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Le baiser du roi des vampires

Le baiser du roi des vampires

Auteur:: Enzob
Genre: Romance
Après une nuit partagée avec un parfait inconnu, sans aucun souvenir de ce qu'il s'est passé, Livi se réveille dans un lieu qu'elle ne reconnaît pas : le palais du roi des vampires. Elle ignore pourquoi elle est là, comment elle y est arrivée, ni même ce qui a pu la conduire dans cette situation. Elle a perdu la mémoire et sent que d'autres fragments de son esprit continuent de s'effacer. Peu lui importe qu'il soit le roi des vampires. Elle ne veut qu'une chose : partir, s'éloigner de cet endroit et retrouver la vie qu'elle menait avant. Mais quelle vie ? Le passé, même enfoui, trouve toujours un chemin pour ressurgir. Parfois là où on l'attend le moins.

Chapitre 1 01

On dit que les meilleures histoires se trouvent derrière les fenêtres où personnes ne regardent.

Pourtant si une personne ordinaire réussissait à y jeter un œil, elle y verrait un attroupement de personnes joliment habillés pour une grande occasion à laquelle elle n'était pas invitée. Cette personne se contenterait, comme la plupart des gens, des photos officielles qui seraient publiées dans les journaux le lendemain ; tandis qu'une poignée de personnes -la crème de la société vampirique et quelques membres honorables- profitait pleinement de la fête privée à laquelle ils avaient été convié. Ils avaient reçu le Bronze d'hiver, une broche sur laquelle était fixée une fleur électrifiée entourée de billes de marbre, qui leur donnait accès Palais des vampires.

C'était dans l'une des salles, où des rires de tout genre s'entendaient. La fête ne tarderait pas à se terminée et l'organisatrice se félicita de son travail. Tout c'était déroulé sans accroc, si l'on excluait les bougies du gâteau, elle pouvait donc espérer être de nouveau choisi pour préparer le prochain anniversaire du roi.

- Hé alors ce verre, il vient ?! Hurla un blond à moitié avachi sur sa chaise.

- Je viens de le déposer devant toi, grogna la serveuse à ses côtés, les poings sur les hanches.

L'œil aguerri de l'organisatrice repéra Mike qui regardait devant lui. Juste derrière son assiette en porcelaine, se trouvait sa boisson. Un rire nerveux étrangla alors dans sa gorge et il se sentit idiot.

- Ah ba oui tiens ! Articula-t-il en attrapant son verre.

En moins de temps qu'il n'en faut, le vampire descendit cul-sec la boisson sucrée et épaisse à souhait. Il n'en laissa pas une goutte. C'était le seul jour où il pouvait boire autant, alors il ne se privait pas, comme la plupart des invités. Les tables autres fois dressées devaient maintenant supporter le poids des convives ivres et la fontaine du jardin accueillait désormais dans son eau les pieds de ceux qui souhaitaient se rafraichir. L'organisatrice souffla mais ne dit rien.

Pour créer un divertissement digne du souverain, l'organisatrice des fêtes avait fait appel à des artistes renommés dans le monde surnaturel ; aussi bien les sirènes aux écailles de caméléon que les sorciers des mines de rubis. Elle avait aussi chargé trois des meilleurs photographes de figer sur le papier les plus beaux souvenirs de cette soirée ô combien importante. Alors elle surveillait tout. Surtout les cuveurs, notamment ceux qui avait fait parler d'eux à d'autres réceptions. Pour faire court, elle avait Mike dans le collimateur. Elle le fixait de loin à chaque fois qu'une serveuse s'approchait de lui. C'était la 15 ème fois qu'il demandait quelque chose.

- Tu commences à perdre la tête Mike, ralentis, conseilla Mila-Swan en arrangeant son tablier.

Le blond, aux cheveux négligemment coiffés, reluqua ouvertement la serveuse à la robe de travail noire et courte, sans aucune gêne avant de sourire de toutes ses dents.

- Mais non ! Qu'est-ce que tu me chantes là, j'ai encore toute ma tête ! Et puis il est 22h10 j'ai encore le temps ! Ma femme ne rentre pas avant 3h.

- Rassure-moi, t'es au courant que c'est la petite aiguille qui indique l'heure ? Il est 2h50 pas 22h10... souffla Mila-Swan, la serveuse, en croisant les bras sur sa poitrine.

