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Le Cauchemar Prémonitoire

Le Cauchemar Prémonitoire

Auteur:: SYLVESTRE FABIEN
Genre: Moderne
Antoine Dubois, jeune luthier parisien, pensait vivre le parfait amour. Sa femme, Chloé, étoile montante de la gastronomie, dormait paisiblement à ses côtés dans leur appartement du Marais. Leurs vies semblaient tracées, un avenir radieux. Pourtant, une nuit, un cauchemar glaçant le réveille en sursaut. Il se voyait mourir seul en Laponie, à 53 ans, après que Chloé, son ex-femme supposée morte, lui ait avoué ses regrets les plus profonds : « J'aurais dû attendre Lucas... Ne jamais t\'épouser... » Ce n'était pas un simple rêve, mais une vision troublante de vingt ans de trahison future. Les mots de ce cauchemar prémonitoire le hantent, transformant son mariage en une prison de mensonges. Des photos anonymes surgissent bientôt, confirmant l'impensable : Chloé a bel et bien une liaison avec Lucas Girard. Confrontée, elle nie avec véhémence, le traitant de paranoïaque et le culpabilisant, sous des larmes de crocodile. Les humiliations s'enchaînent, notamment lors d'un événement mondain où Lucas l'accuse publiquement, Chloé prenant le parti de son amant et le rejetant sans vergogne. Pourquoi une telle audace, une telle cruauté ? Chaque interaction, chaque mot qui sort de sa bouche n'est que tromperie. Comment a-t-il pu être si aveugle ? Le choc et le dégoût le submergeaient, amplifiés par un enregistrement audio où Chloé se moque de sa naïveté, disant qu'il est ennuyeux et que sa « mort » pourrait le « réveiller ». La douleur est insoutenable, l'injustice flagrante. Dès lors, sa décision est prise. Guidé par la rancœur et son instinct de survie, Antoine va mettre en scène sa propre disparition en mer. Avec l'aide inattendue de Sophie, cousine de Chloé et commissaire-priseur, il prépare méticuleusement sa nouvelle vie loin de cette femme toxique, transformant ce cauchemar en plan de vengeance et de libération.

Introduction

Antoine Dubois, jeune luthier parisien, pensait vivre le parfait amour. Sa femme, Chloé, étoile montante de la gastronomie, dormait paisiblement à ses côtés dans leur appartement du Marais. Leurs vies semblaient tracées, un avenir radieux.

Pourtant, une nuit, un cauchemar glaçant le réveille en sursaut. Il se voyait mourir seul en Laponie, à 53 ans, après que Chloé, son ex-femme supposée morte, lui ait avoué ses regrets les plus profonds : « J'aurais dû attendre Lucas... Ne jamais t\'épouser... » Ce n'était pas un simple rêve, mais une vision troublante de vingt ans de trahison future.

Les mots de ce cauchemar prémonitoire le hantent, transformant son mariage en une prison de mensonges. Des photos anonymes surgissent bientôt, confirmant l'impensable : Chloé a bel et bien une liaison avec Lucas Girard. Confrontée, elle nie avec véhémence, le traitant de paranoïaque et le culpabilisant, sous des larmes de crocodile. Les humiliations s'enchaînent, notamment lors d'un événement mondain où Lucas l'accuse publiquement, Chloé prenant le parti de son amant et le rejetant sans vergogne.

Pourquoi une telle audace, une telle cruauté ? Chaque interaction, chaque mot qui sort de sa bouche n'est que tromperie. Comment a-t-il pu être si aveugle ? Le choc et le dégoût le submergeaient, amplifiés par un enregistrement audio où Chloé se moque de sa naïveté, disant qu'il est ennuyeux et que sa « mort » pourrait le « réveiller ». La douleur est insoutenable, l'injustice flagrante.

