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Le Secret de la Cave Interdite

Le Secret de la Cave Interdite

Auteur:: Wombat
Genre: Horreur
Je m'appelle Amélie et ma vie à la ferme était un secret, une étrange routine où des hommes respectables venaient la nuit pour une « traite » mystérieuse dans une cave interdite. Mon père disait que nos vaches étaient « spéciales », mais les chaînes et les gémissements sourds qui montaient de là ne ressemblaient à rien de bovin. Le jour de mes vingt ans, tout a basculé quand mon père m'a traînée de force dans cette cave, me contraignant à « traire » d'étranges créatures au toucher à la fois humain et animal. Malgré l'obscurité, l'horreur m'a saisie : ce n'était pas du lait, pas des pis de vache, et l'odeur était un mélange écœurant de sang et de pourriture. Comment mon père pouvait-il me mentir avec une telle aplomb sur ces « vaches » tout en m'obligeant à participer à une telle abomination ? Je savais, au plus profond de moi, que ce que je touchais n'était pas une créature ordinaire, mais le fruit d'une monstruosité indicible. Alors, sans un mot, j'ai fait semblant d'accepter mon sort, mais cette nuit-là, la haine a pris racine en moi, et un plan pour déterrer la vérité et me venger a commencé à germer, inéluctable.

Introduction

Je m'appelle Amélie et ma vie à la ferme était un secret, une étrange routine où des hommes respectables venaient la nuit pour une « traite » mystérieuse dans une cave interdite. Mon père disait que nos vaches étaient « spéciales », mais les chaînes et les gémissements sourds qui montaient de là ne ressemblaient à rien de bovin.

Le jour de mes vingt ans, tout a basculé quand mon père m'a traînée de force dans cette cave, me contraignant à « traire » d'étranges créatures au toucher à la fois humain et animal.

Malgré l'obscurité, l'horreur m'a saisie : ce n'était pas du lait, pas des pis de vache, et l'odeur était un mélange écœurant de sang et de pourriture.

Comment mon père pouvait-il me mentir avec une telle aplomb sur ces « vaches » tout en m'obligeant à participer à une telle abomination ? Je savais, au plus profond de moi, que ce que je touchais n'était pas une créature ordinaire, mais le fruit d'une monstruosité indicible.

Alors, sans un mot, j'ai fait semblant d'accepter mon sort, mais cette nuit-là, la haine a pris racine en moi, et un plan pour déterrer la vérité et me venger a commencé à germer, inéluctable.

Chapitre 1

Mon père, Gérard, est un homme étrange.

Notre ferme est isolée, loin du village, et notre fromagerie ne fonctionne que la nuit.

C'est une entreprise familiale, dit-il toujours, mais nos seuls clients sont des hommes.

Des hommes du village, des notables, qui arrivent après le coucher du soleil.

Ils ne viennent pas pour acheter le fromage directement.

Ils vont dans la cave, un endroit qui m'est formellement interdit.

Papa dit qu'ils "participent à la traite".

Quand ils remontent, des heures plus tard, ils ont l'air épuisé mais étrangement euphorique.

Une odeur âcre et bizarre flotte autour d'eux, une odeur qui n'est pas celle du lait ou du foin.

Je n'ai jamais vu nos vaches.

Papa dit qu'elles sont spéciales, qu'elles ne supportent pas la lumière du jour.

Mais parfois, la nuit, j'entends des bruits qui viennent de la cave.

Pas des meuglements.

Plutôt des gémissements sourds, des bruits de chaînes qui raclent le sol en pierre.

Ça me glace le sang.

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Vingt ans.

Papa est plus nerveux que d'habitude.

Il m'a offert un collier, une petite chose en argent.

« Tu es une femme maintenant, Amélie. »

Sa voix était grave.

« Tu dois comprendre les responsabilités. »

Je ne savais pas de quoi il parlait. Je l'ai remercié, c'est tout.

Ce soir-là, un des clients, le maire du village, est arrivé plus tôt que les autres.

Il m'a vue dans la cour.

