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Le Prince et la Fille de la Servante : la puissance de l’amour

Le Prince et la Fille de la Servante : la puissance de l'amour

Auteur:: Plume de la Romance
Genre: Romance
Le prince Hélios, héritier du trône, se devait de quitter l'Amérique pour son royaume natal, suite au décès de son père, le roi. Mais il ignorait que sa mère avait déjà scellé son destin en organisant son mariage avec une princesse d'un royaume voisin. La tradition exigeait qu'avant de monter sur le trône, il ait une épouse à ses côtés. Hélios le savait pertinemment, mais il refusait de laisser sa mère, la reine, choisir la femme avec qui il passerait sa vie. Cependant, à son arrivée, il finit par céder aux arguments de sa mère. Mais, tout bascula lorsqu'il posa les yeux sur Anna, la fille de la servante de la reine. Hélios éprouve une profonde affection pour la servante et la considère comme sa deuxième mère, car elle avait été sa nourrice. Que se passerait-il lorsqu'il déciderait de se laisser emporter par la passion qui l'envahissait pour Anna ? La jeune femme, qui n'imaginait jamais devenir l'objet de désir d'un prince, comment réagirait-elle ? Et quelle serait la réaction de la reine, farouchement attachée aux traditions ? Quel secret se cachait derrière l'accord passé entre la reine et le roi du royaume voisin pour unir leurs enfants ? Mystère également autour de la mort du roi, le père d'Hélios. Pour découvrir les réponses à toutes ces questions, plongez dans cette histoire captivante. Comment sera cette histoire selon vous ?

Chapitre 1 Chapitre 1

La résidence royale, un vaste palais au cœur du royaume, était plongée dans une atmosphère lourde et solennelle. Le grand hall, habituellement éclatant de lumière et de rires, était maintenant envahi par une obscurité pesante. Les murs, ornés de tentures somptueuses et de portraits de générations de monarques, semblaient se refermer sur eux-mêmes dans une tristesse silencieuse.

Le roi est mort.

Le corps du roi reposait dans la chambre royale, entouré de cierges vacillants qui projetaient des ombres tremblantes sur son visage désormais serein. Les nobles et les gardes se tenaient en silence, les yeux baissés, respectant le deuil profond qui avait enveloppé le palais. Le royaume tout entier semblait retenir son souffle, conscient du changement imminent.

Dans une aile plus retirée du palais, la reine mère se trouvait dans ses appartements. Son visage, habituellement impassible et digne, portait les marques d'une profonde douleur. Assise près de la fenêtre, elle regardait sans vraiment voir, les jardins royaux baignés dans la lumière mourante du crépuscule.

Soudain, une douce toquade se fit entendre à la porte. C'était Ayo sa servante personnelle, une femme loyale et attentionnée qui servait la reine depuis des années. La servante entra, une expression d'inquiétude mêlée de respect sur son visage.

- Votre Majesté," dit-elle doucement, en s'inclinant légèrement, "les anciens sont venus vous voir. Ils vous attendent dans le salon."

La reine mère prit une profonde inspiration, essayant de rassembler ses forces.

"Je viens," répondit-elle, sa voix ferme malgré la peine qui l'étreignait. Elle jeta un dernier regard à la chambre, à ce sanctuaire de souvenirs, avant de suivre sa servante dans le couloir silencieux.

En entrant dans le salon, elle fut accueillie par les visages graves des anciens. Chacun d'eux portait la même expression de respect et de sollicitude. La reine mère s'assit à la place qui lui était réservée, au centre de l'assemblée. Malgré la douleur, elle savait que sa place était là, auprès de ceux qui comptaient sur elle pour naviguer dans cette nouvelle ère.

- Messieurs," commença-t-elle, sa voix trahissant une dignité inflexible, "nous avons perdu un roi, mais le royaume doit continuer. Quelles sont vos volontés ?"

Les anciens étaient venus non seulement pour pleurer la perte de leur souverain, mais aussi pour assurer la continuité du royaume. L'un d'eux, Udo, un homme au visage sévère mais bienveillant, se leva. C'était le plus vieux et le plus sage du conseil, respecté de tous pour sa sagesse et son discernement. Il posa son regard sur la reine mère avant de prendre la parole.