Dès lors, sa décision est prise. Guidé par la rancœur et son instinct de survie, Antoine va mettre en scène sa propre disparition en mer. Avec l'aide inattendue de Sophie, cousine de Chloé et commissaire-priseur, il prépare méticuleusement sa nouvelle vie loin de cette femme toxique, transformant ce cauchemar en plan de vengeance et de libération.

Chapitre 1

Antoine Dubois avait cinquante-trois ans. Il pensait qu'il allait mourir bientôt. Une maladie incurable, avaient dit les médecins.

Alors il était parti en Laponie. Pour voir une dernière fois les aurores boréales. Un rêve de gosse.

Dans l'hôtel isolé, le silence était épais, seulement brisé par le crépitement du feu dans la cheminée du hall.

Il se sentait seul, mais en paix. La fin approchait, il l'acceptait.

Soudain, des bruits familiers. Des rires étouffés, un gémissement. Ça venait du chalet voisin.

Son cœur s'est serré. Il connaissait ces sons.

Il s'est levé, ses jambes tremblantes. Il a regardé par la fenêtre givrée.

Une lumière filtrait des rideaux mal tirés du chalet d'à côté.

Il est sorti, le froid mordant lui coupant le souffle. Il s'est approché, pas à pas.

Par l'entrebâillement, il a vu.

Chloé.

Son ex-femme, Chloé Moreau.

Il la croyait morte. Morte dans un accident de yacht, vingt ans plus tôt.

Mais elle était là. Bien vivante.

Et passionnément étreinte par Lucas Girard, son jeune amant de l'époque.

Antoine a reculé, le souffle coupé. Un fantôme. Deux fantômes.

Le vent s'est levé, hurlant. La neige a commencé à tomber, drue, aveuglante.

Une tempête. Une vraie tempête de Laponie.

Puis un grondement sourd, terrible. Une avalanche.

Le chalet voisin a été enseveli sous ses yeux.

Il s'est précipité, a crié leurs noms. En vain.

À travers les débris, une voix faible, celle de Chloé.

"Je regrette tellement, Antoine..."

Sa voix s'est brisée.

"J'aurais dû attendre Lucas... Ne jamais t'épouser..."

Puis, plus rien.

Le silence. Encore plus lourd qu'avant.

Antoine s'est réveillé en sursaut, le cœur battant la chamade, le corps couvert de sueur.

Il avait trente-trois ans.

C'était la première année de son mariage avec Chloé.

Ils vivaient dans leur appartement du Marais, à Paris. Le soleil du matin filtrait à travers les rideaux.

Chloé dormait paisiblement à côté de lui.

Un cauchemar. Juste un cauchemar horrible.

Mais les mots de Chloé résonnaient encore dans sa tête, aussi clairs que s'ils venaient d'être prononcés.

"Je regrette tellement, Antoine... J'aurais dû attendre Lucas... Ne jamais t'épouser..."

Ces mots le hantaient. Ils s'accrochaient à lui comme une ombre.

Il est devenu distant. Silencieux.

Chloé, déjà une chef reconnue à Paris, ambitieuse et charismatique, a commencé à s'absenter de plus en plus souvent.

Des "séminaires gastronomiques". Des "achats de vin en Bourgogne".

En réalité, elle retrouvait Lucas, son jeune et talentueux sommelier.

Antoine le savait maintenant. Le cauchemar le lui avait montré.

Chloé lui rapportait toujours des pains au chocolat de ses "voyages". Il adorait ça avant.

Maintenant, il les refusait.

"Non merci, je suis au régime strict pour ma santé," disait-il d'une voix neutre.

Le goût sucré lui aurait paru amer.

Il se souvenait du carnet de sa grand-mère. Une ancienne musicienne.

Elle lui avait légué sa passion pour la lutherie et ce carnet, rempli de contacts dans le milieu de la musique classique.

Un trésor oublié dans un tiroir. Il devait le retrouver.

Un matin, une enveloppe anonyme dans la boîte aux lettres.

Pas de timbre. Déposée à la main.

À l'intérieur, des photos.

