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Le Secret de la Double Vie de Mon Mari

Le Secret de la Double Vie de Mon Mari

Auteur:: DEBBIE
Genre: Romance
Mon mari, Joseph, officier de la Légion Étrangère, était mort. Du moins, c' est ce que tout le monde pensait lorsque la nouvelle de sa disparition au Sahel est tombée. Pour protéger notre lignée, j'ai annoncé être enceinte de son héritier, serrant dans mes mains celles de la matriarche Larson, aveuglée par la joie d'un miracle inespéré. Mais mon cœur cachait un secret bien plus complexe que celui d'une veuve dévastée. Un soir, alors que la pluie battait notre appartement parisien, il est réapparu, tel un fantôme, le visage ravagé par la fureur. « Comment peux-tu être enceinte ? Nous n'avons jamais consommé notre mariage ! » Son cri, chargé de trahison, glaça le sang dans mes veines. Alors que mon monde se fissurait, je n'ai eu qu'une seule réponse, la plus cruelle, celle qui le frappait physiquement : « Cher mari, qui t'a dit que cet enfant était le tien ? » Le choc sur son visage, la douleur indicible dans ses yeux habituellement si calmes m' ont presque brisée. J'ai vu cette question remettre en question son honneur, son identité, toute la façade qu'il avait construite. Je pouvais lire dans son regard qu' il luttait désespérément pour comprendre comment j'avais pu le trahir ainsi. Mais comment lui expliquer qu'il était le père de cet enfant, sans même le savoir ? Comment lui avouer que le véritable géniteur était une partie de lui-même, son alter ego, Léo, celui qui n'avait pas peur d'aimer ? Maintenant, il était revenu, brisé, son devoir le ramenant au Mali, tandis que le destin de notre enfant, de notre famille, et la vérité sur sa multi-personnalité reposent entre mes mains. Pourquoi le destin s' acharnait-il à dévoiler la vérité si ce n' est pour, enfin, nous réunir ?

Introduction

Mon mari, Joseph, officier de la Légion Étrangère, était mort.

Du moins, c' est ce que tout le monde pensait lorsque la nouvelle de sa disparition au Sahel est tombée.

Pour protéger notre lignée, j'ai annoncé être enceinte de son héritier, serrant dans mes mains celles de la matriarche Larson, aveuglée par la joie d'un miracle inespéré.

Mais mon cœur cachait un secret bien plus complexe que celui d'une veuve dévastée.

Un soir, alors que la pluie battait notre appartement parisien, il est réapparu, tel un fantôme, le visage ravagé par la fureur.

« Comment peux-tu être enceinte ? Nous n'avons jamais consommé notre mariage ! »

Son cri, chargé de trahison, glaça le sang dans mes veines.

Alors que mon monde se fissurait, je n'ai eu qu'une seule réponse, la plus cruelle, celle qui le frappait physiquement : « Cher mari, qui t'a dit que cet enfant était le tien ? »

Le choc sur son visage, la douleur indicible dans ses yeux habituellement si calmes m' ont presque brisée.

J'ai vu cette question remettre en question son honneur, son identité, toute la façade qu'il avait construite.

Je pouvais lire dans son regard qu' il luttait désespérément pour comprendre comment j'avais pu le trahir ainsi.

Mais comment lui expliquer qu'il était le père de cet enfant, sans même le savoir ?

Comment lui avouer que le véritable géniteur était une partie de lui-même, son alter ego, Léo, celui qui n'avait pas peur d'aimer ?

Maintenant, il était revenu, brisé, son devoir le ramenant au Mali, tandis que le destin de notre enfant, de notre famille, et la vérité sur sa multi-personnalité reposent entre mes mains.

Pourquoi le destin s' acharnait-il à dévoiler la vérité si ce n' est pour, enfin, nous réunir ?

Chapitre 1

Les larmes de joie de la matriarche de la famille Larson coulaient sur ses joues ridées, une scène rare pour cette femme d'ordinaire si stoïque. Elle tenait fermement mes mains, ses yeux fixés sur mon ventre encore plat.

« Un enfant... Juliette. Tu portes l'héritier des Larson. Joseph serait si fier. »

Son chagrin était palpable, un mélange de joie pour l'avenir et de douleur pour la perte de son petit-fils, Joseph Larson, mon mari. Officier de la Légion étrangère, il avait été déclaré mort au combat il y a un mois, lors d'une mission secrète au Sahel. La nouvelle avait secoué nos deux familles, unies depuis des générations.

Tout le monde pensait que la lignée des Larson était assurée in extremis, un miracle au milieu de la tragédie. J'ai joué mon rôle à la perfection, acceptant les condoléances avec une tristesse feinte, tout en protégeant le secret que je portais.

