment mal. Ta sœur, la tête de la famille nous à quitter à cause d'un conard, un sorcier. Il n'a qu'à se pointer ici oooooooo [les mains sur la tête ] ihhhh...wooo ma fille ooo ! Fernand (les bras le long du corps) : Mado, explique moi ce qui s'est passé, je viens d'apprendre que ma nièce nous a quitté ? Mado (la tête baissée) : Oui oh tate, [levant les yeux enflés vers lui] Je ne sais pas... snif comment... son... sorcier de mari... snif s'est arrangé pour le faire... Fernand (les mains aux hanches) : Et où est -il maintenant ? Mado (la voix faible) : Porté disparu ooooo Fernand ! Snif Il me laisse avec un corps inanimé ooo ! [S'arrêtant un instant de pleurer] Je fais quoi avec ça ? J'ai besoin de ma fille vivante...oyooooo brrrrrrr snif. Fernand (furieux) : On va le retrouver ce salaud ! Et il va le payer très cher. Je l'aurai prévenu. Il l'a épousé pour en finir avec elle ? Tout l'argent qu'il lui donnait c'était pour l'achever ? Quand je disais que je suis contre ce mariage, j'avais raison ! Hanna (les bras croisée) : Fernand !!! Fit-elle sur un ton de reproche. L'heure n'est pas à la condamnation ! Où à chercher qui a tort ou raison ! Mado n'a jamais su que ce mariage l'aurait tué, chacun veut le bonheur de son enfant. Fernand (se rapprochant dangereusement) : Toi, tu parles en tant que qui ? Me suis-je adressé à toi ? Hanna (reculant) : Non, mais ... Fernand (levant la main) : Alors la ferme ! Ma nièce est morte à cause de la négligence de sa propre mère, point barre ! Hanna (calmement) : Tu croix que ça changera quoi ? Tu ajoutes encore la douleur à ta sœur. Fernand (s'adressant à Kerene) : J'espère que toi aussi tu ne feras pas les même erreurs que ta sœur ? Aller épouser quelqu'un d'une ethnie barbare comme ça ! Dit-il en s'adressant à Kerene. Kerene (essuyant les larmes du revert de la main) : Non tonton, snif. Mado (qui se remis à pleurer de plus belle) : Snif...Toi Fernand, tu oses me juger, tu croix que je peux faire du mal à ma propre fille ? Eh Dieu ! Toi même tu sais combien j'ai conseillé ma fille de son vivant ! [S'enroulant à même le sol] Snif, ooooooo Seigneur ma fille est morte eh ! Oyo ni sa ma djabé éh lé lé lé... muané, ghure eh lé ! (Je ne savais pas eh...ma fille eh vient eh). Fernand (se dirigeant vers la maison) : En tout cas je ne laisserai pas cette affaire impunis ! Cet homme va regretter pourquoi il a tué ma nièce. Il ferait mieux de ne plus jamais apparaître sinon c'est moi qui finira avec lui. Tchip. Je vais de ce pas, rejoindre les autres. Kerene (qui jusque là n'avait dit mot) : Tante Hanna, pourquoi tonton Fernand se comporte comme ça ? Il voit bien qu'on a perdu yaya, son corps n'est même pas encore enterré et déjà il vient accuser maman. Hanna (les mains aux hanches) : Ah ma fille ! C'est sa manière à lui de pleurer ta sœur. [Me tournant vers Mado] il faut te lever, on va aller au salon, au lieu de rester à même le sol. Mado (épuisée) Snif, rien n'a plus d'importance Hanna, je ne suis plus rien sans ma fille. Que j'ailles au salon où que je reste dehors à même le sol, ma fille ne reviendra plus jamais à la vie. Kerene (la supliant) : Maman, s'il te plaît pense aussi à moi, je suis aussi ta fille. Hanna (la main sur son l'épaule) : La petite à raison, une de tes filles est partie, tu en a une deuxième soit forte pour elle aussi. [L'aidant à se lever ]

Chapitre 1 Chapitre 01

Chapitre 1

Tchizambengue, un terme d'origine Gabonaise, passé dans le langage courant et focalisé sur les relations extra-conjugales.

La Tchizambengue désigne la maîtresse, l'amant, le deuxième bureau, celle qui décide de tout, quand, où et comme elle veut car qui dit Tchiza (dimunitif de Tchizambengue), dit briseuse de foyer, voleuse de mari...

Nouna MAPESSI, étudiante à l'Université Omar Bongo (U.O.B.), qui est un établissement public, à caractère scientifique, culturel et professionnel doté de la personnalité juridique et de l'autonomie de gestion financière, est mère de deux enfants de pères différents, vit seule, séparée des pères de ses enfants.

Elle a envoyé ces derniers chez leur grand-mère au village et chaque fin de mois, elle se démerde pour envoyer une modique somme d'argent qu'elle retire de sa bourse mais qui s'avère être insuffisante.

Malgré sa beauté et son corps de rêve, Nouna est toujours à la recherche du véritable amour.

Graziella OKOME MBA, de teint claire, étudiante à l'U.O.B, elle passe un stage école à GPM (Gabon Port Management) d'où elle devra par la suite soutenir.

Elle travail avec son professeur à l'U.O.B de temps à autre pour la rédaction de son mémoire.

Elle adore avoir les hommes à ses pieds et aime diriger.

Shirley DIVOUNGUI, étudiante à l'U.O.B, mais aussi, après les cours, elle travaille en tant que technicienne de surface à Gabon Meca en ville. Malgré qu'elle a une famille bien placé dans le pays mais elle préfère être indépendante.

De teint marron et de taille moyenne, elle est mère d'un minion petit garçon de quatre ans et vit avec le père de ce dernier qui, n'a aucune source de revenu après avoir été licencié d'une entreprise de la place.

La vie n'est pas si facile pour elles, il leur faut trouver des voies et moyens pour pouvoir s'acquitter de certaines responsabilités, pour pouvoir vivre et non juste exister.

Nouna MAPESSI.

Affamée, je longeais la voie qui menait au réfectoire de l'UOB, c'était l'heure du déjeuner.

Pourtant, je n'avais pas assez d'argent, la grâce c'est que le ticket ne coûtait que cent cinquante francs.