Des photos suggestives de Chloé et Lucas. En Italie. Pendant un de ses "voyages d'affaires".

Lucas. Jaloux de la position d'Antoine, sans doute. Voulant le provoquer, le détruire.

Antoine a regardé les photos, le cœur froid. Ce n'était plus un cauchemar. C'était réel.

Il a confronté Chloé, calmement, lui montrant les photos.

Elle a nié. Avec véhémence.

"Tu es paranoïaque, Antoine ! Comment peux-tu croire ça ?"

Elle l'a traité de fou, l'a culpabilisé.

"Après tout ce que je fais pour nous, pour notre avenir ?"

Ses larmes semblaient sincères. Mais Antoine voyait clair maintenant.

Sa résolution s'est renforcée. Il ne serait plus la victime.

Il a commencé à élaborer un plan. Un plan de vengeance, de libération.

Il allait retourner la situation. Il allait orchestrer sa propre "mort".

En mer. Lors d'une régate en solitaire entre la Corse et le continent.

Une tempête était annoncée. Parfait.

Il a discrètement contacté Sophie Laurent.

La cousine germaine de Chloé. Commissaire-priseur spécialisée en instruments de musique anciens.

Il la connaissait grâce au carnet de sa grand-mère.

Sophie. Il se souvenait d'elle. Discrète, intelligente. Elle avait toujours eu un faible secret pour lui, il le sentait parfois.

Il avait besoin d'elle pour disparaître, pour gérer ses affaires en secret.

Il lui a tout raconté. Le cauchemar, les photos, les mensonges de Chloé.

Sophie l'a écouté, sans l'interrompre, son regard plein de compassion.

Elle a accepté de l'aider. Sans hésitation.

Après la "disparition" d'Antoine en mer, Chloé a joué la veuve éplorée.

Mais au fond d'elle, un vide. Une culpabilité inattendue.

Son restaurant, "L'Ambroisie", bien que prospère, lui semblait fade.

Elle repensait aux sacrifices d'Antoine. À sa gentillesse, à son soutien constant quand elle démarrait.

Des pensées qu'elle chassait vite. Lucas était là, jeune, ardent.

Avec l'aide précieuse de Sophie, Antoine s'est installé en Provence, chez sa mère, Isabelle.

Une artiste peintre retraitée, vivant dans une vieille bastide pleine de charme et de lumière.

Il s'est consacré à la restauration d'instruments anciens.

Le réseau de Sophie lui a ouvert des portes. Des collectionneurs, des musées.

Sophie venait le voir souvent. Officiellement pour le travail.

Elle était devenue son roc, son soutien indéfectible. L'amour qu'elle lui portait depuis des années était palpable, mais discret, respectueux.

Il a monté un atelier réputé. Son nom circulait parmi les connaisseurs. "Le luthier de Provence".

Des années ont passé. Vingt ans.

Chloé, lors d'une vente aux enchères d'instruments organisée par Sophie à Paris, a reconnu quelque chose.

Un violon. La technique de restauration. Unique. C'était la signature d'Antoine.

Son cœur s'est emballé. Antoine ? Vivant ?

Elle a commencé à enquêter. Discrètement d'abord, puis avec l'énergie du désespoir.

Elle a fini par le retrouver. En Provence. Dans sa bastide, sous le soleil.

Il était là, devant son établi, un violon entre les mains. Plus âgé, les cheveux grisonnants, mais c'était lui.

Elle s'est approchée, tremblante. "Antoine ?"

Il l'a regardée. Froidement. Sans surprise.

"Chloé."

Il l'a rejetée. Sans un mot de plus. Il s'est retourné à son travail.

Sophie est apparue sur le seuil. Calme, mais ferme.

"Il ne veut pas te voir, Chloé."

"Sophie... Tu savais ?"

"Je sais tout. Depuis le début. Ta trahison, tes mensonges. Je ne te laisserai plus lui faire de mal."

La confrontation a été brève, mais intense.

