Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Le Pari des Boules
Le Pari des Boules

Le Pari des Boules

Auteur:: Sassy Lady
Genre: Moderne
Nous venions juste de nous marier, à peine douze heures. Mon mari Lucas et moi rêvions d'ouvrir notre petit bistrot, avec l'argent de nos cadeaux de mariage. C'était le début de notre vie à deux. La porte s'est ouverte dans un grincement, et j'ai su que tout était brisé. Lucas, son visage blanc et ses yeux rougis, m'a annoncé que les 30 000 euros de notre avenir avaient disparu, perdus à la pétanque contre son prétendu "meilleur ami" Marco. Il a chuchoté : « C'est fini, Amélie. Divorçons. » Il était anéanti, submergé par la honte, incapable d'assumer notre ruine. Il voulait fuir : pas de moi, mais de lui-même. Notre rêve s'était volatilisé en un instant, transformé en un murmure désespéré. Je n'ai pas ressenti de tristesse, mais une colère froide et tranquille, non pas contre Lucas, mais contre Marco. Je connaissais ce genre d'hommes, charismatiques mais pourris, et ce monde que j'avais fui. Comment Lucas, si honnête et naïf, avait-il pu être une proie aussi parfaite ? J'ai pris son visage dans mes mains, ses larmes chaudes sur mes doigts. « Non, » ai-je dit d' une voix ferme. « On ne divorce pas. Demain, tu vas contracter un petit crédit rapide. Et tu me laisseras jouer. » C'était mon tour de rentrer dans le jeu.

Introduction

Nous venions juste de nous marier, à peine douze heures.

Mon mari Lucas et moi rêvions d'ouvrir notre petit bistrot, avec l'argent de nos cadeaux de mariage.

C'était le début de notre vie à deux.

La porte s'est ouverte dans un grincement, et j'ai su que tout était brisé.

Lucas, son visage blanc et ses yeux rougis, m'a annoncé que les 30 000 euros de notre avenir avaient disparu, perdus à la pétanque contre son prétendu "meilleur ami" Marco.

Il a chuchoté : « C'est fini, Amélie.

Divorçons. »

Il était anéanti, submergé par la honte, incapable d'assumer notre ruine.

Il voulait fuir : pas de moi, mais de lui-même.

Notre rêve s'était volatilisé en un instant, transformé en un murmure désespéré.

Je n'ai pas ressenti de tristesse, mais une colère froide et tranquille, non pas contre Lucas, mais contre Marco.

Je connaissais ce genre d'hommes, charismatiques mais pourris, et ce monde que j'avais fui.

Comment Lucas, si honnête et naïf, avait-il pu être une proie aussi parfaite ?

J'ai pris son visage dans mes mains, ses larmes chaudes sur mes doigts.

« Non, » ai-je dit d' une voix ferme.

« On ne divorce pas.

Demain, tu vas contracter un petit crédit rapide.

Et tu me laisseras jouer. »

C'était mon tour de rentrer dans le jeu.

Chapitre 1

La porte s' est ouverte dans un grincement. C' était Lucas. Mon mari depuis à peine douze heures.

Son visage était blanc, ses yeux rougis. Il tenait son téléphone à la main, l'écran affichait une application de banque. Il ne m'a pas regardée.

« C' est fini, Amélie. »

Sa voix était un murmure cassé.

« Tout est parti. »

Je n' ai rien dit. J' ai attendu. Je savais ce qui s' était passé. Dans l'arrière-cour de ce bar de village où nous fêtions notre mariage, je l'avais vu jouer à la pétanque avec Marco. Son soi-disant meilleur ami. J'avais vu les enjeux monter, les liasses de billets passer de main en main. J'avais vu l'expression de Lucas passer de l'euphorie à l'anxiété, puis au désespoir.

Je savais qu'il jouait les 30 000 euros. L'argent de nos cadeaux de mariage. L'acompte pour notre petit bistrot. Notre avenir.

Il a finalement levé les yeux vers moi. Des larmes coulaient sur ses joues.

