- Lara, j'ai vraiment envie de toi et je veux que tu te laisses à moi pour que je te savoure comme ta mère me laisse la savourer.
- Vous êtes vraiment malade monsieur, je vais tout raconter à ma mère.
- Et tu penses qu'elle va te croire ? Tu ne comprends encore rien gamine.
Je m'appelle Lara, j'ai dix-neuf ans, et ma vie a basculé il y a quelques mois lorsque j'ai perdu mon père, un homme admirable, généreux et respecté. Sa mort reste un mystère. Chaque jour, des indices me poussent à envisager l'impensable : ma propre mère pourrait être liée à cette tragédie.
Au début, je trouvais les accusations des frères de mon père absurdes. Selon eux, ma mère le trompait sans vergogne. Mais aujourd'hui, des signes troublants m'empêchent de fermer les yeux. À peine un mois après l'enterrement, elle a pris la tête des entreprises de mon père, soi-disant en attendant ma majorité. Depuis, un homme étrange, Herick, a envahi notre maison, présenté comme un 'cousin éloigné'.
Rapidement, notre demeure s'est transformée en lieu de débauche. Je les ai surpris, ma mère et cet homme, dans des situations que je peine à oublier. Pire, Herick a commencé à me tourner autour, ses regards lourds d'intentions malsaines. J'ai essayé d'en parler à ma mère, mais elle m'accuse de jalousie, comme si je ne pouvais pas accepter qu'un autre homme prenne la place de mon père.
Mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas de la jalousie. C'est de la peur. Quelque chose cloche. Ce que je suis sur le point de découvrir dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer : cette femme, qui m'a élevée et que j'ai toujours appelée 'maman', n'est pas ma mère. Elle est la sœur jumelle de ma véritable mère, et elle cache un terrible secret.
C'est un mercredi, et je n'ai pas cours. Nous avons une semaine pour travailler sur nos thèmes de mémoire. Installée dans le canapé du salon, j'attends Boris, mon petit ami. Les documents sont posés sur le guéridon, mais mon attention est fixée sur l'écran de télévision. Ma mère et son petit ami obsédé, Herick, sont déjà partis au travail. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a jugé bon de lui donner un poste dans l'entreprise de mon père.
Allongée sur le sofa, je finis par m'assoupir sans même m'en rendre compte. Je ne sais pas combien de temps a passé lorsque je commence à sentir des caresses sur mes cuisses. Au début, je crois rêver. Mais les gestes deviennent insistants, presque intrusifs, jusqu'à ce que je sente une main essayer de toucher mon intimité. Brusquement, je sors de ma torpeur et ouvre les yeux.
Je n'arrive pas à y croire : c'est Herick. Le petit ami de ma mère.
Je sursaute, me redresse d'un bond et commence à crier, incapable de contenir ma colère et mon dégoût.
- Quoi ?! Vous ? Mais qu'est-ce que vous faites ? Oh mon Dieu ! Vous couchez avec ma mère et maintenant, vous osez venir vers moi ?!
Herick, sans la moindre honte, me répond :
- Lara, je suis fou amoureux de toi. Je veux vraiment qu'on...
- Ne terminez pas votre phrase, espèce de monstre ! Je ne suis pas ce genre de fille, et vous êtes chez moi ici. Si vous continuez, je vous manquerai de respect comme jamais, et croyez-moi, vous ne voudrez pas voir ce qui va suivre.
Je n'ai pas le temps de finir ma tirade qu'il me saisit brutalement et tente de m'embrasser de force. Je résiste de toutes mes forces, luttant pour qu'il ne parvienne pas à toucher mes lèvres. Finalement, je réussis à me libérer, mais il continue, essayant de bloquer ma sortie.
C'est alors que la sonnette retentit : Boris est arrivé.
Pris de panique, Herick me lâche enfin et s'éclipse rapidement vers la chambre de ma mère, comme si rien ne s'était passé.
Je prends une grande inspiration, ajuste ma robe à la hâte et me dirige vers la porte d'entrée pour accueillir Boris. Je sais qu'il va exploser si je lui raconte ce que Herick vient d'essayer de me faire. Boris est bien plus qu'un petit ami pour moi : il est mon confident, mon pilier, et je partage tout avec lui, y compris les drames qui se déroulent dans cette maison.
