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Le Prix de sa Générosité Forcée

Le Prix de sa Générosité Forcée

Auteur:: Cypher Moss
Genre: Moderne
C'était un Noël comme les autres, l'air froid de Paris annonçant la saison des fêtes, et Marc, mon petit ami, rayonnant de sa prime de 10 000 euros. Je l' ai serré dans mes bras, heureuse pour lui, pensant que notre avenir s' écrirait enfin. Mais chez Cartier, le rêve a viré au cauchemar. Marc, le soi-disant économe, a choisi une parure hors de prix pour sa mère, puis, l' air gêné, m' a demandé de payer l' intégralité des 10 000 euros, prétextant un prêt à un collègue. Puis ma responsable des ressources humaines, Sylvie, une amie de Marc que je ne lui connaissais pas, est apparue de nulle part, me traitant de « profiteuse » et me sommant de ne pas freiner sa "générosité." Marc, loin de me défendre, a ajouté à ma détresse en me pressant de payer pour « nous ». Comment Marc, l'homme le plus pingre que je connaisse, pouvait-il prêter une telle somme sans même m'en parler ? Pourquoi Sylvie, une connaissance de Marc, s'immisçait-elle avec tant d'agressivité dans notre vie privée ? Le mot « Non » a claqué dans le luxe silencieux de la joaillerie. J' ai tourné les talons, le cœur brisé. Je ne le savais pas encore, mais c' était le début de la fin pour Marc, et le début d' une vengeance froide et méthodique pour moi.

Introduction

C'était un Noël comme les autres, l'air froid de Paris annonçant la saison des fêtes, et Marc, mon petit ami, rayonnant de sa prime de 10 000 euros. Je l' ai serré dans mes bras, heureuse pour lui, pensant que notre avenir s' écrirait enfin.

Mais chez Cartier, le rêve a viré au cauchemar. Marc, le soi-disant économe, a choisi une parure hors de prix pour sa mère, puis, l' air gêné, m' a demandé de payer l' intégralité des 10 000 euros, prétextant un prêt à un collègue.

Puis ma responsable des ressources humaines, Sylvie, une amie de Marc que je ne lui connaissais pas, est apparue de nulle part, me traitant de « profiteuse » et me sommant de ne pas freiner sa "générosité." Marc, loin de me défendre, a ajouté à ma détresse en me pressant de payer pour « nous ».

Comment Marc, l'homme le plus pingre que je connaisse, pouvait-il prêter une telle somme sans même m'en parler ? Pourquoi Sylvie, une connaissance de Marc, s'immisçait-elle avec tant d'agressivité dans notre vie privée ?

Le mot « Non » a claqué dans le luxe silencieux de la joaillerie. J' ai tourné les talons, le cœur brisé. Je ne le savais pas encore, mais c' était le début de la fin pour Marc, et le début d' une vengeance froide et méthodique pour moi.

Chapitre 1

C'était un samedi après-midi de décembre, l'air de Paris était froid et piquant, mais dans notre petit appartement, l'ambiance était chaleureuse.

Marc, mon petit ami depuis trois ans, venait de recevoir sa prime de fin d'année. Il était rayonnant.

« Léa, ma chérie, j'ai eu ma prime ! Dix mille euros ! »

Je l'ai serré dans mes bras, sincèrement heureuse pour lui.

« C'est génial, mon amour ! Tu le mérites tellement, tu as travaillé si dur cette année. »

Il travaillait dans une petite start-up, toujours à se plaindre de son patron et de ses longues heures. Je savais que cette prime était importante pour lui.

Il m'a embrassée sur le front.

« Pour fêter ça, je veux faire un cadeau incroyable à ma mère. Elle a toujours rêvé d'un vrai bijou, quelque chose de beau. Viens avec moi, on va choisir ensemble. »

Son idée m'a touchée. Marc parlait souvent de sa mère avec beaucoup d'affection, une femme de ménage qui avait tout sacrifié pour lui et son jeune frère. Son père était au chômage depuis longtemps. J'admirais cette loyauté familiale, même si parfois, je trouvais sa mère un peu envahissante.

Nous sommes donc allés dans le quartier de l'Opéra, là où se trouvent les grands joailliers. J'étais un peu surprise, je pensais qu'il choisirait une boutique plus modeste, mais je n'ai rien dit. Je voulais partager sa joie.

Nous sommes entrés chez Cartier. L'atmosphère était luxueuse et silencieuse. Un vendeur élégant s'est approché de nous.

