Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Le Rituel Brisé: Mon Retour Amoureux
Le Rituel Brisé: Mon Retour Amoureux

Le Rituel Brisé: Mon Retour Amoureux

Auteur:: Man Yaorao
Genre: Moderne
Le froid. C'était la dernière chose dont je me souvenais. Mon corps gisait sur le trottoir humide d'une ruelle sombre, ignoré de tous, après avoir tout donné pour Sophie Moreau, ma fiancée. Ma fortune, ma santé, ma dignité... tout y était passé pour éponger ses dettes colossales, contractées soi-disant par malchance en bourse. J'avais naïvement cru à ses larmes et à ses promesses. Pendant que je sombrais, sa famille prospérait, chaque euro que je perdais se transformant en une opportunité pour eux. Ma vie était devenue une succession de catastrophes : accidents, empoisonnements, fausses accusations... Ma mort fut pathétique : seul, ruiné, trahi. La dernière image dans mon esprit fut le visage de Sophie, non pas rempli de chagrin, mais d'un triomphe froid, main dans la main avec Marc Lambert, son ami d'enfance et mon "rival" autoproclamé. Ils avaient tout pris. Puis, une lumière aveuglante, un son assourdissant. Mes yeux s'ouvrirent brusquement. La lumière n'était pas celle du paradis ou de l'enfer, mais celle des projecteurs d'une église. Le son n'était pas un cri d'agonie, mais le majestueux son d'un orgue. J'étais debout, en costume de marié, le cœur battant à tout rompre. À côté de moi, resplendissante dans sa robe blanche, se tenait Sophie. « Mon amour, tu as l'air un peu pâle. Tout va bien ? » Sa voix, douce comme du miel, me parut aussi venimeuse que le sifflement d'un serpent. Je la regardai, et les souvenirs de ma vie passée défilèrent dans ma tête à une vitesse vertigineuse : la trahison, la douleur, la mort misérable. Tout était là, gravé dans mon âme. Ce n'était pas un rêve. J'étais revenu. Revenu au jour de mon mariage. Le jour même où tout avait commencé, le jour où le rituel de "prêt de chance" avait été scellé entre nous. Je me souvenais maintenant. Ce n'était pas de la malchance. C'était un vol. Ils avaient utilisé une sorte de magie noire, un rituel occulte pour siphonner ma chance, ma vitalité, ma fortune, et se les approprier. Je sentis un frisson parcourir mon échine, mais ce n'était pas de la peur. C'était une rage froide, pure et inébranlable. « Je vais bien, Sophie, » répondis-je, ma voix étonnamment calme. « Juste un peu ému. » Ce jour-là, leur destin venait de changer. Mais pas de la manière dont ils s'y attendaient.

Introduction

Le froid. C'était la dernière chose dont je me souvenais.

Mon corps gisait sur le trottoir humide d'une ruelle sombre, ignoré de tous, après avoir tout donné pour Sophie Moreau, ma fiancée.

Ma fortune, ma santé, ma dignité... tout y était passé pour éponger ses dettes colossales, contractées soi-disant par malchance en bourse. J'avais naïvement cru à ses larmes et à ses promesses. Pendant que je sombrais, sa famille prospérait, chaque euro que je perdais se transformant en une opportunité pour eux. Ma vie était devenue une succession de catastrophes : accidents, empoisonnements, fausses accusations...

Ma mort fut pathétique : seul, ruiné, trahi. La dernière image dans mon esprit fut le visage de Sophie, non pas rempli de chagrin, mais d'un triomphe froid, main dans la main avec Marc Lambert, son ami d'enfance et mon "rival" autoproclamé.

Ils avaient tout pris.

Puis, une lumière aveuglante, un son assourdissant.

Mes yeux s'ouvrirent brusquement. La lumière n'était pas celle du paradis ou de l'enfer, mais celle des projecteurs d'une église. Le son n'était pas un cri d'agonie, mais le majestueux son d'un orgue.