- Votre Majesté," commença-t-il, sa voix résonnant dans le silence de la salle, "nous sommes venus aujourd'hui non seulement pour exprimer notre profond chagrin, mais aussi pour discuter de l'avenir de notre royaume. Comme vous le savez, selon nos traditions, Hélios, votre fils unique et héritier légitime du trône, doit revenir pour prendre la place qui lui revient de droit. Cependant, il est actuellement en Amérique, s'occupant des affaires de son père. Nous nous demandons donc si son retour est imminent et si nous pouvons compter sur lui pour gouverner."

Tous les regards se tournèrent vers la reine mère. Malgré le poids de la douleur et de la responsabilité qui pesait sur ses épaules, elle se redressa, affichant une dignité royale inébranlable. Elle prit un moment pour rassembler ses pensées avant de répondre.

- Chers conseillers," dit-elle finalement, sa voix douce mais assurée, "je comprends vos préoccupations et je partage votre impatience à voir Hélios revenir parmi nous. Je veux vous rassurer : j'ai parlé à mon fils au téléphone il y a peu. Il prendra son vol demain à la première heure, ce qui veut dire qu'il sera avec nous dans peu. Il a pris les dispositions nécessaires pour quitter ses obligations en Amérique et revenir ici, prêt à assumer ses responsabilités."

Un murmure de soulagement parcourut l'assemblée. Les anciens échangèrent des regards, visiblement apaisés par cette nouvelle. Le conseiller qui avait pris la parole se rassit, visiblement satisfait de la réponse de la reine mère.

- Merci, Votre Majesté," répondit-il, "cette nouvelle nous réconforte. Le royaume a besoin de stabilité en ces temps troublés, et la présence de l'héritier légitime sur le trône apportera cette stabilité. Nous sommes à vos côtés pour vous soutenir, vous et le prince Hélios, dans cette transition."

La reine mère hocha la tête, reconnaissante du soutien indéfectible des anciens. Elle savait que leur expérience et leur sagesse seraient inestimables dans les jours à venir. Elle prit un moment pour regarder chacun d'eux dans les yeux, établissant une connexion personnelle et sincère.

- Je vous remercie pour votre soutien," dit-elle. "Je sais que ce ne sera pas facile, mais avec votre aide, nous surmonterons cette épreuve. Le royaume a besoin de nous tous pour traverser cette période de deuil et d'incertitude."

De l'autre côté... en Amérique...

Hélios était assis dans son luxueux salon, entouré de confort et de modernité, mais son esprit était déjà de retour au Nigeria, dans le royaume de son défunt père. Les préparatifs pour son départ le lendemain étaient presque terminés. Il se sentait à la fois déterminé et anxieux à l'idée de reprendre le trône et de remettre les choses en ordre dans son pays natal.

Soudain, une voix douce mais insistante retentit dans le couloir. Alicia, la fille de l'un de ses partenaires d'affaires, entra dans la pièce. Elle avait ce regard déterminé qu'Hélios connaissait bien, celui qui annonçait une conversation difficile.

- Alicia," dit Hélios en se levant pour l'accueillir, "je ne m'attendais pas à ta visite si tardive."

- Bonsoir, Hélios," répondit-elle, avec un sourire qu'elle espérait séduisant. "Je devais te voir avant ton départ. J'avais besoin de m'assurer de quelque chose."

Hélios soupira intérieurement, devinant où cette conversation allait mener. "Assieds-toi, Alicia. Qu'est-ce que tu veux savoir ?"

Elle s'assit gracieusement sur le canapé en face de lui, ajustant sa robe élégante. "Je veux savoir si tu comptes revenir en Amérique après avoir réglé les affaires dans ton pays."

Hélios secoua la tête doucement. "Non, Alicia. Je ne reviendrai pas. Mon devoir est désormais au Nigeria. Mon père est mort et je dois m'occuper du trône. Mes associés s'occuperont de l'entreprise ici. Je ne peux plus me permettre de vivre entre deux mondes."

Alicia le regarda avec des yeux suppliants. "Hélios, tu ne peux pas partir et tout laisser derrière toi. Nous avons quelque chose de spécial. Nous pourrions être heureux ensemble ici. Tu as toujours dit que tu aimais l'Amérique."

- J'ai aimé mon temps ici," répondit Hélios calmement, "mais mes priorités ont changé. Mon royaume a besoin de moi. Et pour être franc, Alicia, je ne pense pas que nous soyons faits pour être ensemble."