Marc a agi comme s'il avait l'habitude de ces endroits. Il a pointé du doigt une parure exposée sous une vitrine.

« Je voudrais voir ça, s'il vous plaît. »

Le vendeur a sorti un collier et un bracelet scintillants de diamants. C'était magnifique, mais visiblement très cher.

Marc a pris le collier et l'a approché du cou de sa mère imaginaire.

« C'est parfait pour elle. Qu'en penses-tu, Léa ? »

« C'est très beau, Marc, mais tu es sûr pour le prix ? »

Le vendeur a souri.

« La parure complète est à dix mille euros, monsieur. Un choix exquis. »

Dix mille euros. Exactement le montant de sa prime. C'était une dépense folle, mais c'était son argent.

Marc a hoché la tête, l'air très satisfait.

« On prend. »

Au moment où le vendeur allait emballer les bijoux, Marc s'est tourné vers moi, son visage soudainement embarrassé.

« Ah, ma chérie... Il y a un petit problème. »

Mon cœur a commencé à battre un peu plus vite. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que quelque chose n'allait pas.

« Quel problème ? »

« En fait, j'ai prêté ma prime à un collègue. Il avait une urgence familiale, je ne pouvais pas refuser. Il me rembourse le mois prochain. Est-ce que tu pourrais payer pour moi ? C'est juste une avance, je te jure que je te rendrai tout dès que j'aurai l'argent. »

Je suis restée figée. Le monde autour de moi semblait s'être arrêté. Dix mille euros. C'était une somme énorme. Et par une étrange coïncidence, c'était exactement le montant de ma propre prime de fin d'année, que je venais de recevoir la veille.

Je l'ai regardé, cherchant un signe de mensonge dans ses yeux. Mais il avait l'air si sincère, si désolé.

Pourtant, quelque chose clochait. Marc était l'homme le plus économe que je connaisse. Il comptait chaque centime au supermarché, il se plaignait du prix du ticket de métro. L'idée qu'il puisse prêter dix mille euros à un collègue, sans même m'en parler avant, était complètement absurde.

Ces trois dernières années, c'est moi qui avais payé la majorité de nos dépenses communes. Le loyer de l'appartement, les factures, les vacances... Il disait toujours qu'il économisait pour notre avenir. Je le croyais.

Maintenant, il me demandait de dépenser toute ma prime pour un cadeau destiné à sa mère.

J'ai essayé de trouver une solution raisonnable.

« Écoute, Marc... Dix mille euros, c'est beaucoup. Et si on achetait seulement le bracelet pour l'instant ? C'est déjà un cadeau magnifique. On pourra acheter le collier plus tard. »

Le visage de Marc s'est durci.

« Juste le bracelet ? Mais je lui ai promis la parure complète. »

C'est à ce moment-là qu'une voix stridente s'est fait entendre derrière nous.

« Léa ! Je n'en crois pas mes oreilles ! »

Je me suis retournée. C'était Sylvie, la responsable des ressources humaines de mon entreprise. Une femme d'une cinquantaine d'années, toujours tirée à quatre épingles, avec un air sec et autoritaire. Je ne savais pas qu'elle connaissait Marc.

Elle s'est approchée, son regard me jugeant de la tête aux pieds.

« Marc est un homme si généreux, il veut faire plaisir à sa mère et toi, tu essaies de le freiner ? Tu devrais avoir honte. Être aussi profiteuse... Après tout ce qu'il fait pour toi. »

J'étais sous le choc. Profiteuse ? C'était moi qui payais presque tout. Les quelques clients présents dans la boutique se sont tournés vers nous. Leurs regards étaient curieux, accusateurs. J'avais l'impression d'être dans un tribunal.

Je me suis tournée vers Marc, attendant qu'il me défende, qu'il dise à cette femme de se mêler de ses affaires.

Mais il n'a rien fait. Au contraire, il a ajouté à ma détresse.

« S'il te plaît, Léa, ne faisons pas de scène. C'est juste de l'argent. Pense à ma mère, elle sera si heureuse. Fais-le pour moi, pour nous. »

Il a utilisé le mot « nous ». Mais à cet instant, je me suis sentie terriblement seule. Il ne me voyait pas, il ne voyait que les dix mille euros. Il était prêt à me laisser humilier publiquement pour obtenir ce qu'il voulait.

Chapitre 2

Le visage de Sylvie était tordu par un mépris à peine déguisé. Les murmures des autres clients me parvenaient comme un bruit de fond désagréable. J'ai senti la colère monter en moi, une colère froide et claire.