Avec ce tiquet, nous avions droits à une entrée, un plat de résistance et un dessert le tout sur un plateau à compartiment comme celui des prisonniers dans lucky Luke.

[Rire]

Les minutes qui suivirent, je faisais la queue comme tout le monde pendant au moins une quinzaine de minutes avant de recevoir mon plateau.

Puis, je cherchais une place libre, mais toutes les places étaient presqu'occupées.

Ce qui ne me laissait pas le choix de m'asseoir près d'une jeune fille, je dirais la même génération que moi, qui, elle aussi, était concentrée à manger son riz au poulet.

Je pris place et commençais à manger ma salade.

Elle leva son visage et me fixa,curieuse.

Graziella (rongeant l'os) : Bonjour quand même !

Nouna (la fixant) : Bonjour fis-je un peu réticente.

Graziella (suspicieuse) : Dit, tu es dans quelle département ? Demanda-t-elle portant sa cuillère de riz à sa bouche.

Nouna (commençant à manger) : Je suis en sociologie.

Graziella (mâchant) : Oh cool !

Moi je suis en Anthropologie, mais je suis à la recherche d'un stage en ce moment bon j'en ai trouvé mais... bref ne parlons pas de moi

[Changeant de sujet]

J'imagine que tu as dû donner tes fesses comme nous toutes pour passer en classe sup !

Questionna-t-elle hilare.

Je trouvais ces propos franchement déplacés, je me levais, le visage fermé pour changer de place mais, elle me retint par le bras.

Cette semaine n'avait pas été facile pour moi, je n'étais pas à mesure de supporté la moindre parole déplacée.

Graziella (posant sa main sur moi) : Ne t'en va pas s'il te plaît ! Fit-elle, indéchiffrable.

[Joignant ses mains]

Je suis désolée, fini ton repas.

[Se remetant à manger]

Il n'y a plus d'autres endroits, c'est full ici.

Je repris place malgré moi et me mis à manger.

Graziella (ajouta) : Dis-moi, ça te dirait d'être mon amie ?

Je suis sérieuse !

Moi (surprise) : Euh ...ok !

Si tu veux bredouillai-je.

Graziella (me fixant) : Hum. Convainc moi, s'il te plaît !

Moi (souriante, le bras tendu) : Amie !

Graziella (souriant à son tour) : Amie !

Elle serra ma main dans la sienne et me fit un sourire angélique.

On échangea nos numéros et on se mis à discuter de tout et de rien.

***

Le soir.

Je rentrais chez moi à peine, épuisée.

je posais mon sac sur mon matelas à même le sol puis je fis un tour aux latrines qui se trouvais à l'extérieur de la maison.

Je vivais dans une cour commune avec une douche et des latrines communes.

Imaginez la dégueulacité pour ne pas dire combien de fois c'était infect, mais bon, on faisait avec.

Et je n'avais pas trouvé mieux.

Ma bourse ne me permettais pas d'avoir meilleur endroit, de toute façon.

Ouf !

Je terminais de faire mes choses, je sortis de là, illico presto.

Je n'imaginais même pas comment mes voisins faisaient.

Ils envoyaient lueurs enfants de cinq, six ans faire leurs besoins, pied nus dans la merde, sans surveillance !

Même le papier toilette était un luxe pour les personnes de la cour.

Les vieux journaux, faisaient office de papier toilette, entassés dans un seau vide posé à l'intérieur du cabinet.

C'est tout ça qui m'avait poussé à envoyer les miens chez ma mère.

Là-bas au moins ils avaient leur toilette dans la maison, laissée par mon défunt père.

Il fallait que je sorte de cette misère, je n'en pouvais plus de cette vie, les pères de mes enfants étaient portés disparus, volatilisés, aucun de leurs numéros ne passaient.

Hum... que pouvais-je bien faire de plus !

J'entrais dans la chambre, fouillais mon sac, récupèrais mon téléphone et je lancais l'appel, appuyée contre l'encadrement de la porte, à ma nouvelle amie de ce midi.

Graziella (repondit aussitôt) : Allo fit la voix à l'autre bout du fil

Moi (souriante) : Bonsoir ma co !

Graziella (surprise que je l'appelle de si tôt) : Eh Nouna !

Toi, tu es une bonne copine, tu es bien rentré ?

Moi (souriante) : Oui Grazi !

Graziella (anticipant) : Moi, pas encore.

[Sur le ton de la confidence]

Je suis en train de patrouiller à la recherche d'un distributeur automatique.

Moi (innocente) : Tu as un compte dans quelle banque ?

Graziella (amusée) : Qui te parle de banque Nouna ?

Il faut suivre ma belle, je te parle de quelqu'un qui pourra s'occuper de moi.

Je cherche un nouveau.

Moi (réalisant de quoi il s'agissait) : Ah !

Où peux-tu bien trouver ce genre de personne à l'heure où notre cher pays est en crise ?

Graziella (amusée) : Ah ah ah !

Il y a plein d'hommes mariés ici.

[Sur le ton de la confidence]

Sache que le Gabon n'est pas en crise, mais l'argent est dans les poches de nos dirigeants, il n'y a pas de mal à ce qu'ils le partagent avec nous qui osons le leur demander.

Moi (amusée) : Oups !

Mais tu le dis si bien, ils sont mariés !!

Comment... enchainais-je avant d'être interrompu.

Graziella (m'interrompant) : Ma chérie en ce moment, le plus important, c'est avoir quelqu'un qui pourra s'occuper de toi et les hommes mariés sont plus matures que tout le reste, bon il y a des exceptions. Il faut être audacieuse parfois.

Tu es dans le nguembé (la pauvreté) et tu penses qu'il faut encore aller s'enfoncer avec un autre nguebéman (pauvre)?

Naaan !

Soit tu te bats et te déniches quelqu'un qui va te tirer vers le haut soit, tu sombres avec un autre de la même espèce que toi ou même pire : un va-nu-pieds qui va te sucer jusqu'au sang avant de te laisser épave sur la route du woleu. Comme disait ma grand-mère.

Moi (les yeux grands ouverts) : Tu m'effraie là !

