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Le Contrat d'Elena avec la Mafia

Le Contrat d'Elena avec la Mafia

Auteur:: plume htn
Genre: Milliardaire
Elena Carter, étudiante en difficulté, travaille dans un hôtel de luxe pour payer les traitements coûteux de son frère gravement malade. Quand l'hôtel est secoué par la visite d'Adrian Moretti, un mafieux puissant et énigmatique, Elena ne s'attend pas à croiser son chemin. Mais un incident inattendu la place directement sous son regard. Après avoir brisé par mégarde un objet rare et coûteux dans la suite d'Adrian, elle se retrouve face à un ultimatum : rembourser une dette impossible à payer ou accepter une étrange proposition. Adrian lui offre un choix déroutant : signer un contrat pour devenir sa "fiancée" le temps de calmer les soupçons qui pèsent sur ses affaires. En échange, il promet d'effacer la dette et de prendre soin de son frère. Mais en acceptant, Elena entre dans un monde d'ombres et de danger où elle découvre qu'Adrian est traqué non seulement par ses ennemis, mais aussi par un passé qui le hante. Pourquoi a-t-il besoin d'elle ? Que cache ce contrat qui semble lier leurs vies bien au-delà de la façade publique ? Entre loyauté, secrets et attirance irrésistible, Elena devra naviguer dans un jeu qu'elle ne contrôle pas, tout en protégeant son propre cœur.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le tintement des verres, les éclats de rire feutrés et le murmure constant des conversations mondaines emplissaient la salle de réception de l'hôtel Royale, un lieu emblématique de la ville, prisé par les élites. Elena ajusta rapidement son uniforme noir et blanc devant un miroir en pied dissimulé dans un couloir réservé au personnel. Ses mains tremblaient légèrement. Elle avait été appelée en urgence pour combler un manque de personnel à cet événement prestigieux, et l'idée de côtoyer l'élite du monde l'intimidait toujours un peu.

Le regard de son responsable, un homme nerveux au crâne dégarni, ne fit rien pour apaiser sa tension.

- Elena, fit-il d'un ton sec, ce soir, tu es affectée aux suites de luxe. Ne fais pas de vagues, d'accord ? Les clients de ce soir sont des gens... particuliers.

Elle hocha la tête, sans poser de questions, bien que l'étrangeté de sa remarque ait éveillé sa curiosité. Elle n'avait pas encore compris pourquoi l'hôtel tout entier semblait en effervescence. Tout le personnel était sur le qui-vive, comme si l'arrivée d'une divinité ou d'un monstre allait bientôt bouleverser leur routine.

Quelques minutes plus tard, alors qu'elle traversait le couloir principal pour rejoindre les ascenseurs, un frisson lui parcourut l'échine. Les portes en verre tournantes de l'entrée principale s'ouvrirent, et une vague de silence s'abattit sur l'assemblée. Les conversations s'éteignirent brusquement, ne laissant que les échos des pas résonner sur le marbre lustré du sol.

Adrian Moretti venait d'entrer.

L'homme était entouré d'hommes en costume noir, leur carrure massive et leur regard perçant trahissant immédiatement leur fonction : sécurité rapprochée. Mais c'était Adrian lui-même qui accaparait toute l'attention. Grand, les cheveux noirs impeccablement coiffés en arrière, il avançait avec une élégance calculée, un léger sourire énigmatique au coin des lèvres. Ses yeux d'un gris acier semblaient scruter chaque recoin de la pièce, et son costume sur mesure mettait en valeur une silhouette athlétique qui dégageait à la fois puissance et danger.

Elena, pétrifiée, sentit son souffle se bloquer dans sa gorge. Elle ne connaissait cet homme que de réputation, mais sa présence physique surpassait tout ce qu'elle avait pu imaginer. Il incarnait une autorité presque surnaturelle, une aura qui semblait exiger respect et soumission.