Lorsque j'ouvre la porte, il entre, le regard scrutateur, et avant même que je ne puisse dire un mot, il remarque mon trouble.
- Lara, tout va bien ? Tu as l'air... bizarre. Il s'est passé quelque chose ?
J'essaie de sourire et de détourner son attention.
- Non, rien de grave. Juste une journée un peu... compliquée.
Mais Boris n'est pas du genre à lâcher prise. Il insiste, encore et encore, et je finis par céder. Une fois installés dans le canapé, je lui raconte tout ce qui vient de se passer avec Herick, le nouveau mec de ma mère. Sa réaction est immédiate : il se lève d'un bond, les poings serrés, visiblement prêt à en découdre.
- Quoi ? Ce type a osé te toucher ? Où est-il, Lara ? Dis-moi où il est !
Je pose une main sur son bras pour tenter de le calmer.
- Boris, s'il te plaît, calme-toi. Il est dans la chambre de ma mère. Mais je t'en supplie, ne fais rien. Si tu t'impliques dans cette histoire, ma mère risque de te détester et de te voir comme un ennemi.
Il me regarde, encore furieux, mais finit par se rassoir à contrecœur.
- D'accord, je ne ferai rien... pour l'instant. Mais si ce type recommence, je te promets que je n'hésiterai pas. Je ne sais même pas ce qui a poussé ta mère à se mettre avec un homme plus jeune qu'elle.
- Je me pose aussi cette question, parce que mon père est bien plus âgé que cet obsédé.
Pour apaiser l'atmosphère, je change de sujet et lui propose quelque chose à boire ou à manger.
- Non, merci, je n'ai besoin de rien, dit-il en secouant la tête, encore agité.
Je prends les documents de notre thèse de mémoire et les pose devant nous pour essayer de ramener son attention sur autre chose. Peu à peu, nous plongeons dans notre travail, mais l'ombre de ce qui vient de se passer plane encore au-dessus de nous. Je sais que Boris n'oubliera pas cette histoire si facilement, et moi non plus.
Dans la chambre...
Herick s'assoit au bord du lit, nerveux, le document qu'il était censé récupérer en main. Il passe une main tremblante sur son visage, puis laisse échapper un rire amer.
- Quelle idiote, murmure-t-il, les yeux rivés sur le papier. Elle pense pouvoir tout contrôler, mais elle ne verra rien venir.
Il se lève, fait les cent pas dans la pièce, en proie à des pensées qui semblent tourmentées.
- Lara... Ah, Lara, tu es bien plus belle et intéressante que ta mère. Si seulement tu comprenais. Mais non, tu me vois comme un monstre.
Il s'arrête devant le miroir, se fixant longuement, comme s'il s'adressait à une autre version de lui-même.
- Et puis ce gosse de Boris... Toujours dans ses pattes, à jouer les héros. Il n'a aucune idée de ce que je suis capable de faire.
Un sourire malsain étire ses lèvres alors qu'il reprend le document et le glisse dans une pochette.
- Ce n'est qu'une question de temps. Une question de temps avant que tout ça ne devienne mon terrain de jeu. Je vais profiter bien de la mère et la fille sera celle qui va satisfaire mes envies sexuelle pendant ce temps la mère entrain de dépenser sur moi. Ce que baba m'a donné travaille très bien. Elle a même tu.é son mari pour moi. Ha ha ha
Il sort de la chambre avec un air assuré, ses pensées sombres dissimulées derrière un masque de calme, comme si de rien n'était.
Nous sommes en train de travailler lorsque Herick avec les dossiers sous le bras se dirige vers la porte de sortie. Je fais de mon mieux pour ignorer sa présence, me concentrant sur les documents de mémoire avec Boris. Mais Boris ne le lâche pas du regard.
Je ne sais pas ce qu'il veut et il s'arrête et s'approche de nous. Il me jette un regard lourd de sous-entendus, puis fixe Boris d'un air méprisant.
- Je suppose que c'est ton petit ami, dit-il avec un sourire narquois. Tu as de bons goûts, Lara.
