Je m'appelle Sarah, actuellement mère d'un seul enfant ... un garçon ... et vous allez peut-être me demander pourquoi suis-je ici ? Pourquoi suis-je en prison ? eh bien je vais vous raconter mon histoire... comment ? Pourquoi ? et bien c'est tout simplement parce que j'ai voulu épargner mes enfants et je ne regrette rien !!!! ; la prison n'est pas un bel endroit certes mais c'est mieux que la liberté que j'avais dehors... mon apparence était libre mais pas mon cœur... lisez bien mon histoire... tout ce que j'ai fait, je l'ai fait ; j'en suis consciente et je ne regrette rien !
Lisez...
C'était un bon matin ; un martin ordinaire comme tous les autres, rien de spécialisa ne s'annonçait...je n'avais encore que presque 12ans, et ce matin là, je devais faire quelques taches de la maison avant d'aller à l'école...
- Ma'a j'y vais mes amies m'attendent dehors ; comme il y a eu coupure d'eau deux jours d'affiler les forages sont pleins à craquer ce matin... je ne veux pas être en retard aujourd'hui à l'école nous avons examen... j'ai déjà allumé le feu, je cours vite puiser le dernier tour...
- Ah ma fille... sans toi je ne sais même pas comment j'allais m'en sortir... Baigne-toi en même temps là-bas pour ne pas diminuer la petite quantité que tu as déjà puisée ici oooh... (ma mère qui étalait les habits non séchés sur l'étendoir)
- Ma'a mais je vais le faire où ? que quoi ? c'est une piscine là-bas? il y a des douches au forage ? on ne se lave pas là-bas oooh... bonjour papa, je vais puiser de l'eau...
- Bonjour ma fille... avait répondu mon père...
Je me dirigeais vers la sortie pour rejoindre mes amies et mon père comme tous les matins dans le pagne de ma mère torse nu, avec une grosse tige qu'il arrachait chaque matin à notre citronnier pour se brosser les dents, s'était retourné pour s'adresser à ma mère... c'était de moi qu'il s'agissait, comme pour nous mettre en garde...
- Je n'aime pas la voir avec ces petites filles qu'elle appelle amies einh ?toi Sarah tu dois te créer ton univers à toi ; et toi Erica( Erica c'etait ma mère) je t'avais dit quoi hier ? tu étais dans la chambre avec moi ou bien ? si tu creuse ma tombe j'y entrerai avec toi... stiupssss
- Laisse les gens Felix stciuuuuuuppppsss , cette fois-ci je ne suis pas d'accord ...je ne te laisserai pas faire... Leo fait plus que ton âge qu'il aille voir ailleurs...pas avec mes enfants...
- Tu parles de quoi là ? tu pourras lui rembourser tout ce qu'on a pris Erica? Ta bouche parle bien einh ?!
- Tout ce que toi tu as pris Felix ; il faut bien parler einh... ne me mêle pas dans tes combines yeeuushh...quand tu prenais l'argent de Leo m'avais-tu vu ?
Ma mère parlait en toisant mon père, ensuite sous l'effet de la colère, elle avait jeté l'une des chemises de mon père qu'elle avait à la main dans le bassin et avait pris la direction de la porte avec son pagne bien attaché à la poitrine, certainement pour aller voir ma'a Faby notre voisine qui était sa meilleure amie.
ma'a Faby était la femme qui avait obtenu un master en Kongossa dans notre quartier, elle savait tout ; elle connaissait tout le monde ; experte en sexprimes 500mg ; elle pouvait conseiller le sexe aux femmes comme une ordonnance médicale... tous ses faits et gestes étaient sexe... je regardais ma mère sortir en colère mais je ne comprenais rien jusque-là...
- Pa'a hahahaha petites filles tu dis ? je t'informe qu'elles ont toutes 12ans comme moi einh haha haha... bon j'y vais...
Mes parents n'avaient jamais eu la chance d'avoir des garçons, et dans leur soucis insatiable d'en avoir un , ma mère nous pondait comme des œufs ; d'où, à peine 12 ans j'étais la troisième d'une famille de 9 filles.
J'étais la plus grande ; enfin, la plus grande d'entre celles que mes parents considéraient encore comme sous leur responsabilité, car mes deux ainées étaient prises (mariage arrangé et forcé) l'ainé était partie de la maison à l'âge de 15ans, la deuxième à l'âge de 13ans avec des hommes qui faisaient trois fois leurs âges ; d'ailleurs celle de 13ans avait perdu la vie en se suicidant car elle n'avait pas supporté sa vie conjugales.
Mon père avait l'habitude de nous dire « « mes enfants, vous êtes mon bonheur et ma richesse» » ; cette phrase me rassurait et me mettait en confiance, je me mettais à fond dans mes études car je voulais vraiment rendre la phrase fétiche de mon papa réelle ; je voulais réussir dans la vie pour prendre soin de mes parents, j'étais très intelligente à l'école et mes ambitions étaient de devenir avocate un jour... mais seulement je ne savais pas ce que voulaient exactement dire mon père.
J'avais des rêves, des ambitions et Je me disais que j'allais finir mes études comme toutes autres filles ; travailler et un jour me marier avec l'homme de mes rêve qui jusque-là, n'existait même pas encore dans mon cœur ni même dans mon imagination car je n'étais qu'une enfant.
Je ne sais pas si nous faisions vraiment la joie ou la fierté de mon père comme il le prétendait ; chaque matin, il nous scrutait genre genre, comme s'il y avait quelque chose qu'il contrôlait absolument ; il veillait à ce que nous soyons toujours en bonne santé comme un bon berger, il contrôlait nos faits et gestes, mais tout ça pourquoi ? est-ce Parce que nous étions ses enfants ?... enfin ! c'est ce que moi je croyais.
Je me rappelle encore qu'il était 5heures du matin, et malgré mon âge, j'avais l'habitude de m'occuper de tout avant d'aller à l'école alors je m'étais lancé ; j'étais la seule à fréquenter grâce à mon insistance et d'ailleurs c'était l'une de mes tantes qui s'occupait des frais car mes parents n'en avaient rien à faire surtout mon père...
