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L'alpha envoûtante

L'alpha envoûtante

Auteur:: Uta moon
Genre: Romance
Elle pensait ne plus jamais revoir ces yeux émeraude teinté de gris. Cet humain qu'elle a sauvé sans réfléchir, qui a sur capturé sa curiosité et rempli son âme d'interrogation, en quelque seconde. Au cœur d'un monde fracturé entre meutes, alliances de sang, vieilles malédictions et trahisons politiques, un monde où le surnaturel coexiste avec l'humain.Un monde où l'amour peut triompher et être un pilier. Elle est profondément lié à Keiran Celui qui est venu à elle avec ses cicatrices, son silence, ses ombres. Celui qui entre par sa fenêtre la nuit, juste pour la regarder dormir. Celui qui l'aime sans promesse, mais avec une loyauté animale. Ravenna fille d'un puissant Alpha et Luna , a du grandir marqué par la douleur. Elle avait un foyer une famille,un destin. Jusqu'à ce qu'une trahison efface tout. Ses parents ? Assassiné Piègé dans les flemme d'une guerre qu'elle n'a jamais demandé, mais qu'elle doit remporter pour son plus grand désir d'être alpha.

Chapitre 1 Chapitre 1 : La pleine lune

La forêt, c'était ma maison. Enfin, ma vraie maison. Peu importe le jour ou l'heure, je me sentais chez moi là-bas, sous le grand ciel étoilé, perdu parmi les arbres massifs. La nuit était mon royaume. C'était pendant ces heures que je pouvais être moi-même, totalement libre, loin des yeux des adultes et des règles. Je courais, je me cachais, je suivais les animaux, mes pieds frappant le sol, léger comme l'air.

La pleine lune... c'était une autre histoire. À chaque fois qu'elle apparaissait dans le ciel, quelque chose en moi changeait. Une sensation étrange envahissait mon corps, comme une énergie différente qui bouillonnait à l'intérieur. Ce n'était pas juste la lumière de la lune qui me fascinait ; non, c'était ce sentiment de puissance qui montait en moi, une pulsion inexplicable, une envie de chasser, de courir, comme si un autre moi se réveillait en moi.

Cette nuit-là, j'étais dehors, comme à mon habitude, mais quelque chose était différent. Le vent soufflait dans les arbres avec un murmure plus fort, comme si la forêt elle-même voulait me prévenir. J'étais là, à courir à travers les sous-bois, me laissant emporter par cette énergie, quand soudain, je ressentis une présence derrière moi. Une sensation, comme si quelqu'un me suivait. Mais ce n'était pas un simple animal. Non... c'était bien plus grand que ça.

Je ralentis ma course, mon cœur battant plus fort. C'était un bruit léger, mais distinct, des pas lourds qui s'approchaient, et cette étrange chaleur qui se dégageait de l'air autour de moi. C'était comme une ombre en chasse, qui me suivait sans bruit.

Je poussai un cri intérieur, essayant de faire abstraction de la peur. C'était juste mon imagination. Ou du moins, je me le disais, jusqu'à ce que j'entende un rugissement perçant, fort, venant de l'ombre.

Je m'élançais alors à toute vitesse, mes pieds frappant le sol comme si ma vie en dépendait. Chaque seconde, chaque battement de cœur m'enfonçait un peu plus dans la forêt. La brume semblait me cacher, mais en même temps, elle amplifiait la sensation d'être traqué. Je continuais, sans regarder derrière moi, mes pensées battues par la panique.

Et soudain, je trébuchai. Je sentis mes pieds se dérober sous moi, et je me retrouvai roulé en boule, dévalant la pente d'une petite montagne. J'étais si proche de lâcher prise, quand, au bout d'un moment, mes yeux se posèrent sur un éclat étrange dans la nuit.

Une silhouette. Une petite fille, à peu près de mon âge. Elle était assise sur un grand animal, un loup, mais pas comme les autres. Ses yeux brillaient d'une couleur étrange, un mélange de lavande et d'argent. La lune semblait se refléter dans ses yeux, créant une lueur irréelle autour d'elle. Ses cheveux, argentés, flottaient autour d'elle comme des vagues, balayant le vent avec une grâce surnaturelle.