Je serre les dents, refusant de réagir, mais Boris, qui a déjà du mal à se contenir, se lève immédiatement.
- Et toi, tu es quoi, exactement ? Le parasite qui profite de la maison et de l'entreprise de son défunt père ?
Herick rit doucement, comme s'il trouvait la situation amusante, mais je vois que ses yeux brillent de colère.
- Je n'ai pas de comptes à te rendre, gamin, répond-il froidement. Lara et moi avons une... compréhension mutuelle. Pas vrai, Lara ?
Je sens mon cœur se serrer de rage, mais je refuse de tomber dans son jeu. Avant que Boris ne fasse quelque chose qu'il pourrait regretter, je me lève et me place entre eux.
- Ça suffit, Herick. Tu as pris ce pour quoi tu es venu. Maintenant, laissez-nous tranquille.
Il me fixe un moment, hésitant, puis se dirige lentement vers la porte. Avant de sortir, il se retourne une dernière fois.
- Tu sais, Lara, je n'abandonne pas facilement. Réfléchis bien à ce que je t'ai dit.
Il quitte enfin la maison, et le silence qui suit est presque assourdissant. Boris est encore debout, les poings serrés, et je sens que la tension en lui est à son comble.
- Cet homme est un danger, Lara, dit-il finalement. Je ne peux pas rester là sans rien faire.
- Je sais, Boris, mais pour l'instant, il faut qu'on reste intelligents. Ce n'est pas seulement une histoire entre lui et moi. Il y a ma mère, l'entreprise de mon père... Tout est lié. Tu as bien vu son attitude, non ? Il n'a pas peur, parce qu'il sait que ma mère ne me croira jamais si je lui raconte ce qu'il a fait.
Boris serre les poings, le visage sombre.
- On dirait même qu'il a fait quelque chose à ta mère. Je veux dire, elle n'est plus elle-même, Lara. Sois vraiment prudente dans cette maison. Sinon, il pourrait te faire avaler la même potion, ou pire, te manipuler comme il l'a fait avec elle.
Je frémis à l'idée qu'il puisse avoir ce genre de pouvoir sur ma mère, mais Boris a raison. Je dois faire attention. Ce n'est pas juste un affrontement direct, c'est un jeu bien plus dangereux.
Je sais que cette situation ne peut pas durer. Quelque chose devra changer, et bientôt. Mais pour l'instant, je dois trouver un moyen de protéger tout ce que mon père a laissé derrière lui, et surtout me protéger, moi.
De l'autre côté...
Dans le bureau d'Aya, la mère de Lara, l'atmosphère est tendue, bien que le ton de la conversation entre Aya et sa meilleure amie Fatou soit encore calme. Aya, adossée à son fauteuil, feuillette distraitement un dossier tandis que Fatou, assise en face d'elle, sirote un jus.
La discussion est interrompue par trois coups à la porte. Sans attendre de réponse, Herick entre dans le bureau, tenant les documents qu'il était parti chercher.
- Bonsoir, mesdames, lance-t-il avec un sourire rapide.
Fatou lève à peine les yeux vers lui, répondant d'un simple " bonsoir " glacial, le ton chargé de mépris. Elle ne l'a jamais aimé et ne s'en cache pas. Herick, cependant, n'y prête pas attention. Il s'approche d'Aya, pose les documents sur son bureau, puis l'embrasse brièvement avant de sortir, son parfum laissant une trace derrière lui.
Aya le suit des yeux, hypnotisée, jusqu'à ce qu'il quitte complètement la pièce.
Fatou pose brusquement son verre de jus, son regard transperçant Aya.
- Ma copine, commence-t-elle d'un ton sévère, j'espère que tu sais très bien ce que tu es en train de faire. Ce jeune homme est beaucoup trop jeune pour toi. Et n'oublie pas que tu as une fille de dix-neuf ans sous ton toit.
Aya se redresse dans son fauteuil, son visage se fermant instantanément.
- Et alors ? Je devrais me priver de mon bonheur juste parce que j'ai un enfant ? Fatou, je t'ai déjà demandé de ne pas te mêler de ça. J'aime Herick, et rien ni personne ne changera cela. Qu'il soit plus jeune que moi ou pas, c'est lui qui fait battre mon cœur, et je suis prête à tout pour le garder dans ma vie.