Après le ménage, Je m'étais apprêté pour aller à l'école lorsque j'avais entendu du couloir mes parents discuter dans le salon avec l'un des amis de mon père je reconnaissais bien la voix de papa Leo ; je m'étais arrêtée un instant dans le couloir pour mieux comprendre leur conversation ; car je les entendais parler de moi...
- Leo , tu n'étais pas obligé de te déplacer si tôt quand même... pour ton information je suis un homme de parole, je t'avais promis et quand je promets je réalise, où alors tu ne me fais plus confiance...(disait mon père)
- Tu parles encore de la confiance toi ? as-tu déjà oublié ce que tu m'as fait ? ta deuxième fille m'était destinée mais alors... où est-elle ? n'est ce pas que tu l'as donné à Carlos ? je ne veux plus courir le risque mon cher Felix... (répliquait papa Leo comme si mon père lui devait quelque chose)
- Ok ok ok, laisse-moi quand même quelques années pour bien la nourrir Leo, elle n'a que 12 ans , enfin presque ! qu'est-ce que tu vas faire avec un corps de cet age ? elle est trop petite, en plus; tu sais comment elle aime l'école ? si tu me promets qu'elle va continuer ses études une fois chez toi alors...
- Felix !!!! qui te dirige dans ta maison ici ? c'est à moi de voir ce que je ferai avec... tout ce que je veux c'est être sûr que je ne me ferai plus arnaquer cette fois-ci , alors je veux qu'elle reste chez moi comme ma fille jusqu'à ce qu'elle devienne un peu comestible, je sais qu'à 15 ans ça sera déjà bon... de toutes les façons, ces autres mamans seront là pour l'encadrer...
- Mon ami... on peut encore négocier...regarde bien de qui on parle là ; même sur sa poitrine il n'y a rien tu imagines faire quoi avec elle ? Je ne sais pas si tu m'as compris Leo... ce que ...
- Ce que quoi ? je t'ai déjà payé ce qu'il fallait alors quel est ton problème ? ça ne marchera plus cette fois-ci ; tu as déjà tout reçu pour la dote alors j'attends ce que tu me dois Felix...donne-moi ma femme Sarah !!!
En écoutant le mot DOT j'étais sidérée, et avais lâché mon cartable par terre
« ma femme Sarah ? » » ça voulait dire quoi ?quelle Sarah même ? j'étais sortie de ma cachette...
- Papa, qu'est-ce qui se passe ? maman ? vous n'allez pas faire ça einh ? vous n'allez pas faire ce que vous avez fait à Claudia et Rosine einh ? papa Leo a ton âge einh papa... et même plus... je ne partirai pas avec lui !!!! je ne partirai pas mamaaaan !!! mamaaan !!
Je pleurais mais Personne n'arrivait à éclaircir mes doutes, ma mère avec des larmes aux yeux n'arrivait même pas à me regarder... toutes mes sœurs étaient debout et pleuraient aussi sans rien comprendre...
- Ne me faites pas perdre mon temps sinon j'irai voir les ancien Felix et ça ne sera pas bon pour toi !
- Leo ne me menace pas ! je sais ce que je ne te dois alors pas de menace !!
- Felix tu penses que tu vas faire quoi avec ma fille ? je t'avais déjà dit ! ma fille ne partira pas d'ici ! ça veut dire quoi ? et toi Leo ; tu n'as pas honte ? attendez ! je vais vous signaler à la police !!
Apparemment les paroles de ma mère n'avaient aucun effet ; mon père avait disparu quelques minutes et en me retournant, je voyais mon père sortir avec un petit sac et jeter à papa Leo en disant :
- Prends bien soin de ma fille Leo... prend bien soin de ma Sarah sinon je te tuerai ! surtout ne la touche pas avant ses 15ans (disait-il en coulant une larme)
Lorsque mon père avait prononcé cette phrase, (prend bien soin de ma fille) j'avais couru vers le portail pour m'enfuir en criant
« « noooon nooon papa noooon ne fais pas ça papaaa, aidez-moi... aidez-moooooi je ne veux pas y aller » »
Le portail était bloqué ; alors notre gardien tonton mbuta m'avait facilement attrapé ; il me trainait au sol pour me ramener chez mon père qui était en même temps furieux et triste... au final on m'avait jeté dans la voiture de papa Leo.
Je regardais ma mère pleurer, mon père lui, était habitué à vivre ces genres des situations ; il nous regardait nous éloigner en faisant couler quelques larmes, mes amis de l'école qui étaient venus me chercher pour faire route ensemble et quelques personnes de ma rue étaient ébouriffés et se posaient des questions
« « Mais qu'est-ce qu'elle a fait ? » « Pourquoi autant de violence ? » « Sarah tu as fait quoi comme ? où t'amènent-ils ? et l'école ? Nous avons examen einh ? »
J'écoutais mes amis me parler mais que pouvais-je faire en ce moment là ? mon cœur pouvait même sortir de mon corps ; tout ce dont j'avais envie c'était de disparaitre ; plus on s'éloignait plus mon cœur lâchait ! j'apercevais mes petites sœurs se jeter à terre en pleurant... et je voyais aussi Ma'a Faby traverser la rue pour se rendre chez nous, certainement pour consoler son amie qui était ma mère avec le kongosa.
Les larmes de mes parents ne faisaient qu'augmenter la haine et la colère en moi ; la peur et l'angoisse que je ressentais en ce moment-là, ne faisaient que serrer mon cœur, penser à ce qui allait m'arriver et même où j'allais, ne me rendaient pas service au contraire, je m'étais rendu compte que ceux qui m'avaient mise au monde, ceux auxquels mon cœur pensait nuits et jours n'étaient rien d'autre que des montres, oui! mes pires cauchemars ; comment était-ce possible ? me laisser partir avec ce vieux malgré mes cris ? que comptait-il même faire avec moi ? à force de crier je m'étais épuisée ; je regardais autour de moi dans le véhicule , des inconnus qui ne m'avaient pas l'air de comprendre ce que je ressentais, papa Leo dans sa veste à trois boutons en plein soleil ne regardait même le siège arrière disons qu'il s'en fichait ; au bout de quelques minutes je l'entendais dire :
- Alors tu t'es calmé ? c'est ton père qui ne m'a pas laissé le choix ; c'est la coutume et personne n'a le droit de la contourner, j'étais patient mais il m'a pris pour un faux type, un faible, un vaut rien alors voilà où nous en sommes...
