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Le choix du destin

Le choix du destin

Auteur:: COLOR OF FEELING
Genre: Romance
Résumé au premier chapitre 😍 Merci. .... La couleur des sentiments.

Chapitre 1 Chapitre 01

Chapitre 1: Ibekelia Ibague

****Ibekelia****

Je me réveille dans cette chambre d'hôtel, je me sens seul et coupable. Tous ces sentiments que je ressens sont du a ce choix que J'ai fait. La décision de continuer cette toxique relation avec cet homme. Pourtant, il y a de cela 1 an, je m'étais promis de ne plus retomber dans ses bras. Mais comment vais-je réussir à me détacher car il a toujours une emprise sur moi après toutes ces années.

J'ai cru que cette histoire était de l'ancienne... Mais hélas me revoilà à la case départ.... Je regarde l'horloge qui se trouve à ma gauche sur la table de chevet, il est pratiquement 10h du matin.

Je décide de me lever toute nue me dirigeant vers la salle de bain ; je prends soin de déposer mon Téléphone sur le lavabo. Je tourne le robinet du côté chaud et m'engouffre à l'intérieur. Je ressens la pression du jet d'eau sur mon corps...j'adore le contact de l'eau chaude sur ma peau... Les souvenirs de cette nuit avec lui envahissent mon esprit.

Je prends un gant avec du savon et commence à me frotter tout doucement en commençant par mon cou en me rappelant ses baisers si doux, le contact de ses mains sur ma poitrine... et là mon téléphone qui sonne qui me coupe totalement de ma rêverie.

Je le récupère au bord du lavabo, puis décroche sans même prendre la peine de regarder le nom de mon interlocuteur. Je reconnais la voix, c'est celle de ma grand-mère.

Mamie : kelia, tu es où ? Depuis que j'essaye de te joindre. J'ai besoin d'aide faut venir je t'attends à la maison Tchip !

Moi:Oh merde ! J'arrive dans 15 min Mamie.

Mamie: Oui 15 min, c'est ça. Clic !

Je me fais une douche rapide tout en ruminant : "Voilà, le retour à la réalité". Je me mets en face du lavabo en évitant de me regarder dans le miroir. Je me brosse les dents aussi vite que je peux.

Ensuite, je retourne dans la chambre chercher ma robe avec mes talons. Après avoir pris mon sac, je quitte rapidement l'hôtel, et trouve un taxi direction chez mes grands-parents à Sannois.

J'arrive chez eux dans les environs de 10 h 40. Mes grands-parents paternels vivent dans une maison à Argenteuil de 4 chambres avec salon, cuisines et douche bien équipées. Je passe par la porte de la cuisine qui se trouve à l'arrière de la maison.

Je la contemple ce petit bout de femme que j'adore qui n'est autre que ma grand-mère. Je vous présente Anne-Marie Ibague, elle est d'une beauté avec sa couleur noire ébène. Du haut de son 1m 55, c'est une femme très douce et attachante. Elle n'a jamais eu le besoin de travailler parce qu'elle a été mariée très jeune dès l'âge de 17 ans. Mes grands-parents ont eu deux enfants dont mon père est l'aînée.

Mais malgré ses 70 ans, elle reste toujours cette charmante dame avec beaucoup d'énergie et très intelligente.

Moi : Hello, la plus belle !

Mamie : tchip, toi c'est maintenant que tu arrives hein ? Depuis que j'essaye de te joindre. Dit-elle en me toisant comme à son habitue.

Moi : mais à la maison Mamie, lui faisant une bise sur la joue. Où est Papi ?

Mamie: je pense qu'il est en haut dans son bureau... Il ne faut pas durer là-bas, j'ai besoin de toi ici avec la nourriture.

Moi : OK !

Je sors de la cuisine et je traverse le salon et prends le chemin des escaliers. Tout le long du couloir, je contemple nos photos de famille accroché au mur. Elles sont toutes en noir et blanc, une idée de ma grand-mère. Je m'avance vers la porte au fond et je me mets à toquer.