Le fameux Mike recracha sa boisson. Avec de grandes enjambées le vampire blond parcourut la salle, se planta devant le comptoir et scruta l'horloge. Depuis sa place il avait confondu les aiguilles.

- Merde ! Aurélia chérie, j'arrive ! T'en vas pas bébé !

Fidèle à lui-même, il jeta l'argent pour son repas sur le comptoir de la caisse et, sans même réclamer sa monnaie, quitta précipitamment la salle sous les regards de l'assemblée qui éclata de rire d'une seule voix.

Ces vibrations sonores firent vibrer les cristaux du chandelier, pendouillant au centre de la pièce. Cela provoqua un léger titillement qui agaça une certaine personne.

Assis sur le siège qui lui était réservé, un brun leva le regard vers le chandelier avant de le rabaisser en direction de la place vide laissée par le vampire blond. Sacré Mike... En 300 ans il n'avait toujours pas changé. À force de le voir picoler de la sorte, le brun n'était pas étonné de voir que chacune des relations de Mike se soldait par un pitoyable échec.

Insensible aux personnes vaniteuses qui s'agitaient près des escaliers pour avoir son attention, le brun s'était dirigé vers le bord du balcon pour avoir une meilleure vue d'ensemble. La plupart s'amusaient, ravis de pouvoir passer un peu de temps avec des personnes qu'ils n'avaient pas vues depuis un moment, ou tout simplement heureux de pouvoir décompresser. Il prit une gorgée de son vin et chercha des yeux quatre vampires en particulier. Le premier se balançait élégamment sur un des hamacs installés en conversant avec un groupe de centaure buvait ses paroles. Les deux autres avaient été prises en otage par une vampire bavarde, tandis que la dernière venait d'éconduire un djinn à la table des desserts.

Il pouffa puis finit le reste de sa boisson à même la bouteille. Au diable les bonnes manières. Ce soir était l'anniversaire de ses 300 ans, alors il faisait ce qu'il voulait. De toute façon il était le roi, c'était lui qui dictait les règles.

- Toujours à te soûler vieille branche ? Retentit une voix dans son dos.

L'intéressé se tourna vers son interlocuteur. Lucan, dont les cheveux étaient parfaitement coiffés contrairement à ceux de Mike, portait un veston rouge et un pantalon noir qui lui allait parfaitement.

- Je te trouve bien insolent, prononça le souverain.

- Ce n'était pas dans mes intentions mon roi, s'excusa Lucan en s'inclinant, un petit sourire aux lèvres.

Le dit roi lui balança une part de gâteau qui vint s'écraser contre le mur, après que le blond ait dévié la tête.

- Tu t'amuses ? Finis par demander le dynaste.

Ce dernier s'était levé pour s'appuyer contre le mur porteur, en attendant une réponse. Son serviteur personnel scruta rapidement la salle avant de reporter son regard sur lui.

- Oui, répondit-il poliment.

- Menteur, rétorqua-t-il en lui pinçant le nez.

Le petit geste affectueux qu'eut le roi à son égard ne passa pas inaperçu. De nombreux vampires virent les joues du blond rougir. Beaucoup l'enviaient. Lucan faisait partie des proches du roi qui avaient accès à son balcon privé, ainsi qu'à sa royale personne. Mais lui était surtout gêné de recevoir ce genre de geste affectueux en public.

Tu sais que les fêtes ne sont pas ma tasse de thé, alors pourquoi me poses-tu la question ? Fit Lucan par télépathie.

Pour voir le culot avec lequel tu me mentirais.

La phrase du roi des vampires glaça le sang du blond. Il n'avait pas l'intention de lui manquer de respect, mais il n'avait pas voulu le vexer en lui disant qu'il ne se plaisait pas ici.

- Mais je suis de bonne humeur aujourd'hui, tu as de la chance, ajouta néanmoins le dynaste en posant une main sur son épaule.

Tous les suceurs de sang savaient qu'il ne lui ferait pas de mal. Lucan était son serviteur personnel, son sénéchal, et bien que le roi eût une nette préférence pour les femmes, il arrivait que des surnaturels masculins passent une nuit dans sa couche. Jagger ne cachait pas sa bisexualité, et Lucan faisait partie de ces hommes qui avaient eu cet honneur-là, tout le peuple vampirique le savait. Il ne faisait pas partie des amants du roi, bien qu'ils aient couché ensemble, un soir où ils s'étaient tous deux laissés submerger par leurs émotions. Mais ce fut la seule et unique fois ; et puis c'était il y a des années.