Alicia se redressa, visiblement choquée. "Comment peux-tu dire ça ? Nous avons passé des moments merveilleux ensemble. Je suis sûre que ça peut marcher entre nous."

- Alicia," dit Hélios, avec une fermeté nouvelle dans sa voix, "je suis désolé si tu as mal interprété mes intentions. Je tiens à toi en tant qu'amie, mais je ne ressens pas ce que tu espères. Mon avenir est au Nigeria, pas ici."

- Non," insista-t-elle, se levant et s'approchant de lui. "Non, tu ne peux pas me laisser comme ça. Tu dois retourner en Amérique pour moi. Nous pouvons faire fonctionner cela. Tu sais que nous pouvons."

Hélios la regarda droit dans les yeux, déterminé à ne pas céder. "Alicia, écoute-moi. Je ne reviendrai pas. Mon destin est ailleurs, et ce destin ne nous inclut pas, toi et moi. Tu dois accepter cela."

Elle recula, des larmes de frustration et de déception dans les yeux. "Tu es vraiment décidé, n'est-ce pas ?"

- Oui," répondit Hélios, adoucissant légèrement son ton. "Je suis désolé, mais c'est la vérité. Il vaut mieux pour nous deux de suivre nos chemins séparés."

Alicia resta silencieuse un moment, puis hocha lentement la tête. "Très bien, Hélios. Je comprends. Je te souhaite bonne chance, mais sache que tu me brises le cœur."

- Je suis désolé que cela te fasse souffrir," dit Hélios avec sincérité. "Je te souhaite le meilleur pour l'avenir."

Elle quitta la pièce sans un mot de plus, laissant Hélios seul avec ses pensées. Il savait qu'il avait pris la bonne décision, mais cela n'enlevait pas la difficulté de la situation. Il se leva, regarda autour de lui une dernière fois, puis se dirigea vers sa chambre, prêt à affronter les défis qui l'attendaient dans son royaume natal.

Chapitre 2 Chapitre 2

La réunion continua, les anciens et la reine mère discutant des préparatifs pour l'arrivée de Hélios et des mesures à prendre pour assurer une transition en douceur. Ils parlèrent longuement des cérémonies à venir, des affaires courantes du royaume, et des défis immédiats qui devaient être relevés. Chacun apportait ses idées, ses suggestions, et ses conseils avec un esprit de collaboration et de respect.

Les anciens finirent de discuter avec la reine et chacun retourna chez lui, laissant le palais baigné dans une quiétude étrange et solennelle. La reine mère, épuisée mais déterminée, vint s'asseoir dans le grand salon. Ses pensées vagabondèrent vers son défunt mari, se remémorant leurs moments partagés et les défis qu'ils avaient surmontés ensemble.

La porte du salon s'ouvrit doucement, interrompant ses réflexions. Sa fidèle servante entra, hésitante mais résolue. Elle s'inclina légèrement avant de parler.

- Votre Majesté," commença-t-elle timidement, "je voudrais vous demander une faveur."

La reine mère la regarda avec bienveillance. "Parle, ma chère. Que puis-je faire pour toi ?"

La servante prit une profonde inspiration. "Ma fille, Anna, vient de soutenir sa licence en comptabilité à l'autre bout du royaume. Elle souhaite venir passer du temps avec moi ici au palais, et m'aider dans mes travaux. Je voulais savoir si cela vous conviendrait."

Un sourire doux et sincère apparut sur le visage de la reine mère. "Anna, dis-tu ? C'est une excellente nouvelle pour elle. Félicitations pour sa réussite."

La servante baissa les yeux modestement. "Merci, Votre Majesté. Elle est très travailleuse et souhaite apporter son aide ici, même temporairement."

La reine mère réfléchit un instant, mais sa décision était déjà prise. "Je n'y vois aucun inconvénient. Anna peut venir passer du temps ici, avec toi. Elle est une bonne fille, et je suis sûre qu'elle sera d'une aide précieuse."

Les yeux de la servante brillèrent de gratitude. "Merci infiniment, Votre Majesté. Cela signifie beaucoup pour nous."

La reine mère se leva, prête à se retirer dans ses appartements pour la nuit. "C'est moi qui te remercie pour ta loyauté et ton service dévoué. Dis à Anna qu'elle est la bienvenue."