Tu seras bien traitée je te le promets, je suis un bon monsieur, d'ailleurs tu auras le temps de me connaitre, je serais toujours le papa Leo que tu as connu d'accord ?
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- Je te comprends, j'en ai l'habitude ...
« « Il en avait l'habitude ??? donc il mariait toujours les enfants des gens sans leurs consentement ? des enfants ? » » je me disais au fond de moi...
Papa Leo parlait tellement que j'étais obligée de faire semblant de dormir pour l'arrêter ; Et pendant que j'avais les yeux fermés, je les entendais dire :
« « il nous reste 45minutes pour arriver » » « « non non 1heure maximum patron ; la route que nous avons prise est beaucoup plus longue que l'autre on devait normalement rouler 10heures mais là nous sommes à presque 11h » » « « ah oui, je ne voulais pas attirer l'attention en plus avec le moteur qui lâche déjà je devais éviter le drame » » « « patron on fera comment ? moi je ne compte pas arriver chez vous vos femmes ne sont pas si gentilles avec moi à cause de tous les services que je rends là » »
Nous avions roulé toute la journée et Il était presque 7heures du soir lorsque nous étions enfin arrivés dans une grande cour commune de 5 portes ; une dizaine d'enfants couraient à notre rencontre en criant...
- Papaaaa, papaaaaa, papa est làaaaa ; papa est làaaa
- Ok ok laissez-moi maintenant et allez prendre ce qui est dans le MATINDA, surtout faites très attention avec les deux portières gauches.. ( MATINDA c'est le surnom qu'on donne chez moi aux véhicules qui ont des multiples pannes)
J'étais descendue de la voiture et devant moi trois femmes étaient venues m'accueillir en me scrutant, devant, derrière, à gauche et à droite en souriant timidement; en dehors de ces trois femmes , une autre , d'ailleurs celle qui paressait un peu plus âgée, était restée à coté de sa marmite au feu comme si nous n'existions pas certainement la doyenne de toutes...
- Prenez- la et installez-la au lieu de la regarder comme ça ; eeeeh polline, tu ne nous as pas vu ou bien c'est toujours ton mauvais caractère que tu as à l'égard des invités(papa Leo qui s'adressait d'abord aux trois femmes qui me regardaient comme dans une musée en suite à l'autre qui était à l'écart assise à côté du feu )
- Stiuuuuuuuupsssssss ; te voir va changer quoi ? tu peux me dire ? tu penses que j'ai encore des seins pour t'allaiter toi Leo ? je dois venir accueillir un nouveau-né que ta queue fatiguée-là va encore traumatiser ? un jour je vais le couper sous ton sommeil Leo je te préviens ! provoque moi toujours je vais te le couper tu es prévenu, heha si tu ne veux pas faire tes choses là sans citer mon nom je vais te le couper et te le mettre dans la soupe... comme ça, ça sera ton pieds que tu iras enfoncer dans les sexes des petites filles que tu me ramène chaque fois ici tsiuuuuuuuppssssss ... ( sa femme qui semblait mécontent de me voir)
Je ne savais vraiment pas si elle n'était pas contente de me voir ou si c'est mon âge qui l'intriguait ; c'est vrai que j ne savais rien sur la sexualité mais je sentais quand même le danger, je savais que je n'étais pas venue en vacance, les vacances ne se font pas de la manière dont mes parents l'ont fait...
Alors Sans poursuivre la discussion, papa Leo avait pris place sur un gros morceau de bois bien taillé à la forme d'une chaise () avec une éponge, confortablement assis , il avait ouvert son sac pour prendre sa pipe...
J'étais comme dans une autre planète, il y avait des petites filles et garçons de mon âge dans cette cour certainement les enfants de papa Leo.
Les trois autres jeunes femmes m'avaient conduite à l'intérieur de l'une des maisons, et on y voyait trois matelas, une télé bossue de 24 pouces ( c'est comme ça qu'on appelle des télés anciens modèles chez moi) ; quelques marmites au coin du mur, et quelques photos des enfants accrochées au mur.
Je regardais de part et d'autre et cette maison n'avait rien à voir avec la notre ; mais pourquoi mon père se sentait obligé de me confier à une famille aussi nombreuse ? une famille où il n'y avait rien de spécial, comment pouvait-il tomber si bas ? N'arrivait-il plus à prendre soin de moi ? m'avait-il vendu ?je me posais des questions, des questions auxquelles je ne pouvais pas avoir des réponses enfin, pas encore... alors l'une des femmes m'avait secoué...
- Je t'ai posé une question non ? tu ne parles pas ?
- Einh... einh...
Sérieusement je n'avais rien entendu, je ne l'avais pas entendu me poser une question ; j'étais complètement ailleurs
- Alors tu n'es pas avec nous einh ? haha haha je t'ai posé une question mon enfant... quel âge as-tu et comment tu t'appelles ?
- Je... je... m'appelle Sarah... et j'... je... j'aurai bientôt 12 ans... (avais-je répondu)
- Je m'en doutais... en tout cas la sorcellerie de Leo fait peur même à Lucifer... 12ans ? même ma fille ainée a plus que ça weeeee han ! tout ça même pourquoi ?
l'une des deux femmes qui parlait en ouvrant mon sac d'habits)
- Tu ne l'avais pas entendu ? avant de partir il disait que Laetitia aussi était déjà bien mure et que sa place n'était plus ici, heeehaa je l'attends,hiiiinh han!! j'attends qu'il touche seulement à ma fille de 15 ans dans ses trafics d'enfants il va voir... tufi na ye (disait l'autre)
- Combien de temps vais-je rester ici ? je dois rentrer chez moi svp... je ne veux pas rester ici mes tatas, je ne veux pas changer d'école... il faut dire à papa Leo de me ramener chez moi ; et si mes parents ne sont plus en mesure de s'occuper de moi alors j'irai chez ma grande sœur... svp parlez-lui... (je parlais en pleurant sans savoir ce qui m'attendait)
- Ekiee... alors comme ça tu allais même à l'école einh? Tu veux rentrer chez toi einh ? écoute petite, la maison que tu vois là...