Avant que je ne puisse comprendre ce qui se passait, le loup géant se jeta sur moi, et cette fois, je n'avais nulle part où fuir. La terreur m'envahit, et je reculais dans un geste de pure instinct, mes pieds glissant sous moi. Le vide m'aspirait, mais avant que je ne touche le sol, une main douce mais ferme me saisit.

Elle me tira vers elle, me replaçant sur mes pieds avec une force que je n'avais jamais vue dans un si petit corps. La surprise me coucha le souffle. Comment une si petite fille pouvait-elle être aussi forte ?

Le loup, toujours debout, hurla dans la nuit, un son puissant, presque humain. La fille se tourna alors, se préparant à partir.

Je n'arrivais pas à comprendre. Qui était-elle ? Pourquoi avait-elle été là pour me sauver ? Et pourquoi un loup aussi gigantesque obéissait-elle si facilement ?

Je voulais lui crier, lui demander son nom, mais ma voix se perdit dans le vent. Alors, je courus. Le plus vite que je pouvais, mais plus je m'approchais d'elle, plus elle s'éloignait. Avant qu'elle ne disparaisse dans l'obscurité, je hurlai.

"Qui... qui es-tu ?!"

Je n'obtins aucune réponse, juste un dernier regard jeté par-dessus son épaule, un éclat d'argent dans la nuit noire.

Lorsque je rentrai chez moi, mon esprit était en tourmente. J'avais vécu quelque chose d'irréel, quelque chose que je ne pouvais pas expliquer, mais tout semblait... différent. J'essayai de raconter ce qui venait de se passer à mes parents, mais leurs visages se figèrent instantanément.

"Ne retourne plus dans cette forêt, Kieran," dit ma mère d'une voix ferme, la peur dans ses yeux. Mon père, lui, restait silencieux. Je pouvais voir qu'il savait quelque chose, quelque chose qu'il ne voulait pas me dire.

Ce n'est que bien plus tard, après des semaines de questions, que mes parents me révélèrent la vérité. Cette fille, ce loup, ils n'étaient pas ordinaires. Ils appartenaient à une meute de loup-garous, des créatures dont ma mère faisait partie avant qu'elle ne fuie leur monde pour épouser mon père et fonder une nouvelle vie.

Mais pourquoi moi ? Pourquoi ai-je ressenti cette étrange sensation ? Pourquoi cette forêt semblait m'appeler chaque nuit, et pourquoi avais-je croisé l'un d'eux sous la pleine lune ?

Je n'en savais rien. Mais une chose était certaine : ma vie venait de basculer, et je devais en apprendre plus. Beaucoup plus.

Chapitre 2 Chapitre 2 : La Recherche Incessante

Point de vue de Kieran

Ma maison était située à la lisière de la ville, presque à la frontière d'une forêt dense et silencieuse. Ce n'était pas un endroit où l'on se sentait à l'aise. La ville était une mégalopole en pleine expansion, un dédale de rues, de bruits et de lumière artificielle. Mais dans cette jungle de béton, ma maison, un petit chalet en bois, se tenait presque à l'écart, à quelques minutes seulement des vastes bois qui bordaient la périphérie. C'était une maison en retrait, un peu plus isolée que celles de mes voisins, ce qui me plaisait, bien que je sois souvent seul.

Depuis que j'étais enfant, je me sentais plus à l'aise dans cette forêt que dans les rues de la ville. C'était là que je trouvais un semblant de paix, loin des bruits du monde, où je pouvais me perdre parmi les arbres et les sentiers sombres.