Sophie, avec des informations fournies par Antoine sur les agissements de Jean-Claude Moreau – l'oncle de Chloé, un homme d'affaires influent et sans scrupules dans l'immobilier de luxe parisien, qui avait tenté d'escroquer Antoine par le passé – a monté un dossier.

Elle a utilisé "Le Collectionneur", un client mystérieux et richissime obsédé par un violon particulier, comme levier.

Un scandale de blanchiment d'argent et de corruption immobilière a éclaté, impliquant Jean-Claude.

Le restaurant de Chloé, "L'Ambroisie", financé en partie par cet argent sale, a été éclaboussé. Il a fait faillite.

Chloé, ruinée, désespérée, a confronté son oncle. Une dispute violente.

Dans la confusion, un accident. Un mauvais coup.

Chloé est devenue temporairement aveugle. Une cécité des neiges symbolique, ironie du sort par rapport au cauchemar d'Antoine.

Lucas, qui avait profité de la situation pour monter son propre bar à vin avec l'argent de Chloé, s'est retrouvé ruiné aussi.

Il a tenté de faire chanter Jean-Claude Moreau. Mauvaise idée.

Il a fini battu, abandonné, ses rêves de grandeur brisés.

Antoine, enfin libéré de son passé, de ses fantômes.

Et Sophie, dont l'amour patient avait enfin été récompensé.

Ils étaient en couple. Heureux. Apaisés.

Ils ont voyagé ensemble en Laponie.

Pour qu'Antoine puisse enfin voir les aurores boréales. Cette fois, avec la bonne personne.

Sous le ciel étoilé, les lumières vertes et mauves dansaient. Magique.

Antoine a serré la main de Sophie.

"Certaines lumières ne brillent que pour ceux qui savent vraiment regarder."

Chapitre 2

Le réveil brutal dans son lit parisien laissait Antoine désorienté. La sueur collait à sa peau, les draps étaient emmêlés. Chloé dormait encore, sa respiration régulière contrastant avec le chaos dans l'esprit d'Antoine. Les mots du cauchemar – "J'aurais dû attendre Lucas... Ne jamais t'épouser..." – tournaient en boucle, une mélodie empoisonnée.

Il s'est levé doucement, pour ne pas la réveiller. Il est allé dans la cuisine, s'est versé un verre d'eau. Ses mains tremblaient légèrement. Ce n'était qu'un rêve, mais il semblait si réel, si prophétique.

Vingt ans. Vingt ans de sa vie future, entrevus en une nuit. Une vie où Chloé le trahissait, où elle le croyait mort, où elle avouait ses regrets les plus profonds.

Il a regardé par la fenêtre. Paris s'éveillait. Le Marais, leur quartier. Leur nid d'amour, pensait-il jusqu'à hier. Maintenant, tout semblait faux.

Chloé est entrée dans la cuisine, baillant, s'étirant comme un chat.

"Bonjour, mon amour," a-t-elle dit d'une voix ensommeillée, en l'enlaçant par derrière.

Son contact, habituellement si réconfortant, lui a donné la chair de poule. Il s'est raidi.

Elle l'a senti. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Rien. Mauvais rêve," a-t-il menti. Ou peut-être pas un mensonge complet.

Elle a préparé le café, comme tous les matins. Elle a sorti les pains au chocolat qu'elle avait achetés la veille. "Pour mon luthier préféré."

Il les aimait, ces pains au chocolat. Un petit rituel. Mais aujourd'hui, la vue de la viennoiserie lui a soulevé l'estomac. Dans son rêve, après sa "mort", elle les mangeait avec Lucas. Ou peut-être était-ce avant ?

"Non merci," a-t-il dit, la voix plus sèche qu'il ne l'aurait voulu. "Je... je commence un régime. Pour ma santé."

Chloé l'a regardé, surprise. "Un régime ? Toi ? Mais tu es parfait comme tu es."