Lucan était discret, gourmand, grand, blond, avec un nez finement courbé et jouissait pleinement de la protection du roi puisqu'il était son sénéchal. Il était à son service depuis qu'il était né. Sa famille l'avait exclusivement éduqué à servir le roi, et quand il en eut l'âge, ce dernier était entré à son service. Le souverain n'avait jamais eu rien à lui reprocher, si ce n'était qu'il ne tenait jamais en place sur une chaise. Le blondinet faisait parfaitement son travail en temps et en heure, il était adorable comme un agneau et enfin, il était son meilleur ami.

Le roi attrapa sensuellement son serviteur par le cou, lui embrassa fortement le front. De ses deux mains, le brun lui prit la tête et ancra ses yeux cramoisis dans les siens.

- Je m'absente pour quelques instants.

Le visage de Lucan se referma.

- Je ne saurais que trop te conseiller de rester ici. Au moins pour cette nuit.

- Ce n'était qu'une bougie, s'agaça le roi.

- Elle ne s'est pas éteinte, répliqua fermement Lucan.

Il était de coutume, chez les vampires, pour toute personne invitée par le roi et qui ne pouvaient pas venir, d'offrir une bougie gravée de ses initiales en gage d'excuse. Le luminaire était ensuite placé sur le gâteau et allumé par un bluecap. C'était à cet instant qu'une fausse note avait troublé la fête. L'une des 6 bougies ne s'étaient pas éteintes lorsque le roi les avait soufflés avec la feuille de palmier Ichor.

La 3ème bougie ne s'était pas éteinte, celle à l'initiale R.S., or une bougie non éteinte porte la poisse et garantissait une année malheureuse à celui qui ne l'avait pas éteinte.

Le roi n'était pas superstitieux. Mais Lucan oui. Son souverain avait beau être puissant et bien entouré, il ne pouvait rien contre les machinations du destin.

- Je veux que personne ne me suive ordonna tout de même le roi. Je te laisse te charger de la fête. Si quoi que ce soit arrive, c'est toi qui prends.

Lucan frissonna à l'entente de la menace du roi, mais il eut à peine le temps de s'en remettre que Jagger avait disparu sous ses yeux.

Chapitre 2 L'humaine

L'HUMAINE

- Vous êtes seul ?

Les joues légèrement rosies, la jeune femme devant Jagger semblait complètement à côté de la plaque.

Le souverain avait marché jusqu'à atteindre un village humain, choisi par ses soins au hasard et non loin de son royaume. Il y avait pris la liberté de s'y promener sans prendre de risques : la nuit était tombée depuis bien longtemps, peu de personnes se trouvaient dehors, il s'était habillé de vieux vêtements et avait pris un brumisateur métamorphe pour passer inaperçu. Il ne savait jamais quelle tête lui faisait ce charme, néanmoins cela marchait à chaque fois. Personne ne le reconnaissait.

Le vampire avait fini par mettre les pieds dans un bar, allé savoir pourquoi, où il savourait tranquillement une boisson étrange. C'était un Spirit Slapper, en tout cas c'était ce que disait la carte des boissons, mais il ne s'attendait pas à y voir un œil de poulpe y flotter parmi les glaçons fumants. Trois secondes plus tard, l'œil décrivit une parfaite parabole jusqu'à la poubelle située à 8 mètres. C'est alors qu'il entendit un gloussement et aperçu la femme assise sur le bord de la fenêtre. Elle l'avait vu faire et avait aligné la bouteille qu'elle venait de finir aux autres avant de venir à sa rencontre en se cognant sur chacune des chaises sur son chemin.

Elle s'affala à côté de lui sans aucune manière et sans attendre sa réponse.

- Allez pourrir sur une autre branche voulez-vous, fit-il poliment d'une voix froide en buvant une autre gorgée.

S'il avait quitté son territoire, c'était pour n'avoir aucun vampire sur le dos. Il voulait regarder ces humains, les voir danser sur la piste, enfin pour ceux qui savaient danser. Mais la partie qu'il appréciait sans doute le plus, fut ceux qui se faisaient jeter dehors par les fenêtres.

- 20€ que ce type atterri dehors, se mit-elle à parier.

Elle vit juste.

- Gagnée, tu me dois une boisson !

Elle pouvait rêver. Jagger continua à boire sa boisson sans faire attention à elle, jetant un œil aux ombres qui se faufilaient dehors avant de reporter son regard sur la foule. Il posa fermement son verre sur la table lorsqu'elle passa plusieurs fois la main devant ses yeux.