Elle n'avait même pas fini sa phrase que Papa Leo avait ouvert la porte en singlet et avec un pagne ; pied nu, un monsieur avec un gros ventre ... façon il transpirait on croirait qu'il venait de courir... je ne peux pas vous mentir, je le haïssais au point d'imaginer l'irréparable ; mais avec quelle force ? avec quoi ?il avait du mal à respirer certainement à cause de son gros ventre ; il s'était appuyé contre le mur et avec autorité...
- Alors ? tout va bien ici? pourquoi restez-vous enfermées dans cette pièce ? sortez !!! tout le monde est là, ils doivent faire sa connaissance ; je compte être directe dès le début... la personne qui ne sera pas d'accord avec moi, n'aura qu'à prendre la porte...
Façons ses femmes le toisaient... On était sorties de la pièce et je voyais comment ses trois femmes se dépêchaient c'était clair qu'elles avaient peur de papa Leo... arrivé dans la cour, il y avait la famille de papa Leo au complet ; tout le monde me regardait avec des grands yeux ; il y avait des enfants de tout âge confondu, d'autres qui pouvaient avoir l'âge de mes ainés ; les trois femmes que j'avais trouvé à mon arrivé étaient assises à gauche de papa Leo excepté la plus vielle qui était toujours à l'écart et moi on m'avait présenté une chaise à sa droite... alors papa Leo avait pris la parole :
- Je ne veux pas me répéter inutilement car vous savez tous pourquoi vous êtes ici... je vous avais parlé de mon petit voyage de l'autre coté de la ville, normalement c'était pour deux ou trois ans plus tard mais j'ai dû anticiper pour des raisons que moi-même je sais et à ce sujet nous étions tous d'accord !!!!!
je dois élargir ma progéniture ; voilà pourquoi selon la coutume et surtout avec nos accords avec Felix, tout est fait...
elle s'appelle Sarah, et elle va grandir ici, je vais moi-même arroser mon potager jusqu'à la consommation...
toi Sarah, les femmes que tu vois là, tu leur doit du respect exactement comme tu respectais ta mère...
Pendant qu'il parlait, tout le monde l'écoutait attentivement sans mot dire, Papa Leo faisait la loi dans sa maison ; seule la plus vielle de ses femmes s'imposait ; les autres étaient tout simplement oui et amen... au bout d'un moment son fils ainé qui était là lui avait coupé la parole en tapant sur la table...
- Papa ... donc tu m'as fait déplacer de chez moi pour que je vienne entendre ça ? papa !! est-ce que tout va bien avec toi ? elle a quoi cette fille pour t'attirer ? même si tu as un problème de libido papa ; pas avec une fille qui peut être ta petite fille voyons!! c'est quoi cette sorcellerie papa ! quand est-ce que tu vas comprendre que nous ne sommes pas au moyen-âge einh ? tu sais que je peux porter plainte contre toi ? qu'est-ce qui vous arrive toi et papa Felix ? comment peut-il faire ça à sa fille ?
Il s'était retourné vers moi en poursuivant...
- Toi !! quel âge as-tu ?
- J'aurai bientôt 12 ans tonton...
- Et tu sais pourquoi tu es ici ? es-tu consciente de ton rôle dans cette maison ?
- Non tonton ... et Je veux même rentrer chez moi... tonton remmène moi chez moi je t'en supplie je ne veux pas changer d'école (je suppliais le fils de papa Leo en pleurant)...
- Papa ramène cette fille à ses parents stp... tu peux épouser la terre entière si tu veux mais papa ait quand même un peu de dignité stp... il y a beaucoup de filles dans ce village tu ne les vois pas ? ... moi je ne suis pas d'accord...mon Dieu mais tu n'as pas honte ? (disait le fils de papa Leo très fâché)
- Donc comme ça tu veux m'apprendre à comment gérer ma maison ? qui es-tu pour me faire la morale ? je t'ai donné la vie et sache que je peux aussi te la reprendre ! tu t'amuses ? Christian tu t'amuses ? regardez-moi cet imbécile ! tu te crois arriver ?
- Papa ce n'est pas la peine de hausser la voix... sois réaliste... arrête de te voiler la face... donc cette petite fille va voir ta nudité ? mais c'est une abomination papa !!!
- Ecoutez-moi !!! tous autant que vous êtes!! je fais de ma vie ce que je veux ; l'homme ou la femme qui n'est pas d'accord, la porte est grandement ouverte ! je ne retiens personne !!
La tension montait alors Son fils ainé était parti en colère, ces autres grands enfants s'étaient également retirés, alors après ; et après Quelques minutes de silence, papa Leo s'était retiré dans la grande maison avec ses femmes et moi la réunion avait tourné au vinaigre ; c'est là maintenant que j'avais compris de quoi s'agissait-il, et pourquoi j'étais dans cette maison là ...
- Ok, je pense que nous sommes d'accord !! donc Sarah restera ici entant que ma cinquième épouse !! toi Claudia et toi Rosine vous êtes chargées de bien entretenir votre coépouse ; la nourrir, la former, surtout lui masser la poitrine comme vous savez si bien le faire essayez de booster la pousse de se seins, je ne sais pas combien de temps m'accorde encore Dieu sur terre, alors je dois en profiter, je ne veux plus attendre longtemps ; je dois profiter de tout ce que j'ai investi sur cette petite, c'est en forgeant qu'on devient forgeron ; donc plus je le ferai doucement, plus elle s'y habituera et deviendra grande ; l'âge n'est qu'un chiffre (disait-il)
- Donc comme ça Leo c'est sur un bébé que tu as décidé de jeter tes dernières vieilles gouttes non fécondes avant de mourir ? tu as même encore quelle force pour monter sur une femme ? c'est sur enfant que tu as décidé de monter ? (disait sa première femme arrêtée devant la porte)
- Polline tu fais quoi ici ? ton fils vient de partir tu peux faire pareil einh... si tu n'es pas d'accord... je suis chez moi et je fais ce que je veux ; si je ne te touche plus, ce n'est pas parce que je manque de force, mais c'est à cause de ta bouche pelele pelele là ; je n'aime pas ta façon de réagir...
