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La vie d'Enora

La vie d'Enora

Auteur:: LEONA
Genre: Histoire
Enora une jeune femme pleine de vie et folle amoureuse de Julien Retemba décide de laisser tomber sa vie en France pour retrouver ce dernier. Dès son retour dans son pays natal elle apprend que celui qu'elle considère comme son fiancé à un autre engagement. Mais il se trouve que cet engagement n'est pas simple, Que va faire Enora ?

Chapitre 1 La vie d'Enora

Le vendredi le plus beau de ces derniers mois, je ne vais pas me plaindre en allant au boulot, après tout, ce soir je vais retrouver mon chéri.

Après deux semaines sans le voir je vais enfin revoir sa vieille bouille là !

Il m'a terriblement manquée pendant qu'il n'était pas là. Il était au Gabon pour ses deux semaines de vacances et comme je ne pouvais pas rentrer à cette période je suis restée ici.

Cette journée passe lentement, c'est pénible, je ne tiens plus tellement j'ai hâte de le revoir.

Quand ton djo rentre au Gabon et que tu n'es pas avec lui ton cœur n'est jamais tranquille. Avec toutes les rodeuses qu'il y a là-bas tu as de quoi avoir peur. Le pire de tout c'est la connexion !

On parlait tous les deux jours, c'était insupportable de ne pas avoir de ses nouvelles tous les jours. Et comme je me fais toujours des films je me disais qu'il faisait exprès de ne pas répondre à mes appels.

Je regardais constamment son profil Instagram pour voir s'il publiait une photo ou une vidéo. Il est toujours présent sur ce réseau alors je voulais voir si là-bas au moins il assurait une présence ; ce qui n'était pas le cas. J'ai alors été conforté à l'idée selon laquelle la connexion ne lui permettait pas de répondre à mes messages.

Dès que midi sonne, je cours à la boutique Lush prendre mes bougies parfumées. Ce soir je vais jouer le grand jeu pour nos retrouvailles, je n'ai pas encore trouvé une nuisette à mon goût je vais aller revoir ça en sortant ce soir.

Quand j'arrive à Lush je fais le choix de mes bougies, j'ai pris des Woodwick, j'aime beaucoup l'odeur. Quand j'arrive en caisse je passe les articles, je sors ma carte toute sereine, je mets mon code et je vois paiement refusé. Je regarde derrière moi et je vois qu'il y a des gens qui attendent.

Je tente une deuxième fois mais toujours rien, je lui demande s'il y a le paiement sans contact elle me dit non ! Elle vient de gâcher mes plans comme ça ! Je demande à la caissière de mettre mes affaires de côté. Comme je suis honteuse je quitte la caisse en faisant semblant de recevoir un appel.

Je savais que j'étais à découvert, mais j'espérais quand même que le paiement passe. Les choses de la honte comme ça heureusement que je ne connaissais personne !

Je cours prendre le métro pour retourner au taff et je profite pour me prendre à manger à Casino, j'avais quand même 5 euros dans mon portefeuille, heureusement parce qu'à ce Casino-là il n'y a pas de paiement sans contact. Avec mes 5 euros j'ai quand même eu une salade de 4,50. J'ai faim mais je vais encore faire comment !

L'après-midi au lieu de bosser je me promène de site en site. Je remplis mes paniers en espérant acheter ces articles un jour.

À 17h je quitte mon open space, avant tout le monde comme d'habitude, mais je suis tellement excité que je ne peux plus tenir en place ici.

Je vais vite voir si je peux avoir une belle nuisette, je me tape au moins trois magasins jusqu'à ce que je trouve enfin celle que je voulais.

Quand j'arrive en caisse je fais d'abord une prière dans le cœur.

Moi (à la caissière) : bonjour, vous avez le paiement sans contact ?

Elle (souriante) : oui !

Dieu est grand ! Je lui remets les articles et je sors à la recherche d'un endroit où je peux avoir les bougies en paiement sans contact. J'ai tellement honte quand je passe en caisse, mais pour moi quoi ? Quand je vais profiter ce soir-là est-ce que je pensais à ça.

Vers 18h30 je rentre à la maison, je ne suis pas loin de Paris même (je peux simplement prendre deux bus pour rentrer chez moi), heureusement ! Parce que me taper les RER qui ont toujours un problème là c'est trop pour moi !

Quand j'arrive à la maison je lui demande par message s'il vient toujours chez moi, il me dit partir chez lui parce qu'il est fatigué.

Je voulais qu'on reste ici, mais je comprends. Je fais vite mon trolley pour le week-end, mais comme toujours je ne sais pas quoi mettre, je ne sais jamais quoi mettre dans mon trolley quand je vais chez lui en week-end.

Je décide de prendre deux robes qui font un peu robe de soirée, mon jean passe partout, un pantalon taille haute et des chemises. Puis décide de tout enlever, je refais une deuxième jusqu'à ce que je me résigne à mettre les premières choses que je trouve.

Au moment de mettre les sous-vêtements j'ai le même problème, les ensembles que j'ai ne me plaisent plus, mais je prends quand même, est-ce que j'ai encore le choix.

Je mets mes bougies et je ferme le trolley.

Il est 19h45, j'hésite à attendre 20h pour essayer de prendre un Heetch, je vais essayer la bale du shérif.

*****Heetch : comme un taxi, mais qui est disponible à une certaine heure avec possibilité de payer en espèce et par carte bancaire*****

*****Bale du shérif : possibilité de prendre un Heetch sans argent dans le compte et se faire prélever plus tard*****

Je décide d'attendre, à 20h je commande un Heetch, si la bale du shérif ne passe je vais bien m'énerver contre moi-même pour avoir attendu 15 minutes alors que je pouvais prendre les transports en commun.