- Quoi ? Agressa-t-il.

- Ah, alors je ne suis pas invisible. C'est bon à savoir.

- Fichez-moi la paix.

- Waa...Souffla-t-elle sans avoir bougé de là. T'es aussi ronchon d'habitude, ou c'est parce que t'es en manque ? Fit-elle avant de s'esclaffer sans aucune raison.

Ses yeux, aussi pétillants que de la mousse au chocolat miroitaient au gré des lumières colorées du bistrot. Son nez fin était à la graisse ce que les croissants sont au beurre et ses deux narines se dilataient lorsqu'elle prenait sa respiration. Sa bouche rosée quant à elle, semblait un vaste trou béant, telle une grotte où tombait un flux plutôt surprenant d'alcool. Son haleine empestait l'alcool d'ailleurs.

Ivre. Cette fille était tout simplement ivre.

- Pourtant ce ne sont pas les filles qui manquent ici, continua-t-elle. Regarde là-bas... Y a les deux brunes avec leurs imposants camions de tonnage, ou la rousse avec ses opulentes mamelles sur le bar. Sauf si c'est celle avec la culotte aérée au fond qui vous tente...

Inconsciemment, il avait suivi de la tête chacune des filles qu'elle avait décrites avant de lever les yeux au ciel. Cette humaine était véritablement étrange. Elle avait un teint affreux, son mascara avait coulé et elle parlait bien étrangement. Un imposant camion de tonnage, tout ça pour ne pas dire des fesses, mamelles au lieu de poitrine, quant à culotte aérée... Que dire... Tout ça pour ne pas parler de ce qui leur servait occasionnellement de string, bien qu'il en doutait véritablement.

- Ah bah non on dirait... Expira la blonde aux mèches bleues, un brin de déception perceptible dans la voix. Tu ne bandes même pas. Y a quelque chose là-dessous au moins ? Interrogea-t-elle.

Elle n'attendit pas qu'il lui réponde et fit descendre sa braguette puis pressa son caleçon. Il lui gifla la main avant de la pousser le plus loin possible de lui à l'aide de son pied.

- Vous n'êtes pas marrant vous... Bouda-t-elle.

Le vampire n'en avait royalement rien à cirer de ses remarques. Il avait du mal à la cerner et ça l'intriguait à vrai dire. Elle le tutoyait puis le vouvoyait une fois sur deux. La blonde revint à la charge en lui arrachant son verre. Elle le descendit en moins de deux puis se plaça à califourchon sur lui.

- Maintenant tu peux t'occuper d'autre chose. On m'a dit que plus tu as de gros seins, plus on a de copains. Moi je n'ai pas de copain.... Fit-elle en voulant fourrer le bout de son index dans son nez.

Il gifla sa main.

- Ça veut dire que je n'ai pas assez de nichons ? T'en dis quoi ? Tu penses que je devrais me refaire les nichons ? Hey, les deux gugusses c'est à vous que je parle ! Fit-elle en regardant à l'intérieur de son t-shirt.

Un sourire s'étira sur les lèvres du roi. Finalement, il allait s'amuser cette nuit.

- Non ils sont bien comme ça, lui répondit-il.

Cette fille était un gag à elle toute seule.

- Tu es un ange, c'est gentil !

Si seulement elle savait. Il n'était pas un ange, loin de là.

- On m'a aussi expliqué que la dureté compte. Il y a les dures, ou les tous flagadas comme les mamies... Toi t'en penses quoi ?

- Je pense qu'il faudrait que je voie ça plus en détail.

De sa voix suave, il laissa la jeune femme lui tomber dans les filets. Il n'avait même pas besoin d'utiliser réellement son pouvoir, avec la boisson, c'était comme si cette fille était déjà dans son lit. Rapidement ils rejoignirent une chambre et il la fit basculer sur le lit. Il avait besoin de soulager cette bosse formée dans ce pantalon.

- Hep ! Ça s'agite là-dessous, s'exclama la blonde alors qu'il lui enlevait son haut.

Il s'était penché vers elle et l'avait embrassée, la faisant taire. Chaque respiration rendait l'attraction encore plus forte, alors comme un aimant, elle accentua le baiser et ajouta sa langue. Il lui attrapa les hanches et elle passa ses jambes autour de sa taille.

