Je m'appelle Melissa, j'ai 26 ans. Une jeune fille de teint claire. Je vie au Etats-Unis précisément dans la ville de Washington. Depuis mon enfance ma beauté étonnait tout mes camarades de classe et mes professeurs. De plus j'étais intelligente et un peu brillante. J'ai aussi une meilleure amie appelée Leila depuis le collège.
Aujourd'hui nous avons fini avec l'histoire de l'école et nous sommes dans les parfums de la vie active. Je suis fiancée à un bel homme appelé Brice. Il est mon homme, il me faire tout ce que j'ai besoin... Bref il est mon '' seigneur '' comme ont le dire...
Après les études c'est le boulot, le travail pour avoir le pain quotidien. Ainsi depuis un temps, je cherche de travail à faire pour ne pas devenir une charge pour mon fiancé chéri Brice.
Leila : Salut ma chérie, Quoi de neuf ?
Moi : Rien de spécial ma copine. Je suis toujours à la recherche de boulot. Ton type me lance déjà des regards interrogateurs à la maison du genre "celle-ci pense que c'est moi seul qui vais travailler ?"
Leila : Humm, mais il a raison non? Et puis ce n'est pas comme s'il te forçait, a ce que je sache t'as toujours voulu être indépendante non.
Moi : Oui bien-sûr. Je cherche mais c'est encore plus dur que ce que je pensais.
Leila : Mais au fait tu sais qui j'ai croisé il y a une semaine? Je maquillais sa femme pour leur mariage.
Moi : Qui ça?
Leila : Tu te rappelles de notre petit farfelu de classe qui devenait bègue quand il te voyait là non? Celui qui t'avais écrit une lettre d'amour que tu avais fait lire a toute la classe.
Moi : Ah bon j'ai fais ça ?? hahahaha... J'étais méchante. Bien sur que je me souviens, c'était quoi son prénom déjà même?
Leila : Kemal. Je ne l'ai même pas reconnu, c'est lui qui m'a spik. Tu sais qu'au lycée il était un peu gringalet, je te dis qu'il a bien changé.
Moi : Toi aussi démunie un peu. Il a Changé en quoi ?
Leila : Et bien figures toi qu'il à sa propre boîte de marketing et ça doit bien marcher vu la voiture dans laquelle il roule. Tu devrais aller postuler là-bas, il te mangeait dans la main peut être qu'il va t'embaucher.
Moi : Mais tu as dit qu'il se mariait non? Je ne pense pas qu'il me mange dans la main aujourd'hui encore.
Leila : Ohh toi laisse-moi ça. Un homme c'est un homme il t'a trop . Et puis tu ne perds rien à essayer. Je vais l'appeler pour lui en parler d'abord si tu préfères.
Moi : Hum, donc comme ça tu as même son numéro.
Avec Leila j'ai passé la journée à papoter sans voir passer le temps comme d'habitude. Au moment de payer la serveuse nous annonce que la facture a été payée. On suit son regard vers un vieux père ventru mais quoi ? Son argent n'est pas ventru non. On a dit merci en souriant et on est sorties en pressant le pas.
Peut être le père là pensait qu'on allait l'attendre il a eu honte. J'ai sauté dans ma petite Toyota et nous sommes Parties. J'ai déposé Leila chez elle et je suis rentrée chez moi, dans l'appartement que je partageais avec mon chéri Brice.
Cette idée ne me disait trop rien et je me rappelais vaguement de ce Kemal. Mon Dieu un garçon n'avait jamais autant perdu ses moyens face à moi. Ce Kemal était toujours parmi les trois 1ers de la classe mais chaque fois qu'il me parlait il bégayait, j'avais jamais vu ça. Il perdait tous ses moyens et ça m'arrangeait vu qu'il ne m'intéressait absolument pas. Il n'était pas du tout mon style.
Un jour il m'a écrit une lettre dont je me rappelle vaguement qui disait un truc du genre : Je te vois quand je ferme les yeux, je te vois dans mon cahier de mathématique. Le truc bien ringard, je n'avais pu m'empêcher de montrer ça à Leila qui avait insisté pour le montrer aux autres et c'est comme ça que toute la classe avait été au courant.
Je me rappelle qu'il n'était pas venu à l'école le lendemain a cause de la honte, le pauvre. Aujourd'hui Leila veut que j'aille le voir pour lui demander du boulot? Mais bon j'ose croire qu'il a oublié parce que ça fait quand même 12 ans et puisqu'il est maintenant marié.
Comme je vous l'ai su bien dire, je me demande si sa en vaut la peine d'aller voir ce Kemal après tout je ne me plains pas. J'ai la belle vie, une voiture des tas de fringues à la mode, un compte en banque pas mal rempli par mes multiples dragueurs. Mais tout çà je le dois aux hommes, je n'ai jamais vraiment rien eu par moi-même.
Mais aujourd'hui j'ai besoin de m'accomplir, de m'épanouir en tant que femme diplômée, j'ai besoin de travailler. Je sors de ma voiture, il fait chaud comme d'habitude, la voiture de mon fiancé Brice n'est pas là. Il est 19h, il n'est sûrement pas encore rentré du boulot.
Je monte les escaliers en me disant faut que j'aille voir mon oncle a qui je n'ai jamais dis que je cherchais du boulot. Il me faut un boulot, aussi petit soit il. Dans la maison, je jette un coup d'œil dans le frigo et constate que la ménagère a préparé. J'entends une clé dans la serrure de la porte, c'est lui.
