Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Le Voile Brisé
Le Voile Brisé

Le Voile Brisé

Auteur:: Thalia Shade
Genre: Romance
Le jour de mon mariage, vêtue de blanc, je marchais vers l' autel, le cœur débordant d' un amour éternel pour Marc, mon fiancé idéal. Ma meilleure amie, Chloé, était à mes côtés, rayonnante, mais une ombre planait sans que je le sache. Puis, au moment sacré où Marc devait m' embrasser, le monde a basculé. Je l' ai vu s' approcher de Chloé, et l' embrasser avec une passion dévastatrice, publiquement, devant nos familles stupéfaites. Le baiser a duré une éternité, brisant mon univers en mille éclats. L' humiliation était totale, l' église silencieuse. Marc balbutiait des excuses ridicules de « méprise », tandis que Chloé, les larmes aux yeux, osait me supplier de « ne pas faire de scène ». Le voile, symbole de mon amour, est tombé. J' ai arraché le mien et le lui ai tendu, ma voix étonnamment calme, avant de fuir cette farce. Désemparée, je me suis réfugiée à l' hôtel, ma robe de mariée pesant des tonnes, la douleur physique et morale m' envahissant. Marc et Chloé ont osé me rejoindre, usant de manipulation et de mensonges pour me ramener. Le choc a été brutal lorsque j' ai découvert Chloé vêtue de MA robe de mariée, ma taille, mes mesures, c' était une conspiration. Non, ce n'était pas une erreur, c'était une exécution. Leur trahison ne connaissait plus de limites. La haine m\'a submergée, m\'offrant une force inattendue. Je les ai confrontés, les dénonçant devant les rares passants, les laissant éberlués. Je n\'avais plus rien à sauver, il était temps de me reconstruire, loin de cette ville et de ces faux-semblants.

Introduction

Le jour de mon mariage, vêtue de blanc, je marchais vers l' autel, le cœur débordant d' un amour éternel pour Marc, mon fiancé idéal. Ma meilleure amie, Chloé, était à mes côtés, rayonnante, mais une ombre planait sans que je le sache.

Puis, au moment sacré où Marc devait m' embrasser, le monde a basculé. Je l' ai vu s' approcher de Chloé, et l' embrasser avec une passion dévastatrice, publiquement, devant nos familles stupéfaites. Le baiser a duré une éternité, brisant mon univers en mille éclats.

L' humiliation était totale, l' église silencieuse. Marc balbutiait des excuses ridicules de « méprise », tandis que Chloé, les larmes aux yeux, osait me supplier de « ne pas faire de scène ». Le voile, symbole de mon amour, est tombé. J' ai arraché le mien et le lui ai tendu, ma voix étonnamment calme, avant de fuir cette farce.

Désemparée, je me suis réfugiée à l' hôtel, ma robe de mariée pesant des tonnes, la douleur physique et morale m' envahissant. Marc et Chloé ont osé me rejoindre, usant de manipulation et de mensonges pour me ramener. Le choc a été brutal lorsque j' ai découvert Chloé vêtue de MA robe de mariée, ma taille, mes mesures, c' était une conspiration. Non, ce n'était pas une erreur, c'était une exécution.

Leur trahison ne connaissait plus de limites. La haine m\'a submergée, m\'offrant une force inattendue. Je les ai confrontés, les dénonçant devant les rares passants, les laissant éberlués. Je n\'avais plus rien à sauver, il était temps de me reconstruire, loin de cette ville et de ces faux-semblants.

Chapitre 1

La musique de l'orgue emplissait l'église, majestueuse et solennelle, mais je ne l'entendais plus. Tout mon univers s'était rétréci à l'homme qui se tenait en face de moi, Marc Dubois. Dans son costume parfaitement coupé, il était l'image même du fiancé idéal, le gendre que mes parents avaient toujours rêvé d'avoir. Un sourire flottait sur ses lèvres, un sourire que je connaissais par cœur et que j'avais cru m'être destiné pour l'éternité.