Fatou hausse un sourcil, sa voix devenant plus mordante.
- Vraiment ? Et tu crois que tu es entrain de mourir les doutes et soupçons de tes beaux-parents ?
- "Ex" beaux-parents, corrige Aya d'un ton sec. Charles n'est plus là. Je suis libre de refaire ma vie.
- Libre de refaire ta vie, oui, mais pas un mois après l'enterrement de ton mari ! Et tu as même osé héberger ce gamin chez toi, sous le même toit que Lara. Sérieusement, Aya ? Tu sais quoi ? Plus j'y pense, plus je me dis que tes beaux-parents ont raison. Tu as tué Charles pour être avec cet homme, n'est-ce pas ?
Aya claque violemment la pile de dossiers sur son bureau, les yeux flamboyants.
- Tu ne sais rien, Fatou ! Et c'est précisément pour ça que tu as du mal à comprendre. J'aime Herick, je l'aime vraiment, tu m'entends ?
Fatou secoue la tête, dégoûtée.
- Aya, ce que tu fais là va te détruire. Si tu ne penses pas à toi, pense au moins à ta fille. Tu as de la chance qu'elle existe, sinon ta belle-famille t'aurait mise à la rue le jour de la mort de Charles. Mais toi, tu continues avec tes absurdités. Tu penses vraiment qu'il y a un avenir entre toi et ce Herick qui te fait perdre la tête ?
Aya esquisse un sourire amusé, croisant les bras avec une attitude de défi.
- Oui, pourquoi pas ?
Fatou secoue la tête, exaspérée.
- Tu te trompes lourdement, Aya. Ce type ne voit en toi qu'un moyen de distraction. Il va te manipuler, te profiter, et te ruiner à la fin. Et si tu ne fais pas attention, il prendra même plaisir à s'en prendre à ta propre fille avant de disparaître comme un voleur.
Le sourire d'Aya se fane légèrement, mais elle ne se laisse pas démonter.
- Je vois que tu ne connais pas Herick comme je le connais, réplique-t-elle, son ton saturé de certitude. Tu parles sans rien savoir.
Fatou lui lance un regard perçant, ses traits durcis par la colère.
- Ce n'est pas moi qui ne sais rien, Aya. C'est toi qui refuses de voir la vérité en face. Tu sais quoi, je ne veux plus rien avoir avec toi, Aya. Je ne veux pas qu'après qu'on me lie à toutes ces choses que tu fais.
Aya croise les bras et hausse un sourcil, visiblement peu affectée.
- Très bien. Si c'est ce que tu veux, la porte est juste là. Ferme-la derrière toi en sortant.
Fatou se lève d'un bond, pointant un doigt accusateur vers Aya.
- Tu vas regretter tout ça, Aya. Que Charles protège juste sa fille de là-haut.
- J'ai compris, répond Aya avec un sourire glacé.
Sans un mot de plus, Fatou quitte le bureau, ses talons claquant avec colère sur le sol. Aya, elle, reste immobile, un sourire de défi étirant ses lèvres.
- Regretter ? murmure-t-elle pour elle-même. On verra bien. Je sais que Herick ne peut rien me faire mal, il m'aime trop pour me briser le cœur.
Dans le bureau de Herick...
Herick est assis dans son luxueux fauteuil, concentré sur l'écran de son ordinateur. Les chiffres défilent, mais son esprit est ailleurs, vagabondant sur des pensées qui n'ont rien à voir avec son travail. Un léger coup frappé à la porte le ramène à la réalité.
- Entrez, dit-il d'une voix grave sans détourner les yeux de l'écran.
La porte s'ouvre doucement, laissant apparaître Yasmine, la secrétaire personnelle de Aya. Un sourire malicieux éclaire son visage tandis qu'elle referme la porte derrière elle.
- Ah, Yasmine... murmure Herick en levant enfin les yeux vers elle. Il se cale dans son siège, un sourire narquois étirant ses lèvres. « Viens ici, mon bébé. Donne-moi un peu de chaleur. Je veux sentir tes lèvres.