Graziella (éclatant de rire) : Ah ah ah !

Nouna, tu es une bonne copine !

Je croix qu'on va bien s'entendre.

Moi (souriante) : Ok fis-je timidement.

Graziella (murmurant) : Hey !

Il faut que je te laisse, je viens de repérer un gros morceau.

À plus ma belle !

Moi : À plus Graziella.

Clic.

Je ne comprends pas ma nouvelle amie... hommes mariés ?

Non, c'est méchant de sa part.

Je ne ferai jamais ce genre de chose, moi, non... jamais !

Mon téléphone se met à vibrer.

C'est maman !

Du coup, mon pouls grimpe à cent à l'heure.

Je me mets à bouder toute seule, imaginant déjà ce qu'elle va m'annoncer.

Moi (la mine fermée) : Allô fit-je les mains moites.

Lorsque je reçois un appel de maman, c'est toujours pour m'annoncer une mauvaise nouvelle.

Maman : Allô Nouna, ne t'inquiète pas les enfants vont bien...

Moi (soupirant) : Ouf, qu'elle soulagement ! Pourquoi tu m'appelles alors ?

Maman (d'un ton calme) : Pour avoir de tes nouvelles, ma fille et pour te dire que Dan souhaiterait parler avec toi.

Moi (excitée) : Ok, passe le moi maman.

Dan (avec sa voix de bébé) : Ayo yaya Nouna !

Cet enfant avec l'affaire de yaya là vraiment !

Je croix que je suis la seule mère qui se fait appeler yaya au lieu de maman ici dans libreville.

Et c'est leur grand-mère qu'ils appellent maman. Tchouo non !

Tout ça à cause de la pauvreté ?

Moi (attendrie) : Oui mon bébé !

Dan : Tchu è ya, tché ma voyé le pain ?

(Maman es-tu là, m'as-tu envoyé du pain ?)

Moi : Oui mon fils tu auras du pain compte sur moi.

Où est Darène ?

Dan (sur un ton de tristesse) Éh pati !

(elle est partie)

Moi (fronçant le sourcil) : Comment ça ?

Passe-moi maman.

Maman (reprenant le téléphone) : Allô Nouna !

Moi (posément) : Maman où est Darène ?

Maman (réalisant de quoi je voulait parler : Ah !

J'ai oublié de te dire mais sa tante paternelle est venue la chercher pour deux jours. Elle revient ce soir.

Moi (furieuse) : Quoi !!! Il y'a deux jours ma fille n'est pas avec toi ? Où elle est elle en ce moment ?

[Haussant le ton]

COMMENT EST-CE QUE TU TE PERMETS D'ENVOYER MON ENFANT CHEZ UNE INCONNUE ?

TU ES FOLLE OU QUOI ???

Maman (supliante) : Eh pardon oh !

Maman, je n'avais plus d'argent et l'enfant avait besoin de deux livres, pour ne pas t'embêter, j'ai préféré me débrouiller et ...

Moi (rentrant complètement dans la chambre en faisant des gestes) : TAIS-TOI J'EN AI ASSEZ DE T'ÉCOUTER !

[Après une secondes de répis]

Tu appelles ça te débrouiller ?

Si tu ne m'embête pas, tu vas encore embêter qui ?

Depuis que son père a mis les voiles, j'ai déjà vu un de ses parents venir déposer même cent franc ?

Même une couche de deux cent cinquante ?

Et aujourd'hui que je l'ai pratiquement élevé seule et qu'elle a sept ans, les zombis reapparaissent et reconnaissent qu'ils ont une nièce ou fille ?

Maman (pleurant) : Snif !

Nouna c'était pour t'aider...

Moi (hystérique) : LA FERME MAMAN !

LA FERRRRRME ! Hurla-t-elle hystérique.

[Baissant le ton]

Je ne veux plus t'entendre, tu n'as aucune excuse et ne refait plus jamais cela !

Clic.

Je venais de couper la communication, hors de moi.

Je m'appuyais sur le mur en glissant tout le long jusqu'au sol et me mis à pleurer à chaudes larmes.

Eh maman !

Quoi ???

Parce que je suis pauvre, tu n'arrives plus à respecter ce que je dis ?

Mon Dieu !

Et si on me tue l'enfant Seigneur !

Je me dirige vers mes cartons où j'ai stoqué mes affaires et me mets à fouiller hâtivement mes anciens cahiers dans l'espoir de retrouver le numéro du père de Darène pour qu'il demande à sa conasse de sœur, sorcière, de venir déposer ma fille dans les heures qui suivent.

Mais son numéro reste indisponible.

Quelques heures après je reçois un message de maman m'informant qu'elle était rentrée, ce qui me soulagea.

Cette nuit, je ne parvins pas à dormir, je réfléchissais dans l'optique de trouver une solution pour mes enfants.

J'étais fatigué de vivre loin d'eux.

Il me fallait impérativement trouver une solution coûte que vaille.

Chapitre 2 Chapitre 02

Chapitre 2

Graziella OKOME MBA.

J'ouvrais à peine les yeux, Il était neuf heures à la pendule murale.

Lentement, je me tournais sur le côté dans le but de m'étirer, je tombais sur un Sam endormi, recouvert à moitié du drap blanc de l'hôtel dans lequel nous avions passé la nuit.

Dotée d'une poitrine fabuleuse, je me blottis contre lui, en pressant mes seins, il était couché sur le ventre.

Penchée sur lui, je posais gentiment mes lèvres, parsemant chaque centimètre de son cou, histoire de le réveiller.

Après la nuit torride qu'on avait eue, je doutais fort qu'il pouvait prendre le volant maintenant.

Samuel (remuant doucement) : Humm fit-il en ouvrant lentement et graduellement les yeux.

[Parcourant la pièce du regard]

Où suis-je ? Demanda-t-il en se redressant, perdu.

Moi (souriante) : Dans la caverne d'Ali Baba ! Fis-je ironique.

Samuel (retirant le drap en se retournant) : Ali Baba !?

Oh purée !

Ne me dit pas que j'ai découché ?

Questionna-t-il en se frottant les yeux, réalisant sa besogne.

Moi (me redressant) : Euh non, du tout, tu n'as pas découché, tu as passé la nuit avec moi !