J'étais debout, en costume de marié, le cœur battant à tout rompre. À côté de moi, resplendissante dans sa robe blanche, se tenait Sophie.

« Mon amour, tu as l'air un peu pâle. Tout va bien ? »

Sa voix, douce comme du miel, me parut aussi venimeuse que le sifflement d'un serpent.

Je la regardai, et les souvenirs de ma vie passée défilèrent dans ma tête à une vitesse vertigineuse : la trahison, la douleur, la mort misérable.

Tout était là, gravé dans mon âme. Ce n'était pas un rêve.

J'étais revenu. Revenu au jour de mon mariage. Le jour même où tout avait commencé, le jour où le rituel de "prêt de chance" avait été scellé entre nous.

Je me souvenais maintenant. Ce n'était pas de la malchance. C'était un vol. Ils avaient utilisé une sorte de magie noire, un rituel occulte pour siphonner ma chance, ma vitalité, ma fortune, et se les approprier.

Je sentis un frisson parcourir mon échine, mais ce n'était pas de la peur.

C'était une rage froide, pure et inébranlable.

« Je vais bien, Sophie, » répondis-je, ma voix étonnamment calme. « Juste un peu ému. »

Ce jour-là, leur destin venait de changer. Mais pas de la manière dont ils s'y attendaient.

Chapitre 1

Le froid. C'était la dernière chose dont je me souvenais. Un froid glacial qui s'infiltrait dans mes os, non pas à cause de l'hiver, mais à cause de l'abandon. Mon corps gisait sur le trottoir humide d'une ruelle sombre, ignoré de tous. J'avais tout donné pour Sophie Moreau, ma fiancée. Ma fortune, ma santé, ma dignité. J'avais épongé ses dettes colossales, contractées soi-disant par malchance en bourse, croyant naïvement à ses larmes et à ses promesses.

Pendant que je sombrais, sa famille prospérait. Chaque euro que je perdais semblait se transformer en une opportunité pour eux. Ma vie est devenue une succession de catastrophes : un accident de voiture étrange où les freins ont lâché, une intoxication alimentaire qui m'a presque tué, de fausses accusations de fraude qui ont détruit ma réputation. Pendant ce temps, Marc Lambert, son ami d'enfance et mon "rival" autoproclamé, gravissait les échelons, son succès insolent étant un miroir de mon propre échec.

Ma mort fut pathétique. Seul, ruiné, trahi. La dernière image dans mon esprit fut le visage de Sophie, non pas rempli de chagrin, mais de triomphe froid, main dans la main avec Marc. Ils avaient tout pris.

Puis, une lumière aveuglante, un son assourdissant.

Mes yeux s'ouvrirent brusquement. La lumière n'était pas celle du paradis ou de l'enfer, mais celle des projecteurs d'une église. Le son n'était pas un cri d'agonie, mais le son majestueux d'un orgue. Une odeur de lys et d'encens flottait dans l'air.

J'étais debout, en costume de marié, le cœur battant à tout rompre. À côté de moi, resplendissante dans sa robe blanche, se tenait Sophie. Son visage était un masque de perfection angélique.

"Mon amour, tu as l'air un peu pâle. Tout va bien ?" sa voix était douce comme du miel, mais pour moi, elle sonnait comme le sifflement d'un serpent.

Je la regardai, et les souvenirs de ma vie passée défilèrent dans ma tête à une vitesse vertigineuse. La trahison, la douleur, la mort misérable. Tout était là, gravé dans mon âme. Ce n'était pas un rêve. J'étais revenu. Revenu au jour de mon mariage, le jour où tout a commencé, le jour où le rituel de "prêt de chance" a été scellé.

Je me souvenais maintenant. Ce n'était pas de la malchance. C'était un vol. Ils avaient utilisé une sorte de magie noire, un rituel occulte pour siphonner ma chance, ma vitalité, ma fortune, et se les approprier.