J'ai regardé Marc droit dans les yeux.

« Non. »

Le mot est sorti, sec et définitif.

Puis, j'ai regardé Sylvie.

« Et vous, madame, je ne vous permets pas de vous immiscer dans ma vie privée. »

Sans un regard de plus pour eux, j'ai tourné les talons et j'ai quitté la boutique. Le froid de la rue m'a saisie, mais c'était un soulagement comparé à l'atmosphère glaciale de la bijouterie.

J'ai marché sans but, le cœur battant à tout rompre. J'ai sorti mon téléphone et je l'ai éteint. Je ne voulais pas de ses appels, de ses messages, de ses fausses excuses.

J'ai pris un taxi.

« Avenue Foch, s'il vous plaît. »

Le chauffeur m'a regardée dans le rétroviseur, sans doute surpris. L'avenue Foch n'était pas un quartier pour une jeune femme habillée simplement comme moi. Mais c'était là que j'avais grandi. C'était là que se trouvait mon refuge.

L'hôtel particulier de mes parents était immense, silencieux et imposant. J'ai sonné. C'est ma mère qui m'a ouvert. En voyant mon visage, elle a tout de suite compris.

« Qu'est-ce qu'il a encore fait ? »

Je me suis effondrée en larmes dans ses bras. Nous nous sommes assises dans le grand salon, devant la cheminée. Je lui ai tout raconté, l'histoire des bijoux, la demande de Marc, l'humiliation publique par Sylvie.

Ma mère a écouté patiemment, son visage devenant de plus en plus sévère. Quand j'ai eu fini, elle a pris ma main.

« Léa, ma chérie. Je te l'ai dit depuis le début. Cet homme n'est pas pour toi. Il ne t'aime pas, il aime ce qu'il pense pouvoir obtenir de toi. Tu es généreuse et tu crois que tout le monde l'est aussi, mais ce n'est pas le cas. Il faut que tu le quittes. »

Elle avait raison. Je le savais. Mais c'était difficile d'admettre que j'avais été si aveugle pendant trois ans.

« Je ne comprends pas, maman. Pourquoi ? Pourquoi faire tout ça ? »

« Parce qu'il est cupide, Léa. Et parce qu'il te croit aussi modeste que lui. Il ne sait rien de nous, n'est-ce pas ? »

C'était vrai. Marc ne savait rien de ma véritable identité. Pour lui, j'étais Léa, une simple employée dans une grande entreprise. Il ne savait pas que mon nom de famille était Dupont, l'un des noms les plus importants de l'immobilier parisien. Il ne savait pas que l'immeuble de bureaux où nous travaillions tous les deux appartenait à mon père. Il ne savait pas que l'appartement dans lequel nous vivions était ma propriété.

J'avais voulu garder ce secret. Je voulais trouver quelqu'un qui m'aimerait pour moi, pas pour l'argent de ma famille. J'avais cru que Marc était cet homme. Quelle idiote j'avais été.

Malgré la douleur et la colère, une partie de moi se souvenait des bons moments. De nos rires, de nos voyages, des soirées passées à refaire le monde. Est-ce que tout cela n'avait été qu'un mensonge ? Mon cœur refusait de l'accepter complètement. Une petite voix en moi me disait de lui donner une dernière chance, de comprendre.

Le soir, j'ai rallumé mon téléphone. Il y avait des dizaines de messages de Marc.

« Léa, je suis désolé. Je n'aurais jamais dû te mettre dans cette situation. »

« Sylvie est une vieille amie de la famille, elle ne voulait pas être méchante. »

« Je t'aime plus que tout. Pardonne-moi. »

Puis, une notification de ma banque est apparue. Un virement de 200 euros de la part de Marc Dubois. Le message disait : « Pour me faire pardonner. Je sais que ce n'est pas grand-chose, mais c'est tout ce que j'ai pour l'instant. »

Deux cents euros. C'était presque une insulte après m'avoir demandé dix mille. Mais c'était aussi une preuve de sa prétendue bonne foi.

Le dernier message était une invitation.

« S'il te plaît, viens passer les fêtes de fin d'année chez mes parents. Laisse-moi te prouver que notre amour est réel. Laisse-moi me racheter. »

Contre l'avis de ma mère, contre ma propre raison, j'ai senti une lueur d'espoir. Peut-être que j'avais surréagi. Peut-être qu'il était juste maladroit et sous pression de sa famille.

J'ai accepté. Ce serait sa dernière chance.

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