Mais il y avait cette fille. Celle que j'avais cc

Ppprencontrée un jour étrange, un jour où la forêt semblait m'appeler. Elle avait l'air d'une apparition, d'un rêve suspendu entre la réalité et l'imaginaire. Je l'avais vue alors que j'étais encore tout jeune, peut-être dix ans, juste avant que tout ne change. Ce moment, je l'avais cherché à revoir pendant des années. Jour après jour, je m'enfonçais dans la forêt, espérant la retrouver, cette silhouette éthérée, mais chaque fois, je revenais bredouille. Les souvenirs flous de son visage, de ses yeux brillants, me hantaient, mais il n'y avait aucun signe d'elle. Pas un bruit, pas une trace.

Mes parents m'avaient toujours dit de ne pas y retourner. "La forêt est un endroit dangereux," disaient-ils. "Tu devrais laisser ces rêves derrière toi et te concentrer sur ta vie ici, dans la ville." Mais à chaque retour chez moi, chaque nuit passée à regarder à travers ma fenêtre vers la forêt, je savais qu'il y avait quelque chose de plus, quelque chose que je ne comprenais pas encore.

J'avais essayé d'en parler à mes amis, une fois, lors d'une soirée où j'étais plus nerveux que d'habitude. Ils m'avaient écouté, mais leurs regards étaient remplis de scepticisme et de moqueries. "Tu t'imagines des choses, Kieran", m'avaient-ils dit. "T'as pas besoin de chercher des fantômes dans la forêt. C'est une bonne idée de vivre ici, il est temps de vivre dans le présent." Et après ça, ils m'avaient laissé seul avec mes pensées. Je n'avais plus jamais mentionné la forêt à qui que ce soit.

Les années passèrent, et je n'ai cessé de revenir, jour après jour, cherchant dans les coins les plus reculés, mais sans rien trouver. Rien que des arbres, des roches, des sentiers oubliés. Mais une partie de moi savait que quelque part, elle était toujours là, attendant, peut-être.

La ville, elle, continuait de grandir autour de moi. Chaque année, de nouveaux bâtiments, de nouveaux magasins, de nouvelles personnes. Le bruit, la lumière, la chaleur. Mais rien de tout cela ne m'intéressait. Tout ce que je voulais, c'était retrouver cette fille, comprendre ce qu'elle était, pourquoi elle m'avait attiré dans cette forêt, et pourquoi, au fond de moi, je savais que notre rencontre n'était pas un simple hasard.

Mes recherches étaient devenues une obsession. Le temps passait, et pourtant, il y avait encore cette présence, cette sensation que tout n'était pas terminé. Chaque nouvelle tentative, chaque retour dans la forêt, me laissait un peu plus perdu. Mais je n'arrêtais pas. Parce que je savais que, d'une manière ou d'une autre, je devais comprendre.

Un jour, j'ai eu l'impression qu'il se passait quelque chose. Le vent soufflait plus fort que d'habitude, les ombres des arbres semblaient se mouvoir. C'était comme un signe, un appel silencieux. Mais lorsque j'ai pénétré plus profondément dans les bois, je suis revenu seul, une fois encore. Elle n'était pas là. Et je me suis demandé si je ne devenais pas fou à force de chercher.

Mais au fond, je savais que je ne pouvais pas renoncer.

Chapitre 3 Chapitre 3 : Les Ombres de la Meute

Point de vue de Ravenna

La forêt était mon monde. Depuis toujours, elle m'entourait, m'abritait et me protégeait. Mon quotidien se déroulait au milieu des arbres anciens, du bruissement des feuilles sous le vent, et du craquement des branches sous mes pas. Mais même si je vivais au cœur de la nature, ma maison n'était pas une cabane en bois rudimentaire comme les humains pourraient l'imaginer. Non.

Notre demeure, bâtie en pierre sombre et en bois massif, se dressait fièrement entre les grands sapins, imposante et majestueuse. Elle ressemblait à un véritable manoir perdu dans la forêt, avec ses grandes fenêtres voilées de rideaux épais, ses portes sculptées et ses vastes pièces remplies de meubles anciens. À l'intérieur, tout était élégant et raffiné, mais jamais tape-à-l'œil. Ici, la richesse se mesurait à la puissance de la meute et non à l'or ou aux bijoux. Pourtant, malgré tout ce luxe, cette maison me paraissait parfois étouffante. Comme une prison déguisée.