- Avance, Elena, murmura une collègue en lui donnant un léger coup de coude.

Elle se ressaisit et pressa le pas vers l'ascenseur, priant pour ne pas croiser son regard. Mais une part d'elle, minuscule et irrépressible, ne pouvait s'empêcher de vouloir en savoir plus sur cet homme.

Une fois arrivée à l'étage des suites, elle s'attela à sa tâche, vérifiant que chaque détail dans les chambres était parfait. Elle s'efforçait de se concentrer, mais une étrange tension dans l'air la rendait nerveuse. Tout à coup, elle entendit des voix provenant de la suite voisine.

- Monsieur Moretti, vos directives ont été transmises, dit une voix grave, presque robotique.

- Parfait, répondit une voix plus profonde et rauque, empreinte d'une froideur calculée. Assurez-vous que personne n'entre ici sans mon autorisation explicite.

Elena reconnut immédiatement cette voix. Adrian.

Elle détourna son regard de la porte close, le cœur battant. Pourquoi une simple voix pouvait-elle provoquer en elle une telle réaction ? Elle s'efforça de calmer ses pensées et reprit son travail.

Mais alors qu'elle transportait un plateau d'amuse-bouches vers la suite d'Adrian, un incident se produisit. Sa main glissa légèrement, déséquilibrant le plateau, et une des assiettes heurta un objet posé sur un meuble près de la porte. Le son du verre brisé résonna comme une alarme dans le silence du couloir.

Elena, horrifiée, se précipita pour ramasser les morceaux. Elle réalisa avec effroi qu'il s'agissait d'une sculpture en cristal, finement travaillée, qui devait valoir une petite fortune.

La porte de la suite s'ouvrit brusquement, et Adrian apparut dans l'encadrement, les sourcils froncés.

- Que se passe-t-il ici ? demanda-t-il d'une voix glaciale.

Elena leva les yeux vers lui, incapable de parler. Sa gorge se serra sous le poids de son regard perçant.

- Je... je suis désolée, monsieur. C'était un accident, bredouilla-t-elle finalement, la voix tremblante.

Adrian s'accroupit lentement pour ramasser un fragment de cristal, l'examinant sous la lumière avant de poser son regard sur elle.

- Savez-vous ce que cela représente ? murmura-t-il, son ton étrangement calme, presque dangereux.

Elle secoua la tête, les larmes menaçant de jaillir.

- Une œuvre unique, fit-il en se redressant, commandée spécialement pour un collectionneur.

Elena sentit un poids immense s'abattre sur ses épaules. Elle savait qu'elle ne pourrait jamais rembourser un tel objet.

- Je vais... je vais payer, balbutia-t-elle.

Adrian la regarda, son expression indéchiffrable.

- Payer ? répéta-t-il avec un sourire sarcastique. Et comment comptez-vous faire cela, mademoiselle... ?

- Carter, murmura-t-elle. Elena Carter.

- Mademoiselle Carter, poursuivit-il, l'ironie dans sa voix devenant plus prononcée. Vous travaillez dans cet hôtel. Je doute que votre salaire couvre même une fraction de la valeur de cette pièce.

Elena baissa la tête, honteuse.

- Cependant...

Le mot flotta dans l'air, et elle releva les yeux, surprise. Adrian l'observait attentivement, comme s'il pesait ses options.

- Peut-être existe-t-il une autre solution, murmura-t-il, un léger sourire au coin des lèvres.

Elena sentit son cœur s'accélérer. Elle ne savait pas pourquoi, mais quelque chose dans son regard la mettait mal à l'aise, comme si elle était un pion dans un jeu qu'elle ne comprenait pas encore.

- Rejoignez-moi dans ma suite, dit-il finalement, d'un ton qui ne laissait aucune place à la discussion. Nous discuterons des termes de votre... compensation.

Elle hésita, mais le regard autoritaire qu'il lui lança ne lui laissa guère le choix. Elle hocha timidement la tête et le suivit à l'intérieur.