- Me toucher même avec quelle main ? haha tes mains glacées là ?stiupppssss tu penses que je ressens même encore quoi ? c'est toi qui es fou en voulant te mentir avec un bébé comme celle-ci, il faut chercher vraies femmes avec ta tige déjà fatiguée et on verra si tu pourras tenir dix minutes stiuuuuupsssss si ce n'est pas cardiaque qui t'achèvera alors c'est prostate qui te clouera au sol... laisse moi einh ... tu connais bien ma male bouche alors ne me cherche même pas... Leo huuuum ... Leo hummmm ! han !!!
- Papa Leo, stp... je vais rentrer chez moi... je veux voir mes amies... je ne veux pas rester ici...
- Toi tu vas te taire enfin ! tu es ici pour le reste de ta vie ! ton père et moi avions conclu un marché et il l'a respecté... ici aussi il y a des écoles... d'ailleurs tu n'auras même plus besoin de toutes les mensonges qu'on vous raconte dans vos soit disant école ; moi je n'ai pas été à l'école je suis mort ? je me suis enrichi seulement en respectant la tradition ; chose que tu vas devoir faire toi aussi ... tu es ma femme Sarah et tu dois obéir aux ordres de ma maison si tu veux que la vie te soit facile et agréable ici... j'en ai fini...
- Huuuum un villageois comme ça... nie nie nie tout ce gros ventre rien que de l'air dedans homme sans cœur... tu montes sur une femme et c'est ton ventre qui atterri en premier sorcier... (toujours polline sa première femme qui n'était pas d'accord avec lui)
- Et toi polline continue à me manquer le respect... je vais t'apprendre !! vieille femme froide... il était sorti
- Moi quoi ? toute ma chaleur je l'ai transmise à mes enfants que j'ai malheureusement fait avec un laid type comme toi Leo... les Leos sont beaux mais toi je ne sais même pas tu es quel prototype stiuuuups viens me taper... montre moi que tu es encore un homme comme tu prétends yiiish n'importe quoi !!!
J'écoutais papa Leo se disputer avec sa première femme, mais la seule phrase était gravée dans ma tête c'etait celle que papa Leo avait dite un moment ( tu es ma femme) cette phrase rebondissait dans ma tête et j'avais réalisé que je n'étais pas entrain de rêver...alors je criais :
- Votre quoi papa Leo ??? femme ??? femme comme papa et maman ??? noooon papa Leo nooooon laisse-moi partir ;je ne veux pas faire les histoires des grands... méchant... méchant... laisse-moi rentrer chez moiiii... mamaaaan papaaaaje veux rentrer chez moi...
J'étais incontrôlable ; je pleurais, je me jetais à terre ; j'avais presque tout cassé mais c'était sans importance, toutes les femmes de papa Leo me regardaient avec des larmes aux yeux ; la plus vieille toujours sur son escarbot regardait la scène en tapant les mains... après ma petite crise j'étais à terre...
Ces femmes m'avaient soulevé et m'avaient aidé à prendre ma douche ;je m'étais laissé faire parce que je n'avais plus de force... j'avais inutilement dépensé mon énergie que j'étais complètement déshydratée ;
Effectivement Comme un nouveau-né ; ces femmes m'avaient lavé et après elles s'étaient mises à me masser avec une huile très nauséabonde et des feuilles de savane , le massage consistait à booster mon développement physique, elle tiraient mes bourgeons mammaires avec toute leur force tout en soufflant pour apaiser ma douleur ; et me retournaient pour masser mes fesses de bas en haut ; je criais de douleur mais ça ne servait à rien ; de temps en temps papa Leo venait voir le travail que faisaient ses trois femmes et disant :
- Eeeh Femmes Insistez beaucoup sur les fesses et les seins vous savez très bien que ce sont mes parties préférées je les aime grosses et douces
- Haiii ... Haiiii j'ai maaal arrêtez... mais qu'est-ce que vous me faites ? Lâchez- mooooiiii
Mes cris ne servaient à rien... parmi les trois femmes, l'une d'elles qui était la plus jeune , je dirai qu'elle nageait entre 20 à 22 ans elle s'appelait Loraine ; en voyant la façon dont je grinçais mes dents, elle avait des yeux pleins de larmes...elle m'avait lâché en disant aux autres !
- Faites ça doucement svp, toi Claudia tu as une fille de son âge nooon... notre mari exagère... il veut se mettre à la place de Dieu ? vous pensez vraiment que la poitrine-là qui ressemble à un tableau affichera quelque chose en moins d'une année à cause de vos saletés des produits là ?
- Toi Loraine ; voilà pourquoi depuis que tu es ici tu n'as jamais pu donner un seul enfant à papa Leo ; tu sais à quel âge moi Chaudia suis arrivée ici ? tu penses que c'était facile pour moi ? ma propre fille que tu vois jouer dans la cour là ; a déjà un prétendant ; à 15 ans elle partira de cette maison... qui est épargné ? ne dis pas des choses que tu ne connais pas... stiupps... l'ainée de Rosine risque même déjà
- Claudia pardon ! moi Loraine... hum ! jamais je ne donnerai un seul enfant à ce vieux sorcier fatigué ... si ce n'était pas la maladie de mon père, je ne serai pas ici ; je suis une villageoise civilisée moi... j'ai mes astuces ; vous ne connaissez pas ce qu'on appelle contraceptif ? vous allez agrandir la ferme de ce salaud de Leo... comment arrivez-vous à faire des enfants avec quelqu'un qui ronfle même en couchant avec une femme ? il commence mais il finit en s'endormant... maman polline a raison haha haha onong
Rosine la deuxième femme ne parlait pas beaucoup, à l'époque je ne pouvais pas comprendre mais au fil des années j'ai pu comprendre que c'était une femme traumatisée, elle ne racontait pas sa situation ; enfin... pas encore...