Brice : Bonsoir mon bébé
Moi : Bonsoir chéri.
Il me prend dans ses bras et m'embrasse tendrement comme d'habitude. Il sent bon même après une journée de boulot.
Moi : Comment a été ta journée?
Brice : Fatigante comme d'habitude et toi tu as fait quoi de ta journée? Tes recherches avancent?
Je n'aimais pas trop qu'il me pose cette question, j'avais l'impression qu'il me mettait la pression mais avec juste raison.
Moi : Non pas vraiment mais demain j'irais chez mon oncle. Par contre j'ai vu Leila aujourd'hui, elle m'a parlé d'un de nos anciens camarades de classe qui gère sa société de communication. Je vais peut être aller lui rendre visite avec mon CV.
Brice : Bien tu as raison, il ne faut négliger aucune piste mais surtout ne te met pas la pression mon bb. J'aime bien rentrer et te retrouver à la maison, je peux encore m'occuper de nous deux.
Il me sourit, j'aimais cet homme, il était très protecteur et rassurant. Je le débarrassai de sa mallette et lui enleva sa veste. On passa une belle soirée tranquille à manger et à regarder la télé dans les bras de l'un de l'autre avant d'aller à 22h nous coucher.
Le lendemain matin quand je me levai, Brice était déjà parti. J'ai fait un brin de toilette, pris mon petit déjeuner et je me suis habillée. J'ai mis une robe tailleur blanche, il fallait que je sois plus élégante que d'habitude. A ce moment mon téléphone a sonné, Leila.
Moi : Allo miss Leila?
Leila : oui ma chérie c'est comment?
Moi : Je suis là dis donc, me voici qui part au boulot.
Leila : Tu as raison hein, la recherche de boulot c'est un boulot aussi. Bon je t'appelais justement pour te dire que j'ai eu Kemal au téléphone pour lui parler de ta recherche de boulot et pour demander s'il recrutait.
Moi : D'accord et il a dit quoi ?
Leila : Bon il m'a dit qu'il ne recrutait pas en ce moment mais que tu pouvais passer le voir à son bureau, qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire.
Moi : Ce qu'il pouvait faire? Je ne demande pas la charité ma chère. En plus un ancien camarade de classe je ne veux pas les choses de la honte hein ma copine.
Leila : Melissa, toi aussi va seulement on ne sait jamais. Quand on cherche le boulot on cherche partout, il t'attend ce matin à 10h. Je t'envoie son numéro de téléphone et l'adresse par sms. Pardon ma chérie, sape toi bien hein, tu me mets les lolos là en valeur tu sais que çà marche à tous les coups.
On a éclaté de rire au téléphone.
Moi : Ok pour ça tu me connais non ? Envoie trucs là je verrais. Je dois passer voir mon oncle et merci encore avocate du diable.
Leila : De rien ma belle, insulte moi seulement mais tu me tiens au courant, on s'appelle dans l'après midi. À toute.
Je raccrochai, je n'avais pas du tout envie d'aller voir ce Kemal Bankolé. Tu vois un peu quand tu as eu un camarade au lycée qui mourrait seulement derrière toi et toi tu l'ignorais et que des années plus tard tu viens le supplier pour un poste non?
Çà me mettrais mal à l'aise mais Leila avait arrangé le rendez-vous pour moi donc c'était ingrate de ma part de ne pas y aller. Je mis ma paire de talons hauts noire préférée et je descendis direction je vais voir mon oncle.
Sur le chemin je reçus le sms de Leila avec l'adresse et le numéro de ce fameux Kemal que je ne pris même pas la peine d'enregistrer. Je garai devant de chez mon oncle que j'ai oublié d'appeler avant de venir j'aurais dû lui passer un coup de fil.
Je pris mon téléphone pour lancer son numéro et après les salutations mon oncle me fait savoir qu'il n'est pas dans la ville mais il m'a promis de m'appeler dès son retour. Bon j'allais faire quoi maintenant ? J'étais bien sapée et tout.
Est ce qu'il fallait que j'aille chez Kemal? Oh après tout qu'est ce que j'avais à perdre. Je ne venais pas le supplier pour un boulot je postulais auprès d'un Directeur d'entreprise c'est tout à fait normal. En plus un ancien camarade de classe.
Je jette un coup d'œil à ma montre 10h20, Humm je suis en retard. C'est vrai que je n'avais pas vraiment prévu d'y aller. Bon je ne vais pas rentrer chez moi oi8maintenant je vais y aller. Je roule en essayant de me rappeler au maximum de lui, son visage, ses manières. C'est fou çà on est de la même génération et lui il a déjà une société florissante?
Vous voyez alors les adolescents au lycée qui se prennent souvent pour les plus beaux et les plus cools de la classe là c'est toujours eux qui finissent chômeurs professionnels. Mais les ringards là, ceux qui étaient toujours sales avec des rares chaussures aux pieds c'est eux qui demain deviennent des PDG. Comme quoi arrêtons de croire que le lycée c'est la vraie vie, enfin bref.
J'arrive devant l'immeuble que Leila m'a indiqué et je me gare. Je jette un coup d'œil dans mon rétroviseur avant et je me repoudre un peu. Je saisis mon attaché case et descend de ma voiture pour entrer dans l'immeuble.
Je vais à l'accueil, des affiches publicitaires de différentes marques égaient la pièce. Je reconnais plusieurs publicités et je découvre qu'elles ont été faites par cette boite. Je demande à voir monsieur Kemal Bankolé.
