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Le Secret d'Amélie Dubois

Le Secret d'Amélie Dubois

Auteur:: AIMEE
Genre: Romance
J'étais Amélie Dubois, sacrifiée par mon propre père pour sauver son entreprise, promise à Louis, l'homme le plus redouté de la ville et, accessoirement, notre pire ennemi. Le jour de nos noces, au lieu du "oui" attendu, Louis m'a publiquement humiliée, me réduisant au rang de servante, me livrant à la honte pour venger la ruine de sa famille, dont il tenait ma mère pour responsable. Reléguée au sous-sol de sa somptueuse villa, sous le joug de Louis et de sa nouvelle épouse, Chloé – la maîtresse de mon père – chaque jour était une nouvelle torture, une humiliation orchestrée avec une cruauté sadique. Comment supporter une telle injustice, une telle haine, alors que je savais ma mère innocente et que je portais en moi un secret plus lourd encore : une maladie incurable qui me condamnait à brève échéance ? Mais dans ce cauchemar, une étrange capacité s'est révélée : j'entendais les pensées de Louis, révélant un homme tourmenté derrière son masque de cruauté, et me donnant une force inattendue pour endurer.

Introduction

J'étais Amélie Dubois, sacrifiée par mon propre père pour sauver son entreprise, promise à Louis, l'homme le plus redouté de la ville et, accessoirement, notre pire ennemi.

Le jour de nos noces, au lieu du "oui" attendu, Louis m'a publiquement humiliée, me réduisant au rang de servante, me livrant à la honte pour venger la ruine de sa famille, dont il tenait ma mère pour responsable.

Reléguée au sous-sol de sa somptueuse villa, sous le joug de Louis et de sa nouvelle épouse, Chloé – la maîtresse de mon père – chaque jour était une nouvelle torture, une humiliation orchestrée avec une cruauté sadique.

Comment supporter une telle injustice, une telle haine, alors que je savais ma mère innocente et que je portais en moi un secret plus lourd encore : une maladie incurable qui me condamnait à brève échéance ?

Mais dans ce cauchemar, une étrange capacité s'est révélée : j'entendais les pensées de Louis, révélant un homme tourmenté derrière son masque de cruauté, et me donnant une force inattendue pour endurer.

Chapitre 1

La salle de réception de l'hôtel de ville était bondée, l'air vibrant des murmures excités et du flash incessant des appareils photo. C'était censé être le plus beau jour de ma vie, mais mon cœur pesait lourdement dans ma poitrine, une masse froide et dense. Mon père, Monsieur Dubois, se tenait à côté de moi, son visage rayonnant d'un soulagement mal dissimulé. Il venait de sauver son entreprise de la faillite, de préserver notre nom et notre statut, et tout ce que cela lui avait coûté, c'était sa fille aînée.

"Souris, Amélie", m'a-t-il chuchoté, son ton plus un ordre qu'une suggestion. "Tout le monde te regarde."

J'ai obéi, forçant mes lèvres à former un sourire qui ne touchait pas mes yeux. Le contrat était simple. Louis, l'homme d'affaires le plus puissant et le plus redouté de la ville, injecterait des millions dans l'entreprise Dubois en échange de ma main. C'était une transaction, pure et simple. Notre famille était sauvée, et ma jeune sœur, Manon, pourrait continuer ses études sans souci. C'était le seul réconfort que je pouvais trouver dans ce cauchemar.

J'ai jeté un regard à Manon, assise au premier rang près de ma belle-mère, Madame Laurent. Ma sœur me souriait, ses yeux brillants d'une innocence qui me brisait le cœur. Elle pensait que j'épousais un prince charmant, que c'était un conte de fées. Elle ne savait rien de la vérité, rien de la haine que Louis nourrissait pour notre famille, une haine qui remontait à une génération, à une accusation contre ma mère décédée. Et elle ne savait rien de mon autre secret, celui que je gardais enfoui au plus profond de moi.

La veille, le médecin m'avait regardée avec des yeux pleins de pitié. Le diagnostic était tombé, brutal et sans appel. Une maladie incurable. Quelques mois, peut-être un an si j'avais de la chance. Le traitement expérimental existait, mais il coûtait une fortune que nous n'avions plus. Alors, j'avais accepté. J'avais accepté ce mariage comme une pénitence, une façon de racheter les péchés supposés de ma mère et d'assurer un avenir à Manon avant que mon temps ne soit écoulé. Ce mariage était ma condamnation, mais aussi ma dernière bonne action.

La musique a commencé, majestueuse et solennelle, annonçant l'arrivée du marié. Louis est entré, grand, imposant, son costume sur mesure ne parvenant pas à masquer la tension dans ses épaules. Ses yeux m'ont trouvée dans la foule, froids et calculateurs. Je me suis préparée à l'humiliation à venir, à la vie de servitude qui m'attendait. Je devais endurer, pour Manon.

Il est monté sur l'estrade, mais il n'est pas venu à mes côtés. Il s'est arrêté devant le micro, son regard balayant l'assemblée silencieuse. Une vague d'inquiétude a traversé la salle. Mon père a froncé les sourcils, confus.