La suite était somptueuse, un mélange d'élégance et de luxe ostentatoire. Adrian lui indiqua un fauteuil près d'une grande baie vitrée donnant sur les lumières de la ville.

- Asseyez-vous, ordonna-t-il.

Elena obéit, ses mains moites posées sur ses genoux. Adrian s'installa face à elle, son regard fixé sur elle, comme s'il cherchait à lire dans ses pensées.

- Racontez-moi, Elena. Que fait une jeune femme comme vous dans un endroit comme celui-ci ?

Elle hésita, mais finit par répondre, sa voix encore tremblante.

- Je travaille ici pour payer les factures médicales de mon frère. Il est gravement malade.

Un éclair d'intérêt traversa les yeux d'Adrian.

- Un noble sacrifice, murmura-t-il. Mais cela ne change rien à votre dette.

Il s'appuya contre le dossier de son fauteuil, croisant les jambes avec une élégance naturelle.

- Je vais être franc avec vous, Elena. Vous ne pouvez pas me rembourser. Pas avec de l'argent, du moins.

Elle sentit un frisson d'appréhension la parcourir.

- Alors... que voulez-vous ? demanda-t-elle doucement.

Adrian laissa un silence s'installer avant de répondre.

- Un accord, dit-il finalement. Vous allez travailler pour moi.

- Travailler ? répéta-t-elle, incrédule.

Il sourit légèrement.

- Pas en tant qu'employée ordinaire. Vous serez... ma fiancée.

Elle écarquilla les yeux, persuadée de mal entendre.

- Votre quoi ?

- C'est simple, poursuivit-il, imperturbable. Vous jouerez le rôle de ma fiancée pendant un temps. En échange, je prendrai en charge toutes vos dettes, y compris les frais médicaux de votre frère.

Elena ouvrit la bouche pour protester, mais aucun mot ne sortit. Le sourire d'Adrian s'élargit légèrement, comme s'il savourait son désarroi.

- Réfléchissez-y, Elena. Vous n'avez pas beaucoup d'options.

Elle le fixa, son esprit tourbillonnant entre colère, confusion et peur. Cet homme était-il sérieux ? Et pourquoi elle ?

Mais une petite voix dans sa tête lui murmura que, peut-être, elle n'avait pas vraiment le choix.

Chapitre 2 Chapitre 2

La suite d'Adrian baignait dans une lumière tamisée, soulignant le luxe opulent du décor. Les meubles en cuir noir, les étagères remplies de livres reliés et les œuvres d'art moderne accrochées aux murs formaient un cadre intimidant, presque suffocant. Elena était assise sur un fauteuil imposant, ses mains crispées sur ses genoux. Elle se sentait minuscule, vulnérable, face à l'homme qui se tenait devant elle.

Adrian, debout près de la baie vitrée, observait la ville endormie. La lumière des lampadaires projetait des ombres sur son visage, renforçant l'aura énigmatique qui émanait de lui. Il se tourna soudain vers elle, et son regard gris acier la transperça.

- Vous comprenez dans quelle situation vous vous trouvez, n'est-ce pas ?

Elena hocha timidement la tête, mais sa voix semblait avoir déserté sa gorge.

- Bien, continua-t-il d'un ton glacial. La sculpture que vous avez brisée avait une valeur inestimable. Sa destruction est un problème, un problème qui m'incombe désormais.

Il s'approcha lentement, chaque pas résonnant dans la pièce comme un coup de marteau.

- Vous devez réparer votre erreur, Elena.

Sa voix était douce, presque trop douce, mais elle contenait une menace implicite qui la fit frissonner.

- Je... je suis désolée, murmura-t-elle. Je ne voulais pas...

- Vos intentions ne changent rien, l'interrompit-il, son ton devenant plus tranchant. Ce qui importe, c'est la conséquence.