Samuel (sans prêter attention à moi) : Il faut que je m'en aille je n'ai pas prévu découcher et je n'ai pas informé ma femme.

Il descendit du lit pour la douche.

Graziella (surprise) : Ah d'accord !

Tu l'informes souvent lorsque tu découches ?

Demandais-je en posant mes pieds sur le sol.

Samuel (revenant dans la chambre) : Où est mon téléphone ?

[Il enchaina sans pourtant attendre ma réponse]

Mais qu'as-tu mis dans mon verre pour que je sois aussi fatigué au point de ne pas rentrer chez moi, enchaina-t-il sur un ton de reproche.

Moi (furieuse) : Tu es malade !

Tu es un bébé ou un homme pour me poser une question, aussi absurde ? dis-je en retirant complètement le drap qui recouvrait mes cuisses.

Il se mis à désespérément fouiller ses affaires dans les tiroirs, entre le lit et le mur et autour du lit comme quelqu'un qui sortait d'un grand cauchemar.

Puis, fatigué de chercher, fila prendre une douche avant de remettre son caleçon maladroitement.

Moi ( allongée sur le bord du lit) : Eh !

Dis-moi...on se revoit quand ? fis-je en lissant le drap avec ma main dans un geste sensuel.

Samuel (sans enthousiasme) : Je verrai comment te contacter, pour l'instant il faut que je réfléchisse à ce que je vais dire à ma femme.

Graziella (me levant en m'approchant de lui avant de me mettre à masser ses épaules) :

Hey relaxe !

Pas de quoi fouetter un chat !

C'est toi l'homme, c'est toi qui décides.

Ta femme n'a rien à dire.

Il se leva sans ménagement en me bousculant légèrement en passant.

Se tenant près du placard, il prit sa chemise qui était accrochée au cintre, l'enfila suivit de sa cravate, son pantalon, chaussettes, chaussures.

Après s'être complètement revêtu.

Moi (souriante) : Utilise ça ! Fis-je en désignant ma tempe avec mon doigt.

Tu es intelligent pour trouver une escuse quand même.

Il demeura silencieux quelque secondes, le regard vide.

Puis, comme un automate, il endossait sa veste qu'il portait la veille, par dessus sa chemise, se pencha pour récuperer son trousseau de clés sur le meuble près du lit.

Sa pochette et son portable en main, il déposa une enveloppe au chevet du lit et sortit comme si de rien était.

Puis, Samuel stoppa au seuil l'air de réfléchir.

Samuel (jettant un regard vers moi) : Je t'appellerai lança t-il

Ce fut la seule chose qu'il prononça en sortant.

Je me précipitais sur l'enveloppe, l'ouvrit puis je me mis à compter les billets violet.

Cent mille franc !

En une seule nuit !??

Waouh !!!

Samuel travaillais aux affaires étrangères, on s'était rencontré juste hier soir chez Paul (restaurant...). Et c'est comme si on se connaissait depuis longtemps.

Il avait un déjeuner d'affaire avec les représentants de la CEEAC.

Après le déjeuner, ils s'était séparés et lui, a décidé de rester un peu plus, il était dans mon collimateur depuis la seconde où je l'avais aperçu, je l'observais sirotant mon jus d'orange pressé.

Puis, nos regards s'accrochèrent, je lui fis un clin d'œil complice.

Il était de teint noir bel homme, grand de taille comme je les aimais, charismatique.

La seconde d'après, il me fit signe de m'approcher et prendre place en face de lui, ce que je fis.

Il m'aborda, me questionnant sur ce que je faisais dans la vie etc... le courant passa naturellement.

En même temps, il enchainait des cafés, avant de me proposer d'aller ailleurs.

Je l'entrainais dans un hôtel où j'étais abonnée malgré sa réticence j'avais tout miser pour le convaincre.

Apparemment, il était très intéressé mais ne savait pas s'il fallait se lancer ou pas.

Puis, nous nous sommes retrouvé dans une chambre d'hôtel.

Ensuite, je lui proposais de prendre une douche le temps de commander une boisson alcoolisé dans le but stimuler la sexualité, bien sûr à faible dose.

J'ai dû ajouter à son verre un comprimé.

Eh oui ! Vous avez compris.

Je l'ai drogué pour qu'il découche expressément.

Puisqu'il hésitait, il me fallait bien quelque chose c'était la seule chance que j'avais si je voulais le revoir mes astuces fonctionnaient.

Donc, pour donner un bref aperçu à sa femme de ce à quoi elle devait s'attendre dorénavant car je ne comptais pas m'arrêter là, il était trop beau purée, je l'avais drogué.

C'est méchant n'est-ce pas ?

Mais non...cet homme m'intéressait au plus haut point et ce n'était pas facile de tomber sur un gars pleins aux As et le laisser partir.

J'étais tomber sur des hommes mais sa qualité d'homme, ne courait pas les rues.

C'était, pour moi, la poule au œufs d'or.

Et pas que ça !

Sa femme devait savoir, dorénavant, que son mari était plus que convoité et qu'elle pouvait être remplacée à n'importe quelle moment.

D'ailleurs, j'avais laissé de toutes petites preuves, histoire de passer un tout petit message à cette dernière.

Elle m'aura désormais sur son dos.

Parole d'une tchiza qui se respecte.

Samuel MENDOME

J'étais au volant de ma voiture me ressassant les prouesses de cette fille. Comment s'appelle t-elle déjà ?

Ah... Graziella.

Mince c'est un monstre au lit.

Cette fille était expérimentée, rien qu'en repensant à elle, cela déclenchait une érection spontanée.

Merde, il me la fallait pour moi !

Elle est intelligente, belle teint claire, la taille qu'il faut et surtout présentable pas comme toutes les filles qui courent les rues à la recherche des mecs bien placés. Ce n'était pas une pute...non pas du tout.

Je comprenais pourquoi j'avais découché même si au départ ce n'était pas mon intention.

Ça faisait huit ans que je n'avais plus jamais dormi hors de chez moi à cause d'une fille.

Elle était très différente de celle avec qui j'étais la dernière fois, je pense ne pas m'arrêter là avec elle.