« Comme tu as grandi, Amélie. Tu es fraîche comme une rose. »

Son regard était visqueux, il me mettait mal à l'aise.

Avant que je puisse répondre, mon père est sorti de la grange comme une furie.

Il s'est planté entre le maire et moi, son corps tendu.

« Elle n'a rien à faire ici. Va-t'en. »

Sa voix était un grondement sourd.

Le maire a levé les mains, l'air faussement désolé.

« Du calme, Gérard. C'était juste un compliment. »

« Je ne veux pas de tes compliments. Entre dans la cave ou dégage. »

L'homme a haussé les épaules et s'est dirigé vers la porte de la cave, un sourire en coin.

Papa s'est tourné vers moi, ses yeux noirs et durs.

« Je t'ai dit cent fois de ne jamais te montrer quand ils sont là. Jamais ! »

Il m'a attrapée par le bras, ses doigts s'enfonçant dans ma peau.

« Tu comprends ? »

J'ai hoché la tête, trop effrayée pour parler.

Il m'a relâchée, mais son regard est resté fixé sur moi.

« Et une autre chose. Quand tu as tes règles, tu ne t'approches pas de la cave. L'odeur... ça affole le bétail. »

Le bétail.

Toujours ce mot.

Mais les bruits que j'entends la nuit ne ressemblent pas à ceux d'un bétail ordinaire.

Chapitre 2

Les jours suivants, la tension dans la ferme est devenue insupportable.

Mon père me surveillait constamment, ses yeux me suivaient partout.

Le moindre de mes gestes semblait l'irriter.

L'avertissement concernant la cave et mes règles tournait en boucle dans ma tête.

Pourquoi l'odeur du sang humain affolerait-elle des vaches ?

Je savais qu'il me mentait.

Un soir, mon père est parti. C'était son voyage annuel, une course mystérieuse qu'il faisait toujours à la même période.

Il m'a laissé seule avec des instructions strictes.

« Ne sors pas. Ne parle à personne. Et surtout, n'approche pas de la cave. »

La maison était silencieuse. Trop silencieuse.

Puis, je les ai entendus.

Les bruits.

Plus forts que d'habitude.

Des supplications, étouffées par les murs épais de la cave. Des mots indistincts, mais le ton était celui de la douleur.

Et le bruit des chaînes, encore et encore.

La peur me paralysait, mais la curiosité était plus forte.

Je devais savoir.

J'ai descendu les escaliers sans faire de bruit, mon cœur battant à tout rompre.

La porte de la cave était fermée par un lourd cadenas.

Je me suis approchée, l'oreille collée au bois froid.

Les supplications étaient plus claires maintenant.

« Pitié... arrêtez... »

C'était une voix de femme.

Soudain, j'ai senti une crampe violente dans mon ventre. Mes règles. Elles étaient en avance.

Au même moment, un bruit de moteur s'est fait entendre à l'extérieur.

La voiture de mon père. Il était de retour.

La panique m'a saisie. Je me suis précipitée vers les escaliers, mais il était déjà dans la maison.

Il s'est arrêté net en me voyant. Son visage s'est décomposé.

Il n'a pas regardé mon visage, mais plus bas. Puis il a reniflé l'air, comme un animal.

« Non... pas maintenant... » a-t-il murmuré.

Ses yeux sont devenus fous de peur.

« Qu'est-ce que tu as fait ? Je t'avais prévenue ! »

Il m'a giflée. La claque a résonné dans le silence.

Ma joue me brûlait, mais c'est la terreur dans ses yeux qui m'a le plus effrayée.

« Elles vont devenir folles ! Ton odeur... elles vont tout détruire ! »

Il parlait des "créatures". Pas du "bétail".

Il m'a regardée, haletant. Il a passé une main tremblante sur son visage.

« Tu grandis. Tu ne peux plus rester dans l'ignorance. »

Sa voix était maintenant étrangement calme, résignée.

« Il est temps. Il est temps que je t'initie. »

Il a sorti un bandeau noir de sa poche.

« L'entreprise familiale t'attend, ma fille. »

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