"Merci à tous d'être venus", a commencé Louis, sa voix résonnant dans le silence. "Aujourd'hui est un jour très spécial. Un jour de justice."

Il s'est tourné vers moi, un sourire cruel étirant ses lèvres. "Beaucoup d'entre vous pensent que je suis ici pour épouser Amélie Dubois." Le public a murmuré, perplexe. "C'est vrai que j'ai fait une offre. J'ai proposé de sauver l'entreprise de sa famille en échange de sa main." Il a fait une pause, savourant le suspense. "Mais comment pourrais-je épouser la fille d'une traîtresse ? La fille de la femme qui a ruiné ma famille, qui a causé la mort de mon père ?"

Le souffle s'est coupé dans ma gorge. Les flashs des appareils photo crépitaient, capturant mon visage figé par le choc. C'était pire que tout ce que j'avais imaginé. Il ne voulait pas seulement me maltraiter en privé, il voulait m'anéantir publiquement.

"La dette de la famille Dubois ne peut être payée par un simple mariage", a-t-il poursuivi, sa voix dure comme de l'acier. "Elle sera payée par la honte. La même honte que ma famille a dû endurer."

Alors que je le regardais, une chose étrange s'est produite. Au milieu de sa tirade haineuse, j'ai entendu une autre voix dans ma tête, une voix qui n'était pas la mienne. C'était un murmure, plein de douleur. Son visage... Pourquoi son visage me fait-il si mal ? Je ne devrais rien ressentir. Rien. C'était sa voix, mais teintée d'une émotion qu'il ne montrait pas. J'ai secoué la tête, pensant que le stress me faisait halluciner.

"Et pour marquer ce jour de justice", a annoncé Louis, "je vais prendre une épouse. Une femme digne de mon nom." Il a tendu la main et une femme s'est levée du premier rang. Chloé. La fille d'une famille rivale, une beauté froide et triomphante. Elle a monté les marches et a pris sa main, son regard se posant sur moi avec un mépris non dissimulé. "J'épouse Chloé aujourd'hui. Quant à Amélie Dubois... elle sera ma servante. Elle vivra dans ma maison et me servira, moi et ma femme, jusqu'à ce que la dette de sa mère soit entièrement remboursée."

L'humiliation était totale. La salle a explosé en un chaos de chuchotements choqués et de clics d'appareils photo. J'étais figée, une statue de honte au milieu de la tempête. Mon corps tremblait, mais je me suis forcée à rester droite. Je ne leur donnerais pas la satisfaction de me voir m'effondrer. J'ai levé le menton, fixant Louis droit dans les yeux, ma dignité étant le seul bouclier qui me restait.

Louis et Chloé se sont tournés vers l'officiant, ignorant ma présence. Je les ai regardés échanger leurs vœux, les mots se brisant contre moi comme des vagues glacées. Chaque "oui" était un clou de plus dans mon cercueil. J'ai vu Chloé lui passer l'alliance au doigt, un geste possessif, puis elle s'est tournée vers moi, un sourire victorieux sur les lèvres.

Les journalistes se sont précipités sur moi, me bombardant de questions. "Mademoiselle Dubois, que ressentez-vous ?" "Est-il vrai que votre mère a ruiné la famille de Louis ?" "Comment allez-vous vivre en tant que servante ?" Leurs voix étaient un bourdonnement indistinct, un bruit blanc de cruauté.

J'ai cherché le regard de mon père. Il m'a fusillée du regard, ses yeux pleins de fureur et de déception. Pas pour ce que Louis m'avait fait, mais parce que son plan avait échoué. Il m'a tourné le dos, se frayant un chemin à travers la foule avec ma belle-mère, me laissant seule face aux loups. Ils m'avaient abandonnée. La trahison était si profonde qu'elle m'a volé mon souffle.

Une douleur aiguë a traversé ma poitrine, un rappel brutal de ma maladie. J'ai porté une main à ma bouche pour étouffer une quinte de toux, et quand je l'ai retirée, j'ai vu une tache rouge vif sur ma paume. Du sang. J'ai rapidement refermé mon poing, le cœur battant à tout rompre. Personne ne devait savoir. C'était mon fardeau, et je le porterais seule jusqu'à la fin.

Chapitre 2

La somptueuse villa de Louis est devenue ma prison. Il a tenu sa parole. On ne m'a pas donné une chambre d'amis, mais la plus petite des pièces de service, au sous-sol. C'était une cellule sombre et humide, avec un lit étroit et une unique ampoule nue qui pendait du plafond. Le contraste avec la chambre luxueuse que j'avais occupée toute ma vie était brutal, un rappel constant de ma nouvelle condition.

Le lendemain matin, Chloé est venue me trouver, un sourire mielleux sur les lèvres. "Bonjour, Amélie. Bien dormi ?" a-t-elle demandé, son ton faussement compatissant. Elle portait un peignoir de soie et tenait une tasse de café fumant. "Louis et moi aimerions que tu t'occupes du ménage. Toute la maison. Et sois minutieuse. Louis déteste la poussière."