Elle a essayé de le prendre dans ses bras, de l'embrasser. Il a esquivé, prétextant devoir vérifier quelque chose dans son atelier, installé dans une des pièces de l'appartement.

Le carnet de sa grand-mère. Il devait le trouver. Il se souvenait l'avoir rangé dans un vieux secrétaire.

Il a fouillé, fébrilement. Enfin, il l'a trouvé. Un petit carnet relié en cuir, usé par le temps.

À l'intérieur, des noms, des adresses, des numéros de téléphone. Des musiciens, des collectionneurs, des artisans. Et parmi eux, Sophie Laurent, commissaire-priseur. La cousine de Chloé.

Dans le cauchemar, Sophie l'aidait. Elle était son roc.

Il a regardé Chloé. Elle était au téléphone dans le salon, riant. Un rire clair, cristallin. Un rire qu'il avait tant aimé. Maintenant, il y décelait une fausse note.

Depuis quand cette liaison avec Lucas durait-elle ? Le cauchemar ne le précisait pas. Était-ce déjà commencé ? Ou était-ce une prémonition de ce qui allait inévitablement arriver ?

Quelques jours plus tard, Chloé a annoncé qu'elle partait pour un "séminaire gastronomique" à Lyon. Trois jours.

"Tu vas me manquer," a-t-elle dit en l'embrassant. Un baiser qui lui a semblé froid, mécanique.

Pendant son absence, Antoine a reçu une enveloppe. Pas de nom d'expéditeur. Glissée sous la porte.

À l'intérieur, des photos. Chloé et Lucas, enlacés, s'embrassant. Sur une terrasse ensoleillée, un verre de vin à la main. Lyon ? Non, le paysage ne correspondait pas. Plutôt l'Italie, comme dans son cauchemar.

Lucas. Le jeune sommelier arrogant et talentueux du restaurant de Chloé. Antoine l'avait toujours trouvé trop sûr de lui, trop proche de sa femme.

Son sang n'a fait qu'un tour. La confirmation. Brutale.

Il a attendu le retour de Chloé. Il était assis dans le salon, les photos étalées sur la table basse, quand elle est rentrée, rayonnante.

"Chéri, je suis rentrée ! J'ai plein de choses à te raconter sur..."

Elle s'est arrêtée net en voyant les photos. Son sourire s'est figé.

"Qu'est-ce que c'est que ça ?" a-t-elle demandé, la voix soudainement glaciale.

"C'est toi qui vas me le dire," a répondu Antoine, d'un calme terrifiant.

Elle a regardé les photos, puis Antoine. Elle a tenté de nier.

"Ce n'est pas ce que tu crois. C'est un montage. Quelqu'un veut nous nuire."

Puis, voyant qu'il ne la croyait pas, elle a changé de tactique. La colère.

"Comment oses-tu douter de moi ? Tu es paranoïaque ! Tu me suis ? Tu me fais espionner ?"

Elle l'a accusé, l'a culpabilisé. Elle a pleuré. Des larmes de crocodile.

Antoine est resté de marbre. Les mots du cauchemar lui revenaient. La trahison était là, devant lui.

"Je ne te crois plus, Chloé."

Il a vu la panique dans ses yeux, une fraction de seconde, avant qu'elle ne reprenne son masque d'indignation.

Ce soir-là, il a dormi dans son atelier. Il ne pouvait plus partager le même lit qu'elle.

Le plan a commencé à prendre forme dans son esprit. Sa "mort" en mer. La régate.

Il a appelé Sophie Laurent.

"Sophie ? C'est Antoine Dubois. Le petit-fils d'Éléonore Dubois. Ma grand-mère m'a souvent parlé de vous."

Il lui a expliqué brièvement qu'il avait besoin de conseils pour des instruments anciens, un prétexte. Ils ont convenu de se rencontrer.

Il avait besoin de son aide. Et il sentait, au plus profond de lui, qu'il pouvait lui faire confiance. Le cauchemar, encore une fois, le guidait.

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