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Le Retour du Vigneron Trahi

Le Retour du Vigneron Trahi

Auteur:: Sweet Dream
Genre: Xuanhuan
Dans la cellule froide des Baumettes, je fixais le plafond moisi, emprisonné depuis trois ans pour un crime que je n'avais pas commis, accusé par la femme que j'avais le plus aimée. Puis, Juliette Gordon, impeccable et glaciale, m'a annoncé qu'Alan Moore, soi-disant amour de son enfance, avait "par miracle" survécu à ma prétendue agression et avait besoin d'un rein. Elle a exigé que je lui donne le mien, balayant ma déclaration d'une précédente greffe qui me rendrait toute nouvelle opération fatale, me traitant de menteur et me condamnant à cette procédure. Allongé sur la table d'opération, sous la lumière crue, j'ai entendu les infirmières chuchoter : Alan n'était pas malade, tout était une arnaque, et Juliette, cette femme que j'adorais, m'envoyait sciemment à la mort. Mon sang s'est glacé en comprenant l'ampleur de sa trahison, mais alors que l'anesthésie prenait le dessus, mes paupières se sont faites lourdes, ma dernière pensée étant un mélange de rage et de désespoir. Je me suis réveillé en sursaut, le souffle court, non pas à l'hôpital, mais dans ma propre chambre, et au rez-de-chaussée, j'entendais la voix d'Alan Moore simulant la douleur, le même piège se refermant. Le calendrier sur ma table de chevet affichait la date exacte de l'année où tout avait commencé : j'étais revenu.

Introduction

Dans la cellule froide des Baumettes, je fixais le plafond moisi, emprisonné depuis trois ans pour un crime que je n'avais pas commis, accusé par la femme que j'avais le plus aimée.

Puis, Juliette Gordon, impeccable et glaciale, m'a annoncé qu'Alan Moore, soi-disant amour de son enfance, avait "par miracle" survécu à ma prétendue agression et avait besoin d'un rein.

Elle a exigé que je lui donne le mien, balayant ma déclaration d'une précédente greffe qui me rendrait toute nouvelle opération fatale, me traitant de menteur et me condamnant à cette procédure.

Allongé sur la table d'opération, sous la lumière crue, j'ai entendu les infirmières chuchoter : Alan n'était pas malade, tout était une arnaque, et Juliette, cette femme que j'adorais, m'envoyait sciemment à la mort.

Mon sang s'est glacé en comprenant l'ampleur de sa trahison, mais alors que l'anesthésie prenait le dessus, mes paupières se sont faites lourdes, ma dernière pensée étant un mélange de rage et de désespoir.

Je me suis réveillé en sursaut, le souffle court, non pas à l'hôpital, mais dans ma propre chambre, et au rez-de-chaussée, j'entendais la voix d'Alan Moore simulant la douleur, le même piège se refermant.

Le calendrier sur ma table de chevet affichait la date exacte de l'année où tout avait commencé : j'étais revenu.

Chapitre 1

Dans la cellule humide et froide de la prison des Baumettes à Marseille, je fixais le plafond moisi. Trois ans. Trois ans que j'étais enfermé ici, accusé d'un crime que je n'avais pas commis.

On m'avait dit que j'avais poussé Alan Moore de la terrasse du château. Alan, le soi-disant amour d'enfance de Juliette, ma compagne.

Et celle qui m'avait dénoncé à la police, sans même écouter un mot de mon explication, c'était elle. Juliette Gordon. La femme que j'avais sauvée, que j'avais aimée plus que ma propre vie.

La porte en fer s'est ouverte avec un grincement. Un gardien m'a regardé avec dégoût.

« Larson, tu as de la visite. »

J'ai été conduit dans une salle d'interrogatoire stérile. Juliette était assise là, impeccable dans son tailleur Chanel, son visage aussi froid et beau que jamais. Elle ne m'a pas regardé.

« Joseph, » a-t-elle commencé, sa voix dénuée de toute chaleur, « Alan a survécu, par miracle. Mais ses reins sont défaillants. Il a besoin d'une greffe. »

Je suis resté silencieux, mon cœur battant à tout rompre.

Elle a finalement posé ses yeux sur moi, un regard glacial qui me transperçait.

« Tu vas lui donner un de tes reins. C'est ta chance de te racheter. »

Le monde semblait s'effondrer autour de moi. Une demande absurde, cruelle.

« Juliette, tu sais très bien que je n'ai pas poussé Alan. »

Elle a eu un petit rire méprisant.

« Ça n'a plus d'importance. C'est ta seule issue. Si tu acceptes, je peux faire en sorte que ta peine soit réduite. Tu pourras sortir d'ici. »

Une menace à peine voilée. Une humiliation totale. Elle me traitait comme un objet, une simple banque d'organes pour son véritable amour.

Je l'ai regardée droit dans les yeux, la voix tremblante.