Il s'arrêta juste devant elle, dominant sa silhouette frêle de toute sa hauteur. Ses yeux ne quittaient pas les siens, cherchant à déceler ses failles.

- Savez-vous combien vaut cette sculpture ?

Elle secoua la tête, incapable de répondre.

- Trois cent mille euros, lâcha-t-il, en pesant chaque mot.

Elena sentit le sang quitter son visage. Trois cent mille euros. Une somme inimaginable pour elle, qui peinait déjà à couvrir les factures médicales de son frère.

- Je... je ne peux pas payer ça, balbutia-t-elle, la voix brisée.

Adrian croisa les bras, un sourire froid jouant sur ses lèvres.

- C'est exactement ce que je pensais.

Un silence pesant s'installa, seulement troublé par le bruit lointain de la circulation. Adrian finit par briser ce moment de tension en s'asseyant sur le fauteuil face à elle.

- Cependant, reprit-il, il existe une alternative.

Elena releva les yeux vers lui, ses sourcils froncés d'incompréhension.

- Une alternative ?

- Oui, confirma-t-il, son ton redevenu calme, presque séducteur. Un contrat.

Elle le fixa, perplexe, attendant qu'il développe son idée.

- Vous jouerez un rôle, expliqua-t-il. Celui de ma fiancée.

Elena écarquilla les yeux, persuadée d'avoir mal entendu.

- Votre quoi ? articula-t-elle, incrédule.

Adrian posa un coude sur l'accoudoir et appuya son menton sur sa main, un sourire amusé étirant ses lèvres.

- Vous serez ma fiancée, reprit-il patiemment. Officiellement, en tout cas.

- Pourquoi ferais-je ça ? s'écria-t-elle, sa voix mêlant colère et incompréhension.

- Parce que c'est votre seule chance, répondit-il froidement. Vous ne pouvez pas me rembourser, et je doute que vous souhaitiez faire face aux conséquences de votre dette autrement.

Elena sentit son cœur s'emballer. Ce qu'il sous-entendait était clair : il avait le pouvoir de ruiner sa vie.

- Et qu'est-ce que cela m'apporterait ? demanda-t-elle, tentant de masquer sa panique par un ton défiant.

Adrian se redressa légèrement, adoptant une posture plus sérieuse.

- En échange de votre coopération, je prendrai en charge toutes vos dettes. Pas seulement celles liées à cet incident. Votre frère a besoin de soins, n'est-ce pas ?

Elena sentit son estomac se nouer à la mention de son frère.

- Comment savez-vous ça ? demanda-t-elle d'un ton accusateur.

Adrian haussa les épaules, comme si la réponse allait de soi.

- J'ai mes sources, répondit-il simplement. Ce qui importe, c'est que je peux vous offrir ce que vous ne pouvez pas obtenir seule : une solution.

Elena baissa les yeux, submergée par un tourbillon d'émotions contradictoires. Elle était furieuse de se retrouver dans cette situation, mais la promesse de voir son frère soigné était une tentation qu'elle ne pouvait ignorer.

- C'est immoral, murmura-t-elle, presque pour elle-même.

- Peut-être, concéda Adrian. Mais dans ce monde, la morale est un luxe que peu de gens peuvent se permettre.

Il se pencha légèrement vers elle, son regard captivant ne laissant aucune place à l'évasion.

- Alors, Elena, quelle est votre décision ?

Elle resta silencieuse, les mains tremblantes. Elle voulait refuser, elle voulait fuir, mais une voix au fond d'elle-même lui rappelait que refuser signifiait condamner son frère.

- J'ai besoin de temps, finit-elle par dire, sa voix à peine audible.

Adrian laissa échapper un léger rire, sans joie.

- Le temps n'est pas un luxe que je peux vous accorder, répondit-il sèchement. Vous avez jusqu'à demain matin.

Il se leva, signifiant que la discussion était terminée, et se dirigea vers la porte.