"Vous avez rendez vous?" me demande la dame à l'accueil.
Moi : oui je suis même en retard.
Elle passe un coup de fil rapide et me donne un passe 4ème étage. Je la remercie et prend l'ascenseur, je commence à paniquer un peu, moi qui d'habitude si sûre de moi. Au 4ème étage, à la sortie de l'ascenseur, je m'avance vers une autre dame qui a été visiblement prévenu de ma venue.
"Madame entrez, il vous attend" en m'indiquant une porte.
Je pousse cette porte et me retrouve dans un grand bureau très froid. Au fond de la pièce je vois un jeune homme assis sur une grande chaise bureau marron. Il n'a pas levé la tête, j'ai tout de suite remarqué qu'il est vêtu d'une chemise légèrement déboutonnée qui laisse voir un collier en or sur un début de torse musclé. Un charisme impressionnant se dégage de lui.
Enfin il lève la tête vers moi et je perds tous mes moyens. Dieu qu'il est beau! Il se lève, contourne son bureau et s'approche de moi. Il est très grand dans les 1m90 au moins et malgré mes talons hauts, je ne faisais pas sa taille. Il avance vers moi et me fait un sourire en me tendant la main.
Kemal : Bonjour Melissa.
Et me voilà en face de lui avec une voix morte et crapuleuse.
Moi : Bon...bonjour Kemal.
A SUIVRE...... ( Partie 2 )
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Enfin il lève la tête vers moi et je perds tous mes moyens. Dieu qu'il est beau! Il se lève, contourne son bureau et s'approche de moi. Il avance vers moi et me fait un sourire en me tendant la main.
Kemal : Bonjour Melissa.
Et me voilà en face de lui avec une voix morte et crapuleuse.
Moi : Bonjour Kemal.
Il me serre la main et je sens son parfum enivrant dont je reconnais vaguement la senteur. Sa phrase me ramène à la réalité.
Kemal : Prend place s'il te plait. Je t'attendais pour 10h.
Moi : oui désolée pour le retard, j'avais déjà quelque chose de prévu à 10h, j'aurais dû appeler pour prévenir.
Kemal : ce n'est pas grave. Qu'est ce que tu deviens depuis le lycée?
En me regardant droit dans les yeux, mon cœur recommença à battre à toute allure. Je me sentais gauche, il me troublait. Son regard posé sur moi comme ça je ne comprenais pas pourquoi ça me mettait dans cet état.
Moi : je...je viens de finir ma maîtrise en marketing, et je cherche un boulot.
Je lui tends mon CV ridicule sans aucune expérience professionnelle à part de nombreux stages chaque année.
Moi : Comme tu peux le constater, je n'ai pas vraiment d'expérience professionnelle c'est pourquoi c'est un peu compliqué pour moi de trouver quelque chose.
Kemal : je vois, donc tu n'as jamais travaillé à 26 ans ?
Cette question me fit l'effet d'une claque. Je ne m'attendais pas à un entretien d'embauche comme ça. Je pensais qu'il me parlerait du lycée, de son faible pour moi, et que je verrais dans son regard cette flamme, qui brillait dans son regard intimidé qu'il y a 12 ans. Mais non, on dirait que je ne l'intéressais pus.
Moi : Non, comme tu peux le voir. J'ai préféré mettre l'accent sur ma formation parce que je tenais à finir mes études. J'ai fait beaucoup de stages professionnels donc je peux travailler et apprendre vite je pense.
Il ne sembla pas très convaincu par ma réponse mais reposa mon CV et me fit un sourire poli avant de continuer.
Kemal : Bien, je verrais ce que je peux faire et je te recontacterais sous peu.
Wow c'était tout? Son téléphone sonna. Il fit un geste de la main pour s'excuser et je l'entendis parler au téléphone. C'était une personne qui travaillait pour lui visiblement car j'entendais des instructions.
Il raccrocha et son téléphone résonna aussitôt. Il parla de ce qu'il voulait manger ce soir là et se tut un instant puis sourit amoureusement, visiblement c'était sa femme. Cette idée me mit soudainement très mal a l'aise sans que je ne comprenne pourquoi.
Je profitai qu'il soit tourné de profil pour le reluquer. Qu'est ce qu'il était devenu beau. Il n'était plus le même garçon timide, il était devenu un beau jeune homme plein d'assurance, de charme. Quand il se tourna vers moi, surprenant ainsi mon regard inquisiteur sur lui, je détournais la tête gênée et me mit à regarder mes pieds. Il raccrocha et se leva.
Kemal : Laisse-moi te raccompagner. Ce fut un plaisir de te revoir. J'ai tes coordonnées je te recontacte dès que possible d'accord?
Humm, je ne m'attendais pas du tout à ça. Qu'il soit si formel, nullement impressionné ni sensible. Mon orgueil en prenait un coup en lui tenant la main avec mon sourire en me levant. Ben dis donc il avait vachement gagné en assurance le salaud.
Moi : merci de m'avoir reçu. Passes une bonne journée a bientôt.
Je me dirigeai presque en courant vers la porte pour lui montrer que je ne le suppliais pas. C'était toujours moi, je contrôlais, j'étais belle j'étais forte. J'espère qu'il voyait bien mes fesses moulées dans cette robe, qu'il avait senti mon parfum et avait aussi vu la grosse bague à mon doigt.
