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Le Prince Déchu et le Roi Retrouvé

Le Prince Déchu et le Roi Retrouvé

Auteur:: Onyx Tides
Genre: Romance
Le petit salon de la mairie était simple, mais pour Alexandre Dubois, c'était le plus bel endroit du monde, le décor parfait pour enfin épouser Chloé, son amour d'enfance, après tant d'années de sacrifices. C'est alors que Marc, un ancien camarade, poussa Alexandre brutalement, prit sa place et accusa Chloé devant tous les invités : « Chloé, qu' est-ce que cet homme fait à notre mariage ? » Chloé, loin d'être surprise, posa une main apaisante sur le bras de Marc et expliqua aux invités, avec un rire moqueur, qu'Alexandre n'était qu'un simplet, un "fils de voisin" qui aimait "jouer à la dînette", et qu' elle le considérait seulement comme son « frère ». Les rires moqueurs fusèrent, et Alexandre, le cœur brisé, se retrouva face à une humiliation publique orchestrée, ne comprenant pas comment celle pour qui il avait tout donné pouvait le trahir avec une telle cruauté. Sans un mot, il enleva sa boutonnière de marié et la tendit à Marc, abandonnant le mariage et décidant de couper tous les liens avec ce passé douloureux, ignorant que la justice immanente était déjà en marche.

Introduction

Le petit salon de la mairie était simple, mais pour Alexandre Dubois, c'était le plus bel endroit du monde, le décor parfait pour enfin épouser Chloé, son amour d'enfance, après tant d'années de sacrifices.

C'est alors que Marc, un ancien camarade, poussa Alexandre brutalement, prit sa place et accusa Chloé devant tous les invités : « Chloé, qu' est-ce que cet homme fait à notre mariage ? »

Chloé, loin d'être surprise, posa une main apaisante sur le bras de Marc et expliqua aux invités, avec un rire moqueur, qu'Alexandre n'était qu'un simplet, un "fils de voisin" qui aimait "jouer à la dînette", et qu' elle le considérait seulement comme son « frère ».

Les rires moqueurs fusèrent, et Alexandre, le cœur brisé, se retrouva face à une humiliation publique orchestrée, ne comprenant pas comment celle pour qui il avait tout donné pouvait le trahir avec une telle cruauté.

Sans un mot, il enleva sa boutonnière de marié et la tendit à Marc, abandonnant le mariage et décidant de couper tous les liens avec ce passé douloureux, ignorant que la justice immanente était déjà en marche.

Chapitre 1

Le petit salon de la mairie était simple, décoré avec quelques guirlandes de fleurs blanches qui peinaient à cacher la peinture défraîchie des murs. Pour Alexandre Dubois, c'était le plus bel endroit du monde. Il se tenait debout, son costume de location un peu trop large aux épaules, un verre de champagne à la main. À côté de lui, Chloé, son amour d'enfance, rayonnait dans sa robe de mariée simple mais élégante. Ils allaient enfin se marier.

Alexandre sentait son cœur battre à tout rompre. Il avait travaillé jour et nuit comme livreur pour économiser chaque euro, pour offrir à Chloé les études qu'elle désirait, pour organiser cette petite cérémonie. Il voulait l'épouser avant que sa vie ne change complètement, avant que ses parents biologiques, ces magnats de l'immobilier qui venaient de le retrouver, ne débarquent et ne bouleversent tout. Il voulait que Chloé soit sa femme pour ce qu'il était, pas pour ce qu'il allait devenir.

Il leva son verre, prêt à porter un toast au père de Chloé, un homme qu'il considérait comme sa propre famille.

« Monsieur Lambert, Chloé... je... »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase.

Une main brutale le repoussa sur le côté, le faisant vaciller. Le champagne se renversa sur le sol. C'était Marc, un ancien camarade de classe de Chloé, qui se tenait maintenant à sa place, le regard arrogant.

Marc ignora complètement Alexandre et se tourna vers Chloé, sa voix forte et pleine de reproche.

« Chloé, qu'est-ce que cet homme fait à notre mariage ? »

Un silence glacial tomba sur la petite assemblée. Tous les regards se tournèrent vers Alexandre, puis vers Chloé. Alexandre sentit le sang quitter son visage. Notre mariage ?

Chloé, qui lui avait juré un amour éternel la veille encore, ne montra aucune surprise. Au contraire, elle posa une main apaisante sur le bras de Marc, son visage affichant une expression de douce réprimande.

« Mon amour, ne te fâche pas. »

Elle se tourna ensuite vers les invités, un petit rire dans la voix, comme si tout cela n'était qu'une blague amusante.

« C'est juste le fils de nos voisins, Alexandre. Il est un peu simple d'esprit, vous savez. Il aime bien jouer à la dînette avec moi, s'imaginer des choses. »

Des rires éclatèrent dans la salle. D'abord quelques gloussements, puis des éclats de rire francs et moqueurs. Les amis de Marc, la famille de Chloé, tous le regardaient avec un mélange de pitié et de mépris. L'homme qui, quelques secondes plus tôt, était le marié, était devenu la risée de tous.

Alexandre resta figé, le cœur brisé en mille morceaux. Chaque rire était une humiliation de plus. Il regarda Chloé, cherchant une lueur de regret, une trace de leur passé commun dans ses yeux. Il ne vit que de la satisfaction froide.