Je vivais ici avec ma famille et avec de nombreux autres membres de notre meute. Nous étions nombreux, répartis dans plusieurs bâtiments autour du manoir, chacun avec des fonctions bien précises. Certains étaient des chasseurs, d'autres des guérisseurs, et d'autres encore étaient responsables de la sécurité de notre territoire. Tout autour de notre bastion, il y avait des sentinelles qui patrouillaient sans cesse, garantissant que personne ne s'aventure trop près de notre domaine.

Parfois, je les voyais passer à toute vitesse à travers les ombres des arbres, leurs silhouettes furtives et leurs sens aiguisés qui captaient chaque mouvement. Ils étaient aussi invisibles que des fantômes pour les humains qui s'aventuraient trop près, ignorant ce qui se cachait dans l'ombre. Certains de nos membres, eux, se faisaient passer pour des humains lorsqu'ils se mêlaient à la société. Ils avaient appris à vivre parmi eux, à les manipuler, à les influencer. Grâce à eux, notre meute était toujours au courant de ce qui se passait dans le monde extérieur. Ils étaient devenus une sorte de réseau secret, une force invisible qui tirait les ficelles dans l'ombre de la société humaine.

Mais moi, je n'étais pas comme eux. J'étais une enfant, et la forêt restait mon refuge. Je n'avais pas encore l'autorité de prendre des décisions importantes. Je n'étais pas encore un membre influent de la meute. Pourtant, je savais que tout ça finirait par changer. La place de leader, la gestion de notre territoire, les alliances avec d'autres clans... tout ça, un jour, serait sur mes épaules.

Et puis il y avait lui.

Cela faisait maintenant deux ans que j'avais sauvé ce garçon aux yeux étranges. Deux ans. Mais je n'avais jamais pu l'oublier. Je me souvenais encore du moment où nos regards s'étaient croisés pour la première fois. Il était beau. D'une beauté différente de celle des miens, avec ses cheveux sombres et ses yeux argentés, scintillant comme une lumière froide sous la lune. Jamais je n'avais vu des yeux pareils. Ils avaient cette lueur... un éclat d'émeraude caché au fond de l'argent liquide.

Je repensais souvent à cette journée. À la peur que j'avais ressentie lorsqu'il avait failli être attaqué. À la force avec laquelle j'avais voulu le protéger. Je n'aurais pas dû m'attacher. Il n'était qu'un humain. C'est ce que ma mère disait, ce que mon père pensait. Un simple garçon perdu dans notre forêt, qu'il valait mieux oublier.

Mais je n'y arrivais pas.

Les nuits, quand j'étais seule dans ma chambre aux rideaux de velours, je m'imaginais encore ce qui aurait pu se passer s'il était resté. Si j'avais eu le courage de lui parler plus longtemps. De lui demander son nom. De lui dire qui j'étais vraiment.

Je savais qu'il n'était jamais revenu. Je le sentais. Pourtant, parfois, j'espérais. Je guettais les bruits dans la forêt, le moindre souffle du vent qui aurait pu m'annoncer sa présence. Mais rien. Rien que le silence.

Mon père avait dit que c'était mieux ainsi. Que la meute était tout ce qui comptait. Et puis, en grandissant, j'avais fini par comprendre que des dangers plus grands nous guettaient. Des rumeurs circulaient dans la meute. Mon père se montrait plus vigilant. Les adultes murmuraient sur des conflits avec d'autres clans, sur des chasseurs qui approchaient trop près de notre territoire.

Je savais qu'un jour, je serais obligée de choisir mon camp.

Mais au fond de mon cœur d'enfant, je savais aussi que, peu importe ce que l'avenir me réservait, je n'arrêterais jamais de penser à ce garçon aux yeux d'argent.

Peut-être qu'un jour, nos chemins se croiseraient à nouveau.

Peut-être...

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