Ce soir-là, la pluie battait contre les fenêtres de notre grand appartement parisien, un écho au tumulte de ma vie. J'étais seule, savourant un rare moment de calme.

Soudain, un bruit à la porte d'entrée. Mon cœur s'est emballé. Personne ne devait venir.

La porte s'est ouverte et une silhouette s'est découpée dans l'obscurité, grande et imposante. L'homme était couvert de poussière, épuisé, et son regard était sombre.

C'était Joseph. Vivant.

Il a fait un pas vers moi, son visage une toile de fatigue et de fureur contenue. Ses yeux, habituellement si calmes, brûlaient d'une intensité qui me glaça le sang.

« Nous n'avons jamais consommé notre mariage. »

Sa voix était rauque, un murmure chargé de trahison.

« Comment peux-tu être enceinte ? »

Loin de paniquer, j'ai levé le menton et esquissé un sourire ironique, un masque pour cacher le battement effréné de mon cœur.

« Cher mari, qui t'a dit que cet enfant était le tien ? »

Chapitre 2

Le visage de Joseph s'est décomposé. Le choc, la douleur, l'incrédulité se lisaient dans ses yeux. Il a vacillé, comme si mes mots l'avaient frappé physiquement.

« Quoi... Qu'est-ce que tu dis ? »

« Tu m'as bien entendue, Joseph. »

Je suis restée calme, maîtrisant la situation. C'était un jeu dangereux, mais c'était le seul que je pouvais jouer.

Des souvenirs de notre mariage ont refait surface. Un mariage arrangé, encouragé par nos familles, surtout par sa grand-mère, la matriarche. Elle voyait en moi la stabilité dont Joseph avait désespérément besoin. Nous étions amis d'enfance, une affection profonde nous liait, mais le mariage était une autre affaire.

Joseph avait toujours maintenu une distance. La nuit de noces, il s'était assis sur le bord du lit, le dos raide, et avait refusé de me toucher.

« Je ne peux pas, Juliette. Il y a une noirceur dans ma famille, une folie qui a emporté ma mère. Je ne prendrai pas le risque de te faire du mal, ou de transmettre ça. »

Il était hanté par ce secret de famille, une prétendue prédisposition à une maladie mentale. Il avait érigé une forteresse autour de son cœur, et je n'avais jamais trouvé la brèche. Il passait le plus clair de son temps en déploiement, loin de Paris, loin de moi. Notre mariage était une coquille vide.

Quand la nouvelle de sa mort est arrivée, le monde a vu une veuve dévastée. Mais seule dans notre chambre, j'avais posé une main sur mon ventre et murmuré : « Tu ne sauras jamais, n'est-ce pas ? Tu ne sauras jamais pour notre bébé. »

Je n'avais pas pleuré sa mort. J'avais pleuré l'homme qu'il aurait pu être, la vie que nous n'aurions jamais.

Maintenant, il était là, un fantôme revenu d'entre les morts pour me confronter à ma "trahison".

Il a fait un pas de plus, sa voix tremblante de rage et de peine. « Qui ? Qui est-ce ? Alan ? C'est mon frère, n'est-ce pas ? »

Alan, son frère aîné, le diplomate charismatique. Notre rival involontaire d'enfance pour mon attention. L'idée était absurde, mais c'était la seule explication logique pour Joseph.

« Tu m'avais dit que j'étais libre, Joseph. Libre de trouver quelqu'un d'autre si je ne supportais plus cette situation. »

Je lui ai rappelé ses propres mots, prononcés lors d'une de nos rares et tendues conversations.

« Alors j'ai trouvé quelqu'un. Et je garderai cet enfant. Il est à moi. Mais je resterai ta femme. »

Ses yeux se sont remplis de larmes. Un spectacle si rare qu'il m'a presque brisé le cœur. Presque.

« Le déshonneur... Juliette, le scandale... Ma famille... »

« L'enfant portera le nom de Larson, » ai-je rétorqué, ma voix tranchante comme du verre. « Comment qui que ce soit pourrait-il savoir ? Personne ne saura jamais. Sauf nous. »

Je me suis approchée de lui. Il sentait le sable, la sueur et le danger. Avec une autorité qui l'a surpris, j'ai posé ma main sur son bras.

« Maintenant, va prendre un bain. Tu empestes la mission. »

Il m'a regardée, complètement désemparé, puis a obéi sans un mot, comme un soldat recevant un ordre inattendu. J'avais gagné la première bataille. Mais la guerre ne faisait que commencer.

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