Moi : l'élu de mon cœur ? Tu es là ? En ouvrant la porte.

Papi : rentre, c'est ouvert !

J'entre et il était debout dos à son bureau. Mon papi s'appelle Daniel Ibague. C'est un homme très imposant par sa taille. Il mesure 1m90 et il a 75 ans. Il faisait peur à pas mal des gens peut-être dû à son ancienne profession qui était général de l'armée de l'air au Gabon. Et comme tout général, il a gardé tous ses équipements et même ses guns qui sont bien visibles accrocher aux mures dans son bureau.

Papi(souriant) : mon rayon de soleil...Rentre ne reste pas devant la porte.

Je me suis précipitée dans ses bras, là où je me sens le mieux. C'est un homme strict mais à la fois doux et gentil avec un grand cœur comme sa femme.

Je quitte ses bras et contourne le bureau pour m'asseoir sur l'une des deux chaises en cuir marron en face de son bureau. Je prends une grande une expiration pour lui annoncer la nouvelle.

Moi : Papi, depuis je n'arrive pas me trouver un stage à Paris, donc je compte changer de province d'ici peu. Qu'est-ce que tu en penses ?

Papi : pourquoi prendre cette décision si soudaine ? Dit-il en s'asseyant.

Moi : j'aimerais changer d'air.

Papi : j'espère que c'est la vraie raison de ton départ.

Moi : oui, Papi ça l'est. (Bien sûr que non)

Papi : ok, pour ma part, il n'y a pas de problème. Mais il faudra tout d'abord en parler à ton père avant tout.

Je me mets à soupirer face à la réponse qu'il me donne.

Moi : je ne vois pas trop l'utilité vu que c'est mon choix et ma décision.

Papi : il reste ton père avant tout ! De surcroît, je pense qu'il ne refusera pas parce qu'il veut que tu rentres au Gabon.

Moi : je n'ai pas envie de partir au Gabon Papi et tu le sais bien me levant d'un coup... Vous savez tout ce qui s'est passé dans ce pays.

Papi : je le sais, mais ce n'est pas moi qui décide, mais ton père... Tu dois lui en parler...

Moi : je vais y réfléchir... En allant lui faire un bisou sur la joue... Je dois retourner en bas, ta femme m'attend pour que je l'aide avec la nourriture.

Papi : Hum, a tout à l'heure.

Je sors du bureau de mon grand-père tout en refermant soigneusement la porte derrière moi. Je commence à penser à mon dernier voyage au Gabon... c'est l'un des souvenirs que je n'aimerais pas ressasser. Je ne me sens pas encore prête à revenir dans ce pays .... J'entends ma grand-mère qui crie mon nom...Hum mieux je pars.

Je descends presque en courant pour la rejoindre en cuisine. Dès qu'elle me voit arriver à la porte, elle se met à me toiser...

Mamie : il faut venir prendre ma place ici, j'ai un peu mal au bras. Je dois aller mariner le poulet.

Mamie: Victor où est-il ? J'espère qu'il a déjà fait le feu pour le barbecue hein !

Victor apparent de nulle part.

Victor : mais la femme de ma vie, c'est en travaux... Oh ! Kelia, tu es là ? Je ne t'ai même pas vu arriver. Tu vas bien ?

Victor est mon petit-cousin, il a 17 ans et il est en premier S au Lycée Castega de Boulogne-Billancourt. C'est le fils du petit frère de papa, Patrick Ibague et sa femme Marine Ibague qui est française. ils ont eu deux enfants, Victor et sa petite sœur Victoria qui n'a juste que 7 ans. Hum laisser, c'est mon oncle qui a choisi les prénoms. Il a une petite pâtisserie dont il s'en occupe avec sa femme. Ils sont comme un peu mes deuxièmes parents.

Moi : hum comment tu ne m'as pas vu arriver? Toi-même, tu étais où ?