L'officiant parlait, ses mots se perdaient dans un écho lointain. « Si quelqu'un a une raison de s'opposer à cette union... »

Une pause traditionnelle, un silence respectueux. Personne ne bougea. Personne ne parla.

J'ai souri à Marc, mon cœur débordant d'un amour si immense que j'avais l'impression qu'il allait éclater. C'était le plus beau jour de ma vie. C'était le début de notre pour toujours.

Puis, mon regard a glissé sur le côté, vers ma demoiselle d'honneur, ma meilleure amie depuis l'enfance, Chloé Lefèvre. Elle se tenait là, resplendissante dans sa robe lavande, et nos yeux se sont croisés. Elle m'a fait un clin d'œil complice, un petit sourire aux lèvres.

Je lui ai souri en retour, reconnaissante. Chloé avait toujours été là pour moi.

L'officiant a terminé son discours. Le moment était venu.

« Vous pouvez embrasser la mariée. »

Je me suis tournée vers Marc, le cœur battant la chamade, prête à sceller notre union. Mais il ne me regardait pas. Son regard était fixé sur Chloé. Et avant que je puisse comprendre, il a fait un pas de côté, m'ignorant complètement.

Il s'est approché de Chloé, a pris son visage entre ses mains et l'a embrassée.

Pas un petit baiser amical. Un baiser passionné, profond, désespéré. Un baiser qui n'avait rien à faire ici, sous les yeux de nos familles, de nos amis, de Dieu.

Le silence dans l'église est devenu assourdissant. La musique s'est arrêtée net. Un hoquet de surprise a traversé l'assemblée. Mon propre souffle s'est bloqué dans ma poitrine. Je suis restée figée, ma main encore tendue vers lui, mon sourire figé sur mon visage, transformé en un masque grotesque de choc et d'incrédulité.

Le baiser a duré une éternité. Quand ils se sont enfin séparés, le souffle court, Marc a semblé réaliser ce qu'il venait de faire. Il s'est tourné vers moi, la panique dans les yeux.

« Adèle... Mon Dieu, je... C'est une méprise. L'excitation, le stress... Je suis tellement désolé. »

Sa voix était un murmure, mais dans le silence de mort, tout le monde l'a entendu. Une méprise. Il appelait ça une méprise.

Chloé, elle, a baissé les yeux, l'air d'une sainte innocente. Des larmes brillaient au coin de ses yeux. Elle a attrapé mon bras, sa voix tremblante.

« Adèle, pardonne-lui. Il ne voulait pas... S'il te plaît, ne faisons pas de scène. C'est le plus beau jour de ta vie, ne gâche pas tout pour ça. »

Ne pas en faire toute une histoire. Elle osait me dire ça. La femme qui venait de voler un baiser à mon fiancé, le jour de mon mariage, devant des centaines de personnes.

Le sang a reflué de mon visage. J'ai senti une vague de froid m'envahir, puis une colère brûlante. J'ai regardé Marc, qui avait l'air pitoyable. J'ai regardé Chloé, qui jouait la comédie de la victime avec un talent digne d'un Oscar. Et j'ai regardé les visages choqués de nos invités. L'humiliation était totale. Publique. Irréversible.

Lentement, sans un mot, j'ai levé les mains vers ma tête. Mes doigts ont trouvé le voile, ce voile que ma mère avait porté, ce symbole de pureté et d'amour. D'un geste sec et précis, je l'ai arraché de mes cheveux. Le tissu léger a flotté un instant avant de tomber sur le sol en marbre, comme un oiseau mort.

J'ai tenu le voile dans ma main, puis je l'ai tendu à Chloé.

« Tiens, » ai-je dit, ma voix étonnamment calme et claire. « Il semble que ce soit à toi, finalement. »

Elle a reculé, les yeux écarquillés, refusant de le prendre.

Marc a fait un pas vers moi. « Adèle, arrête tes bêtises ! Reviens ici tout de suite ! »

Sa voix était dure, autoritaire. Ce n'était plus le fiancé paniqué, c'était le Marc Dubois habitué à tout contrôler, à ce que tout le monde lui obéisse. Il ne s'excusait plus. Il me donnait un ordre.