Pendant ce court moment de leur discussion j'avais pu me reposer car elles m'avaient lâché... je les écoutais parler de leurs expériences avec papa Leo mais moi je n'avais qu'une seule pensée dans ma tête ; « comment sortir de cette maison, comment n'enfuir » »
J'avais même quoi en ce temps-là ? Déjà que je ne savais même pas m'acheter un pain par ma propre poche, j'étais dépendante, en tout et pour tout, et comment allais-je fuir ? je ne connaissais même pas ce village...
J'avais la haine, la rage, mais comment papa et maman pouvaient me faire ça ? Après leur discussion Rosine m'avait dit de prendre un gobelet de the chaud qu'elle m'avait présenté et de me coucher... chose que je n'avais même pas pu faire tellement que j'avais trop mal à la poitrine...je pleurais, je pleurais ; jusqu'à ce que papa Leo revienne encore avec sa voix imposante en criant
- Donc c'est tout ce que vous avez pu faire aujourd'hui ? à cette allure je vais devoir attendre combien d'année ! einh ??? connaissez-vous son père ? savez-vous à quel point ce type est malhonnête ? ne savez-vous pas qu'il serait capable de venir voler sa fille ici ? qui sera perdant ? einh qui ? qui ? c'est vous qui allez rembourser tout l'argent que j'ai dû dépenser pour que ce type construise sa maison ? travailler moi cet enfant et je la veux prête en moins de deux ans sinon... sinon... sinon...
- Sinon quoi Leo... sinon quoi ? tu vas me dire ? tu prends les gens pour des potiers ou quoi ? c'est elles qui marchent dans te bêtises moi Polline tu ne m'auras pas... ( maman Polline qui ne laissait jamais respirer papa Leo... )
- Polline est-ce que c'est toi qui fais le travail ? t'ai-je adressé la parole ? je t'avais dit de retourner chez tes parents si la vie ici ne te plaisait plus ! est-ce si difficile à comprendre ? pourquoi cherches-tu à me déstabiliser polline einh ?
- Imbécile Leo... stupide que tu es Leo !! tu parles de quels parents même à mon âge ? tu aimes gros mot français einh ? hum ; tu veux seulement traumatiser cette petite ou bien ? tu n'entends pas comment elle crie ? tu penses que les seins-là vont pousser seulement en un seul jour ? ou alors c'est ton cowboy fatigué-là qui est pressé ? tu as 4femmes dans cette cour Leo... quatre femmes dont une te fait à manger tous les jours et les trois autres qui écartent les jambes ... que veux-tu au juste ?
- Polline... je ne veux pas avoir cette discussion avec toi ! si ça ne te plait pas alors pends-toi...
J'étais sauvée, maman polline depuis mon arrivée n'était pas d'accord avec papa Leo, elle arrivait toujours à me sortir de l'enfer... Après ces mots papa Leo avait regagné sa chambre, il faisait soir et je ne savais jusque-là, comment ça se passait, ni où j'allais dormir...
Après ce massage, normalement je devais manger une soupe ; Rosine l'avait faite et me l'avait servie, je n'arrivais même à me redresser pour l'avaler ; alors Rosine m'avait aidé, mais malgré cela, je n'avais pas pu avaler ne serait-ce qu'une cuillère...
En ville on avait l(habitude de dormir un peu tard , vous savez ... il y avait la télé ; et j'avais mes livres à lire et mes cahiers de leçon à réviser ; donc j'avais tellement des choses bien à faire avant de me coucher... mais chez papa Leo déjà ils avaient un problème d'électricité ; à 17 heures les enfants n'avaient plus de droit de jouer, les plus âgés (des filles) devaient se mettre à côté du feu pour aider maman Polline ; les garçons devaient puiser de l'eau à la source. tout était organisé, et moi j'étais là dans mon coin avec ma poitrine qui me brulait de dedans, je ne savais rien faire ;
Tous les enfants me regardaient avec des grands yeux ...
Plusieurs heures étaient passées et il y avait de l'obscurité partout ; papa Leo s'était ramené avec un autre monsieur, certainement son ami et une fois dans la cour il m'avait appelé ; je m'avançais vers lui pleine de colère et pourtant je lisais sur son visage la joie de me voir, il avait un sourire prétentieux, arrogant ; arrivé devant lui, avec tout le respect ...
- Oui papa Leo...
En disant cela, son ami avait commenté avec sourire comme si il était lui aussi un pédophile comme papa Leo...
- Mon cher Leo !!! mais tu as frappé fort einh haha haha haha yeeeesssh !! ça ! c'est ce qu'on appelle du bon travail ! waaaaarrrr ... c'était quoi la réaction de Felix ? il a pu te libérer le colis aussi facilement ? car connaissant ce type là ; je pense que ...
Il n'avait même pas encore fini que papa Leo s'était venté en disant :
- Mon cher... ou tu ne connais pas ou tu fais semblant, ou alors tu ne m'a jamais connu ou tout simplement tu fais exprès... moi Leo, personne ne peut m'arnaquer... son père pensait être plus intelligent que moi mais Dieu est bon ... je l'ai devancé...
- Ah c'est ce que je vois... mais elle n'était pas sensée être un peu plus âgée que ça ? je trouve que...
- Mon amiiiiiii... ses maman s'en occupent ... j'ai tout mon temps... elle va grandir ici et avec l'aide des autres elle murira très vite ; elle a d'ailleurs eu droit à son premier massage aujourd'hui ... donc tout ira bien si elle est forte... bon pour dire vrai, elle a toujours été une femme forte ; à chaque fois j'allais là-bas ; je la trouvais toujours en train de travailler...
- Oooh d'accord... alors ma fille ... tu te plais ici ? le village te va ? tes mamans prennent bien soin de toi ? tu as l'air bonne mine einh ?
- Non Monsieur... je ne me plais pas ici ... je veux rentrer chez moi... je dois aller...