Victor : j'étais dans le garage, Papi ma demandé d'aller ranger certaines affaires dans le débarras.

Moi (le regardant étrangement) : hum petit je te vois venir.

Victor : bon, j'y vais, ma femme me regarde étrangement déjà. À tout à l'heure.

Pendant que je m'occupais de piler les feuilles de manioc soigneusement, ma grand-mère ouvrait le frigidaire pour sortir ces deux grosses bassines dont l'un était du poulet/cotis et l'autre quatre gros morceaux de poisson. Tout en les posant sur le comptoir, puis me demanda :

Mamie : Tu étais avec lui ce matin ? se retournant en me regardant...

Moi : non gardant toujours la tête dans mon pilon

Mamie : ah bon ? Donc pourquoi tu n'as pas répondu au téléphone ce matin ?

Moi : Je dormais Mamie.

Mamie : Tu ne sais pas mentir hein, on sait tous que tu es très matinal comme fille et tu savais que c'était le jour de l'anniversaire de ton grand-père !

Mamie: il est ou même celui qu'on appelle ton père là ? Toujours à venir en retard tchip

Victor : Papa, il m'a envoyé un message, il ne sera pas en retard cette fois-ci. Dit-il en s'en allant.

Moi : Mamie, je pense avoir bien pilé les feuilles de manioc, donc je peux les mettre déjà dans la casserole ?

Mamie : oui, tu peux, j'avais déjà fait le poisson fumé.

Moi : ok Chef.

Pendant que la cuisson se fait, je vais dresser la table. J'entends sonner à la porte et me précipite d'ouvrir pour savoir qui peut bien arriver si tôt. J'ouvre la porte et je vois ma tante Marine avec plein de course en main et derrière elle ma petite-cousine. Je me dépêche de l'aider en prenant les courses dans ses mains. Elle me faisant la bise...

Tante Marine : Ibekelia, tu vas bien ? Tu es arrivé depuis ? Dit-elle en posant les sachets de course sur la table à manger.

Moi : oui tata, il n'y a pas trop longtemps.

Tante Marine : ok alors, elle est ou ta Mamie ? J'ai apporté plein de petits trucs à grignoter et j'ai apporté le gâteau.

Moi : j'avais complètement oublié le gâteau !

Moi : tu vas bien ? En me tournant vers ma petite-cousine. Elle hocha la tête en guise de réponse.

Mamie : Kelia, c'était qui ?! Dit-elle en arrivant...

Moi : c'est tante Marine. Bon, je repars a mes casseroles

Merci beaucoup en lui faisant un câlin.

Tante Marine : Je vais faire la table.

Mamie : ok ma fille, moi, je vais finir ma cuisine. Elle repartant en cuisine.

Mamie en revenant a la cuisine....

Mamie : tu as fini avec les feuilles de manioc ?

Moi : oui, je pense que c'est cuit moi en remuant encore la sauce.

Mamie : ok, tu peux éteindre le feu. Tu pourras aussi aller prendre les deux grands plats de salades et les déposer sur la table ?

Moi : ok !

Je fais ce qu'elle me dit. Je prends une des assiettes et je passe par la porte de derrière qui donne directement sur la terrasse et le jardin. Ma tante me voit, et elle me prends les assiettes de salades en main pour les déposer sur la table. Pendant ce temps mon oncle qui apparaît...

Oncle Patrick : Kelia, tu vas bien ? En posant les plats sur la table.

Moi (souriante) : oui, ça va et toi ?

Mamie (arrivant) : Patrick, depuis que je t'attends hein. Il y a seulement ta femme qui est venue plutôt tchip. Dit-elle en le toisant.

Oncle Patrick : mais je suis la maman. En lui faisant un câlin.

Mamie : hum, en tout cas. Répondant à son câlin. Puis elle me regarde... Ibekelia va déjà te préparer les invités vont bientôt arriver.

Moi : OK.

