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Le Serment Trahi d'Antoine

Le Serment Trahi d'Antoine

Auteur:: Alistair Crane
Genre: Romance
Amélie Dubois, au sommet de son art, s\'apprêtait à prendre la tête de Leclerc Bâtiment, l\'empire qu\'elle avait bâti de ses mains. Après des années de travail acharné, de sacrifices, et un mariage arrangé avec Antoine Leclerc, elle allait enfin récolter les fruits de son dévouement. C\'était du moins ce qu\'elle croyait. La porte de la salle de réunion s\'ouvrit, brisant le silence. Antoine entra, un sourire arrogant aux lèvres, n\'étant pas seul. À son bras, Chloé, une jeune designer au ventre ostensiblement arrondi. Leur annonce glaça Amélie : elle était stérile, incapable de donner un héritier. Chloé portait l\'enfant d\'Antoine, le \"véritable\" héritier des Leclerc. La trahison était totale. Humiliée publiquement, Amélie fut dépouillée de tout : son poste, sa réputation, son honneur. Son beau-père, Jean-Jacques Leclerc, valida cette sentence, la jetant sans ménagement. Son cœur se brisa, mais la douleur laissa place à une rage froide. Ils l\'avaient utilisée, brisée, jetée comme un vieil outil. Elle n\'était qu\'un incubateur défaillant à leurs yeux. La maquette de son dernier projet, son chef-d\'œuvre, fut violemment détruite sous ses yeux. C\'en était trop. \"Vous êtes des monstres,\" murmura-t-elle. Au moment où ils tentaient de lui faire signer sa démission, son téléphone sonna. Marc Moreau, son plus grand rival, l\'appelait. C\'est alors qu\'une vérité choquante éclata : les Leclerc étaient au bord de la faillite, et le projet de Chloé était bâti sur des plans falsifiés et dangereux. Un prêt de dix millions d\'euros, qu\'Amélie avait personnellement garanti à leur insu, leur avait sauvé la mise. \"Je ne signe rien,\" déclara-t-elle. L\'heure de la vengeance avait sonné.

Introduction

Amélie Dubois, au sommet de son art, s\'apprêtait à prendre la tête de Leclerc Bâtiment, l\'empire qu\'elle avait bâti de ses mains.

Après des années de travail acharné, de sacrifices, et un mariage arrangé avec Antoine Leclerc, elle allait enfin récolter les fruits de son dévouement.

C\'était du moins ce qu\'elle croyait.

La porte de la salle de réunion s\'ouvrit, brisant le silence.

Antoine entra, un sourire arrogant aux lèvres, n\'étant pas seul.

À son bras, Chloé, une jeune designer au ventre ostensiblement arrondi.

Leur annonce glaça Amélie : elle était stérile, incapable de donner un héritier.

Chloé portait l\'enfant d\'Antoine, le \"véritable\" héritier des Leclerc.

La trahison était totale.

Humiliée publiquement, Amélie fut dépouillée de tout : son poste, sa réputation, son honneur.

Son beau-père, Jean-Jacques Leclerc, valida cette sentence, la jetant sans ménagement.

Son cœur se brisa, mais la douleur laissa place à une rage froide.

Ils l\'avaient utilisée, brisée, jetée comme un vieil outil.

Elle n\'était qu\'un incubateur défaillant à leurs yeux.

La maquette de son dernier projet, son chef-d\'œuvre, fut violemment détruite sous ses yeux.

C\'en était trop.

\"Vous êtes des monstres,\" murmura-t-elle.

Au moment où ils tentaient de lui faire signer sa démission, son téléphone sonna.

Marc Moreau, son plus grand rival, l\'appelait.

C\'est alors qu\'une vérité choquante éclata : les Leclerc étaient au bord de la faillite, et le projet de Chloé était bâti sur des plans falsifiés et dangereux.

Un prêt de dix millions d\'euros, qu\'Amélie avait personnellement garanti à leur insu, leur avait sauvé la mise.

\"Je ne signe rien,\" déclara-t-elle.

L\'heure de la vengeance avait sonné.

Chapitre 1

Amélie Dubois ajusta le col de son tailleur, son reflet dans la grande baie vitrée du bureau lui renvoyant l'image d'une femme au sommet. Aujourd'hui, tout devait changer. Après des années de travail acharné, de nuits blanches passées sur des plans et des maquettes, elle allait enfin être nommée PDG de "Leclerc Bâtiment". C'était la consécration, le but ultime de son ambition.