- Tais-toi !! je t'avais déjà dit que je ne voulais plus entendre cette phrase !!! c'est chez toi ici désormais... et ne me chauffe plus jamais mes oreilles avec (je vais aller à l'école ou je veux rentrer chez moi) je ne veux plus en entendre parler ... on est bien d'accord ?
- Papa Leo...
- On est bien d'accord ?
Sans rien dire, j'avais couru me jeter aux pieds de maman Polline en pleurant... celle-ci m'avait laissé longtemps pleurer et juste après, j'avais senti sa main me papoter le dos en disant...
- Calme–toi mon enfant... ma petite fille... cesse de pleurer car, tes larmes ne te serviront à rien ... va te coucher avec les autres et demain te sourira... d'accord ?
- Maman Polline... je vais rentrer chez moi... mes petites sœurs me manquent... ma maman me manque beaucoup...je ne sais vraiment pas pourquoi je suis ici... je dois aller à l'école maman polline... chez moi je suis la seule grande fille de la maison ; ma mère doit certainement avoir besoin de moi en ce moment... je pleurais ... je pleurais... et pleurais...
Maman Polline m'avait conduite dans la pièce où je devais passer la nuit... et à l'aide de la lampe à pétrole que maman polline avait en main, j'avais pu voir ma chambre, c'était juste une petite natte sur laquelle les femmes de papa Leo avaient superposé des peaux des animaux, une couverture, et quelques vêtements enfilés dans un T-shirt qui devait me servir d'oreiller, c'était sur ça que je devais dormir...
Elle était restée un petit moment avec moi avant de sortir... juste après, j'entendais une voix à coté de moi...
- Apparemment elle t'aime bien einh maman Polline... elle n'est jamais gentille avec personne tu sais ? mais seulement elle ne pourra pas te faire sortir de cet enfer... malheureusement...
- Tantiiiine... j'avais peur de dormir seule ; heureusement que tu es là...
- Ne ferme pas tes deux yeux einh ? ce vieux sorcier pourra débarquer ici à n'importe quel moment ... il est imprévisible ce monsieur que tu vois là...
- Et il va faire quoi tantiiiine ?
- Tu es une femme mariée nooon Sarah haha haha haha tu dois dormir avec ton mari ... haha haha le gros balou...
- Non tantiiine... je ne suis pas mariée...
- il veut te bouffer ma petite... tu fais toujours un effort de ne pas connaitre la raison de ta présence ici ou bien ? tu es ma rivale sache-le petite... officiellement on partage le même mari et bientôt on partagera le même corps haha haha
- Non tantiiiine...
- Non tantine quoi ? tes parents ne t'ont pas dit que tu allais en mariage ? Leo est ton mari comme il l'est pour nous autres... ce gros ventre montera sur ton petit corps très bientôt haha haha pauvre petite ...
- Tantiiiine moi je ne fais pas les choses des impolis, les choses que les grands font...
- Ah bon einh ? les choses impolies einh ? donc nous nous sommes des impolies einh ? haha haha c'est clair que tu es une enfant haha haha keooo les choses des impolis... tu vas vite grandir toi aussi... tu grandiras même plus vite que ton âge haha haha dors ma rivale...
En me disant ça ; j'avais eu tellement peur... j'étais sortie de cette pièce ; je courais en criant ;
- maman Polline maman Polline... où es-tu ? maman Polline stp sauve-moi...
J'entendais quelques bruits de porte et les lampes qui s'allumaient dans chaque fenêtre... maman Polline avait ouvert sa porte et était sortie avec son pagne attaché à la poitrine... ensuite c'était Claudia et quelques enfants aussi ceux-là qui ne dormaient certainement pas encore et qui m'avaient entendu crier dans la cour...
- Mon enfant il y a quoi ? pourquoi n'es-tu pas là où je t'ai laissé ? ici c'est le village... tu ne peux pas crier m'importe comment à cause des esprits de la nuit...
- C'est... c'est... c'est tantine... elle dit que papa Leo va me faire les choses des grands ; les choses des impolies...
- Quoi ? et tu es avec quelle tantine dans ta chambre ?
- Avec... avec...
- Elle est avec Loraine ... qui d'autre peut dire des choses comme ça si ce n'est elle ? Tu la connais nooon? c'est la nuit de Rosine aujourd'hui avec Leo ; donc...
Maman Polline m'avait pris la main et me reconduisait dans la chambre tout en criant sur les enfants qui guettaient
- Loraine c'est quoi ton problème ? Pourquoi tu es comme ça ? comment peux-tu dire des grossièretés à cette petite sachant qu'elle n'est même pas encore habituée?
- Maman ... pourquoi vous vous voiler la face ? tu sais bien que ce que j'ai dit à cette petite n'est qu'une stricte vérité ? jusqu'à quand comptez-vous lui cacher la vérité ?
- Je ne te le permets pas !! et de quelle manière tu le lui as parlé ??? Loraine si tu ne veux pas avoir des problèmes dans cette maison, apprends à la fermer...
- Ok maman Polline... si c'est comme ça que vous voulez faire les choses alors...
Maman Polline m'avait réinstallé sur ma natte dure, et je m'étais allongé en me pliant...
La nuit était longue et je n'arrivais même pas à fermer l'œil ; le son de l'extérieur des animaux nocturnes m'empêchait carrément de dormir, ma peur était tellement grande que j'entendais même des pas « « mamaaaaan... mamaaaan... » » Disais-je en coulant mes larmes, j'avais juste tiré l'étoffe qui devait me servir de drap et m'étais couverte jusqu'à la tête pour enfin voyager dans mes pensées, à peine fermé les yeux, le cop avait déjà chanté c'était le jour...
Déjà à 5heures du matin ; Loraine me secouait ; apparemment tout le monde était debout même les enfants ;
- Eeeh Sarah... tu dois te réveiller... nous sommes déjà au troisième tour de la rivière ... c'est comme ça que tu faisais chez toi ? prends ce seau et viens avec moi
Ma tête pesait une tonne car je n'avais pas pu fermer l'œil de toute la nuit ; je m'étais quand même levé et m'étais jeté directement sur mon petit sac pour prendre ma brosse à dent.