Je laisse les grands en bas. Je rentre dans la maison et prends les escaliers pour me rendre dans ma chambre. Oui, mes grands-parents ont préféré laisser ma chambre telle qu'elle est au cas où j'aurais envie de passer le week-end ici. Ma chambre se trouve tout au fond du couloir juste à côté du bureau de papi.

Je suis en train de me changer quand j'aperçois à l'écran son prénom. C'était un message. Aussitôt, je me mets à lire : "Ma douce, j'espère que ça va ? Et que tu as bien dormi. Je m'excuse d'être parti si tôt, mais sache que je pense à toi. Bisous. A.B". Je remets mon phone dans mon sac, et je me dépêche vite puis je descends la rejoindre.

Mamie : hum, tu peux dire aux invites qu'on passe à table.

Je retourne au salon pour leur transmettre le message de Mamie que tout est prête.

Nous voilà tous à tabler, mon grand-père comme à son habitude, à chaque repas, c'est lui qui dirige la prière. Puis finit la prière, nous commençons à nous servir dans une bonne ambiance.

Nous entendons sonner à la porte. Ma grand-mère se lève pour aller voir... J'entends un rire que je connais très bien.

Lui : bonjour, j'espère ne pas être en retard... En posant les yeux sur moi en souriant.

Chapitre 2 Chapitre 02

Chapitre 2 : Toute histoire a un début

****Ibekelia Ibague****

Mamie : Mais non tu n'es pas en retard. Prends place Americk. Tu peux lui laisser la place à côté de ton papi ? Dit-elle en me regardant.

Lui : Mme Ibague ne vous gênez pas pour moi. Je vais m'asseoir juste à côté de vous, Mais avant je vais saluer vos invites.

Il contourne la table, et va d'abord saluer mon grand-père. Il lui remet une bouteille de vin en guise de cadeaux d'anniversaire. Puis, il salue mon oncle, ma tante, Victor et Victoria. Il s'approcha de moi et me tend sa joue, je sens mon cœur qui bat à la chamade, mais je lui fais la bise comme si de rien étais.

Mamie : Alors Americk, comment vas-tu ? Ta femme, et les filles ?

Lui : elles vont bien, merci. Dit-il en souriant à ma grand-mère.

Mamie : Ibekelia, apporte-lui une assiette stp

Je me lève rapidement puis reviens avec une assiette en main et le lui tend. Nos mains se frôlent, et je lève mes yeux vers lui en plongeant mon regard dans le sien. Ses yeux bleus qui envoûtement comme d'habitude. Ensuite, je repars m'asseoir tranquillement et me remets à manger tout en pensant à comment cette histoire a débuté.

******* Flashback*****

Nous étions en fin d'année, nous nous apprêtions à fêter la nouvelle année dans quelques jours. J'avais décidé de rester en France, pour fêter le Nouvel An avec mes grands-parents.

Ce fut une chance car quelque jour après avoir fêté la nouvelle année, mon grand-père a eu un malaise et nous avions dû le conduire d'urgence au Centre Hospitalier d'Argenteuil. C'est là que je l'ai rencontré pour la première fois, il s'était occupé de Papi.

Lui : Bonsoir Mr Ibague, Je me présente je suis Dr. Americk Barrot cardiologue. C'est moi qui me suis occuper de vous, Il y quelques heures.

Papi : Bonsoir jeune homme, je vous présente ma femme Anne-Marie Ibague, et ma petite fille Ibekelia Ibague.

Il se tourna vers ma grand-mère lui hoche la tête ensuite se tourna vers moi avec un regard envoûtant. Je ne comprenais pas, mais je me suis senti intriguer par sa présence. Pendant qu'il parlait avec mes grands-parents, il me lançait discrètement des regards qui en disait long. À cette époque, j'avais 20 ans et je n'étais pas sûr de moi, j'étais naïve.

Mamie : Ibekelia c'est comment ?

Moi : hein ! excuse-moi tu disais ?

Mamie (me toisant) : Tchip, je reste avec ton papi à l'hôpital tien voici la clef de la voiture, je veux que tu nous ramènes des habits propres pour demain OK ?