Je n'étais pas venue là parce qu'il était mon seul espoir. Je fermai la porte et m'en allai.
Dès que je suis arrivée en bas j'ai appelé Leila.
Moi : Leila... hé je sors du bureau de ton Kemal là, c'est le snobisme que tu voulais voir? Le gars très sérieux là genre grand boss et tout.
Leila : Hahaha tu vas me tuer de rire un jour. Donc il cirait lui les airs?
Moi : Non mais c'est plus le même jeune homme hein. Le gars est prêt tu vois non? Tu sens un PDG, il n'a pas de temps à perdre j'ai fait 2 minutes dans son bureau c'est comme s'il me chassait.
Leila : Chasser comment? Deux minutes comment? Il est presque 11h
Moi : je suis arrivée en retard ma copine, je suis passée chez mon oncle qui n'était pas là.
Leila : Toi aussi Melissa, tu t'attendais à quoi? Il y'a de quoi qu'il t'expédie. Les gens boss comme ça détestent le retard. Il te donne rendez vous à 10h comme ça à 10h31 il a un autre rendez vous.
Moi : ohh pardon il est plus boss que qui? Fin bref. Ça m'étonnerait qu'il me rappelle il n'a pas eu l'air convaincu par mon discours comme je n'ai zéro expérience pro.
Leila : Et tu es plus bête que qui? Faut bien commencer quelque part et qui de mieux que quelqu'un qui te yaaa pour t'embaucher?
Moi : Ahhh ? Pardon ça c'est du passé hein, c'est comme s'il ne me connaissait même pas. En tout cas toi et moi on mange ensembles ce soir non?
Leila : Ohh non pas aujourd'hui miss j'ai trop a faire.
Moi : Oui tripoter corps des autres femmes. Ok amie indigne on s'appelle alors.
Je raccrochai en souriant. Je suis vite Partie en secouant la poussière sur mes chaussures. Pardon que ce Kemal aille avec sa malchance là. Qu'il paie combien à ses employés d'abord même ? Et puis il se prend pour un boss à m'ignorer moi Melissa la "STAR".
Tu vas voir que c'est même le genre d'entreprise qui dit aux employés commencez d'abord on va voir si on peut vous payer après. En plus il fait trop froid dans leurs locaux là? C'est la morgue ou la poissonnerie? Je ne me vois même pas travailler là dedans.
Je fis un tour rapide au pressing pour récupérer les affaires de mon chéri. J'avais beaucoup à faire pour les courses de la maison ce jour. Mon esprit revint sans prévenir sur ce fameux Kemal. C'est comme si mon esprit refusait de me dire ce qu'il pensait.
Je dis il est plus beau que qui? Et puis c'est lui qui avait eu un faible pour moi dans l'adolescence pas moi. Non moi je ne l'avais jamais remarqué", il n'avait jamais été mon style d'homme, mais aujourd'hui, aujourd'hui mon Dieu.
Quelque chose s'était produit en moi. Je chassais une fois de plus ce type de mon esprit. De toute façon je n'allais plus le voir. Mais ça me choquait quand même qu'il n'ait pas eu l'air de me trouver belle ou de se rappeler a quel point il avait craqué pour moi.
Je vaquai à mes occupations quand je eu fini avec tout ça il était 18h, je pris la direction de la maison. Humm Brice mon chéri était déjà là. Une fois à l'intérieur il me sauta presque dessus.
Oui je sais qu'il m'aime, il m'entraîne dans la chambre et me fait l'amour sans un mot. C'est bon, c'est doux, trop doux? J'ouvre les yeux pour savourer le moment et je vois au dessus de moi Kemal me regardant avec un sourire sexy et ravageur.
Je sursautai légèrement parce que celui que je sentais sur moi, celui qui me faisait l'amour, celui qui me procurait tant de plaisir s'était Kemal et non Brice dans les bras de qui j'étais.
Brice : Qu'est ce qu'il y a bb ?
Moi : Rien... je te regarde parce que je t'aime...
Il est 09h du matin, je me lève en baillant mais bon il faut savoir que le chômage a parfois du bon. Les grasses matinées sont une denrée rare pour plein de monde. J'essaie de me lever et je me rends compte que je suis coincée sur le lit. La nuit j'ai fais l'amour avec Brice mon chéri physiquement et Kemal dans ma tête. Putain
Je souris amoureusement parce que Brice m'a bordé comme un chawarma avant de partir. Je l'adore, il est si prévenant avec moi, parfois j'ai l'impression de ne pas le mériter surtout quand je pense à la nuit dernière.
Non je refuse de penser à ça, mon esprit insiste, il veut se rappeler, se plonger dans cette idée perverse mais je ne céderais pas. Je me lève et vais faire un brin de toilette. Je vérifie mon téléphone, mon tonton m'a appelé.
Je l'ai rappelé et il m'a dit que je cherche du boulot et que lui il est ou ? Il m'a dit que ça c'est un petit problème, de passer à son bureau si j'ai le temps qu'il va me mettre en contact avec les Ressources Humaines. L'oncle ci est fou hein parce qu'il m'a demandé de ne pas mettre mes sexys que je porte souvent à la maison jusqu'à tourner les fesses là.
Je raccroche en riant et voilà le tour était joué. Affaire de boîte de communication de Kemal ou j'étais hier là, je ne sais même pas quelle malchance m'avait emmené me souiller la bas.