- Dis, je peux voir ? Articula-t-elle comme une enfant demandant d'ouvrir son cadeau de Noël avant l'heure.

Il s'écarta simplement et la laissa lui desserrer sa ceinture. Elle s'arrêta en voyant son membre gonflé dans son caleçon.

- Je n'en ai jamais vu d'aussi grosses... Murmura-t-elle tristement, en caressant son boxeur. La dernière fois que j'en ai vu une, elle ressemblait à une saucisse... Moi je n'aime pas ça, enfin sauf celles de Strasbourg, celles-là je les aime bien... Attends ?! Ça veut dire que si je suce un strasbourgeois ça aura le goût de saucisse ? Déduisit-elle une main sous la mâchoire, les iris toujours fixées vers son entre-jambe.

- Ouais.

Jagger avait envie de jouer avec cette petite, histoire de se payer une bonne tranche. Rien de bien méchant, il était juste très taquin. Le vampire fronça tout de même les sourcils en la voyant fouiller dans sa poche, avant qu'elle ne lui fourre quelque chose en bouche. Surpris il recula un peu avant de sortir la sucrerie de sa bouche. Une sucette.

- C'est à la cerise, ça aura meilleur goût comme ça, rigola-t-elle d'une douceur qu'il ne connaissait pas.

Le roi des vampires bugua... Il n'avait jamais rencontré une fille aussi soûle et aussi stupide à la fois. C'en était navrant et même hilarant en fait. Il retira la sucette de sa couche et la remis dans l'emballage que la jeune femme avait mis sur la table.

- Oh ! Tu as des dents !! Moi aussi regarde ! S'exclama-t-elle en lui montrant toutes ses dents.

Il sourit davantage à son tour, lui dévoilant ses longs crocs scintillants.

Chapitre 3 Un vampire

Un vampire

- Un vampire... Chuchota la jeune femme.

Contre toute attente, l'humaine blonde aux mèches bleues n'avait pas hurlé. Elle était restée là, les mains jouant avec les joues du roi pour détailler davantage ces dents. Il l'avait alors emmenée vers la tête du lit d'une poigne ferme avant de se détailler mutuellement. Allongé entre ces jambes, se servant de ses avant-bras comme support, il décida de ne pas la mordre. Pas tout de suite en tout cas. Il préférait encore l'observer, totalement conquis par ses lèvres et son parfum et ces gestes. Il avait envie d'elle.

Alors que leurs lèvres entamèrent une danse fusionnelle, il l'attrapa finalement par les hanches pour l'attirer un peu plus contre lui. Peau contre peau, le désir se fit plus ardent, il la plaqua avec violence sur le matelas, avide de combler tous ses désirs. Le vampire s'amusa à lui mordiller la peau, lui laissant au passage de nombreux suçons, puis s'attaqua sans gêne à sa poitrine dénudée. La jeune femme se cambra sous l'attaque en resserrant sa prise sur les draps.

Jagger savait parfaitement s'y faire, en 300 ans d'existence, il avait eu le temps de s'entraîner et de gagner en expériences. Il fit une petite entaille sur ces lèvres et suçota avec avidité le sang qui s'en échappait en lui caressant le ventre. Il s'amusa à redessiner de ses doigts frais ces hanches, et remonta sensuellement vers sa poitrine. Elle étouffa un gémissement contre sa peau alors qu'il la fit s'assoir sur lui. L'humaine prit à son tour des initiatives, elle fit remonter sa langue jusqu'à son oreille. Jagger en frémit de plaisir, finalement elle était douée, mais le pire fut quand elle se frotta inconsciemment à son torse et à son membre durci.

Un frisson parcourut le souverain, tel une véritable décharge électrique, qui soupira profondément. Cela ne manqua pas d'attirer l'attention de l'humaine, qui sourit vicieusement puis laissa échapper un rire. Elle accentua la pression de sa cuisse contre son membre, en même temps que ces doigts revisitaient ces cheveux noirs. Le buveur de sang gémit de nouveau, elle prenait le contrôle et il n'aimait pas ça. Jagger était un pur dominant, alors il prit de nouveau les rênes en la faisant basculer sur le dos. D'une douceur, infinie il lui retira son short.

Seigneur, elle portait une culotte à pois. Non, c'étaient des petites pommes.