Moi : OK mamie.

C'était au parking de l'hôpital que nous nous sommes recroisés. Ce jour-là, Il avait entamé la discussion avec moi d'un naturel. Mais c'était surtout son tact qui m'avait impressionnée.

Lui : Ne t'en fais pas pour ton grand-père, il est entre de bonnes mains.

Moi : Je sais! Lui répondis-je d'un ton sec.

Lui : Je suis peut-être direct dit-il en souriant, mais j'ai remarqué la manière dont tu m'as regardé quand nous étions dans la chambre avec tes grands-parents, donc voici mon numéro. Tu sauras l'utiliser à bon usage. Puis il partit.

En rentrant à la maison, j'étais toujours déboussolé après cet échange avec ce docteur. Mais une part de moi, avait apprécié cette confrontation plutôt rapide et directe. Bien sûr, je n'ai pas voulu lui envoyer un message, je me suis dit qu'il était préférable pour moi d'attendre encore un peu. Le lendemain, j'ai fait comme si de rien était quand nous nous sommes revu dans la chambre de papi.

Moi : Papi ? En ouvrant la porte de sa chambre.

Papi : Oui, entre kelia ! Tu vas bien ?

Moi : Moi ça va, et toi ? Elle est ou Mamie ?

Papi : Avec le Dr. Barrot. Dit-il en lisant sont journal.

Je m'approche de mon Papi pour m'asseoir à côté de lui sur son lit. Il m'avait pris dans ses bras comme a son habitude, et je m'étais blotti. C'est là que Mamie et lui ont fait leur entrée dans la chambre.

Mamie : Madame quitte des bras de mon mari tout de suite stp !

Moi (souriant) : Bonjour Mamie, tu vas bien ? En me levant et en allant m'asseoir sur une chaise à côté.

Mamie : Hum, Ça va bien. Dit-elle en me toisant comme à son habitude.

Lui : Mr. Ibague, vous allez mieux ?

Papi : Je me sens bien Merci.

Lui : J'ai vos résultats et ils sont bons. Mais le malaise que vous avez eu été dû à votre tension Mr. Ibague.

Papi : Ah bon ma tension ?

Lui : Oui monsieur, mais ne vous inquiétez pas. Je vous ai prescrit un nouveau traitement plus abordable à vous et d'ici demain vous pourriez sortir de l'hôpital. Dit-il d'un ton rassurant.

Papi : Merci Dr. Barrot !

Lui : Je vous laisse ! Il se tourna vers moi, me sourit et il s'en alla.

Après son départ, Je suis restée encore un peu avec les parents, et quand midi arriva, c'était la fin des visites. Donc, j'ai dû les laisser, et c'est encore au parking que je l'ai croisé...

Lui (Souriant) : Mlle Ibague !

Moi (poliment) : Bonjour Dr. Barrot.

Lui : Non, Tu peux m'appeler Americk ! Dit-il en me relookant.

Moi (timidement) : OK, Americk.

Lui : Je t'invite à manger ! Allons-y.

Il ne m'avait même pas laissé le temps de répondre, qu'il avait déjà pris ma main pour m'emmener à la cafétéria de l'hôpital. Il nous avait trouvé une table discrète tout au fond.

Lui : Parle-moi de toi. Me dit-il en me regardant droit dans les yeux.

Moi : je suis une jeune étudiante de 20 ans en première année de droit et vous ?

Lui : Tu sais, tu peux me tutoyer. J'ai 40 ans et mariés depuis 15 ans. J'ai deux filles de 5 et 10 ans. Dit-il en buvant son expresso.

Moi(surpris) : Vous ne faites pas votre âge du tout ! Mais qu'est-ce vous attendez de moi ?

Lui : Écoute, comme je te l'ai dit, tu ne me laisses pas indiffèrent. J'ai envie de plus connaître et te découvrir. Laisse-moi une chance....