Je me suis habillée sobrement ce matin, haut et jupe droite noirs. J'ai des talons pas très hauts et je suis sortie après avoir donné les instructions à la femme de ménage. Je me suis arrêtée pour prendre des croissants avant d'aller à mon rendez vous avec mon oncle.
2h plus tard, je sors du bureau de mon oncle avec une promesse d'embauche à l'essai de 3 mois. Je ne sais pas pourquoi je n'y étais pas allé depuis. Je suis la seule nièce de tonton Boniface, la seule fille de son feu sœur, j'aurais dû me douter qu'il serait là pour m'épauler.
Les jours se suivaient et se ressemblaient, je devais commencer au début du mois de mai. Il me restait donc deux semaines pour profiter de mon chômage. J'avais oublié et mis derrière moi le bref épisode Kemal, je n'avais plus besoin de travailler pour ou avec lui.
Aujourd'hui c'est samedi, moi et Leila on doit aller au salon et pas n'importe lequel : Salon. Plus grand salon de la ville. Je la retrouve a 10h et c'est journée détente et ragots. J'arrive au salon avant elle et je m'assois en l'attendant. Je manipule mon téléphone quand je vois sortir de la cabine en face de moi un jeune homme imposant.
Je cherche son regard et je sens ma respiration s'emballer avant de comprendre. C'est lui, c'est Kemal. Humm quelle coïncidence. Je ne l'ai pas vu une seule fois en 12 ans et là 2 fois le même mois. Je baisse la tête trop tard il m'a vu. Le voilà qui vient vers moi. Putain qu'est ce qu'il veut? Il est devant moi. Je me lève en souriant et lui tend la main.
Moi : Bonjour toi, qu'est ce que tu fais ici?
"Toi" ? Qu'est ce qui m'a pris de dire ça? Ça fait un peu bizarre genre je parle a un gamin. Je voulais faire la fille trop sure d'elle.
Kemal : Bonjour, Je suis passé faire un tour, en fait le salon appartient à ma femme.
Moi : ha ok... Ah je vois.
" Je ne mettrais plus jamais les pieds là" ai je pensé doucement. Sans aucune raison. Juste ça me faisait chier.
Kemal : Et toi? Ça tombe bien, j'allais t'appeler.
Moi : Ha oui et s'était pourquoi?
Kemal : Mais comment ça pourquoi ? Tu cherches toujours du boulot non?
Moi : Heu non plus vraiment.
"Et toc prend toi ça dans la gueule Monsieur le PDG"
Kemal : ha d'accord. Sinon je voulais te proposer un job chez moi, tu devrais passer pour lire mon offre si tu ne t'es pas encore décidé. Ça pourrait peut être t'intéresser.
Wow je ne m'attendais pas à ça. J'ai toujours cherché du travail et voilà que je me retrouve avec deux propositions d'embauche à la fois.
Moi : Je pensais que mon manque d'expérience m'avait disqualifié.
Kemal : Non, tu as eu une bonne formation et tu corresponds au profil que je recherche. Je ne vais pas tout te détailler ici mais si tu as un moment passe a mon bureau lundi on en discutera d'accord?
Moi : D'accord ça marche, je serais là.
Là encore j'avais répondu machinalement. Je n'avais pas envie d'y aller, je ne voulais plus le voir, je le trouvais suffisant. Et il fallait qu'il comprenne que je n'étais pas une perdante à qui il voulait bien offrir un travail. Leila entra à ce moment et je vis tout de suite l'étonnement sur son visage.
Leila : Hey coucou vous. Qu'est ce que vous faites la tous les deux?
Elle fit 2 bises à Kemal et me serra dans ses bras. Moi je ne lui faisais pas la bise en le saluant.
Moi : Nous ne sommes pas là tous les deux, je viens de le croiser ici le salon de sa femme.
Leila : ah bon?
Elle se mit à discuter avec lui et j'en profitai pour le regarder. Il était vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche en lin également, il était impeccable ce type, qu'est ce qu'il sentait bon. Je n'écoutais pas ce qu'ils se disaient, je le vis passer sa langue sur ses lèvres machinalement. C'était tellement sexy.
Leila : On y va Melissa? Hé hoo Melissa, redescend sur terre.
La voix de Leila me sortit de ma rêverie, les deux me regardaient. Aïe. C'était la deuxième fois qu'il me surprenait à le reluquer.
Moi : Oui allons-y. Ben Kemal, je passerai bientôt.
Je lui tendis la main sous le regard d'interrogateur de Leila en me disant dans la tête « Melissa ressaisie toi, oublie-le, c'est Brice que tu aime.»
A SUIVRE...... ( Partie 3 )
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La journée , détente et ragots se déroula merveilleusement bien. Rien de mieux que d'être dans un environnement pareil avec sa meilleure amie. C'est les fous rires que vous voulez voir? On parlait de tout et de rien.
On se moquait de la tenue de telle ou telle personne, des histoires du lycée jusqu'à ce qu'on n'ait plus rien à dire. Mais ce Kemal qui commence à apparaître partout sur mon chemin.
Leila : Melissa, tu ne m'avais pas dit que ton entretien c'était mal passé non? Ton a bientôt avec Kemal là est quitté ou ?
Moi : Moi même çà me surprends. Le jour là j'ai eu l'impression qu'il m'avait expédié vite fait bien fait genre il avait fait son devoir en me recevant.