La façon je me suis perdu en elle... cette sensation de dominateur, je l'ai ressenti cette nuit lorsque que ma chair fendait la sienne humide et surtout chaude ouh brrrrr...

Je dois la revoir encore et encore.

J'arrivais devant l'imposante barrière de chez moi, je klaxonnais pour signifier au gardien que j'étais là.

Après quelques secondes, Boukari ouvrit le portail, j'entrais et garais sur le perron.

Le gardien accouru récupérer mes affaires dans la voiture, j'échangeais quelques mots avec lui, histoire de prendre la température de la maison.

Puis, il me précèda à l'intérieur.

Harmonie (venant à ma rencontre) : Bonjour trésor, tu m'as fait une de ces frayeurs dit-elle visiblement rassurée de me voir.

Moi (rassuré qu'elle ne soit pas hystérique) : Bonjour mon cœur, tu es la femme d'un homme important dans ce pays, tu es sensé t'attendre à ça !

Je déposais un baiser sur ses lèvres histoire de la calmer.

Harmonie (une moue boudeuse) : Je sais, mais tu étais injoignable et tu as pour habitude de m'avertir lorsque tu passe la nuit à l'extérieur à cause du travail.

Moi (posant ma main sur sa taille) : Je sais chérie !

Mais cette fois, ton mari n'avait plus de batterie ni de chargeur.

Je suis vraiment navré.

Pardonne-moi.

Elle me précéda en pénétrant dans le salon en même temps que moi, on se dirigeait vers notre chambre en passant par le couloir.

Harmonie (un sourire étirant ses lèvres) : Ok .

Je t'ai préparé un bain comme tu aimes avec du sel de bain.

Arrivé à la chambre, je déposais ma pochette sur la tablette.

Moi (lui faisant une bise sur le front) : Cool merci ma femme, tu es la meilleure.

Harmonie (souriante) : Merci chéri !

Je l'attrapais par la taille et elle m'aidait à me déshabiller.

Nu, je me dirigeais ensuite vers la salle de bain.

Ouf !

Je n'avais pas eu à me justifier trop longtemps.

Harmonie MAVOUNGOU

Je me prénomme Harmonie épouse MENDOME, mes parents m'appelle koukoume.

Je suis de teint noire ébène, les yeux marrons, un nez bien en place un corps un peu endommagé par deux maternités, selon moi, car mon mari n'est pas de cette avis mais je lutte fort pour maintenir la forme

J'ai trente-cinq ans et je me suis marié il y'a de cela trois ans, c'est vrai ce n'était pas facile car nous avons passé sept ans de concubinage etc...

À l'époque, on était tous deux étudiant en Chine, c'était la galère je me suis battu malgré le manque de moyen mais aujourd'hui nous sommes sorties de là.

Mon mari est respecté et nous avons beaucoup d'argent que chercher de mieux.

Je reconnais que j'ai un homme en or même si depuis hier, le doute s'installe.

Je sais que mon mari m'a menti pour le coup de la batterie faible.

Certainement, il avait découché pour une toute autre raison que j'ignore encore.

Je ramassais ses vêtements qu'il avait laissé par terre avant d'entrer à la douche et j'humais sa veste, rien de bizarre.

J'humais ensuite la chemise d'où je perçu un tout autre parfum, un parfum de femme.

Je parie que c'était intentionnel vu la manière dont on percevait l'odeur, elle était assez considérable.

Et pour couronner, elle avait aussi laissé la marque de ses lèvres imbibée de rouge en dessous du col de sa chemise.

En tout cas, well done (bien jouer) message reçu !

Tout ce qui me restait à faire c'était, dissimuler ma déception.

J'allais ranger ses vêtements dans le panier, Flora viendra chercher pour le pressing.

Quelques secondes plus tard, il sortit de la douche tout frais et encore plus beau que lorsqu'il était rentré.

Je l'aidais à s'essuyer tout en reflechissant à comment me comporter sans eveiller des soupçons.

Samuel (me fixant) : Je vais repartir pour le bureau dans quelques heures.

Moi (surprise) : Aie ! À peine rentré !

Samuel (posant ses mains fraîches sur mes hanches) : C'est le boulot mon cœur, ne t'inquiète pas je rentrerai ce soir,

Il me prit fermement par la taille et sa bouche s'écrasa maladroitement sur la mienne dans un baiser langoureux.

Je me laissais aller sans rechigner.

Shirley DIVOUNGUI

Richie (une assiette vide en main) : Maman, je veux manger !

Moi (le visage fermé) : Toi c'est quand je m'apprête à sortir que tu cherches à manger ?

Wè wuna (va là-bas)

Va voir ton père !

Cet enfant me dépasse, je lui ai proposé du riz avec un peu de sardine en boite il a refusé maintenant que la faim le tient, il cherche à manger.

Comme si son père achetait à manger ici, tchiup !

Désiré (depuis le salon) : Chérie !

Moi (hautaine) : Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler chérie. Criais-je hors de moi.

Tu me donnes quoi ?

Rien !

Si ce n'était pas l'enfant, je serais déjà ailleurs !

Voyant que je n'arrivais pas, il se tint debout et vins me trouver dehors.

Désiré ( joignant les main en pyramide) : Pardon,

[Fouillant sa poche en me tendant un billet violet]

excuse-moi, je voulais juste te remettre les dix mille franc que j'ai pu avoir.

Je l'arrachais presque l'argent des mains.

Moi (exibant le billet) : C'est tout comme argent ?

Désiré (fouillant ses poches) : Oui, j'ai payé mes dettes c'est ce qui restait que je te donne là.

Moi (lui pointant du doigt) : Quand on te demande d'arrêter de boire.

Tu es maintenant entrain de payer les dettes de boissons et autres.

En tout ce qui me concerne, je vais utiliser ça pour mon taxi de la semaine.

Je mettais l'argent dans la poche de ma robe.

Désiré (retourna dans le salon) : Ok. Je vais faire manger l'enfant.

[Revenant sur ses pas]

Ne serait-il pas possible que tu lui prennes du pain au lieu du riz ? questionna t'il en prenant Richie par la main.

Moi (le regard plein de mépris) : Je ne vais pas casser un billet de dix mille franc pour juste cent vingt cinq franc ?