Après ce déjeuner, j'étais confuse par rapport à la situation. Je ne vous cache pas il ne m'avait pas laissé indifférente aussi. Le soir, quand je suis rentrée, je lui ai fait signe...Après ce premier déjeuner, c'est là ou tout a commencé. Au fil du temps, il deviendra le docteur personnel de la famille et un ami proche. Mais, moi, je suis tombé amoureuse de lui dans le dos de mes grands-parents malgré qu'il soit marié.... Et cette histoire dure depuis 4 ans.Mais aujourd'hui, est-ce que cette vie me convient-elle toujours ?

***Fin du Flashback****

...... Retour au présent....

Lui (souriant) : Je vous remercie pour ce repas Mme Ibague.

Mamie : Il n'y a pas de quoi Americk.

Mamie : j'ai une petite surprise pour toi avant que tu partes.

Lui : Ah bon ? Dit-il d'un air étonné.

Mamie : Oui tout à fait. Je t'ai fait des emportées !

Lui : Merci Mme Ibague, mais il ne fallait pas vous donner tout ce mal. Se levant et en allant lui faire un câlin.

Mamie : Il n'y a pas de quoi mon fils.

Elle se tourna vers moi, en me disant que je pouvais commencer à débarrasser, et qu'ils iront dans le petit salon pour finir le dessert. Il proposa son aide, mais ma grand-mère refusa protestant qu'il était l'invité et qu'il devrait suivre les hommes. Il me jeta un coup d'œil puis suivi les hommes en direction du petit salon.

J'étais en cuisine, seule, en train de faire ma vaisselle quand j'entendis la porte se refermer tout doucement. J'ai préféré ne pas me retourner, car je savais que c'était lui.

Son parfum avait déjà envahi la pièce. J'entendis les bruits de ses pas se rapprocher de plus en plus de moi, puis j'ai senti sa respiration à mon oreille. Il m'enlaça par-derrière tout en déposant son verre dans le levier. Et, il chuchota à mon oreille d'une voix douce et sensuelle....

Lui : Tu es encore plus belle que ce matin...

Moi : Merci...Lui dis-je timidement sans me retourner.

Puis, sa bouche quitta mon oreille pour se diriger vers mon cou et ses deux mains caressant mon ventre tout en remontant vers ma poitrine. Tout doucement, il les malaxa, et ma tête partit en arrière juste à la douceur de ses caresses. Nous fûmes coupés dans notre élan quand nous entendîmes des bruits de pas, c'était ma grand-mère qui arriva.

Il se détacha de moi très rapidement en faisant mine de chercher quelque chose dans un des placards. Elle était venue nous prévenir que mon oncle et ma tante s'en allaient. En outre, lui aussi protesta qu'il était temps de partir aussi.

Papi : Merci beaucoup d'être venu, Americk. Dit-il en lui serrant la main.

Mamie : Vraiment, j'espère qu'il aura une prochaine fois !

Lui (souriant) : Mais bien sûr !

Mamie lui donna un câlin en guise d'au revoir, quand à moi, il me fit un bisou sur la joue tout ce qui a de plus naturelle. Après cette soirée, je suis rentrée, en espérant un appel de lui....

Il est 3h du matin, je me réveille en sursaut, effrayer, paniquer...J'ai encore rêvé d'elle...Mais merde ! À quand ces cauchemars vont s'arrêter?!!

Oh, j'oubliais, je m'appelle Ibekelia Ibague. J'ai 24 ans et je suis l'ainee de trois enfants. Je suis d'origine gabonaise. Je fais juste 1m65. Je suis noir, très fine avec des longs cheveux. Je vis en France avec mes grands-parents à Argenteuil là où je suis née. Je prépare ma licence en droit privé et public à l'Université Paris Descartes de Droit. Vous allez peut-être penser que je suis naïve, mais je suis loin de l'être à vous d'en juger.

Chapitre 3 Chapitre 03

.... Dans un autre monde....

