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Le Jeu Cruel des Dubois

Le Jeu Cruel des Dubois

Auteur:: Cipher Frost
Genre: Moderne
Dans l'opulence froide de l'appartement familial à Paris, les Dubois, mes parents, des magnats du luxe obsédés par leurs "tests" de caractère, me reçoivent avec une indifférence glaçante. Mon cœur se brise en annonçant la mort de mon jeune frère, Hugo, succombé à une crise d'asthme faute de soins urgents. Ils avaient refusé de payer l'acompte, une autre de leurs cruelles "épreuves". Pour eux, ce n'est qu'une de mes "manipulations" pour l'argent, une tentative de chantage de la part du "frère raté". Leur fils adoptif, Adrien, l'incarnation de la perfection et de la cruauté subtile, ne manque pas d'envenimer la situation, brodant des mensonges qui me collent à la peau. Me voilà accusé, rabaissé, sommé de gagner 2000 euros pour les funérailles, seul, sans un sou et sous le regard moqueur des "joueurs" observant mes "tests". Mais l'horreur ne fait que commencer. Ma survie est une humiliation constante, chaque effort saboté. Puis vient le coup de grâce : Adrien me drogue, m'arrache la signature d'une renonciation d'héritage, et me jette au visage le prix de la dignité de mon frère. Alors que je me traîne jusqu'au crématorium, portant la poussière d'Hugo, Adrien apparaît, son sourire glaçant. Il confesse, avec une jouissance morbide, avoir lui-même échangé l'inhalateur vital d'Hugo contre un placebo. Mon frère n'est pas mort par négligence, mais assassiné de sang-froid, victime d'un jeu sadique. Comment survivre à une telle vérité ? Comment se relever quand ceux qui vous ont donné la vie ont orchestré la mort de l'être le plus cher ? Au moment où tout semblait perdu, une caméra fortuite capture le crime, et les "notifications" du jeu changent, appelant à la vengeance. Pour Hugo, je n'ai plus peur. Le jeu ne fait que commencer... mais cette fois, je suis prêt à redéfinir les règles.

Introduction

Dans l'opulence froide de l'appartement familial à Paris, les Dubois, mes parents, des magnats du luxe obsédés par leurs "tests" de caractère, me reçoivent avec une indifférence glaçante.

Mon cœur se brise en annonçant la mort de mon jeune frère, Hugo, succombé à une crise d'asthme faute de soins urgents.

Ils avaient refusé de payer l'acompte, une autre de leurs cruelles "épreuves".

Pour eux, ce n'est qu'une de mes "manipulations" pour l'argent, une tentative de chantage de la part du "frère raté".

Leur fils adoptif, Adrien, l'incarnation de la perfection et de la cruauté subtile, ne manque pas d'envenimer la situation, brodant des mensonges qui me collent à la peau.

Me voilà accusé, rabaissé, sommé de gagner 2000 euros pour les funérailles, seul, sans un sou et sous le regard moqueur des "joueurs" observant mes "tests".

Mais l'horreur ne fait que commencer.

Ma survie est une humiliation constante, chaque effort saboté.

Puis vient le coup de grâce : Adrien me drogue, m'arrache la signature d'une renonciation d'héritage, et me jette au visage le prix de la dignité de mon frère.

Alors que je me traîne jusqu'au crématorium, portant la poussière d'Hugo, Adrien apparaît, son sourire glaçant.

Il confesse, avec une jouissance morbide, avoir lui-même échangé l'inhalateur vital d'Hugo contre un placebo.

Mon frère n'est pas mort par négligence, mais assassiné de sang-froid, victime d'un jeu sadique.

Comment survivre à une telle vérité ?

Comment se relever quand ceux qui vous ont donné la vie ont orchestré la mort de l'être le plus cher ?

Au moment où tout semblait perdu, une caméra fortuite capture le crime, et les "notifications" du jeu changent, appelant à la vengeance.

Pour Hugo, je n'ai plus peur.

Le jeu ne fait que commencer... mais cette fois, je suis prêt à redéfinir les règles.

Chapitre 1

La pluie fine de Paris tombait sur les fenêtres de notre appartement du boulevard Haussmann, mais à l'intérieur, l'air était sec et lourd. Je me tenais au milieu du grand salon, le silence pesant comme une pierre. Mes parents, les Dubois, étaient assis en face de moi, leurs visages figés par l'impatience.

« Léo, si tu n'as rien d'important à dire, Adrien a un examen pour Sciences Po demain. Ne le dérange pas. »

La voix de ma mère était froide, comme toujours.

Je les ai regardés, le créateur de la marque de luxe Dubois et sa femme, ces "nouveaux riches" qui craignaient tant de ne pas être à la hauteur.

J'ai pris une profonde inspiration.

« Hugo est mort. »

Mon père a froncé les sourcils, un signe d'agacement.

« Arrête tes bêtises. C'est une autre de tes manipulations pour avoir de l'argent ? Pour payer ses médicaments imaginaires ? »

« Hugo a eu une crise d'asthme sévère cette nuit. L'hôpital privé de Neuilly demandait un acompte pour l'admission en urgence. J'ai appelé. Vingt-sept fois. Vous n'avez pas répondu. »

Ma mère a soupiré, sortant un poudrier de son sac à main.