- Réfléchissez bien, ajouta-t-il en se tournant vers elle une dernière fois. Ce contrat pourrait être la meilleure chose qui vous soit jamais arrivée.

Elena resta seule dans la suite, le cœur lourd. Elle savait qu'elle venait de franchir un point de non-retour.

De retour dans sa modeste chambre d'étudiante, Elena s'effondra sur son lit. Elle sentit les larmes couler le long de ses joues, mais elle les essuya rapidement. Pleurer ne résoudrait rien. Elle ouvrit son téléphone pour consulter les messages de l'hôpital concernant son frère. Les nouvelles étaient mauvaises : les traitements coûtaient de plus en plus cher, et les fonds manquaient cruellement.

Elle passa une main tremblante dans ses cheveux, la tête envahie de pensées contradictoires. Adrian Moretti représentait tout ce qu'elle détestait : un homme riche, arrogant, habitué à obtenir tout ce qu'il voulait. Mais il représentait aussi une chance pour elle de sauver son frère, même si le prix à payer était son intégrité.

Au petit matin, après une nuit blanche, elle se retrouva à nouveau devant la porte de la suite d'Adrian. Ses mains tremblaient, mais elle prit une grande inspiration avant de frapper.

La porte s'ouvrit presque immédiatement, et Adrian apparut, impeccablement vêtu, comme toujours.

- Elena, dit-il, un sourire énigmatique sur les lèvres. J'espérais que vous reviendriez.

Elle sentit son cœur s'accélérer, mais elle tint bon.

- J'accepte, dit-elle simplement.

Le sourire d'Adrian s'élargit, et pour la première fois, elle eut l'impression de voir une lueur de satisfaction sincère dans son regard.

- Bien, murmura-t-il. Bienvenue dans mon monde.

Chapitre 3 Chapitre 3

La pluie tombait doucement sur la ville, une mélodie mélancolique qui reflétait parfaitement l'état d'esprit d'Elena. Assise dans un café peu fréquenté, elle faisait tourner machinalement une cuillère dans son cappuccino à moitié froid. Face à elle, Lucas, son meilleur ami, la fixait avec une intensité inquiète.

- Alors, tu veux bien m'expliquer ce qui te met dans cet état  ? demanda-t-il, brisant le silence pesant.

Elena releva les yeux vers lui, son regard tourmenté. Lucas avait toujours été son roc, le genre de personne à laquelle elle pouvait tout confier, mais cette fois, les mots restaient coincés dans sa gorge.

- Ce n'est pas facile à expliquer, murmura-t-elle.

Lucas posa son café et croisa les bras, l'expression fermée.

- Essaie quand même. Je te connais, Elena. Si tu es aussi nerveuse, c'est que quelque chose de sérieux se passe.

Elle inspira profondément, cherchant ses mots.

- Je... j'ai fait une énorme erreur au travail, avoua-t-elle finalement.

Lucas fronça les sourcils.

- Quelle sorte d'erreur  ?

- J'ai cassé quelque chose. Une sculpture. Apparemment, elle valait des centaines de milliers d'euros.

Lucas écarquilla les yeux, abasourdi.

- Quoi  ? Mais... comment ça se passe  ? Ils t'ont licenciée  ?

Elena secoua la tête, un rire amer échappant à ses lèvres.

- Non, c'est pire que ça.

Elle lui raconta tout, les mains tremblantes, depuis sa rencontre avec Adrian Moretti jusqu'à son ultimatum. À mesure qu'elle parlait, l'expression de Lucas se durcit, passant de la surprise à la colère.

- Attends une minute, intervint-il en se redressant. Tu es en train de me dire que ce type, ce Moretti, veut que tu sois sa fiancée en échange de l'annulation de cette dette  ?

Elena acquiesça, le visage marqué par l'épuisement et le doute.

- Et il prétend qu'il fera soigner ton frère  ?

- Oui, murmura-t-elle, sa voix à peine audible.