La servante s'inclina profondément. "Je le ferai, Votre Majesté."

Sur ces mots, la reine se retira dans ses appartements.

Le lendemain...

Le palais était en ébullition. Les préparatifs pour l'enterrement du roi continuaient sans relâche. Serviteurs, gardes et conseillers allaient et venaient, chacun s'occupant de ses tâches spécifiques pour s'assurer que tout soit parfait pour la cérémonie. La perte du roi avait plongé le royaume dans un deuil profond, mais il fallait également se préparer à l'arrivée du prince Hélios, l'héritier légitime du trône.

La reine mère, bien que submergée par la douleur et les responsabilités, comptait les heures jusqu'à l'arrivée de son fils. Elle n'avait pas vu Hélios depuis trois ans, et maintenant, il revenait non seulement comme son fils, mais comme le futur roi. Elle se demandait s'il serait à la hauteur de ses nouvelles responsabilités, prêt à affronter les autres rois qui avaient longtemps convoité leur royaume. Ses pensées dérivaient vers une potentielle alliance matrimoniale qui pourrait renforcer leur position. L'union de Hélios avec la fille d'un puissant roi pourrait être la clé pour assurer la stabilité du royaume. Pourtant, elle ignorait que cette stratégie pourrait s'avérer plus compliquée qu'elle ne le pensait.

L'heure de l'atterrissage de l'avion de Hélios approchait. La reine ordonna aux gardes royaux de se rendre à l'aéroport pour accueillir son fils. Elle décida d'envoyer également sa sœur, Becca, la tante de Hélios, afin de lui offrir un accueil familial chaleureux.

À l'aéroport, une petite délégation attendait près de la piste. Becca, vêtue de vêtements sombres en signe de deuil, se tenait droite, ses yeux fixés sur l'horizon. Les gardes, en uniforme impeccable, formaient une rangée solennelle. L'avion se posa en douceur, et peu après, Hélios apparut à la porte, descendant lentement les marches.

- Tante Becca," dit Hélios en arrivant devant elle, un sourire fatigué mais sincère sur le visage.

- Hélios," répondit Becca en l'embrassant affectueusement. "Bienvenue à la maison, mon cher neveu. Ta mère t'attend avec impatience."

- Merci," dit Hélios, son regard se durcissant légèrement à la pensée des responsabilités qui l'attendaient. "Allons-y, il y a beaucoup à faire."

Le trajet de l'aéroport au palais se fit en silence, chacun perdu dans ses pensées. Les rues étaient bordées de citoyens endeuillés venus rendre hommage à leur défunt roi. En arrivant au palais, Hélios fut accueilli par une garde d'honneur et conduisit directement à la salle du trône, où l'attendait sa mère.

- Mon fils," dit la reine mère en le voyant entrer, les larmes aux yeux. "Tu es enfin là."

- Mère," répondit Hélios en s'avançant pour l'embrasser. "Je suis désolé de ne pas avoir été là plus tôt."

- Tu es ici maintenant, c'est ce qui compte," dit-elle en essuyant ses larmes. "Viens, nous avons beaucoup à discuter."

Ils s'assirent dans le salon privé du roi, un endroit empli de souvenirs et de décisions cruciales. La reine mère prit une profonde inspiration avant de parler.

- Hélios, tu es notre espoir maintenant. Le royaume a besoin de stabilité et de force. Il y a tant de défis à relever, notamment ces rois voisins qui ont toujours lorgné sur nos terres."

- Je comprends, mère," répondit Hélios. "Je suis prêt à assumer mes responsabilités et à protéger notre royaume."

- Il y a quelque chose d'autre," ajouta la reine mère, hésitant un instant. "J'ai pensé qu'une alliance matrimoniale pourrait renforcer notre position. La fille du roi Akintola, par exemple. Une union avec elle pourrait dissuader nos ennemis et assurer une paix durable."

Hélios fronça les sourcils, réfléchissant à cette proposition. "Je vois où tu veux en venir, mais est-ce vraiment nécessaire ? Ne devrions-nous pas chercher des alliances basées sur le respect et la coopération plutôt que sur le mariage ?"

- Peut-être," admit la reine mère, "mais nous devons explorer toutes les options pour sécuriser notre avenir. Pense-y, mon fils. Nous en discuterons davantage après les funérailles de ton père."

