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Le Second Souffle de Chloé

Le Second Souffle de Chloé

Auteur:: Mint
Genre: Moderne
J'avais une vie parfaite, un fiancé aimant, et une carrière prometteuse. Manon, ma meilleure amie, partageait chaque secret, chaque joie. Mais cette illusion de bonheur allait s'écrouler dans le fracas d'une trahison inimaginable. Un soir, à son invitation, je me suis rendue chez un fameux collectionneur d'art. Le lendemain, j'étais accusée d'avoir volé une broche Cartier inestimable. Lucas, mon fiancé, écoutait Manon pleurer dans ses bras, me désignant comme la coupable. J'ai été condamnée à la prison, où j'ai appris la mort de mes parents, brisés par le chagrin, et le mariage de Lucas avec Manon. Ma vie s'est achevée dans une cellule froide, rongée par la haine, l'incompréhension et les regrets. Pourquoi ? Comment ma propre amie avait-elle pu orchestrer une telle mascarade pour détruire mon existence ? Le goût amer de l'injustice a été mon dernier compagnon. Puis, j'ai retrouvé la lumière. J'avais de nouveau 24 ans, le passé n'était qu'un terrifiant souvenir. Mais le cauchemar allait se rejouer : Manon vient de m'appeler, me proposant de m'emmener chez Monsieur Dubois. Cette fois, je ne tomberai pas dans le piège. Cette fois, la proie est devenue le chasseur.

Introduction

J'avais une vie parfaite, un fiancé aimant, et une carrière prometteuse.

Manon, ma meilleure amie, partageait chaque secret, chaque joie.

Mais cette illusion de bonheur allait s'écrouler dans le fracas d'une trahison inimaginable.

Un soir, à son invitation, je me suis rendue chez un fameux collectionneur d'art.

Le lendemain, j'étais accusée d'avoir volé une broche Cartier inestimable.

Lucas, mon fiancé, écoutait Manon pleurer dans ses bras, me désignant comme la coupable.

J'ai été condamnée à la prison, où j'ai appris la mort de mes parents, brisés par le chagrin, et le mariage de Lucas avec Manon.

Ma vie s'est achevée dans une cellule froide, rongée par la haine, l'incompréhension et les regrets.

Pourquoi ?

Comment ma propre amie avait-elle pu orchestrer une telle mascarade pour détruire mon existence ?

Le goût amer de l'injustice a été mon dernier compagnon.

Puis, j'ai retrouvé la lumière.

J'avais de nouveau 24 ans, le passé n'était qu'un terrifiant souvenir.

Mais le cauchemar allait se rejouer : Manon vient de m'appeler, me proposant de m'emmener chez Monsieur Dubois.

Cette fois, je ne tomberai pas dans le piège.

Cette fois, la proie est devenue le chasseur.

Chapitre 1

Je tenais fermement le volant, mes jointures blanches. Le café noir, fort et sans sucre, brûlait mon estomac vide. Il était trois heures du matin sur l'autoroute A6, un ruban de bitume désert sous la lueur orange des lampadaires. Mon pied appuyait par à-coups sur l'accélérateur, faisant vrombir le moteur de ma vieille Twingo.

Je devais le faire.

C'était la seule façon de survivre.

Dans ma vie précédente, ce soir-là, j'avais accepté l'invitation de Manon. Ma meilleure amie. Elle voulait me montrer la collection privée de Monsieur Dubois, un expert en art que j'admirais.

J'y suis allée, naïve et heureuse. Le lendemain, on m'a accusée d'avoir volé sa pièce maîtresse, une broche Cartier inestimable.

Manon a pleuré dans les bras de mon fiancé, Lucas, en me désignant comme la coupable. Monsieur Dubois, le collectionneur respecté, a fourni des preuves accablantes. J'ai été condamnée. En prison, j'ai appris que Manon et Lucas s'étaient mariés. J'ai appris que mes parents, morts de chagrin, avaient eu un accident de voiture.

Je suis morte seule, dans une cellule froide, rongée par la haine et l'incompréhension.

Et puis, je me suis réveillée. J'avais de nouveau vingt-quatre ans, stagiaire dans une maison de ventes aux enchères, fiancée à un Lucas qui m'aimait encore.

Et ce soir, Manon m'a de nouveau appelée.

« Chloé, tu ne devineras jamais ! Monsieur Dubois m'a invitée à voir sa collection privée. Il a dit que je pouvais amener une amie. J'ai pensé à toi, bien sûr ! »

Sa voix était pleine d'une excitation fausse qui me donnait la nausée. J'ai senti la sueur perler sur mon front. La peur, glaciale et familière, a tenté de s'emparer de moi.

Mais cette fois, la haine était plus forte.

J'ai refusé poliment, prétextant une migraine. Puis j'ai enfilé une veste, bu trois cafés, et j'ai pris ma voiture.