Chapitre 3 : Le Doute

***** Serge-Anthony *****

Je viens d'atterrir à l'aéroport Léon-Mba de Libreville, après 10h de vol. Il est 17h et à travers mon hublot, je peux constater un bon soleil qui m'attend à l'extérieur. Mais bon, je peux me permettre de dire que cette fois-ci ce voyage de retour a été meilleur que celui de l'aller, car j'ai pu avoir une place en première classe. Je tire mon trolley, et je me dirige vers la salle d'attente pour récupérer mes deux valises.

Après avoir récupéré mes valises, je me dirige vers la sortie...Éventuellement, je n'ai pas besoin de passer par la douane. À peine sortie, je sens cette chaleur de mon pays qui ne m'avait pas manquée.

J'enlève cette veste qui me tient chaud tout en la cherchant des yeux...Je l'aperçois de loin en train de courir, elle regarde de gauche à droite avant de traverser. Elle est habillée tout en noir et porte des lunettes de soleil. Elle s'approche de moi et me fait un câlin.

Moi : Tu vas bien ?

Alicia : Oui beaucoup mieux. Répondit-elle toujours dans mes bras.

Nous ne restons pas longtemps dans cette position, car je sens trop de regards sur nous. Elle s'agrippe à mon bras, pendant que nous nous dirigeons vers le parking. Nous arrivons devant une Mercedes-Benz rouge bordeaux. Je suis très étonné, car elle a changé de voiture sans m'en avoir parlé ...J'essaye tout de même de garder mon calme en me disant ce n'est pas le moment.

Elle déverrouille la voiture tout en chargeant mes valises dans le coffre, je profite pour lui poser la question.

Moi : Depuis quand tu l'as cette voiture ?

Alicia : Cela fait tout juste une semaine.

Je sais qu'elle ment. Mais nous sommes dans un lieu public, j'essaye de garder mon calme...

Moi : Pourquoi c'est maintenant que je le découvre ?!

Alicia : Je pensais que je t'en avais parlé chéri. Excuse-moi, dit-elle en me souriant.

Moi : Hum.

Elle me tend les clefs pour que je puisse conduire. Le trajet se fait en silence, mais je la sens tendu, je ne sais pas pourquoi... Je pose ma main sur sa cuisse pour attirer son attention, elle se tourne, me regarde et reprend sa position normale. En 15 min, nous sommes arrivées à la maison. Nous habitons dans un immeuble à Batterie IV. C'est un immeuble fraîchement rénové avec parking, salle de sport et piscine.

Nous déchargeons les valises de la voiture puis nous nous dirigeons vers la porte d'entrée qui donne accès à un grand hall avec des petits salons un peu dispersés partout. Juste en face de la réception, il y a l'ascenseur où nous y entrons. J'appuie le bouton sur le numéro 4 car c'est à cet étage que nous restons...Je profite de ce petit espace pour l'attirer à moi.

Moi : Tu m'as tellement manquée ma puce. Lui dis-je en lui faisant des petits bisous dans le cou.

Alicia : Je sais, toi aussi mon amour...

Moi : Vraiment ? Entre deux bisous.

Elle me regarde juste, mais elle ne me répond pas. C'est à ce moment-là que la porte de l'ascenseur s'ouvre. Je tire les deux valises, et elle tire mon trolley tout en tenant mon blouson dans l'une ses mains et nous nous dirigeâmes vers notre appartement tout au fond du couloir.

C'est un appartement pas trop grand ni petit mais fonctionnelle pour nous deux. Je constate que le décor a changé hum. Je laisse les valises à l'entrée, puis je la vois qui se dirige vers la cuisine son téléphone en main. C'est étrange, elle n'est pas du style à être tout le temps sur son téléphone. De mon côté, je profite pour aller prendre une douche rapide et me changer.

Finis, je décide de rejoindre Alicia en cuisine. Je vois la porte entrouverte, j'entends qu'elle est au téléphone.

Alicia : Je ne peux pas venir ce soir !