Leila : Hum je ne t'avais pas dit l'affaire là? Peut être que le gars ci t'as trop yaaa à l'heure-là. Je sais que même si tu n'avais que le B.E.P.C, il allait te trouver quelque chose.
Je n'étais pas du même avis que Leila, je savais sentir quand un homme me désirait ou me trouvait belle, j'avais toujours su sentir çà. Tu pouvais essayer de le cacher tant que tu voulais j'arrivais à interpréter les regards, les intonations de la voix et même la gestuelle, j'étais un vrai radar pour çà.
Mais en ce qui concerne ce Kemal, je pense qu'il avait tourné la page sur cette histoire d'enfance. C'était normal, en même temps on n'était plus au lycée, il était aujourd'hui beau, sur de lui, riche de surcroît, il pouvait donc avoir toutes les femmes qu'il voulait. Et il était marié en plus.
Sa femme possède le plus grand salon de la ville, cette pensée me gêna beaucoup qu'il soit marié. Mon esprit se mit à imaginer des choses que je refusais d'entendre. Je déteste ce genre de situation, je déteste avoir un faible pour qui que ce soit. Je suis très pragmatique, très cartésienne alors je ne supporte que les relations sur lesquelles j'ai une emprise totale.
Je sais avoir un faible pour qui je veux, e contrôle tout. Depuis cette fameuse déception amoureuse qui m'avait mis plus bas que terre il y a cinq ans, je m'étais juré de ne plus jamais laisser mes émotions prendre le dessus. Alors oui j'aime qui je veux, c'est çà la vraie vie et c'est ainsi que devrait raisonner toutes les femmes.
Leila : Melissa? C'est comment avec toi? Depuis aujourd'hui tu es dans les nuages. Chaque fois que je te parle j'ai l'impression que tu fais un atterrissage brutal. Tu es devenue binga chaud ou quoi?
Moi : Héééhh pardon Leila, laisse-moi comme çà, je suis juste fatiguée ces derniers temps.
Leila était ma meilleure amie mais je ne pouvais pas lui parler de... Mais parler de quoi? Humm on dirait que j'étais devenue bipolaire. J'avais le diable et le démon qui me parlaient à tour de rôle.
Comme tout le monde d'ailleurs je pense qu'on a un peu des deux en nous et on choisit selon les situations d'écouter l'un ou l'autre en essayant de se convaincre que c'est la meilleure décision.
Leila : Hum fatiguée hein ? Que tu travailles quoi ma chérie? J'espère que les doubles yeux là n'ont pas commencé.
Moi : Vraiment toi là tu vas me tuer de rire un jour. Ne t'inquiètes pas le jour ou le spermatozoïde là va entrer, je vais te dire avant même que çà n'arrive sur mon ovule.
Leila : hahahahaha tu es folle.
Ma journée fut belle et remplie. Dans ces derniers jours, j'essaie de la remplir au maximum, entre les divers avec Leila, le resto avec Kemal et la visite à sa famille, je faisais tout pour ne pas me retrouver seule avec la voix de mon démon dans ma tête.
J'occupais mon esprit au maximum, je ne lui donnais pas une minute de répit. Je faisais mon maximum pour ne pas laisser mes pensées divaguer. Mais ce moment fatidique de la journée arriva. Ce moment ou tu ne peux pas échapper à tes problèmes, ce moment ou tes idées, tes pensées, ton esprit sont libres, libres de divaguer, libres de rêver, libres de déblatérer. Et je me remis donc à penser à lui. Timidement mais je pensais à lui.
Je me battais de toutes mes forces contre ces pensées en me disant que de toute façon çà n'avait aucune importance. Ce jour là j'étais fatiguée alors je laissai libre cours à mes pensées. L'odeur de son parfum revint me hanter, l'image de lui passant la langue sur ses lèvres, le rêve de cette bouche sexy sur la mienne, sur mon corps, "oh mon Dieu je suis perdue".
Je le revis avec son ensemble blanc, mon cœur et mon esprit vibraient en chœur. Pourquoi était il possible d'être aussi sexy, aussi canon, aussi désirable, c'était ce genre d'homme à qui tu as envie de dire "prend moi cadeau". Je me demande si je suis toujours ce genre de femme. J'envie sa beauté et son charme, mon Dieu il faut que j'arrête.
C'est Brice mon homme et ce Kemal est marié et il ne m'intéresse même pas NA!!! Fin de la discussion entre mon cœur mon esprit démoniaque et mon esprit angélique. C'est moi qui commande âpres tout. Voilà!!! Tout le monde ferme sa gueule, c'est ainsi que j'ai pu trouver le sommeil.
Lundi arriva bien trop vite et je me rendis compte ce matin là que j'avais attendu cette journée tout le weekend. La veille je m'étais couchée à 21h juste pour que le lendemain arrive vite. C'est le nianga devant le miroir que vous voulez voir? C est le rouge à lèvres Yasmine que vous voulez voir? Et le traçage de sourcils à l'américaine? Ha le gars là allait voir qu'il n'était pas le seul à être sexy.
Je mis cependant un point d'honneur à être sobre dans l'habillement en portant un pantalon de smoking noir et une chemise longue manche vert foncé et ma paire de talons vert également. Mon maquillage était simple mais impeccable, avec Leila comme meilleure amie j'avais toute la panoplie et tout le doigté nécessaire pour me faire un make up propre.
Je roule en direction du quartier ou se trouve les locaux de l'entreprise de Kemal, mon cœur me fait un peu mal dans ma poitrine. Je déteste définitivement ce genre de situation ou j'arrive à perdre mes moyens comme çà.