Toi aussi !

Désiré (calme) : Mais tu prends même une boite maquerelle, puisqu'il n'y a rien à manger pour ce soir.

Moi (tendant le billet) : Pardon tient le billet, tu pars toi-même.

Je ne suis pas là pour avoir honte.

Désiré (hors de lui) : Payer une boite maquerelle avec dix mille c'est honteux ?

Tu es sérieuse là ?!

Moi (hautaine) : Ne me fait pas le bruit, toi tu es habituer, moi non.

Je rentre dans le salon et je les laisse là avec le billet posé à même le sol.

Il pense que je suis là pour avoir honte !

Désirée est l'homme avec qui je vie, le père de mon fils.

Il a perdu son emploi et tout est devenu compliqué.

Le soucis est que je ne peux me tourner vers mes parents car j'ai honte.

Ils étaient contre ma relation avec Désiré mais j'ai dû forcer jusqu'à tomber enceinte, j'étais si amoureuse et idiote.

Ils ont carrément laver leurs mains et j'ai dû couper les ponts avec eux.

Je regrette même de ne les avoir pas écouté car aujourd'hui tout est difficile Désiré n'a plus de boulot et il passe son temps à boire pour noyer je ne sais quoi.

Jusqu'à présent, mes parents ne savent pas que je souffre, car je refuse de leur donner raison et je leur ferai croire le contraire.

Lui par contre, sa famille est si pauvre que ce n'est même pas la peine d'aller les déranger.

Lorsqu'il travaillait, ils passaient leur temps a venir quémander l'argent, une bande de sangsues assoiffés.

Ça me révoltait de vivre avec quelqu'un qui ne travaillait pas, c'était moi qui était obligée de payer le loyer avec ma petite bourse et le petit boulot que je faisais.

Chapitre 3 Chapitre 03

Chapitre 3

Nouna MAPESSI.

J'étais debout depuis six heures pour laver le linge et faire mon ménage.

En ce qui concerne la lessive, c'était une autre paire de manche car il fallait transporter de l'eau au moins la veille.

Le robinet se trouvait à quelques mètres d'ici cela demandait des efforts considérables pour se fournir en eau potable dans ce genre de quartier.

Ce que j'avais trouvé comme solution, était de m'arranger avec les enfants du quartier.

La veille, ils allaient me remplir des bassines et je leur remetais quelques pièces en compensation.

En semaine, je n'avais pas trop le temps pour le nettoyage et autres travaux. Je préférais le faire quand j'étais un peu libre le week-end.

Je devais, cet après-midi, rencontrer Graziella nous devons faire ample connaissance et peut-être, elle m'aidera financièment, qui sait.

Les heures s'égrenaient, j'avais presque terminé de toute façon.

Grazy voulait me montrer comment ça fonctionnait avec les distributeurs automatiques et surtout comment s'en procurer.

[Rire]

Maguy (courant vers moi) : MAPESSI !! cria ma voisine du kongossa qui venait vers moi.

Elle était reconnue dans tout le quartier comme étant la rapporteuse ambulante.

À chaque fois qu'elle apparaissait, elle avait toujours une dernière nouvelle.

Je me demandais souvent comment elle faisait pour être au courant de tout.

Moi (versant du savon en poudre dans la bassine) : Bonjour Maggy, quelles sont les nouvelles ? Fis-je la titillant.

Elle (battant ses mains) : Oh ma chère, toi tu dors !

Karaba à encore frappée ! cria-t-elle en secouant sa main, l'air grave.

Moi (levant le sourcil) : Encore !! Demandais-je surprise.

Karaba est un surnom qu'on avait attribué à une fille du quartier, son véritable prénom était Ophélie, elle a juste seize ans et déjà, deux gosses.

Elle passait son temps à coucher avec tout ce qui bougeait.

Là, Maggy m'annonçait qu'elle était de nouveau enceinte.

Elle (faisant mine de s'assoir) : Je t'assure !!

En tout cas je venais juste te dire ça hein !

Moi (levant les sourcils) : Ok, la go !

Merci, mais qui l'a encore engrossé ? Questionnais-je septique.

Elle (levant ses épaules) : Bon là hein !

Laisse-moi le temps d'aller chercher je te dirais la suite, bon à toute.

Moi (souriante) : Ok !

Il n'y avait pas deux personnes comme elle dans le quartier.

Humm !

Shirley DIVOUNGUI.

Je discutais avec les collègues après les cours, en marchant en direction de la prison Centrale.

Heinerick, Eyoubangoye et Natacha sont mes condisciples de classe et amis proches. Après le cours, Heinrick a décidé de nous inviter prendre une bière pour la route.

Nous nous étions arrêtés à DP (Derrière la Prison) car nous n'avons eu qu'un seul cours en matinée.

Les alcools n'étaient pas trop mon fort mais de temps en temps j'en consommais.

Selon la majorité des habitants de ce quartier DP, ce dernier était réputé pour les braquages à main armées que ce sois en journée et pire la nuit mais toujours est-il qu'il y avait pleins de bar et des points pour se ravitailler en grillades etc.

Arrivé dans un bar de notre choix, nous avions, d'un commun accord, commandé la REGAB (Régie Gabonaise des Boissons, bière blonde) bien fraiche.

Moi (taquine) : Mais dit donc, Eyoubangoye !

Toi tu fais quoi à l'U.O.B même ? fis-je en posant mon verre de bière sur la table près de moi.

Eyoubangoye (battant les mains) : Batè !

C'est quelle question comme ça ?

Je suis là pour apprendre comme toi !

Moi (souriante) : Ah ça, c'est rare de voir les kotas qui ont réussi, adié !

Eyoubangoye (le visage fermé) : Que nous ne sommes pas intelligents ?

Ah non hein ! Je t'arrête.

Va, te renseigner, on a de grandes responsabilités de nos jours.

Heinrick (manipulant son Android avant de le poser) : Ah oui ! C'est quand même vrai fit-il, en prenant et portant sa bouteille de bière à sa bouche.

Natacha (hilare) : Pardon oh ! Il ne faut plus les négliger oh !.