« Tu crois vraiment que je vais t'épouser après ça ? » ai-je demandé, un rire sans joie s'échappant de mes lèvres. « Tu me prends pour une idiote ? »

Je n'ai pas attendu sa réponse. J'ai fait demi-tour. J'ai commencé à remonter l'allée, seule. Les murmures ont enflé derrière moi. Je sentais des centaines de paires d'yeux fixés sur mon dos. Chaque pas était une torture, mais chaque pas m'éloignait de cette farce.

Mon cœur, qui quelques minutes plus tôt battait d'amour, était maintenant une pierre froide dans ma poitrine. Mort. Il était mort, ici, dans cette église, le jour de mon mariage.

Alors que je passais les lourdes portes en bois, mon téléphone a vibré dans le petit sac que je tenais. C'était un message de Marc.

« Si tu ne reviens pas dans cette église immédiatement, considère que ce mariage est annulé. Je ne te supplierai pas, Adèle. »

Une menace. Pas un mot de remords, pas une excuse. Juste une menace. Comme si j'étais la fautive. Comme si c'était moi qui devais supplier.

Mes doigts ont tremblé en tapant la réponse. Un seul mot.

« Annulé. »

Puis j'ai bloqué son numéro et j'ai continué à marcher, sans me retourner.

Chapitre 2

Je me suis réfugiée dans le premier hôtel que j'ai trouvé, un établissement de luxe juste en face de l'église. Ironiquement, c'était un hôtel appartenant à la famille de Marc. J'ai payé la suite la plus chère en liquide, juste pour le principe.

La porte s'est refermée derrière moi avec un clic lourd, et le silence m'a enfin enveloppée. Je me suis appuyée contre le bois, le corps tremblant de manière incontrôlable. La robe de mariée pesait une tonne, un costume de clown ridicule.

Je suis allée directement dans la salle de bain. Le reflet dans le miroir était celui d'une étrangère. Une femme au visage blême, aux yeux cernés de mascara qui avait coulé, avec un sourire de folle figé sur les lèvres.

Lentement, méthodiquement, j'ai commencé à me défaire de cette mascarade. J'ai enlevé les épingles de mes cheveux une par une, laissant ma coiffure élaborée s'effondrer sur mes épaules. J'ai pris une lingette démaquillante et j'ai frotté mon visage, encore et encore, jusqu'à ce que toute trace de la "mariée heureuse" ait disparu. J'ai frotté si fort que ma peau est devenue rouge et irritée.

Puis, je me suis attaquée à la robe. La fermeture éclair était coincée. J'ai tiré dessus avec rage, un grognement de frustration s'échappant de ma gorge. Le tissu a cédé avec un bruit de déchirure. Tant mieux. Je l'ai laissée tomber en un tas informe sur le sol, un nuage de tulle et de satin blanc. Je suis restée là, en sous-vêtements, frissonnante, mais enfin libre de son poids.

J'ai rempli la baignoire d'eau aussi chaude que je pouvais le supporter et je me suis plongée dedans. L'eau brûlante a apaisé les tremblements de mon corps, mais elle ne pouvait rien contre le froid glacial qui s'était installé dans mon cœur.

Mon téléphone, que j'avais posé sur le rebord du lavabo, n'arrêtait pas de vibrer. Je l'ai ignoré. J'ai fermé les yeux, essayant de ne penser à rien. Mais les images revenaient en boucle. Le baiser. Le visage de Marc. Le sourire triomphant de Chloé. Les regards des invités, un mélange de pitié et de curiosité malsaine.

Après un temps indéterminé, je suis sortie du bain. Mon esprit était vide. Je me sentais détachée de tout, comme si j'observais ma propre vie de très loin. J'ai enfilé un peignoir moelleux et j'ai finalement attrapé mon téléphone.

L'écran était une explosion de notifications. 107 appels manqués de Marc. 58 de ma mère. 32 de mon père. D'innombrables messages. Je les ai tous ignorés et je me suis concentrée sur le dernier appel de Marc qui venait d'arriver. J'ai décroché.