- Ekieeeuu... donc tu as brosse à dent et dentifrice einh ? donnes- en moi un peu ça fait longtemps... ce vieux salop n'en achète jamais pour tout le monde si ce n'est pour celle qui va passer la nuit avec lui... un vieux qui t'embrasse en te léchant la bouche comme s'il léchait une assiette
- Tantine... stp... ne recommences pas...
- Ok ok... désolé... j'avais complètement oublié que je n'avais pas le droit de te parler des choses des impolis comme toi-même tu dis... allons ... couvre toi bien il fait froid dehors...
Plusieurs jours étaient passés et la vie était la même, massage, travaux durs... l'heure du réveille n'était pas vraiment un problème pour moi ; j'en avais l'habitude ; chez moi je me lançais très tôt pour aider ma mère avant d'aller à l'école...
------Dans la peau de mes parents -----
- Je n'arrive toujours pas à réaliser que ma fille soit partie avec ce vieux Leo ; un Monsieur qui a ton âge Félix ou même plus... je sais que ma fille doit me détester
- aaah Erica!!!
Le dernier regard de ma fille me hantait encore... je la voyais encore pleurer en partant et mon cœur était déchiqueté... et dès l'instant où ma fille avait quitté cette maison, la vie n'était plus comme avant ; j'étais sur le point de divorcer d'avec mon mari, mais ma seule peur était mes autres petites filles... avec qui allais-je les laisser ? avec leur père fou d'argent ? non !!! ça... je ne pouvais jamais oser.
Ce matin-là alors que je pleurais dans mon coin comme d'habitude, Felix mon mari avait s'était levé du lit ...
- Erica ... jusqu'à quand vas-tu continuer à faire cette tête ? ce n'est pas quand même la fin du monde Erica... tu fais comme si c'était notre première fille qu'on avait marié ... tu devais déjà t'y habituer nooon ?
- --- ---
- Je te parle Erica c'est quoi ces manières ? tu veux aller la rejoindre ? tu veux te suicider ? c'est ce que tu veux ? alors vas-y... vas-y...
- Tu parles même de quoi ? tu as tué ma fille sans le savoir... ma petite fille innocente... je ne sais même pas si elle va bien là-bas ; ton salopard de Leo ne prend plus son téléphone depuis qu'il m'a enlevé ma petite fille... et toi tu veux que je saute de joie ?
- Elle va bien ! Leo ne fera jamais rien qui puisse ...
- Qui puisse quoi ? fou ! comment peux-tu être aussi calme Felix ! je te préviens que si quelque chose arrive à ma fille... Félix huuuum ... Felix hummmm ! seul Dieu sait ce que je te ferai...
J'étais sortie pour aller voir ma'a Faby... et comme si elle m'attendais ...
- Ma cooo... quelles sont les nouvelles ? Leo a fait signe ?
- Laisse ma sœur ... rien rien et rien... il a déjà eu sa chair fraiche comment va-t-il encore s'intéresser à nous ? Faby, je dois aller voir ma fille ... même si ça va me couter une séparation avec Felix ; je ne peux pas laisser ma fille entre les mains de ce salop...
- Ecoute moi Erica... ça ne va servir à rien... comment comptes-tu rembourser tout ce que Leo vous a payé pour la dote ? il y a peut-être une autre solution...
- M'a Faby dis-moi stp... je sais que toi tu as toujours des bon conseils...
- Ok... mais ... je ne sais pas comment tu vas prendre tout ça einh ?
- Dis-moi Faby et ça sera à moi d'en décider...
- Alors écoute-moi... Leo est accro au sexe ; il adore les femmes... pourquoi ne lui donnerais-tu pas une bonne séance de sexe ; en échange avec...
- Faaaaaaaby !! tu dis quoi ? que je couche avec ce Leo ? et tu penses que...
- Erica Tu cris pourquoi ? n'est-ce pas que tu veux récupérer ta fille ? n'est-ce pas que tu viens de me dire que tu feras tout pour libérer ta fille même si ça doit te couter une séparation avec Felix ?
- Mais quand même Faby... pas jusqu'à... d'ailleurs j'ai quelle force moi de...
- Ekie... toi et moi avons quelle différence d'âge ? et pourtant moi je vis... ma vie sexuelle est encore très active... je t'avais même dit que j'avais un amant nooon ? écoute... je vais te donner des astuces qui te rendront comme une petite fille de 12ans juste pour plaire à Leo ; tu lui donnes les fesses de temps en temps et lui il te remet ta fille... j'espère même qu'il n'est pas déjà monté sur elle avec son gros ventre einh... haha haha
- Heeeeeh !! que Dieu m'en garde... jamais ! de quoi tu parles Faby ? es-tu devenue folle ? monter sur qui ? ma petite fille ?
- Heeehaaa mais c'est sa femme nooon tu as déjà oublié ?
Pendant que je parlais avec Faby, j'entendais Felix m'appeler devant le portail et j'étais obligée de partir tout en promettant à Faby d'y réfléchir...
------ de l'autre côté chez moi ------
Toutes les journées n'étaient pas facile pour moi dans ma nouvelle famille, j'avais encore une bonne séance de massage ; c'était une vraie torture ; pendant ma séance de massage, papa Léo était venu voir et disait à ses femmes
- Vous faite du bon travail et je suis fière de vous ; à cette allure, Dans une semaine elle passera déjà nuit avec moi ; elle doit déjà s'habituer à mon odeur corporelle ; elle va juste dormir à côté de moi mais je ne la toucherai pas... » »
Aussitôt dit aussitôt fait, deux semaines plus tard une nuit pendant que j'essayais de dormir, papa Leo avait ouvert la porte de notre chambre je le voyais s'avancer vers ma natte... « « Mais que-ce qu'il fait ici ? » » me disais-je en me couvrant jusqu'à la tête... j'avais senti sa main me tapoter les pieds ; j'avais soulevé ma tête et comme un voleur papa Leo m'avait dit en chuchotant...
- Lève-toi et viens... cette nuit tu vas dormir avec moi... debout debout...