Un gyrophare bleu a déchiré la nuit dans mon rétroviseur. Enfin.

J'ai ralenti, me rangeant docilement sur la bande d'arrêt d'urgence. Le gendarme s'est approché, le visage sévère.

« Bonsoir, Madame. Vous savez pourquoi on vous arrête ? »

« Je conduisais de manière un peu erratique, n'est-ce pas ? » ai-je répondu d'une voix calme, presque soulagée.

Il a haussé un sourcil, surpris par mon sang-froid. « Papiers du véhicule et permis de conduire, s'il vous plaît. Avez-vous bu ? »

« Non, monsieur l'agent. Juste beaucoup de café. »

Je lui ai tendu mes papiers. Il les a examinés à la lueur de sa lampe torche. Mon cœur battait un rythme régulier. C'était le début. Mon plan, aussi fou soit-il, était en marche. Je me créais un alibi. Un alibi en béton, sous la surveillance de l'État.

Le gendarme m'a regardée, l'air soupçonneux. « Vous allez souffler dans le ballon. Et ensuite, on ira au poste pour une vérification. Votre état ne me semble pas normal. »

« Parfait, » ai-je dit avec un léger sourire.

C'était exactement ce que je voulais.

Chapitre 2

Le test d'alcoolémie est revenu négatif, comme prévu. Mais mon état de fatigue et de nervosité a suffi pour qu'ils me gardent en observation quelques heures au poste, puis, par précaution, pour un examen à l'hôpital le plus proche. J'ai coopéré à tout, répondant calmement à toutes les questions.

Pendant que j'attendais sur un lit d'hôpital au confort spartiate, les souvenirs de ma première mort sont revenus avec une clarté insoutenable.

Je me souviens du tribunal. Manon, en larmes, décrivant comment elle m'avait vue, « fascinée », près de la vitrine de la broche. Elle a dit qu'elle ne voulait pas y croire, que j'étais sa meilleure amie.

« Elle n'a pas une mauvaise âme, » a-t-elle sangloté devant le juge. « C'est juste qu'elle a toujours été... envieuse. Elle voulait une vie qu'elle ne pouvait pas s'offrir. »

Ces mots, prononcés avec une fausse pitié, ont scellé mon destin. Lucas, à ses côtés, me regardait avec déception, sa main sur l'épaule de Manon pour la consoler. Mon avocat, commis d'office, était dépassé. Mes parents, dans la salle, vieillissaient de dix ans à chaque mensonge.

Cette fois, il n'y aurait pas de procès. Il n'y aurait que ma vengeance.

Le matin est arrivé, gris et pluvieux. Le jeune gendarme de la veille, un certain Martin, a été chargé de me ramener chez moi. Il semblait plus détendu, presque désolé de m'avoir fait passer une telle nuit.

« Désolé pour tout ça, Mademoiselle. On ne peut jamais être trop prudent. »

« Je comprends parfaitement, Monsieur l'agent. Vous avez fait votre travail. »

La voiture de la Gendarmerie s'est garée devant mon immeuble haussmannien. Et là, le spectacle que j'attendais a commencé.

Deux voitures de police étaient déjà là. Des voisins curieux étaient massés sur le trottoir. Et au milieu de tout ça, Manon, le visage ravagé par les larmes, se tenait à côté d'un homme plus âgé, grand et imposant, que j'ai immédiatement reconnu : Monsieur Dubois.

Dès qu'elle m'a vue sortir de la voiture de gendarmerie, Manon a pointé un doigt accusateur vers moi.

« La voilà ! C'est elle ! Chloé, comment as-tu pu faire ça ? Après tout ce que Monsieur Dubois a fait pour nous ! »

Un inspecteur de police s'est approché, le visage fermé. « Mademoiselle Chloé ? Nous devons vous parler. Il y a eu un vol cette nuit chez Monsieur Dubois. Une broche Art Déco de grande valeur a disparu. »

Avant que je puisse répondre, le gendarme Martin est intervenu, se plaçant légèrement devant moi.

« Attendez une seconde, inspecteur. C'est impossible. »

Manon a tourné son visage en larmes vers lui. « Impossible ? Mais... je... je l'ai vue... »

Martin a secoué la tête, l'air catégorique. « Impossible. J'ai arrêté cette femme à trois heures du matin sur l'A6. Elle a passé le reste de la nuit en garde à vue et à l'hôpital sous notre surveillance constante. Elle n'a été libérée qu'il y a vingt minutes. »

Un silence s'est abattu sur la foule. Manon m'a regardée, ses yeux écarquillés par le choc. Son scénario parfait venait de rencontrer son premier obstacle. La confusion se lisait sur son visage.

Elle ne comprenait pas. Et c'était délicieux.

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