Lucas la fixa un long moment, cherchant visiblement à contrôler sa colère.

- Elena, tu réalises à quel point c'est insensé, n'est-ce pas  ? Ce type n'est pas juste riche. C'est un criminel.

Elena releva la tête, choquée.

- Quoi  ?

- Tu ne savais pas  ? Adrian Moretti est l'un des hommes les plus dangereux de la ville. Son nom est lié à des affaires de blanchiment d'argent, de trafic d'armes...

Il baissa le ton, scrutant les environs pour s'assurer que personne ne les écoutait.

- ... et probablement à des assassinats.

Elena sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine.

- Comment tu sais tout ça  ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.

Lucas haussa les épaules, l'air grave.

- C'est un nom qui revient souvent dans les journaux, même si rien n'est jamais prouvé. Les gens comme lui s'assurent que leur réputation reste intacte. Mais crois-moi, Elena, ce n'est pas quelqu'un avec qui tu veux t'associer.

Elle baissa les yeux, son esprit envahi par un tourbillon de pensées contradictoires.

- Je n'ai pas le choix, murmura-t-elle.

- Bien sûr que si, protesta Lucas, presque en colère. Tu peux refuser.

- Et laisser mon frère mourir  ? rétorqua-t-elle, sa voix se brisant sous l'émotion.

Lucas se tut, pris au dépourvu. Il savait à quel point Elena tenait à son frère.

- Il y a forcément une autre solution, tenta-t-il.

- Pas dans le temps imparti, répliqua-t-elle. Tu crois que je n'ai pas déjà envisagé toutes les options  ?

Lucas passa une main dans ses cheveux, visiblement frustré.

- D'accord, mais écoute-moi. Ce type... il ne fait rien par bonté d'âme. Si tu signes ce contrat, tu seras à sa merci.

Elena hocha la tête, les larmes aux yeux.

- Je le sais. Mais si cela peut sauver mon frère, alors je suis prête à prendre ce risque.

Lucas soupira profondément, secouant la tête.

- Promets-moi au moins de faire attention, d'accord  ? Et garde-moi au courant.

Elle esquissa un faible sourire.

- Merci, Lucas.

Ils passèrent encore quelques minutes ensemble, mais Elena sentait que l'atmosphère s'était alourdie. En quittant le café, elle sentit une étrange oppression, comme si une ombre pesait sur elle.

De retour chez elle, elle trouva une enveloppe glissée sous la porte. À l'intérieur, un contrat soigneusement rédigé sur du papier épais, accompagné d'un stylo luxueux. Adrian lui donnait 24 heures pour se décider.

Elle s'assit à son bureau, lisant attentivement chaque ligne. Le contrat stipulait qu'elle devait jouer le rôle de sa fiancée pendant six mois, qu'elle devait l'accompagner à des événements sociaux et qu'elle devait s'assurer que leur relation semblait crédible. En échange, il prendrait en charge toutes ses dettes et couvrirait les frais médicaux de son frère.

Mais un passage attira particulièrement son attention : « Le participant accepte que toute violation des termes du contrat entraînera des conséquences juridiques et financières graves. »

Elena sentit un nœud se former dans son estomac. Ce contrat était bien plus qu'un simple arrangement. C'était une cage dorée.

La nuit tomba, mais le sommeil la fuyait. Elle imaginait toutes les implications de sa décision, les regards qu'elle devrait affronter, les sacrifices qu'elle devrait faire.

Au petit matin, elle se trouva à nouveau devant la suite d'Adrian, le contrat signé à la main. Lorsqu'il ouvrit la porte, un sourire satisfait se dessina sur son visage.

- Alors, dit-il en la faisant entrer, vous avez pris votre décision.

Elena lui tendit le contrat sans un mot.

- Très bien, murmura-t-il en examinant le document. Vous ne le regretterez pas, Elena.

Mais au fond d'elle, elle se demandait si ces mots étaient une promesse ou une menace.

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