« Pardonne-moi. »

Il a fait un pas en avant, puis s' est arrêté, comme si un mur invisible se dressait entre nous.

« Divorçons, Amélie. »

Le mot a flotté dans le silence de notre petite maison.

« Je ne peux pas te faire ça. Je ne peux pas te traîner dans ma ruine. C'est mieux que tu partes maintenant. »

Il était anéanti, incapable d'assumer. Il voulait fuir. Pas de moi, mais de sa propre honte.

Je suis restée immobile. Je ne ressentais pas de la tristesse. Je ressentais une colère froide et tranquille. Pas contre Lucas. Contre Marco.

Je connaissais ce genre d'hommes. Charismatiques, souriants, mais pourris de l'intérieur. Je connaissais ce monde. Un monde que j'avais fui.

J'ai regardé Lucas, mon mari si honnête, si naïf, si amoureux. Une proie parfaite.

Je me suis approchée de lui. J'ai pris son visage entre mes mains. Ses larmes étaient chaudes sur mes doigts.

« Non. »

Ma voix était ferme.

« On ne divorce pas. »

Il a secoué la tête, incapable de parler.

« Demain, tu vas contracter un petit crédit rapide. Juste quelques milliers d'euros. »

Ses yeux se sont écarquillés. L'incompréhension se lisait sur son visage.

« Fais-moi confiance, Lucas. Fais-moi juste confiance. Demain, on retourne à ce bar. Et tu me laisseras jouer. »

Chapitre 2

Le lendemain matin, l'air était lourd. Lucas n'avait pas dormi. Il était assis à la table de la cuisine, fixant une tasse de café froid. Il avait obtenu le crédit. 5 000 euros. Une somme dérisoire comparée à notre perte, mais c'était tout ce que nous avions.

« C' est de la folie, Amélie. On va juste perdre ça aussi. »

« Peut-être. »

J'ai enfilé une veste simple. Je ne voulais pas avoir l'air de quoi que ce soit. Juste la femme d'un artisan, venue récupérer son mari.

« Viens. »

Le trajet s'est fait en silence. Lucas tenait le volant si fort que ses jointures étaient blanches.

Le boulodrome derrière le bar était déjà animé. Le bruit sec des boules qui s'entrechoquent, les éclats de rire, l'odeur de pastis et de terre battue. Une scène familière. Trop familière.

Marco était là, au centre de l'attention. Il riait fort, une liasse de billets à la main. Il distribuait des verres. Notre argent.

À côté de lui, discret, se tenait Jean-Pierre. Son acolyte. Je l'avais remarqué la veille. Toujours en retrait, toujours en train de consulter son smartphone.

J'ai marché droit vers eux. Lucas me suivait, comme un fantôme.

« Marco. »

Il s'est tourné vers moi, un grand sourire faux sur le visage.

« Amélie ! Quelle surprise ! Tu viens chercher ton mari ? Il a eu une mauvaise nuit, le pauvre. »

Les autres joueurs ont ricané.

« Non. Je viens jouer. »

Le silence est tombé. Tous les regards se sont tournés vers moi. Marco a haussé un sourcil, amusé.

« Toi ? Jouer ? Ma belle, ce n'est pas un jeu pour les filles. »

« Combien ? » ai-je demandé, ignorant sa condescendance. « Une partie pour récupérer ce que mon mari a perdu. »

Son sourire s'est élargi. Il voyait une autre proie facile. La femme désespérée qui tente un coup de folie.

« Trente mille euros ? C'est beaucoup d'argent, chérie. Tu as ça sur toi ? »

« Non. Mais je peux miser autre chose. »

J'ai sorti les 5 000 euros du crédit. Je les ai posés sur une table en fer.

« On commence avec ça. Première mène. Tout ou rien. »

Lucas a gémi derrière moi. « Amélie, non... »

Marco a éclaté de rire.

« D'accord. J'aime les gens qui ont du cran. Même quand ils sont stupides. Jean-Pierre, les boules. »

Il me voyait comme une débutante. Une femme impulsive, facile à plumer. C'était exactement ce que je voulais.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022