Eyoubangoye était un jeune homme qui se débrouillait car il n'avait personne pour l'aider, ses parents vivaient à Makokou (province du Gabon) lui même s'était débrouillé pour arriver à Libreville poursuivre ses études.

Il allait en cours en journée et le soir, il bossait quelque part pour avoir de quoi manger et payer son loyer.

En même temps il louait une chambre américaine près de là.

Si Désirée pouvait être comme lui, au moins je serais à l'aise.

Natacha (s'adressant à moi) : Shirley !!

Tu m'accompagnes tout à l'heure à un rencard ?

Eyoubangoye (répliquant) : Tu ne vois pas qu'elle a son gars et son fils en kaz (à la maison) !

Tu veux qu'elle te suive dans tes choses ?

Natacha (équarquillant les yeux) : Aka !

Elle ne vient pas aussi pour dormir, c'est juste quelques heures.

Moi (intervenant pour faire court) : Ma Co, je te suis oh !

Je vais faire quoi à la maison ?

Mon fils ?

Son père est là-bas !

Il ne me donne rien du tout, moi je cherche ma vie pardon !

Heinrick (Surpris) : Tchouoo les femmes !

Vous abusez !

Même si on est bien avec vous humm !

Heinrick ne supportait pas qu'on parlait mal des hommes. Il repliquait toujours c'était lui le moraliste de la bande.

Harmonie MAVOUNGOU.

Monsieur mon mari venait de repartir à son soi-disant travail après m'avoir fait l'amour comme jamais il ne l'avait fait, on aurait dit qu'il voulait se remémorer la nuit qu'il avait passé dehors.

Il a dû repartir à la douche avant de s'en aller.

J'étais dans le salon assise devant l'écran de télévision quand je me rappelais que Samuelha avait cours de soutien dans quelques heures.

Moi (m'écriant) : Samuelha !!

Samuelha (depuis sa chambre) : Maman !!

Moi (changeant de chaine) : Vient s'il te plaît.

Samuelha c'était ma première fille avec Samuel, elle avait un prénom composé ; celui de mon mari et moi.

À juste six ans, elle était très intelligente et belle de figure svelte et de teint claire.

Le deuxième s'appellait Samy- harmy, quatre ans un peu bavard parfois et boudeur quelques fois.

Samuelha (un crayon en main) : Je suis là maman !

Moi (tournant mon regard vers elle) : Ton Répétiteur viendra à quelle heure ?

Samuelha (me fixant) : Seize heure maman !

Moi (penchant la tête) : As-tu fait tes exercices ?

Samuelha (me montrant son crayon) : Je suis dessus maman.

Moi (souriante) : Ok, tu es une bonne fille !

Je voulais juste me rassurer.

Samuelha (l'air ravie) : Merci maman ! fit-elle souriante.

Moi (inquiète) : Où est ton frère ?

Samuelha (se rapprochant du fauteuil derrière moi) : Il dort !

Moi (étonnée) : Encore ?

Samuelha (s'appuyant sur le fauteuil) : Oui, quand tu l'as réveillé ce matin, il a directement tracé dans ma chambre pour se rendormir.

Moi (amusée) : Ah ah ah !

Bon sang, il croit m'avoir à son âge !

Ok laisse le dormir un peu.

Va terminer ce que tu étais en train de faire.

Samuelha (quittant le salon) : Ok maman !

Mes enfants, c'était mes trésors, ils étaient amusants parfois.

Samy-Harmy qui pensait me dribler...

Aujourd'hui, je devais me rendre chez mon amie Dorothée, il fallait qu'on parle des derniers événements.

Promptement, j'allais dans ma chambre et troquais ma robe contre un jeans bleu et un haut léger avec ma petite basket que Samuel m'avait acheté à Singapour.

Puis je donnais des recommandations à Flora au cas où mon mari rentrait derrière moi et a Samuelha aussi concernant ses cours.

Ensuite je pris ma voiture, une Infiniti Qx80 2018, direction Acae.

***

Shirley DIVOUNGUI.

Chez Paul (Restaurant...)

Il était dix-sept heures et après avoir fait un saut chez Natacha pour nous rafraîchir, nous étions déjà sur place au restaurant, assises autour des jus pressés.

Car une table avait été retenu par un certain monsieur Jean-Marc, l'ami de Natacha.

Il arriva enfin, tiré à quatre épingles après avoir garé sa pathfinder dans le parking.

Il nous rejoignit enfin.

Jean-Marc ( le sourire aux lèvres) : Bonsoir chères dames ! fit-il solennel.

Nous (en choeur) : Bonsoir !

Natacha (posant sa main sur mon épaule) : Je te présente Shirley, ma sœur.

Lui (inclinant la tête) : Enchanté mamzelle ma belle-sœur !

Moi (souriante) : Enchantée fis-je un peu gênée.

Natacha (répliquant) : Quelle "ta belle-sœur" là ?

Jean-Marc (jouant la victime) : Tu vois Shirley ?

Ta sœur refuse d'être ma femme.

Moi (intervenant) : Ah !

Mais certainement tu ne la mets pas à l'aise ! dis-je en jouant le jeu.

Lui (amusé) : Oh !

Donc, tu la défends ?

Natacha (l'interronpant) : Jean-Marc, pardon !

Ne raconte pas de bêtises à ma sœur, toi tu es marié moi, je suis là en tant que ta maîtresse, je gagne quoi ?

Depuis que tu me dragues là, je gagne quoi ?

Lui (sûr de lui) : Mais Natacha !

Je t'ai toujours dit que la décision te revenait, tu sais ce que je veux, à toi de jouer !

Natacha (le toisant) : Humm !

En tout cas !

Pour toi là, tant qu'on ne couche pas, tu ne pourras pas m'aider avec la chambre que je loue !

Lui (prenant la carte, posée sur la table) : Mais tu sais, on ne donne rien pour rien, n'est-ce pas Shirley ?

Moi (les yeux fixant la carte) : je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis.

[Le fixant]

Mais je ne préfère pas ouvrir ma bouche.

Car, vous là humm.

Lui (ironique) : Donc, je dois lui donner mon argent sans qu'elle ne couche avec moi ?

Moi (le fixant) : Est-ce que c'est la marchandise ?