L'interlocuteur : ....

Alicia : Écoute, tu sais très bien ma position, C'est compliqué ! Dit-elle en chuchotant.

L'interlocuteur : ....

Alicia : Je dois te laisser. Bye !

J'entre directement dans la pièce, elle sursaute et se retourne face à moi. Je vois une légère panique dans son regard, mais qui disparaît à la minute. Tout en déposant son téléphone sur le comptoir à côté du levier, elle me sourit.

Moi : Tu étais au téléphone avec qui ?

Alicia : Personne baby. Dit-elle en gardant son sourire.

Moi : Je te repose la question une dernière fois. Tu étais au téléphone avec qui ?!

Alicia : Personne, je te dis !

J'essaie de garder mon calme, mais ma respiration s'accentue rapidement. Elle recule jusqu'à son dos touche le comptoir. Je me rapproche d'elle, et je dépose mes mains sur ses hanches. Elle est si belle ma femme et je l'embrasse d'un coup. Nous restons dans cette position quelques minutes puis elle se détache de moi me disant que la nourriture va se refroidir.

Elle me conduit vers la salle à manger ou tout est déjà prêt. Quelques minutes plus tard, elle me rejoint et s'assoit à mes côtés. Le plat du jour, c'est gratins de pomme de terre accompagnées de côte de porc. Alicia, n'aime pas les plats Africains.

Moi : Alors, babe en mon absence qu'as-tu fait ?

Alicia : Rien d'intéressant. J'ai passé tout mon temps entre le travail et la maison. Dit-elle en me servant.

Moi : Humm. Maman est passée te voir ?

Alicia : Tu sais très bien la réponse Serge. Dit-elle sèchement.

Moi : Je pense que tu devrais faire plus d'efforts Alicia...

Alicia : Faire plus d'effort ?! Ogandaga tu t'entends parler ?! Me dit-elle en haussant le ton.

Moi : D'abord, tu baisses d'un ton avec moi ! Ne me tente pas !

Pendant un instant, nous nous affrontons du regard. Après cette légère confrontation, nous avons continué de dîner en silence. Puis je me suis levé de table sans lui dire un mot et j'ai récupéré mes valises qui traînaient à l'entrée pour les apporter dans notre chambre.

Il est 2h du matin, Je me réveille et je constate qu'elle n'est pas là. Je décide de me lever et partir à sa recherche. Je la trouve au salon debout le regard vide en direction de la fenêtre. Elle est vêtue d'une nuisette blanche transparente qui dessine ses courbes. Je l'enlace par-derrière puis la retourne pour l'embrasser. Tout va très vite, je la porte pour l'emmener dans notre chambre et l'allonge sur notre lit. Nous avons fait l'amour cette nuit....

Alicia : Serge, réveille-toi ! Tu vas être en retard ! Dit-elle en me secouant.

Moi : Oui, je suis debout ! En me redressant.

Alicia : J'ai fait ton petit déjeuner. Tout se trouve sur la table. Bon. Je dois y aller, je te fais signe pour le déjeuner !

Elle me fait un rapide bisou sur le front. Ensuite, elle sort de la chambre à toute vitesse. J'ouvre enfin les yeux pour regarder l'heure, je vois qu'il est 6h30. Mieux je me lève déjà pour ne pas être en retard.

Je suis Serge-Anthony Ogandaga, et je suis gabonais. Je mesure 1m80. Je suis très imposant quand on me voit la première fois. Je travaille dans une banque privée très connue de la place en tant qu'Analyste de Crédit, qui est dirigée par mon père. J'ai 35 ans et je suis l'aîné de quatre enfants. Non, je ne suis pas encore marié, mais en couple depuis 3 ans avec Alicia Ogowet. Si je compte me marier un jour ? Pour le moment ce n'est pas mon objectif. Mais je sais que j'ai actuellement en tête. C'est d'enquêter sur la femme qui partage ma vie, car j'ai des doutes sur sa sincérité.

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