Je sentis un frisson parcourir mon échine, mais ce n'était pas de la peur. C'était une rage froide et pure.

"Je vais bien, Sophie," répondis-je, ma voix étonnamment calme. "Juste un peu ému."

Elle me sourit, un sourire parfait qui n'atteignait pas ses yeux. Ces yeux que je voyais maintenant pour ce qu'ils étaient : froids, calculateurs, cupides.

Mon regard balaya l'assemblée. Je vis son père, Monsieur Moreau, l'air digne et respectable. Un complice. Il avait fermé les yeux sur les agissements de sa fille en échange de l'ascension sociale que ma fortune lui procurait.

Et puis, je vis Marc Lambert. Assis au premier rang, il me regardait avec un air de supériorité à peine déguisé. Il était le complice actif, l'amant de l'ombre, celui qui profitait le plus de ma chute. Il me fit un petit clin d'œil narquois, un geste que j'avais pris pour de l'amitié dans ma vie précédente. Aujourd'hui, je savais que c'était le signe du prédateur qui admire sa proie prise au piège.

Marc se leva et s'approcha, me donnant une tape un peu trop forte dans le dos.

"Alors, Jean-Luc, prêt à faire le grand saut ? Ne t'inquiète pas, on sera là pour te rattraper si tu tombes."

Son ton était jovial, mais ses mots étaient une menace voilée. Dans mon autre vie, j'aurais souri bêtement. Cette fois, je le regardai droit dans les yeux.

"Ne t'en fais pas pour moi, Marc," dis-je d'un ton neutre. "Je sais exactement où je mets les pieds. Et je n'ai jamais eu l'intention de tomber."

Une ombre de surprise passa dans ses yeux. Il ne s'attendait pas à cette repartie. Il força un rire et retourna s'asseoir, visiblement déstabilisé.

Le prêtre s'éclaircit la gorge. Le moment était venu.

"Jean-Luc Dubois, consentez-vous à prendre pour épouse Sophie Moreau, ici présente ?"

Tous les regards étaient tournés vers moi. Sophie me pressa doucement la main, son contact me donnant la nausée. Je pouvais sentir le poids de leur conspiration sur mes épaules. Dans ma vie passée, mon "oui" avait été le début de ma fin.

Cette fois, ce serait le début de la leur.

Je pris une profonde inspiration, un léger sourire aux lèvres.

"Oui, je le veux."

Chapitre 2

La réception se tenait dans le somptueux manoir de la famille Moreau, un luxe financé en grande partie par mes investissements "généreux". Les rires et le bruit des verres qui trinquent remplissaient l'air, mais pour moi, tout cela n'était qu'une cacophonie masquant un complot sordide. Je jouais mon rôle à la perfection, souriant, remerciant les invités, agissant comme le gendre naïf et éperdument amoureux qu'ils attendaient.

Mes yeux, cependant, ne perdaient rien. Je remarquai comment Sophie gardait son sac à main brodé de perles constamment près d'elle, le serrant presque convulsivement. Je savais ce qu'il y avait à l'intérieur. Pas un téléphone ou du maquillage, mais le fétiche principal du rituel : un petit objet m'ayant appartenu, enveloppé dans un fil de soie rouge. C'était l'ancre qui liait ma fortune à la sienne. Dans ma vie précédente, je l'avais découvert bien trop tard, dans ses affaires, après ma ruine complète.

Mon regard croisa celui de Marc à plusieurs reprises. Il levait son verre de champagne dans ma direction avec un air de triomphe arrogant, un regard qui disait "tu es à moi maintenant". Il ne se doutait pas que le chasseur était devenu la proie.

Le moment que j'attendais arriva lorsque Monsieur Moreau monta sur l'estrade, un micro à la main, pour le traditionnel discours du père de la mariée.

