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Le PDG, la Garce et le Secret Mortel

Le PDG, la Garce et le Secret Mortel

Auteur:: Gavin
Genre: Fantaisie
Mon âme s'est échappée de mon corps, flottant au-dessus de la Seine, et le premier acte que j' ai vu fut le plus cruel : les fiançailles de mon mari, Étienne, avec Chloé, la femme qui avait fait de ma vie un enfer depuis le lycée. J'étais invisible, un fantôme sans poids, tandis que mon corps gisait quelque part dans l'eau sombre. Avec la dernière parcelle de ma conscience, j'ai envoyé les preuves de mon harcèlement aux médias. Mais au lieu de la justice, j'ai vu Étienne défendre Chloé, son visage dur et sans pitié, me traitant de « jalouse » et de « folle ». Il m'a fait interner de force dans un sanatorium isolé, effaçant ma trace pour le monde, avant ma mort trois ans plus tard. Quand Étienne a finalement eu besoin de mon talent de parfumeuse pour Chloé, il a appris ma mort. Mais il a refusé d'y croire, convaincu que ce n'était qu'une autre de mes « manipulations ». Aveuglé par sa rage, il a torturé mon frère, Julien, et sa propre mère retrouvée, Isabelle, que j'avais secourue d'un sanatorium. Il ne voyait que des complices à ma prétendue supercherie. Comment un homme pouvait-il devenir ce monstre ? Comment pouvait-il détruire les siens pour une menteuse, ignorant mes cris silencieux, mes os dans la tombe, et la vérité ? Je devais le suivre, comprendre cette folie. Mais personne ne m' avait crue vivante, personne ne me croyait morte. La seule justice possible passerait par sa propre main dévastatrice.

Introduction

Mon âme s'est échappée de mon corps, flottant au-dessus de la Seine, et le premier acte que j' ai vu fut le plus cruel : les fiançailles de mon mari, Étienne, avec Chloé, la femme qui avait fait de ma vie un enfer depuis le lycée. J'étais invisible, un fantôme sans poids, tandis que mon corps gisait quelque part dans l'eau sombre.

Avec la dernière parcelle de ma conscience, j'ai envoyé les preuves de mon harcèlement aux médias. Mais au lieu de la justice, j'ai vu Étienne défendre Chloé, son visage dur et sans pitié, me traitant de « jalouse » et de « folle ». Il m'a fait interner de force dans un sanatorium isolé, effaçant ma trace pour le monde, avant ma mort trois ans plus tard.

Quand Étienne a finalement eu besoin de mon talent de parfumeuse pour Chloé, il a appris ma mort. Mais il a refusé d'y croire, convaincu que ce n'était qu'une autre de mes « manipulations ». Aveuglé par sa rage, il a torturé mon frère, Julien, et sa propre mère retrouvée, Isabelle, que j'avais secourue d'un sanatorium. Il ne voyait que des complices à ma prétendue supercherie.

Comment un homme pouvait-il devenir ce monstre ? Comment pouvait-il détruire les siens pour une menteuse, ignorant mes cris silencieux, mes os dans la tombe, et la vérité ? Je devais le suivre, comprendre cette folie. Mais personne ne m' avait crue vivante, personne ne me croyait morte. La seule justice possible passerait par sa propre main dévastatrice.

Chapitre 1

Quand mon âme s'est échappée de mon corps, flottant au-dessus de la Seine, Étienne, mon mari, célébrait ses fiançailles.

Lui, le PDG d'un empire du luxe, et Chloé, la femme qui m'avait harcelée pendant tout le lycée, organisaient une fête grandiose au Château de Versailles.

Je les regardais, invisibles, un fantôme sans poids.

Mon corps était froid, quelque part en bas, dans l'eau sombre. Mais mon esprit était encore là, brûlant d'une dernière volonté.

Avec la dernière parcelle de ma conscience, j'ai envoyé les preuves de mon harcèlement à tous les grands médias français. Des vidéos, des captures d'écran, des témoignages que j'avais gardés pendant des années.

La réponse d'Étienne a été rapide.

Devant les caméras, il a pris la défense de Chloé, son visage dur et sans pitié.

« Amélie exagère. Elle fait une montagne de quelques chamailleries d'adolescentes. »

Sa voix était glaciale, comme toujours.

« Elle est juste jalouse. Elle essaie de détruire le rêve de Chloé de devenir une grande créatrice pour ESMOD. »

Chloé pleurait dans ses bras, l'air si fragile, si innocente. La même expression qu'elle avait au lycée, juste après m'avoir poussée dans les escaliers.

Personne ne m'a crue à l'époque. Personne ne me croyait maintenant.

Pour calmer sa "fiancée", Étienne a agi.