« Je ne peux pas, Juliette. J'ai déjà donné un rein il y a des années, après un accident. Une deuxième opération me tuerait. »

C'était la vérité. Un secret que je n'avais jamais partagé, même avec elle.

Son visage s'est durci.

« Encore un de tes mensonges. Tu ferais n'importe quoi pour ne pas payer pour tes actes. Tu me dégoûtes. L'accord est signé. Tu seras transféré à l'hôpital demain. Ne salis pas mes yeux avec ta présence plus longtemps. »

Elle s'est levée et est partie, sans un regard en arrière.

Le lendemain, sur la table d'opération, sous les lumières crues, j'ai vu une infirmière parler à une autre, pensant que j'étais déjà sous anesthésie.

« C'est une arnaque totale. Le patient, Alan Moore, n'a aucun problème de rein. Ils veulent juste le sien. C'est horrible. »

Mon sang s'est glacé. Alan n'était pas mort. Alan n'était pas malade. Tout était un mensonge.

Et Juliette, la femme que j'aimais, m'envoyait à la mort en toute connaissance de cause.

L'anesthésiste s'est approché. J'ai senti le froid du liquide se répandre dans mes veines, mes paupières devenir lourdes. Ma dernière pensée a été pour elle. Pour sa trahison.

Puis, le noir total.

...

Je me suis réveillé en sursaut, le souffle court.

Où suis-je ?

Je n'étais pas dans une salle d'opération. J'étais dans ma chambre, dans notre domaine en Provence. Le soleil filtrait à travers les rideaux.

J'ai entendu une voix familière, pleine de fausse inquiétude, venant du rez-de-chaussée.

« Oh mon Dieu, Juliette ! Je suis tombé... Je crois que Joseph m'a poussé dans les escaliers... »

C'était la voix d'Alan Moore.

J'ai regardé le calendrier sur ma table de chevet. Le 15 juin. Trois ans avant ma mort.

Je suis revenu. Je suis revenu au jour où tout a commencé.

Chapitre 2

Je suis descendu lentement. En bas, Alan était assis par terre, grimaçant de douleur, une main sur sa cheville. Juliette était à genoux à côté de lui, son visage rempli d'inquiétude.

La scène était exactement la même que dans ma vie précédente.

Je me suis souvenu de tout. Ma mort sur cette table d'opération, la conversation des infirmières, la froideur de Juliette. Le souvenir était si vif, si douloureux.

Juliette a levé les yeux vers moi, ses traits durcis par la colère.

« Joseph ! Qu'est-ce que tu as fait ? Pourquoi as-tu poussé Alan ? »

Elle n'a même pas demandé ma version des faits. Elle m'a accusé, directement.

Dans ma vie passée, j'avais paniqué, j'avais essayé de me défendre, de crier mon innocence. Mais elle ne m'avait pas cru. Elle n'avait cru qu'Alan.

Cette fois, je suis resté silencieux. Mon cœur était un bloc de glace.

Alan a commencé à pleurer, se blottissant contre Juliette.

« Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal, Juliette... J'ai juste dit à Joseph que je t'aimais depuis l'enfance, que nous étions faits l'un pour l'autre... Il est devenu fou. »

C'était un schéma que je connaissais trop bien. Depuis que Juliette avait retrouvé la mémoire et qu'Alan était arrivé dans notre vie, il avait utilisé cette tactique des dizaines de fois pour me discréditer, pour me faire passer pour un homme violent et jaloux.

Et Juliette, aveuglée par ses sentiments passés, tombait dans le panneau à chaque fois.

Elle s'est levée, furieuse, et s'est approchée de moi.

« Tu entends ça ? Tu es un monstre ! »

Elle a levé la main et m'a giflé. La douleur a éclaté sur ma joue, mais je n'ai pas bronché.

Son regard était rempli de haine.

« Si tu touches encore à un seul cheveu d'Alan, je te tuerai, Joseph. Je le jure. »

Elle a ensuite aidé Alan à se relever, le soutenant avec une tendresse infinie, et l'a emmené vers le salon. En passant devant moi, Alan m'a jeté un regard triomphant, un sourire moqueur sur les lèvres.

Je suis resté seul dans le hall d'entrée. Le vin renversé sur le sol, les éclats de verre... tout était comme dans mes souvenirs.

Je suis remonté dans notre chambre. Sur le mur, il y avait une grande photo de nous deux, prise le jour de notre mariage non officiel. Nous souriions, heureux.

J'ai décroché la photo du mur.

J'ai regardé le visage de Juliette sur le papier glacé. Ce visage que j'avais tant aimé.

Puis, lentement, méthodiquement, j'ai déchiré la photo en deux.

C'est fini.

L'amour que j'avais pour elle est mort sur cette table d'opération.

Cette fois, je ne serai plus la victime.

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