Hélios acquiesça, bien que sceptique. "D'accord, mère. Je réfléchirai à ta proposition."

Le reste de la journée fut consacré aux préparatifs finaux pour l'enterrement. Hélios fit le tour du palais, saluant les conseillers, les gardes et les serviteurs, assurant chacun de son engagement envers le royaume. Il savait que les jours à venir seraient déterminants pour prouver sa capacité à gouverner et à honorer l'héritage de son père.

À la tombée de la nuit, Hélios se retira dans sa chambre, épuisé mais résolu. Tandis qu'il se préparait à dormir, il pensa à Alicia et à leur conversation de la veille. Il espérait qu'elle comprendrait et trouverait sa propre voie. Pour lui, un nouveau chapitre commençait, et il devait être prêt à affronter chaque défi avec courage et détermination.

Chapitre 3 Chapitre

La cérémonie de l'enterrement du roi fut un succès retentissant. Les deux rois des royaumes voisins, malgré leurs intentions dissimulées, étaient présents pour rendre hommage au défunt roi. Leur présence, bien que symbolique, témoignait de la gravité du moment et de l'importance de maintenir des apparences diplomatiques. Les invités, familles et autres dignitaires se mêlaient dans une atmosphère solennelle mais digne, respectant la mémoire du roi disparu.

La reine mère, après avoir mûrement réfléchi, décida de mettre en œuvre son plan. Elle convoqua discrètement l'un des deux rois, roi Akintola du royaume d'Agbara qui avait deux belles et somptueuses filles, princesses de son royaume. La réunion se tint dans une petite salle privée, à l'écart des regards curieux.

- Majesté," commença la reine mère, "je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre privée en cette journée difficile."

- Le plaisir est le mien, Votre Majesté," répondit le roi, son visage affichant une bienveillance feinte. "Quelle est la raison de cette entrevue?"

- J'ai réfléchi à l'avenir de nos royaumes," dit la reine mère en choisissant ses mots avec soin. "Comme vous le savez, mon fils Hélios va bientôt monter sur le trône. Pour renforcer notre alliance et assurer la stabilité de notre royaume, je propose une union entre Hélios et l'une de vos filles."

Le roi haussa un sourcil, feignant la surprise. "Votre proposition est intéressante, Votre Majesté. Mes filles sont en effet en âge de se marier, et une telle alliance pourrait être bénéfique pour nos deux royaumes."

- Exactement," acquiesça la reine mère. "Cela assurerait une paix durable et une coopération mutuelle."

Après quelques échanges, le roi approuva les idées de la reine. "Je suis d'accord avec votre proposition," dit-il finalement. "L'une de mes filles sera honorée de se marier avec le futur roi Hélios."

Pendant ce temps, Hélios était occupé à saluer les invités et à exprimer sa gratitude pour leur présence et leur soutien en ces temps de deuil. Alicia, qui avait fait le voyage depuis l'Amérique pour assister aux funérailles, ne le quittait pas d'une semelle. Elle voulait profiter de chaque instant avec lui avant de retourner chez elle le lendemain.

- Hélios," dit Alicia en le tirant par la manche, "pouvons-nous parler un moment en privé ?"

Hélios, bien qu'occupé et un peu agacé par son insistance, accepta par politesse. "Très bien, Alicia. Trouvons un endroit tranquille."

Ils se dirigèrent vers un coin isolé du jardin du palais, loin des oreilles indiscrètes. "Qu'est-ce que tu veux me dire, Alicia ?" demanda Hélios, essayant de rester courtois malgré la situation.

- Je sais que tu es très occupé et que c'est un moment difficile pour toi," commença Alicia, son regard implorant. "Mais je devais te parler avant de repartir en Amérique. Je ne peux pas m'imaginer sans toi, Hélios. Reviens avec moi."

- Alicia," répondit Hélios avec un soupir, "nous avons déjà eu cette conversation. Mon devoir est ici, dans mon royaume. Je ne peux pas te suivre en Amérique."

- Mais pourquoi pas ?" s'exclama-t-elle, les larmes aux yeux. "Nous pourrions être heureux ensemble. Tu n'as pas à sacrifier ton bonheur pour ce trône."

Hélios la regarda avec une tendresse mêlée de fermeté. "Je comprends ce que tu ressens, Alicia, mais ma place est ici. Mon peuple a besoin de moi, et je ne peux pas les abandonner. Tu dois accepter cela."