Si tu t'occupes d'elle, elle va te donner ça sans réfléchir !

Lui (se carrant dans son siège) : Ok, j'ai compris le message !

Harmonie MAVOUNGOU ép MENDOME.

Je suis avec Dorothée depuis déjà une heure, je l'ai trouvé en train de faire ses ongles.

La dame venait de terminer, Dorothée lui remit son argent, elle s'en alla.

Moi (m'asseyant près d'elle) : Enfin seules ! Fis-je soulagée.

Dorothée (se tournant vers moi) : Vraiment !

Raconte !

Moi (découragée) : Ah maman ! Je suis venue te voir, l'heure est grave !

Je croix que mon mari me trompe... enfaite, je suis certaine.

Elle (les yeux grand ouverts) : Hein ?!

Moi (vroisant les jambes) : Je t'assure, et la fille veut apparemment que je sache qu'elle est là.

Elle (inquiète) : Maman, là c'est fort ! Que penses-tu faire ?

Moi (le visage défait) : Ah ? soupirai-Je

Elle (me fixant) : On peut encore rattraper le coup ?

Moi (les yeux baissés) : Oui, je crois. Il n'a découché qu'hier !

Elle (posant sa main sur moi, supliante) : Harmonie, pardon il faut rester calme, comme si de rien était.

Je te sais mature donc, j'ai confiance.

Parcontre bat-toi et refais-lui se sentir jeune.

Moi (lasse) : Oui... Dorothy ne t'inquiète pas pour ça, le vrai souci c'est comment stopper ce qu'il a commencé.

Elle (sur le ton de la confidence) : Maman, fléchit les genoux.

Moi (le regard abattu) : Dorothy, tu sais qu'en ce moment, je n'ai pas une foi solide, je n'ai pas la force de prier, sista !

Elle (m'encourageant) : Il le faut Harmonie.

Ce qui est sûr, ne fait rien physiquement, ne cherche pas à savoir ce qu'elle veut. Concentre toi sur ton mari.

Moi (pas si sûre) : Humm, ok.

Elle (la fixant) : Tu vas t'attirer des ennuis et te donner des maux de tête gratuitement.

Moi (baissant les yeux) : Je comprends.

Dorothée était une amie, une confidente et sœur pour moi, je ne me confiais à personne d'autre concernant mon foyer, qu'à elle.

Une femme sage et mature.

Samuel MENDOME.

Après le boulot j'avais tenu à rencontrer Graziella pour quelques heures.

Elle était venue accompagnée de sa meilleure amie.

Nous avions pris place à la terrasse du restaurant Paul puis nous avions commandé.

Lorsqu'on avait été servi nous nous étions mis à discuter sur tous les sujets qui nous passaient par la tête.

Ensuite, il fallait changer de coin car il n'y avait pas de boissons alcoolisées.

Après avoir bu et manger, j'avais fait signe à Graziella que je devais rentrer.

Nous avions déposé Nouna chez elle et continué notre route.

J'avais en tête, la déposer et rentrer retrouver Harmonie et les enfants.

De toute manière je n'allais pas découcher deux jours d'affilés, c'était impossible.

Graziella OKOME MBA.

Moi (le fixant) : Bébé ! fis-je en posant ma main sur sa cuisse, le caressant jusqu'à la zone la plus sensible.

Lui (faisant une grimace) : Oui, ma douceur ! répondit-il crispé.

Moi (me penchant vers lui) : On passe la nuit ensemble ?

Lui (un bref regard vers moi) : J'ai vraiment envie... ouh ! S'exprima-t-il reagissant à mes carresses osées.

Mais... ouh...tu m'excites là !

Certes, j'ai très envie de me venger pour ce que tu m'as fait hier mais, sincèrement, il faut que je rentre.

Moi (imitant le son d'une machine ) : Piiiinnnn mauvaise réponse !

Lui (le regard supliant) : Ma douceur, on risque de faire un accident à cette allure.

Je risque de ne plus pouvoir me contrôler à force de m'alumer..

Moi (levant mes mains) : Ok. J'arrête, mais dit moi oui car je n'aime pas écouter les mauvaises réponses.

Lui (concentré au volant) : Écoute, babe !

Il actionna les clignotant et gara sur le côté.

[Continuant]

J'ai découché hier, je ne peux pas me permettre de le refaire aujourd'hui !

J'aime ma femme et je n'ai pas envie de la perdre.

Moi (hors de moi) : Ah bon ?

Et je suis quoi pour toi ?

Une catin ?

Donc tu peux me perdre sans problème, mais pas ta femme ?

Il eut un air déconcerté, puis soupira.

Lui (posant sa main sur mon bras) : Écoute, je t'apprécie bien mais de là à...

Moi (criant pour l'empêcher de continuer) : Eh !

[Un temps de silence]

laisse tomber et oublie-moi. L'interrompais-je avec un signe de main.

Puis, je déverrouillais ma portière en descendant du véhicule pour m'en aller.

Lui (soupirant) : Graziella. hurla-t-il, en descendant à son tour du véhicule à ma suite.

Il me rattrapa puis me supplia de remonter dans le véhicule, il faisait déjà dix-neuf heure quarante.

Moi (dégageant lentement mon bras) : Je ne remonte pas dans cette voiture, si tu ne passes pas la nuit avec moi, donc ça ne sert à rien de me courir après. Gesticulais-je, le regard dur et indifférente.

Lui (me fixant) : J'ai compris, je vais l'appeler, allons, remontons et indique-moi où tu voudrais qu'on passe la nuit.

Laissa-t-il tomber, le regard furibond.

Samuel était un homme facile à maîtriser, il suffisait de le pousser à bout.

Ce n'était pas la première fois que j'arrivais à convaincre un homme de passer la nuit avec moi mais Samuel était plus que ça.

J'avais envie de dormir et me reveiller, lové dans ses bras puissant.

Moi (les mains appuyé au bas du dos) : L'hôtel hibiscus comme c'est tout près !

De retour dans le véhicule, Il me fixait pendant que je m'efforçais à ne pas le regarder, en attachant la ceinture de sécurité.

Il démarra direction l'hôtel hibiscus.

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