La jeune femme perçut son regard et lui sourit de toute ses dents en faisant claquer l'élastique de sa culotte, visiblement fière de sa lingerie. Il secoua la tête devant sa bêtise et finit par se désencombrer de son propre caleçon. Ils étaient nus l'un sur l'autre. Leurs dents s'entrechoquèrent une énième fois tandis que leurs langues glissèrent facilement l'une vers l'autre. Doucement le vampire abandonna ces lèvres pour lui lécher la joue, pour mordiller l'extrémité de son oreille droite, la faisant frissonner. Elle le sentit sourire contre son tympan.

Le vampire avait visiblement trouvé son point faible. Il l'embêta encore un peu, sentant ses doigts frais remonter le long de son torse, puis se stoppa lorsqu'elle lui pinça le téton gauche. Jagger léchouilla son lobe une dernière fois avant d'embrasser ses clavicules et de prendre son sein droit en main. Il la sentit onduler sous son corps et son genou frotta un court instant sa verge tendue.

Le souverain frissonna en sentant ses frêles doigts descendre lentement le long de son organe et il n'attendit pas longtemps avant d'apprécier ses doigts dessus. Elle frotta de haut en bas son sexe avant de passer les bouts de ses doigts sur la fente de son gland. Comme une petite vengeance, il longea le bord de l'oreille avec sa langue. Elle lui rendit la monnaie en pinçant légèrement son gland. Il abandonna son oreille et lui mordit le téton.

- Salopard ! Injuria-t-elle.

Le vampire émit un rire et lui embrassa le nombril puis descendit. Jagger retira sa culotte puis lui embrassa le mont de Vénus et téta son clitoris. La blonde gémit sans retenue en attrapant les draps. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pris de bon temps de cette manière-ci. Il mouilla par la suite son sexe avant de glisser sa langue à travers son entrée. Il s'y attarda un moment puis dirigea sa main et fit coulisser son doigt dans l'entre humide. Entrainé par ces longs soupirs, il rajouta rapidement un deuxième puis troisième doigt.

L'humidité de son intimité devenait évidente, il avait plus qu'une seule envie : s'unir à elle rapidement.

D'un léger mouvement de bassin, Jagger fit pénétrer son membre gonflé en la blondinette cambrée. L'intimité du vampire s'immisçant en l'humaine à chaque fois un peu plus, au fur et à mesure qu'ils accéléraient la cadence. La poitrine de la jeune femme se frottait avec hargne contre le torse musclé du brun pas insensible à ses sensations. Un autre grognement rauque s'échappa. Dans la poussée du moment elle l'embrassa une nouvelle fois avec fougue. Elle en voulait plus. Le souverain sembla la comprendre, il déposa une paire de mains sur son fessier rebondi, et prit en main la cadence. Leur excitation grandissait au rythme des va-et-vient. L'humaine laissa échapper un cri de surprise lorsqu'il lui mordit le cou, aspirant du sang. Il n'avait jamais connu quelque chose d'aussi jouissif. Le sang qui coulait dans sa gorge, combiné à leur ébat, l'avait transporté dans un état qu'il ne connaissait pas.

La blonde étouffa un cri lorsque le premier orgasme vient la frapper. Le vampire ne l'entendit pas de cette oreille et continua à la pénétrer. Son sexe claquait contre lui, les mouvements de Jagger se firent de nouveau de plus en plus rapides et plus secs. Il allait bientôt atteindre ces limites lui aussi. L'humaine gémit une nouvelle fois sous les coups de bassin de son amant du soir, puis coupant court à son mouvement, il sortit totalement de son antre pour expulser sa semence sur son ventre.

Le brun essoufflé l'embrassa une nouvelle fois avec plus d'ardeur, puis s'écroula sur le matelas, la jeune femme entrelacée entre ses bras. Il lécha tranquillement les nombreuses marques qu'avaient laissées ses crocs sur sa peau alors qu'elle reprenait son souffle. Il n'avait pas envie de la laisser partir. Il voulait la revoir et recommencé, encore et encore, pour se perdre à nouveau dans son regard pétillant et entendre son rire quand sa langue chatouillait sa peau en refermant ses traces.

Alors sans prévenir, le souverain enfonça ses crocs dans sa gorge, retint ces poignets d'une main et étouffa son cri de l'autre main. Il continua à boire de plus en plus. Lorsqu'elle n'eut presque plus de sang dans les veines, il injecta un peu de son venin puis déposa un long baiser sur sa bouche. Il lui caressa une dernière fois les cheveux avant que sa main ne glisse jusqu'à son cou et d'un coup maîtrisé, le roi des vampires lui brisa la nuque.

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