Alicia resta silencieuse, la douleur de la réalité s'installant en elle. "Je suppose que je n'ai pas le choix," murmura-t-elle finalement. "Je partirai demain, mais sache que tu resteras toujours dans mon cœur."

- Je te souhaite le meilleur, Alicia," dit Hélios avec sincérité. "Je suis désolé."

Alicia s'éloigna, laissant Hélios seul dans le jardin.

La tranquillité commençait à s'installer dans le palais. Les rois des royaumes voisins étaient déjà repartis, jugeant préférable de ne pas passer la nuit sur place. La soirée avait été longue et empreinte d'émotion, mais une certaine sérénité revenait peu à peu. La reine mère, heureuse d'avoir son fils à ses côtés, profitait de ces moments rares avec Hélios. Ils partageaient des souvenirs, des rires et, parfois, des larmes discrètes en hommage au roi défunt.

Après un certain temps passé avec Hélios, la reine se retira dans sa chambre pour se reposer. Hélios, quant à lui, veillait à ce que tous les invités soient bien installés et ne manquent de rien avant de monter dans sa propre chambre. Il avait mis des gardes et des serviteurs à leur disposition pour s'assurer que tout se passait bien.

Dans sa chambre, Hélios savourait enfin un moment de répit. Mais alors qu'il commençait à se détendre, l'un de ses gardes frappa doucement à la porte.

- Entre," dit Hélios, se redressant légèrement.

- Votre Altesse, une des invitées souhaiterait vous voir," annonça le garde.

Hélios soupira, devinant immédiatement de qui il s'agissait. "Laisse-la entrer," ordonna-t-il.

Le garde s'inclina et ouvrit la porte pour laisser entrer Alicia. Elle entra, le visage déterminé mais marqué par l'émotion. Hélios se leva pour l'accueillir.

- Alicia," commença-t-il doucement, "que puis-je faire pour toi ?"

Alicia prit une profonde inspiration. "Hélios, je sais que tu es fatigué, mais il fallait que je te parle une dernière fois avant de partir."

- Je t'écoute," répondit Hélios, l'invitant à s'asseoir.

Alicia s'assit sur le bord du lit, son regard cherchant désespérément une compréhension dans les yeux de Hélios. "Je ne peux pas accepter que tu restes ici sans moi. Je suis prête à tout quitter et à venir vivre au Nigeria. Nous pouvons construire quelque chose ensemble ici."

Hélios ferma les yeux un instant, cherchant les mots justes pour lui répondre. "Alicia, je t'apprécie énormément. Tu es une amie précieuse, presque une sœur pour moi. Mais je ne ressens pas ce que tu espères. Même si tu venais vivre ici, je ne peux pas te promettre ce que tu désires."

- Mais pourquoi pas ?" s'exclama-t-elle, la voix tremblante. "Qu'est-ce qui te retient ?"

- Ce n'est pas une question de retenue," expliqua Hélios avec douceur. "Je n'ai tout simplement pas encore rencontré la femme avec qui je veux passer ma vie. Et même si je l'avais rencontrée, ce n'est pas toi, Alicia. Je suis désolé de te faire souffrir, mais je préfère être honnête avec toi."

Les larmes commencèrent à couler sur les joues d'Alicia. "Alors tu es vraiment décidé ? Rien de ce que je pourrais faire ne changera ta décision ?"

Hélios secoua la tête, le cœur lourd de la voir si bouleversée. "Non, Alicia. Ma décision est prise. J'espère que tu pourras trouver quelqu'un qui t'aime comme tu le mérites."

Alicia se leva, la douleur visible sur son visage. "Je comprends," dit-elle d'une voix brisée. "Je partirai demain comme prévu."

- Je suis désolé," répéta Hélios, se sentant impuissant face à sa douleur.

Sans un mot de plus, Alicia quitta la chambre, les larmes aux yeux. Hélios l'appela, mais elle continua à marcher comme si elle ne l'entendait pas, se réfugiant dans sa propre chambre. Une fois à l'intérieur, elle éclata en sanglots, priant pour que la nuit passe rapidement afin de pouvoir retourner en Amérique.

Hélios resta debout un moment, les épaules lourdes de culpabilité et de tristesse.

Le jour suivant ...

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