C'est à ce moment là que j'ai pris ma décision. Je ne vais pas accepter la proposition de Kemal dans tous les cas mon oncle m'a déjà trouvé du boulot de toute façon. Je refuse cette complication. Mon avenir est déjà tout tracé.
Je vais me marier a Brice et devenir madame Melissa, je vais trouver du boulot, j'aurais deux enfants magnifiques, une fille d'abord et ensuite un garçon. Il est hors de question que je me mette à fantasmer sur un gamin de 28ans eu de la chance dans la vie et qui était marié en plus.
J'arrive donc dans le fameux immeuble, je me donne une contenance et j'arrive dans le hall. Je me fais annoncer comme la dernière fois et je monte les escaliers en essayant de faire taire les voix dans ma tête.
J'arrive dans le 2ème hall et la jeune dame dans le hall m'accueille avec un large sourire. Je n'avais pas fait attention à elle la dernière fois. Elle est jeune et très jolie, elle a un teint impeccablement uniforme et de belles dents blanches. Elle m'a l'air très sympathique, je lui rends son sourire pendant qu'elle prend son téléphone pour m'annoncer, raccroche et me dit que je peux entrer.
Je pousse la porte du bureau un peu nerveuse et mon cœur se met à battre avant même que je ne vois Kemal dont la chaise est vide. Avant que je ne tourne la tête...
- Bonjour Melissa.
La voix vient de derrière, je me retourne et le vois assis sur un grand canapé derrière moi, un café à la main. Mon cœur s'emballe encore.
Moi : Bonjour Kemal.
Il se lève et s'avance vers moi, droit vers moi, je m'affole. J'ai l'impression que j'entends mon sang courir dans mes veines et que lui l'entend aussi. Il arrive à ma hauteur et se penche vers moi, mes yeux s'écarquillent, je suis paralysée.
Qu'est ce que je fais? Qu'est ce que je dis? Qu'est ce qui se passe? C'est quoi il veut faire la?
Kemal se lève et s'avance vers moi, droit vers moi, je m'affole. Il arrive à ma hauteur et se penche vers moi, mes yeux s'écarquillent, je suis paralysée. Qu'est ce que je fais? Qu'est ce que je dis? Qu'est ce qui se passe? C'est quoi il veut faire la ?
Je me sens très bête tout d'un coup. Mais putain il m'a juste fait deux bises très sobres et normales sur les joues. Qu'est ce qui m'arrive? Je me demande s'il a remarqué ma gêne. Je le regarde dans les yeux et je me rends compte qu'il me sourit. Mais pourquoi ce sourire?
Est ce qu'il avait remarqué ma gêne? Est ce que çà l'amusait? Est ce que ma maladresse le faisait rire aujourd'hui comme la sienne m'avait fait rire il y a 12 ans? Non je ne permettrais pas çà. Cette idée suffit à me faire reprendre ma contenance. Je pris mon air super sérieux et m'éloignai de lui.
Kemal : As-tu passé un bon week-end?
Moi : Oui j'ai passé un très bon week-end et je suis là comme prévu nous avions rendez vous.
Kemal : Viens t'assoir s'il te plait.
En se dirigeant vers son bureau, son café à la main, je m'installai en essayant de rester neutre. Il me tendit un document de 2 feuilles en parlant.
Kemal : J'ai rédigé ce contrat pour toi, je te propose de travailler à l'essai 3 mois, ensuite s'il y a entente mutuelle on verra la suite. Ici le boulot consiste essentiellement à négocier et acheter pour nos clients des espaces publicitaires, çà dépend de nos contrats avec les clients. Je ne vais pas tout te citer, je pense que tu sais à peu près ce que fait une agence marketing et communication. Isabelle te donnera les détails et te présentera les membres de l'équipe tout à l'heure. Lis ce contrat si tu te décides à signer, le boulot démarre dans 6 jours soit la semaine prochaine.
Il s'arrêta une minute, on aurait dit qu'il cherchait ce qu'il pouvait ajouter, j'ai eu l'impression qu'il essayait de me convaincre de venir travailler pour lui. Mais pourquoi? Je n'avais aucune expérience professionnelle.
Je me demande s'il n'a pas toujours un faible pour moi. Cette idée me fit frissonner, j'étais intriguée. Je savais que je jouais avec le feu et je n'avais jamais été très fan du feu. C'était sur, il tenait à ce que je travaille là bas.
Je lis le contrat et tout ce que je vois c'est 150 milles Fcfa par mois plus diverses primes notamment pour les contrats apportés, pour les membres de l'équipe dont les propositions de campagnes publicitaires sont retenues. Pour moi le salaire était plus que satisfaisant pour un contrat à l'essai en plus. Je n'avais zéro expérience professionnelle, c était incroyable pour moi d'avoir çà à mon premier boulot.
Kemal me regardait lire le contrat, même sans lever le regard vers lui, j'étais troublée par son regard sur moi. Non je ne pouvais pas accepter de travailler avec un homme marié devant qui moi Melissa je perdais mes moyens.
Kemal : Réfléchis bien. Ce boulot est très prenant, nous avons rarement notre weekend. Parfois le client veut lancer sa campagne de publicité à une date précise et nos délais sont courts pour réaliser tout çà alors il nous arrive de travailler dimanche, et parfois de dormir ici.