Sans un mot, il détacha lentement la boutonnière de sa veste, la fleur blanche qui symbolisait son statut de marié. Il la tendit à Marc, qui la prit avec un sourire suffisant.

Le geste était clair. Il abdiquait. Il leur laissait la place.

Chloé, visiblement satisfaite de sa docilité, s'approcha de lui. Elle lui tapota l'épaule comme on le ferait à un enfant ou à un chien fidèle.

« Ne t'en fais pas, Alexandre. Marc est différent de toi, un pauvre livreur. Il travaille dans une grande entreprise, il gagne 2 000 euros par mois. Dans quelques années, il pourra nous construire une grande maison à la campagne. »

Sa voix était mielleuse, faussement réconfortante.

« Mais je ne suis pas ingrate. Pour te récompenser de toutes ces années où tu m'as aidée pour mes études, je te reconnais comme un frère. Quand je serai riche, je ne t'oublierai pas. »

Elle ignorait tout. Elle ignorait que le "pauvre livreur" devant elle était l'héritier d'un empire immobilier valant des milliards. Elle ignorait que ce mariage, il le voulait simple et rapide, de peur que ses vrais parents, avec leur immense fortune, ne la rejettent, elle, la fille d'un quartier modeste.

Mais maintenant, c'était fini. Ce mariage, il n'en voulait plus. Cette femme, il n'en voulait plus. Il regarda Chloé, Marc, et tous les visages moqueurs autour de lui. Il comprit que cette humiliation n'était pas un accident. C'était un plan, orchestré par Chloé et sa famille.

Une lueur froide s'alluma dans les yeux d'Alexandre. La douleur laissait place à une colère glaciale. Il allait rompre tous les liens. Et ils allaient tous faire face aux conséquences de leurs actes.

Chapitre 2

La mascarade reprit comme si de rien n'était. Marc, portant fièrement la boutonnière qui ornait la veste d'Alexandre quelques minutes plus tôt, leva son verre à son tour.

« À ma merveilleuse épouse, Chloé ! »

Les applaudissements et les acclamations fusèrent. Alexandre se tenait en retrait, près de la porte, transformé en un simple spectateur de ce qui aurait dû être sa propre vie. L'odeur des fleurs et du champagne lui donnait la nausée. Chaque sourire, chaque toast était une nouvelle insulte. Il était invisible, un fantôme dans la pièce.

Les tantes et cousines de Chloé passèrent devant lui en chuchotant assez fort pour qu'il entende.

« Tu te rends compte ? Il a vraiment cru qu'il allait l'épouser. »

« Un simple livreur... Qu'est-ce qu'il aurait pu lui offrir ? »

« Chloé a bien fait. Marc, au moins, il a un avenir. C'est un homme, un vrai. »

Leurs mots étaient méprisants, pleins d'un snobisme de bas étage. Ils le jugeaient sur son travail, sur l'uniforme qu'il portait six jours par semaine pour payer les factures de cette même famille. Il avait financé le gâteau qui trônait sur la table, les boissons que ces gens tenaient dans leurs mains.

Il chercha le regard de Chloé. Elle riait aux éclats à une blague de Marc, la main posée sur son torse. Elle le vit la regarder, et son sourire s'élargit, mais pas pour lui. C'était un sourire de triomphe, teinté d'une cruauté désinvolte. Elle lui tournait le dos, physiquement et métaphoriquement, savourant son humiliation publique sans la moindre once de remords.

C'est à ce moment-là que tout devint clair pour Alexandre. Les pièces du puzzle s'assemblèrent dans son esprit avec une clarté douloureuse. Les appels manqués de Chloé ces dernières semaines. Les "soirées entre filles" qui se prolongeaient. Les dépenses soudaines pour de nouveaux vêtements qu'elle prétendait avoir eu en solde.

Il se souvint. Il se souvint de ses doubles journées de travail pour lui payer cette école de commerce privée. Il se souvint des repas qu'il sautait pour mettre de l'argent de côté pour son "avenir à elle". Il se souvint de la fierté dans ses yeux quand elle lui disait : « Grâce à toi, Alex, on s'en sortira. »

Tout était un mensonge. Une longue et méticuleuse tromperie. Il n'avait pas été son partenaire, mais son investissement. Un investissement qu'elle venait de liquider pour un modèle plus performant.

La douleur aiguë dans sa poitrine se transforma en un calme étrange et vide. Il n'y avait plus de tristesse, plus de choc. Juste une immense déception et une froide résolution. Il avait tout donné pour cette femme, pour cette famille.

Il fit un pas en arrière, sortant de la salle de cérémonie pour se retrouver dans le couloir impersonnel de la mairie. Il entendit le père de Chloé, déjà ivre, porter un toast bruyant à son "nouveau gendre, Marc, un homme de valeur".

Alexandre sourit, un sourire sans joie. Très bien. S'ils voulaient ce mariage, ils l'auraient. Il leur laissait la scène, les applaudissements, les mensonges. Il leur laissait tout. Il n'avait plus rien à faire ici. Sa vie avec eux était terminée.

Il se retourna et commença à marcher vers la sortie, sans un regard en arrière.

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