Elle se souvient encore de ses débuts, une jeune étudiante en architecture pleine de rêves mais sans les moyens de les réaliser. C'est là que la famille Leclerc était entrée dans sa vie. Ils avaient vu son talent brut et avaient décidé de financer ses études à Paris, un investissement qu'elle avait juré de rembourser au centuple.

Deux ans après son diplôme, elle était devenue une architecte de renom, et l'intégration dans l'entreprise familiale "Leclerc Bâtiment" semblait naturelle. Le mariage avec leur fils unique, Antoine, avait scellé le pacte. Elle s'était investie corps et âme, transformant une entreprise respectable en un géant du secteur. Chaque succès, chaque contrat majeur portait sa signature, son génie. Elle avait tout donné, croyant naïvement faire partie de la famille.

Elle avait géré l'entreprise avec une main de fer dans un gant de velours, préparant le terrain pour aujourd'hui. Le conseil d'administration était réuni, les actionnaires attendaient. C'était son jour.

La porte de la salle de réunion s'ouvrit brusquement. Ce n'était pas son beau-père, Jean-Jacques Leclerc, qui entrait pour commencer la séance, mais son mari, Antoine. Il n'était pas seul. À son bras, une femme qu'Amélie ne connaissait que trop bien, Chloé, une jeune designer d'intérieur. Son ventre très arrondi ne laissait aucune place au doute.

Un silence glacial tomba sur la salle. Tous les regards passèrent d'Amélie au couple qui venait d'entrer. Antoine affichait un sourire arrogant, un air de triomphe sur son visage habituellement faible.

"Bonjour à tous," lança Antoine d'une voix forte. "Je vous prie de m'excuser pour cette interruption, mais j'ai une annonce de la plus haute importance à faire. Une annonce qui concerne l'avenir de Leclerc Bâtiment et de la famille Leclerc."

Il marqua une pause, savourant l'instant. Amélie sentit son cœur battre à tout rompre. Quelque chose n'allait pas.

"Comme vous le savez, la pérennité d'une entreprise familiale repose sur sa lignée. Sur un héritier," continua Antoine, son regard se posant sur Amélie avec une cruauté évidente. "Pendant deux ans, nous avons attendu. En vain."

Chaque mot était une claque. Il parlait de leur intimité, de leurs difficultés à concevoir, devant tout le conseil d'administration. L'humiliation était totale, publique.

"Il s'avère que le problème ne vient pas de moi," déclara-t-il, en posant une main protectrice sur le ventre de Chloé. "Chloé, ma future femme, porte mon fils. L'héritier des Leclerc."

Les murmures se transformèrent en exclamations étouffées. Amélie restait figée, le souffle coupé. Elle le regarda, cherchant une trace de l'homme qu'elle avait épousé, mais ne vit qu'un étranger cruel.

"Amélie a été une excellente collaboratrice," dit Antoine avec un faux air de compassion. "Mais une femme qui ne peut pas donner d'héritier n'a pas sa place à la tête de notre famille, ni de notre entreprise. Sa stérilité est un problème que nous ne pouvons plus ignorer."

"Stérilité ?" La voix d'Amélie était un murmure rauque, brisé.

"Oui," intervint Chloé d'une voix mielleuse, se collant à Antoine. "Il faut un homme fort et une femme fertile pour diriger un empire. C'est la nature."

Jean-Jacques Leclerc, son beau-père, qui était resté silencieux jusqu'à présent, se leva. Il ne regarda même pas Amélie.

"Antoine a raison. La décision est prise. La nomination d'Amélie est annulée. Le poste de PDG reviendra à mon fils, comme il se doit. Et Chloé, en tant que mère du futur héritier, aura une place de choix à ses côtés."

Amélie sentit le sol se dérober sous ses pieds. Ce n'était pas seulement une trahison, c'était une exécution. Ils ne l'avaient jamais aimée, jamais respectée. Elle n'était qu'un outil, un incubateur défaillant qu'on jetait sans ménagement.

Elle se redressa, la douleur faisant place à une rage froide.

"Vous êtes des monstres," dit-elle, sa voix tremblante mais ferme.

Antoine rit.

"Tu es finie, Amélie. Tu n'es plus rien. Tu n'as plus rien. Tu devrais nous remercier de t'avoir sortie de ton trou."

Elle le fixa, ses yeux brûlant d'une lueur nouvelle. Ils pensaient l'avoir détruite, mais ils venaient de créer leur pire ennemie.