« Adèle ! Où diable es-tu ? Tu as perdu la tête ? »

Sa voix était furieuse, tendue à l'extrême.

« Je suis dans un hôtel, » ai-je répondu d'une voix neutre.

« Reviens tout de suite ! Les invités sont encore là, nos familles paniquent ! Tu nous mets tous dans l'embarras ! »

L'embarras. C'était tout ce qui comptait pour lui. Son image. La réputation de sa famille.

« Je ne reviendrai pas, Marc. C'est fini. »

« Fini ? Fini ? Tu ne peux pas décider ça toute seule ! C'est notre mariage ! Tu ne peux pas me faire ça ! »

« Je ne peux pas te faire ça ? » ai-je répété, un rire amer m'échappant. « Toi, tu peux embrasser ma meilleure amie devant tout le monde, mais moi, je n'ai pas le droit de partir ? »

« C'était une erreur, je te l'ai dit ! Chloé était bouleversée, j'essayais de la réconforter ! »

« En l'embrassant passionnément ? Ne me prends pas pour une imbécile, Marc. C'est la chose la plus insultante que tu puisses dire. »

Un silence. Je pouvais presque l'entendre chercher une autre excuse.

« Écoute, reviens. On parlera. On trouvera une solution. Je te promets que je me ferai pardonner. Je t'achèterai la voiture que tu voulais, le sac... »

J'ai raccroché. Il essayait de m'acheter. Comme si ma dignité avait un prix.

Quelques minutes plus tard, on a frappé violemment à la porte de ma suite. Pas le service d'étage. C'était un martèlement frénétique et autoritaire.

« Adèle ! Ouvre cette porte ! Je sais que tu es là ! »

C'était Marc. Comment m'avait-il trouvée si vite ? Bien sûr. Sa famille possédait l'hôtel. Il avait dû menacer le réceptionniste.

Je n'ai pas bougé.

« Adèle, je ne le répéterai pas ! Ouvre ou j'enfonce la porte ! »

Derrière lui, j'ai entendu une autre voix, plus douce, faussement inquiète.

« Marc, calme-toi, tu vas lui faire peur. Adèle, ma chérie, ouvre s'il te plaît. On est juste inquiets pour toi. »

Chloé. Ils étaient venus ensemble. La nausée m'est remontée à la gorge.

Je savais qu'il était capable de faire un scandale. J'ai traversé la pièce et j'ai ouvert la porte, juste assez pour leur faire face.

Marc m'a fusillée du regard, le visage rouge de colère. Chloé se tenait légèrement en retrait, le visage baigné de larmes, s'agrippant à son bras comme si elle avait besoin de soutien. Quelle actrice. Son expression était un mélange parfait de trois parts de chagrin et de sept parts de provocation.

« Qu'est-ce que vous voulez ? » ai-je demandé froidement.

Marc a essayé de forcer le passage. Je me suis campée fermement dans l'encadrement.

« On rentre à la maison, » a-t-il dit d'un ton qui n'admettait aucune réplique. « La fête est annulée, mais on doit affronter nos familles. Ensemble. »

« Il n'y a plus de "nous", Marc. Pars. »

Il a ignoré mes paroles. Il a attrapé mon bras, sa poigne était douloureuse. « Arrête ton caprice, Adèle. Tu as eu ta petite crise, c'est bon maintenant. On rentre. »

Il a essayé de me tirer dans le couloir. Son contact me brûlait la peau. Je me suis débattue, le cœur battant de dégoût et de peur.

« Lâche-moi ! »

« Adèle, écoute-moi, » a-t-il continué, son ton se faisant faussement doux, persuasif. « Je sais que j'ai merdé. Vraiment. Mais on peut surmonter ça. Je ferai tout ce que tu veux. Pense à tout ce qu'on a construit. Pense à nos familles. »

Il s'est rapproché, son visage à quelques centimètres du mien, son haleine chaude sur ma peau. Il a essayé de m'embrasser. C'était la goutte d'eau.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022