« Léo, nous t'avons déjà expliqué. Forger le caractère, ça passe par l'épreuve. Si on cède à chaque caprice, comment Hugo deviendra-t-il un homme fort ? Adrien, lui, ne se plaindrait jamais comme ça. »

Une notification a flotté dans mon champ de vision, transparente et cruelle.

[Test de loyauté n°99 : Échec. Conséquence : Perte d'un membre de l'équipe.]

J'ai fermé les yeux un instant. Le 99ème test. Ils appelaient ça des tests. L'hiver où ils avaient coupé le chauffage dans nos chambres pour "nous endurcir". La fois où ils avaient "perdu" le dossier d'inscription de Hugo pour l'école d'art, parce que "les vrais artistes doivent se battre". Quatre-vingt-dix-huit épreuves pour nous briser, pour nous prouver que nous n'étions rien comparés à Adrien, le fils parfait de leur défunt partenaire commercial.

La 99ème a été fatale.

« Il est mort dans un hôpital public de la banlieue, seul. Parce que vous avez refusé de payer. »

Mon père s'est levé, sa mâchoire serrée.

« Assez. Je ne veux plus entendre ces mensonges. Tu veux de l'argent ? Dis-le clairement. Combien ? »

J'ai senti un goût amer dans ma bouche.

« Je n'ai besoin de rien. Juste de quoi payer ses frais d'obsèques. Le minimum. Deux mille euros. Pour qu'il ait au moins une tombe. »

Chapitre 2

Le visage de mon père s'est tordu de mépris.

« Une tombe ? Pour mettre en scène ton petit drame ? Pour nous faire culpabiliser ? »

Il s'est approché et m'a saisi par le col de ma chemise. Son souffle sentait le vin cher et le cigare.

« Tu crois qu'on est stupides ? Tu crois qu'on ne voit pas ton jeu ? »

La douleur de sa prise était réelle, mais rien comparée au vide dans ma poitrine.

« Il est à la morgue de l'hôpital Lariboisière. Son corps est froid. Ce n'est pas un jeu. »

Ma mère a secoué la tête, l'air déçu.

« Tu manques tellement de sensibilité, Léo. Regarde Adrien, il a perdu ses deux parents et il ne s'est jamais comporté de manière aussi pathétique. Il a su surmonter l'épreuve. C'est ça, la vraie force. »

J'ai éclaté d'un rire qui ressemblait à un sanglot.

« La force ? Vous vouliez forger nos caractères ? Vous avez forgé un cadavre ! Mon frère est un putain de cadavre à cause de votre philosophie à la con ! »

Ma voix s'est brisée. Je les ai regardés, ces deux étrangers qui m'avaient mis au monde.

« Je sais tout pour vos "tests". Depuis le début. Je sais que vous nous mettez délibérément en difficulté. Je sais que vous voulez qu'on échoue pour qu'Adrien brille. »

Le visage de mon père a changé. La colère a laissé place à un calcul froid.

« Ah. Alors c'est ça. Tu penses que savoir ça te donne un avantage ? Tu veux nous faire chanter ? »

J'ai secoué la tête, épuisé.

« Je veux juste enterrer mon frère. Après ça, vous ne me reverrez plus jamais. Je disparaîtrai. Vous pourrez avoir votre famille parfaite avec Adrien. Je vous le jure. »

C'est à ce moment-là que la porte du salon s'est ouverte.

Adrien est entré, un livre de Sciences Po à la main. Il portait un pull en cachemire impeccable et son sourire était plein de charme et d'inquiétude feinte.

« Père, Mère ? Que se passe-t-il ? J'entendais crier. Léo, tout va bien ? »

Il a posé une main sur mon épaule. J'ai eu envie de vomir.

Ma mère s'est immédiatement adoucie.

« Adrien, mon chéri. Ne t'inquiète pas. Léo est juste... un peu contrarié. »

Adrien a froncé les sourcils, l'air pensif.

« C'est étrange... Je ne voulais rien dire, mais hier soir, en rentrant de la bibliothèque, je suis presque sûr de les avoir vus, Léo et Hugo, dans le 18ème. Près de la Goutte d'Or. Ils parlaient à un médecin connu pour faire de fausses ordonnances. Je me suis dit que ce n'était pas mes affaires... »

Le piège s'est refermé. Parfait. Imparable.

J'ai regardé mes parents. Le doute avait disparu de leurs yeux, remplacé par une certitude glaciale.

« Tu entends ça ? » a sifflé mon père. « Des fausses ordonnances ! Pour simuler une crise et nous extorquer de l'argent ! »

J'ai essayé de protester, ma voix un murmure.

« C'est faux. Vérifiez les registres de l'hôpital... appelez la morgue... »

Ma mère m'a coupé, son dégoût palpable.

« Nous croyons Adrien. Lui, au moins, est honnête. »

J'ai cessé de parler. C'était inutile. Ils avaient déjà choisi leur vérité.

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