"Ce n'est pas fini, Antoine," murmura-t-elle, assez bas pour que lui seul l'entende. "Ça ne fait que commencer."

Elle se tourna, leur jetant un dernier regard de mépris, et quitta la salle la tête haute, laissant derrière elle les ruines de sa vie et les architectes de sa vengeance.

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Chapitre 2

Le lendemain, Amélie se présenta au bureau, à la surprise générale. Les couloirs étaient remplis de chuchotements et de regards fuyants. Elle ignora tout le monde et se dirigea directement vers la salle de réunion où la nouvelle direction – Antoine, Chloé et les parents Leclerc – tenait déjà une séance de crise.

Elle entra sans frapper.

"Qu'est-ce que tu fais là ?" aboya Antoine, surpris de la voir.

Chloé, installée dans le fauteuil qui aurait dû être celui d'Amélie, la toisa avec un sourire suffisant.

"Je suis venue vous sauver de vous-mêmes," répondit Amélie d'une voix calme et glaciale.

Elle posa un dossier épais sur la table.

"Le projet 'Horizon', votre nouveau projet phare, celui que Chloé prétend avoir conçu, est sur le point de faire faillite avant même le premier coup de pioche."

Un silence tendu s'installa. Jean-Jacques Leclerc fronça les sourcils.

"Explique-toi."

"Le principal investisseur, le groupe Varenne, a injecté cinquante millions d'euros sur la base de mes projections et de ma réputation. Ils ne savent pas que j'ai été évincée. Quand ils l'apprendront, et ils l'apprendront, ils retireront leurs fonds. Sans cet argent, le projet est mort. Et Leclerc Bâtiment avec."

Le visage d'Antoine pâlit légèrement. Il n'avait visiblement pas pensé à cette complication.

"Je suis la seule qui puisse les rassurer," continua Amélie. "Je suis la seule qu'ils écouteront. Rendez-moi mon poste, et je sauve l'entreprise. C'est votre seule option."

Elle avait joué sa meilleure carte. Elle était indispensable, et elle le savait.

Mais Chloé se mit à rire, un rire aigu et méprisant.

"Tu te crois encore importante ? Pauvre Amélie. Tu n'es qu'une jalouse aigrie. Antoine peut très bien gérer le groupe Varenne sans toi."

"Ah oui ?" la défia Amélie. "Antoine n'a jamais négocié un contrat de plus d'un million d'euros de sa vie. Il ne connaît même pas le nom du directeur financier de Varenne."

"Tais-toi !" hurla Antoine, vexé. "Je n'ai pas besoin de tes leçons ! Je vais appeler Monsieur Durand de chez Varenne tout de suite et lui expliquer la situation. Il comprendra."

Amélie eut un sourire ironique.

"Vas-y. Appelle."

Antoine, sous le regard de ses parents et de Chloé, sortit son téléphone et composa le numéro avec une assurance feinte. Il mit le haut-parleur pour que tout le monde puisse entendre son triomphe.

La sonnerie retentit une fois, deux fois, trois fois. Puis, la messagerie vocale.

"Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie de Pierre Durand. Je suis actuellement en déplacement à l'étranger et ne serai pas joignable. Merci de laisser un message."

Le visage d'Antoine se décomposa. Il avait misé sur un coup de bluff et avait perdu.

Chloé ricana de nouveau.

"Ce n'est qu'un contretemps. Il rappellera. Tu perds ton temps ici, Amélie. Personne ne veut de toi."

"Elle a raison," ajouta la mère Leclerc, Hélène, avec dédain. "Tu n'es plus qu'un fantôme dans cette entreprise. Pars avec le peu de dignité qu'il te reste."

Amélie sentit la colère monter en elle, mais elle la contint. Elle avait besoin de rester maîtresse d'elle-même. Elle savait que le projet de Chloé n'était pas seulement fragile financièrement. Il y avait autre chose, quelque chose qu'elle avait commencé à entrevoir dans les plans, une anomalie, un danger.

"Très bien," dit-elle en ramassant son dossier. "Puisque vous êtes si confiants. Mais n'oubliez pas, quand tout s'effondrera, que je vous avais prévenus."

En sortant, elle entendit le rire d'Antoine, un rire qui sonnait faux et nerveux. Ils ne réalisaient pas encore la taille de l'abîme qu'ils creusaient sous leurs propres pieds.

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