Yasmine s'approche lentement, d'un pas calculé, le sourire toujours accroché à ses lèvres. Une fois près de lui, elle s'assoit délicatement sur ses genoux. Herick, sans attendre, capture ses lèvres dans un baiser vorace. Leurs souffles se mêlent tandis que leurs mains explorent mutuellement leurs corps.
Ils sont perdus dans cette étreinte passionnée, ignorant le temps, jusqu'à ce qu'un bruit sec à la porte les arrache brutalement à leur bulle.
- Merde ! murmure Herick en repoussant doucement Yasmine.
Elle se redresse précipitamment, lissant sa jupe d'un geste nerveux, et ajuste ses cheveux avant de se diriger vers la porte. Mais avant qu'elle ne l'atteigne, la porte s'ouvre brusquement, révélant Aya, la patronne.
Aya entre, une pile de documents à la main, ses yeux se posant immédiatement sur Yasmine.
- Je venais juste déposer ces dossiers pour M. Herick, dit Yasmine avec une fausse assurance, son visage rouge de honte.
Aya la fixe un instant, les yeux plissés, puis hoche la tête sans un mot. Yasmine s'éclipse rapidement, refermant la porte derrière elle.
Herick, essayant de garder son calme, s'essuie discrètement les traces de rouge à lèvres laissées par Yasmine. Mais Aya, désormais seule avec lui, ne semble pas remarquer son agitation.
- Alors, Aya, que puis-je faire pour vous ? demande-t-il, un sourire charmeur sur le visage, bien qu'un peu nerveux.
Aya pose ses dossiers sur le bureau, mais ses yeux ne quittent pas ceux de Herick.
- Ce que tu peux faire pour moi ? murmure-t-elle d'une voix douce mais suggestive.
Elle s'approche lentement de lui, ses talons résonnant sur le parquet. Herick, comprenant où elle veut en venir, se lève à son tour. Ils se fixent un instant, puis sans plus attendre, leurs lèvres se trouvent dans une étreinte ardente.
Deux jours après...
« L@R@ »
J'ai tout raconté à ma mère : ce que son soi-disant "homme de sa vie" a tenté de me faire. Mais, comme toujours, elle ne m'a pas crue. Pire encore, excédée par mes accusations répétées, elle voulait lever la main sur moi. Pourtant, à la dernière seconde, elle s'est retenue. Pourquoi ? Je l'ignore, mais quelque chose en elle semble s'effriter, comme si une part d'elle hésitait.
Je commence à comprendre, jour après jour, que ma mère est sous l'emprise de cet homme. Envoûtée, peut-être ensorcelée, elle est devenue une autre personne, complètement obsédée par lui. Ce Herick, bien plus jeune qu'elle, est un prédateur, et moi, je suis sa nouvelle cible. Il ne cesse de me harceler, et ma maison, autrefois un refuge, est devenue un véritable cauchemar.
Ce jour-là, je suis seule chez moi. Ma mère et Herick sont partis, comme à leur habitude. Je décide de profiter de leur absence pour prendre une douche et relâcher un peu la tension. L'eau chaude ruisselle sur mon corps, la mousse couvre mon visage. Je me perds un instant dans le calme apparent, les pensées flottant dans mon esprit.
C'est alors que je sens une main. Une main étrangère caresse mon épaule nue.
Subitement, mon cœur s'emballe. Je rince mon visage à toute vitesse pour voir ce qui se passe. Et là, devant moi, l'impensable : Herick.
Il est à moitié nu, un sourire effrayant accroché à ses lèvres. Avant que je n'aie le temps de crier ou de m'enfuir, il referme la porte de la douche d'un geste brusque.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici ? hurle-je, terrifiée.
Il ne répond pas, mais son regard parle pour lui. Il me pousse contre le mur de la douche, ses mains attrapant les miennes avec une force qui me paralyse.
- Tu peux crier, dit-il d'un ton calme mais glacial. Personne ne t'entendra.
Mon esprit se débat, cherchant une issue, une solution, mais mon corps est figé par la peur. Je me rends compte à cet instant qu'il ne reculera devant rien.