"Mes chers amis, chère famille," commença-t-il d'une voix pleine d'une fausse émotion. "Nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer l'union de ma fille chérie, Sophie, avec un jeune homme... très chanceux."

Un rire poli parcourut l'assemblée.

"Oui, Jean-Luc est un homme chanceux," continua-t-il en me regardant avec un air condescendant. "Il n'a peut-être pas notre nom, notre histoire, mais il a su conquérir le cœur de ma fille. Et en rejoignant notre famille, il trouvera une stabilité et une direction qu'il n'aurait jamais pu espérer seul. Nous sommes heureux de l'accueillir et de... le guider."

L'humiliation était publique, flagrante. Il me peignait comme un parvenu sans envergure, un projet caritatif pour sa famille. Les invités, pour la plupart des associés et des relations des Moreau, hochèrent la tête d'un air approbateur. Dans ma vie passée, j'avais baissé la tête, rouge de honte, tandis que Sophie me caressait la main en murmurant "ne les écoute pas, mon amour".

Cette fois, je levai mon verre vers Monsieur Moreau avec un large sourire. "À ma nouvelle famille !" criai-je, mon enthousiasme feint désarçonnant l'assemblée et forçant tout le monde à trinquer. Je ne leur montrerais aucune faiblesse.

Plus tard dans la soirée, Monsieur Moreau m'entraîna dans son bureau lambrissé. Marc et Sophie nous suivirent. L'ambiance changea instantanément. Le vernis de la fête s'écailla pour révéler la froideur des affaires.

"Jean-Luc," dit le vieil homme en s'asseyant derrière son bureau massif. "Juste une petite formalité avant que la fête ne batte son plein."

Il fit glisser un dossier en cuir sur la table. Je reconnus immédiatement le document. Ce n'était pas un contrat de mariage standard. C'était un accord de "gestion de patrimoine", un document complexe qui, en résumé, me faisait reconnaître une dette fictive envers la société de Moreau, dette qui serait "remboursée" par un transfert progressif de mes actifs sous sa "gestion experte". C'était l'outil légal de leur vol.

"Comme tu le sais, les affaires de Sophie en bourse ont été... malheureuses," dit Marc avec un faux air de sympathie. "Ceci est juste pour nous assurer que tout est en ordre et que ton patrimoine est protégé des créanciers. C'est pour ton bien."

"Signe, mon chéri," murmura Sophie en se penchant vers moi, son parfum m'enveloppant comme un poison. "Fais-le pour nous. Pour notre avenir."

Les mêmes mots. La même scène. Mon estomac se noua, mais mon visage resta impassible. Je me souvenais de ma main tremblante signant ce papier, scellant ma propre condamnation.

Cette fois, je pris le stylo d'un geste assuré. Mais avant de signer, mon regard s'attarda sur un détail que je n'avais jamais remarqué. Marc portait des boutons de manchette en argent. Sur l'un d'eux était gravé un minuscule nœud de soie, presque invisible. Un symbole identique à celui du fil rouge qui, je le savais, se trouvait dans le sac de Sophie. C'était leur signe de reconnaissance, la marque de leur conspiration. La preuve visuelle de leur lien.

Je souris intérieurement. Les pièces du puzzle s'assemblaient, mais cette fois, j'étais celui qui les contrôlait.

Je signai le document sans hésiter. Leurs visages s'illuminèrent d'un soulagement et d'une cupidité mal dissimulés. Ils pensaient avoir gagné.

"Parfait," dit Monsieur Moreau en récupérant le dossier. "Maintenant, retournons à la fête."

"Excusez-moi," dis-je en me levant. "Je ne me sens pas très bien. La journée a été longue. Je pense que je vais prendre un peu l'air."

Sans attendre leur réponse, je tournai les talons et quittai le bureau, les laissant échanger des regards triomphants. Je ne fuyais pas. Je partais au combat. Mon premier acte de guerre venait d'être de signer leur traité, car je savais maintenant comment le retourner contre eux.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022