C'était la première d'une longue liste de tâches humiliantes. Je devais nettoyer les salles de bains, laver les sols à genoux, polir l'argenterie jusqu'à ce que je puisse y voir mon reflet fatigué. Chloé me suivait souvent, critiquant mon travail, renversant "accidentellement" des choses que je venais de nettoyer.

"Oh, quelle idiote je fais !" s'exclamait-elle en renversant son verre de jus sur le tapis blanc immaculé. "Tu peux nettoyer ça, n'est-ce pas, Amélie ? Tu es si douée pour ça." Sa voix était douce, mais ses yeux brillaient de méchanceté. Elle prenait un plaisir sadique à me rabaisser, à me rappeler ma place.

Un soir, alors que je nettoyais le salon, Louis est rentré. Il m'a vue en train d'épousseter une de ses précieuses antiquités. Il s'est approché de moi, le visage fermé. "Qu'est-ce que tu fais ?" a-t-il grondé. "Ne touche pas à ça. Tes mains sales vont le souiller."

Il a arraché le vase de mes mains et l'a inspecté avec un air de dégoût, comme si mon simple contact l'avait contaminé. Puis, son regard s'est durci et, dans un geste de pure fureur, il a jeté le vase contre le mur. La porcelaine a explosé en un millier de morceaux.

"Nettoie ça", a-t--il ordonné, sa voix glaciale. "À genoux. Et ramasse chaque morceau."

Je me suis agenouillée sans un mot, le cœur battant la chamade. La peur et l'humiliation me brûlaient la gorge. J'ai commencé à ramasser les éclats tranchants, mes doigts tremblants. Un morceau plus pointu m'a coupé la paume, mais je n'ai pas bronché. La douleur physique n'était rien comparée à la douleur qui rongeait mon âme.

Alors que j'étais à quatre pattes, concentrée sur ma tâche, j'ai de nouveau entendu cette voix étrange dans ma tête. C'était la voix de Louis, un murmure tourmenté qui contrastait violemment avec son attitude extérieure. Regarde-la. Comme sa mère. Obstinée. Fière. Pourquoi faut-il que je la brise pour me sentir mieux ? Chaque fois que je la blesse, c'est moi qui ai mal.

J'ai relevé la tête, surprise. Nos regards se sont croisés. Il me fixait avec une intensité déroutante, un mélange de haine et... de quelque chose d'autre. Quelque chose que je ne pouvais pas nommer. C'était comme si je pouvais voir au-delà du masque de cruauté, entrevoir l'homme brisé en dessous. Était-ce possible ? Pouvais-je vraiment entendre ses pensées ? L'idée était folle, mais elle persistait.

Cette nuit-là, seule dans ma chambre froide, la douleur dans ma poitrine s'est intensifiée. J'ai avalé mes médicaments en secret, le goût amer me rappelant que mon temps était compté. Je souffrais en silence, endurant les tourments physiques de ma maladie et les tourments psychologiques infligés par Louis et Chloé.

Le lendemain, pendant le dîner, Louis m'a complètement ignorée, comme si j'étais invisible. Il riait et parlait avec Chloé, lui servant du vin, lui touchant la main. Chaque geste était une nouvelle torture, une démonstration délibérée de mon exclusion. Je me tenais debout près du mur, attendant de débarrasser la table, mon rôle réduit à celui d'une ombre.

Pourtant, malgré son indifférence affichée, j'ai commencé à remarquer des choses. Des regards furtifs quand il pensait que je ne regardais pas. Une hésitation dans sa voix quand il me donnait un ordre particulièrement cruel. Et surtout, ces voix contradictoires dans ma tête. Son mépris verbal était constamment démenti par des pensées de regret et de confusion que j'étais, inexplicablement, la seule à entendre.

Elle est trop maigre, pensait-il alors qu'il me regardait à peine toucher à mon maigre repas dans la cuisine. Elle va tomber malade si elle ne mange pas. Mais à voix haute, tout ce qu'il a dit, c'est : "Dépêche-toi, le sol de la cuisine ne va pas se laver tout seul."

Cette étrange capacité est devenue mon secret, ma seule arme dans cette guerre psychologique. Je savais qu'il n'était pas le monstre monolithique qu'il prétendait être. Il était torturé, en conflit avec lui-même. Et cette connaissance, aussi étrange soit-elle, me donnait une force inattendue pour continuer à endurer.

Chloé, quant à elle, ne montrait aucune complexité. Sa méchanceté était pure, sans fard. Elle avait trouvé une nouvelle façon de me tourmenter. "Amélie, chérie", a-t-elle dit un jour en me tendant une pile de linge. "Louis aimerait que tu laves ses chemises à la main. Il dit que la machine abîme le tissu." C'était un mensonge, bien sûr. Un autre moyen de m'épuiser, de me faire sentir insignifiante. Et pendant que je frottais le tissu jusqu'à ce que mes mains soient à vif, elle se tenait là, à me regarder avec un sourire satisfait, savourant chaque instant de ma dégradation.

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