QUOI!!!??? Que c'est toujours le boulot de quoi? Pardon je ne suis pas là. " Qu'il aille sans te mettre la poisse au corps" fanfaronna mon ange, pendant que mon démon m'accusait : "si rester au boulot tard et travailler dur te dépasse c'est que tu es paresseuse et sans ambition, retourne rester donc femme au foyer sans déranger quelqu'un".
Il se rendit compte que sa dernière révélation m'avait un peu désarçonné.
Kemal : Tu te plairas beaucoup ici à mon avis.
Il se lève et viens vers moi, et me tend la main. Je lui tendis la main en me levant. Quand mes doigts ont touché les siens, j'ai d'abord failli retirer ma main parce que c'était comme si le courant m'avait frappé. Mon cœur s'est remis à battre, ma respiration à accélérer.
Kemal : Viens et laisse moi quand même te présenter mon équipe, çà te permettra de voir dans quelle atmosphère tu vas travailler si jamais tu signes.
Moi : Est ce que tu ne pourrais pas attendre que je réfléchisse d'abord à ce contrat? Comme tu le sais je me suis plus ou moins engagée ailleurs donc ce n'est pas une évidence pour moi de le signer. C'est si important pour toi que je travaille ici ?
Kemal : c'est si important pour moi que tu travail ici parce que je n'ai pas besoin de quelqu'un qui pense tout savoir parce qu'il a 5 ou 10 ans d'expérience professionnelle. J'ai besoin d'un esprit frais, jeune, créatif, une personne qui peut m'aider à trouver des concepts neufs. Je ne sais pas si tu comprends.
Wow on dirait qu'il aimait vraiment beaucoup son travail et moi qui croyais que Leila avait vu juste que le gars là me pifait encore. L'idée qu'il ait encore un faible pour moi me quitta vite fait. Je redescendis sur terre car sa réponse était satisfaisante. Je respirai un grand coup.
Moi : Je te donne ma réponse demain, j'ai besoin d'en discuter également avec mon fiancé.
J'avais lâché çà comme une bombe, et je guettais sa réaction.
Kemal : Bien sur, c'est la moindre des choses.
D'un ton le plus naturel, il avait répondu comme ça. Il n'était donc pas jaloux? Je ne comprenais plus rien. Mais lui là il se prenait pour qui ?
Nous sommes sortis du bureau, la fille à l'accueil (Isabelle elle s'appelait) nous accueillit avec un sourire. Kemal poussa une porte en face d'elle, la propreté des lieux était impeccable, il y avait plusieurs bureaux séparés par des box.
Tout le monde était en contact avec tout le monde, mais les bureaux étaient assez spacieux pour avoir un semblant d'intimité et les box aidaient à se cacher en cas de cas. Je comptai sept hommes et quatre femmes, qui levèrent tous les yeux à notre entrée.
Kemal : Tout le monde, je voudrais vous présenter Melissa notre nouvelle collaboratrice. Melissa je les laisse se présenter.
- bonjour Melissa moi c'est Marcel, moi Francis, Michel, Robert, Jean Abel, Armel, Céline, Marie...
Ils me saluèrent tous, j'oubliai les prénoms à peine prononcés. Ils avaient l'air très sympas, tous, sauf une des filles : Michelle. Une très belle fille très claire, le visage attaché, très hautaine. Elle m'a salué avec une expression si indifférente. Tchrrrr est ce que je mange chez elle?
J'ai un peu discuté avec les autres qui étaient franchement très accueillants et j'ai pris congé. Je sortis de la salle et m'avançai vers le bureau de Kemal pour prendre congé de lui aussi. Je frappe à la porte avant d'entrer.
Il était assis sur son bureau, il me fit signe qu'il était au téléphone en m'indiquant de m'assoir. Il parlait à sa femme visiblement, vu les sourires répétés. La jalousie voulait me faire maigrir, je me tournais et me retournais dans ma chaise. Enfin il raccrocha le téléphone.
Kemal : Alors ils t'ont fait visiter?
Moi : non, j'ai besoin de réfléchir à tout ça.
Kemal : D'accord Réfléchie bien et sache que j'aimerais vraiment travailler avec toi
Il s'est levé pour venir encore vers moi là avec ses bises. Avant qu'il n'arrive, je me suis levée et lui ai tendu la main et je l'ai serré avant de tourner les talons. Pffff!!! Enfin seule. Le contrat en main, je me dirigeai vers ma voiture en réfléchissant à ce que j'allais décider.
Le bureau de mon oncle m'avait proposé 100 milles Fcfa que j'avais déjà trouvé bien aussi mais là! Kemal me propose plus et je me demande comment ce serait de travailler pour lui, avec lui.
Le voir passer tous les jours, lui parler tous les jours, je n'arrivais plus à chasser de mon esprit l'évidence qu'il me plaisait. Tout ce qu'il faisait m'excitait, je le désirai malgré moi. Seigneur comment je vais faire? Je suis une femme mariée (bientôt) et lui aussi.
Est ce que je dois me lancer là dedans et risquer de me retrouver dans une situation houleuse et compliquée? Est ce que je dois lui dire non pour préserver l'équilibre de ma vie? Est ce que signer ce contrat c'est m'engager dans un terrain qui mène à la perdition?
"Melissa, signe ce fichu contrat on ne vit qu'une fois" Me disait mon démon. " Pardon Melissa, va travailler chez ton oncle tu quitte derrière les problèmes" Argumentait mon ange.
A SUIVRE...... ( Partie 4 )
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