Il m'a fait interner de force dans un sanatorium isolé, perdu dans les Alpes. Il a utilisé l'influence de sa famille pour effacer le scandale et aider Chloé à réintégrer la prestigieuse école de mode ESMOD.

J'étais un problème. Il l'a résolu.

Puis, le silence. Trois ans ont passé.

Trois ans pendant lesquels j'ai lutté, seule, dans cette prison blanche.

Un jour, le téléphone a sonné dans le bureau de l'infirmière en chef. C'était Étienne. Sa voix était arrogante, comme s'il me faisait une faveur.

« J'ai besoin d'Amélie. Chloé présente sa collection de fin d'études. Il lui faut un parfum unique. Dites-lui de préparer une formule et de revenir à Paris. Immédiatement. »

Il n'a pas demandé comment j'allais. Il a juste donné un ordre.

L'infirmière en chef était confuse.

« Monsieur, je suis désolée. Madame Amélie a eu une crise de dépression aiguë il y a trois ans. Elle est tombée d'une falaise. Nous n'avons jamais retrouvé son corps. »

Un silence. Puis la fureur d'Étienne a explosé à travers le combiné.

« Quel genre de blague stupide est-ce ? Elle se cache, c'est ça ? Passez-la-moi ! »

L'infirmière a répété, calmement, que c'était impossible.

Furieux, Étienne a raccroché et a composé mon ancien numéro de téléphone. Il pensait que c'était un de mes drames, une de mes "manipulations".

Quelqu'un a répondu.

Ce n'était pas moi. C'était une voix de femme, douce et fatiguée. Une voix qu'il n'a pas reconnue.

« Allô ? »

« Amélie ? » a-t-il aboyé.

La femme à l'autre bout du fil a eu un sanglot étranglé.

« Jeune homme... Ma chère Amélie... elle nous a quittés il y a trois ans. »

C'était Isabelle. Sa mère. La femme qu'il croyait morte depuis son enfance.

Chapitre 2

Étienne n'a pas cru un mot.

Il a conduit toute la nuit, sa voiture de sport fendant la campagne endormie jusqu'à Grasse. Jusqu'à la vieille maison de mon enfance, celle où j'avais grandi au milieu des champs de jasmin.

Il a défoncé la porte d'un coup de pied.

Le bois ancien, couvert de lierre, a volé en éclats.

À l'intérieur, une femme se tenait debout, tremblante. Elle était vieille, vêtue simplement, et s'appuyait sur une canne. C'était Isabelle.

Il ne l'a pas reconnue. Pour lui, c'était juste une vieille paysanne qui se mettait en travers de son chemin.

« Où est Amélie ? » a-t-il rugi, son visage déformé par la rage.

« Dites-lui de se montrer ! L'exposition de Chloé commence bientôt. Si elle gâche la carrière de Chloé, je jure que je la ferai enterrer dans un trou sans nom ! »

Les larmes coulaient sur les joues ridées d'Isabelle. Elle a pointé un doigt tremblant vers le mur.

Vers une petite photo en noir et blanc. Mon portrait.

« Elle est Amélie. Elle... elle n'est vraiment plus là... »

Étienne a ri. Un rire cruel, sans joie.

« Impossible. Une femme qui a supporté d'être harcelée pendant trois ans sans mourir ne se suiciderait pas. »

Il a arraché ma photo du mur. Le cadre s'est brisé sur le sol.

« Je sais ce qu'elle fait ! Elle se cache ! Elle ne veut pas créer de parfum pour Chloé ! »

Il a piétiné ma photo, broyant le verre sous ses chaussures de luxe.

Isabelle a poussé un cri de douleur. Elle s'est jetée au sol pour protéger mon visage, pour ramasser les débris de mon souvenir.

Étienne l'a regardée avec un dégoût total.

Il a marché sur sa main, écrasant les doigts fins et les éclats de verre.

« Vieille folle. »

Puis il l'a frappée. Un coup de pied violent qui l'a projetée contre le mur.

« Alors c'est vous qui la cachez ! Vous l'avez aidée à s'enfuir ! »

Il la regardait, à terre, faible et brisée, et il ne voyait rien. Pas la mère qu'on lui avait arrachée. Juste une complice.

Il a crié des insultes, l'accusant de m'avoir aidée à le tromper, à épouser un autre homme en secret.

Mon âme hurlait. Je voulais le frapper, le déchirer, mais je ne pouvais que regarder, impuissante.

C'est moi qui avais fait sortir Isabelle de ce sanatorium maudit. Elle m'avait protégée là-bas. Elle était devenue la mère que je n'avais plus.

Et peu après notre fuite, accablée par la peur et le désespoir, j'avais sauté.

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