Le sourire sur mon visage quand je reçois une notification pour m'informer qu'un driver est en route. 3 minutes plus je descends prendre mon heetch tranquillement.

Quand j'arrive devant sa résidence j'ai la boule au ventre comme si c'était la première fois que je devais le revoir. J'ai sa clé alors au lieu d'attendre qu'il m'ouvre je monte moi-même chez lui.

Quand j'arrive devant sa porte je mets ma main sur ma bouche et près de mon nez pour jauger l'haleine. Je ne suis pas convaincu alors je passe vite un chewing-gum à la menthe.

Je passe la clé sur la serrure et j'ouvre la porte.

Quand je rentre l'appart est dans le noir. J'allume la lumière et je vais voir dans les autres pièces s'il n'est pas là. Je ne le trouve nulle part !

Je lui envoie un message sur whatsapp « tu es où ? »

Je vais ranger ma valise dans sa chambre, j'avais tellement hâte de le voir que le fait qu'il ne soit pas là m'énerve.

Ting (bruit messagerie iPhone)

Lui « chez l'arabe du coin bébé j'arrive !»

*****Arabe du coin : petit market où on peut avoir un peu de tout, comme chez le Mauritanien au Gabon*****

Je profite pour vite prendre ma douche, je prends mon temps jusqu'à ce que j'entende la porte s'ouvrir.

Je suis tellement excité de le revoir que j'arrête de perdre du temps sous la douche, je prends un peignoir dans le placard je le mets et j'enlève mon chapeau de bain.

J'essuie vite le sol (il n'aime pas voir l'eau partout quand on sort de la douche) quand j'entends sa voix

Lui : Bébé !

Moi (finissant d'essuyer) : je suis à la douche !

Quand je me tourne pour sortir de la douche il ouvre la porte.

Moi (sautant dans ses bras) : mon amour !

Lui (me portant) : wow !

Moi (toujours dans ses bras) : tu sens bon !

Lui : comme toujours !

Moi (rigolant) : les noirs ! On ne peut jamais vous faire un compliment !

Lui (me déposer au sol) : tu as bonne mine là !

Moi (sourire jusqu'aux oreilles) : merci (prenant son visage dans mes mains) comme quoi (bisou) deux semaines (bisou) c'est long (bisou).

Il passe ses mains autour de ma taille et m'embrasse.

Chaque fois qu'il me touche j'ai la boule au ventre, quand il m'embrasse c'est pire, j'ai l'impression de perdre pied.

Le bruit de mon ventre nous sort de notre langoureux bisou.

Lui : tu as faim ?

Moi : oui !

Lui (croisant ses mains derrière moi) : je te fais quelque chose ?

Moi : ah oui je veux bien.

Il enlève ses mains autour de moi et se dirige dans la cuisine tandis que moi, je vais mettre ma fameuse nuisette.

Je me mets du parfum et je vais le rejoindre. Je voulais une soirée un peu romantique mais il n'a pas l'air de vouloir se prendre la tête avec mon protocole.

Quand je pense à mes péripéties de la journée...

Je vais m'assoir sur l'espèce de comptoir qui donne sur la cuisine, il a une cuisine qui donne sur le salon (elle est bien équipée pour celle d'un homme, en même temps il fait tellement attention à ce qu'il a).

Lui (sortant un sachet du congélateur) : tu finis bientôt c'est ça ?

Moi : oui bientôt mon CDD se termine !

*****CDD : Contrat à durer déterminé ; c'est un contrat de travail *****

Lui (ouvrant le sachet de congélation) : et tu sais déjà comment les choses vont se passer ? Tu as anticipé ?

C'est quelqu'un qui calcule tout dans sa vie, il n'aime pas les surprises. C'est le genre qui prévoit un voyage plusieurs mois à l'avance, pas comme moi ! Je m'y prends uniquement quand je sens une pression.

Moi : oui, j'ai cherché ailleurs, on ne sait jamais.

Lui (sortant ce qu'il y a du sachet) : si tu veux je vais le faire avec toi demain matin.

Moi (souriante) : tu es un amour !

Si j'ai eu ce CDD c'est aussi grâce lui, je n'étais pas motivée par l'offre mais il me foutait la pression pour postuler, et comme par hasard c'est la seule où j'ai eu une réponse positive.

Moi (voyant ce qu'il sort du sachet) : ah les cotis !

*****Cotis : morceau de viande de porc, certains appellent ça travers de porc*****

Lui : je ne pouvais pas te laisser saliver de loin !

Moi (souriante) : j'ai toujours su que tu étais quelqu'un de bien !

Lui (rigolant) : je n'aime pas voir mon prochain souffrir ! Tu me faisais de la peine au téléphone.

Moi : ouais c'est ça !

Il a fait le riz rouge pour accompagner les cotis braisés, comme j'aime ! Pendant qu'il faisait ça je faisais la table pour me rendre utile.

Lui (regardant ce que je fais) : tu sais que l'arôme magie ce n'est pas bien pour la santé !

Moi (mettant l'arôme magie sur mon mélange piment moutarde) : il y a tellement de choses pas bien pour la santé, si tu savais !

Il me dit d'arrêter de mettre l'arôme magie dans mes repas depuis que nous sommes ensemble, selon lui je mange beaucoup de sel. Ce n'est pas totalement faux ! Je me dispute toujours avec lui pour qu'il ne jette pas ça de son frigo

Lui : au fait demain Patrick fait une soirée chez lui !

Moi : ok !

Lui : le thème c'est chic en pagne !

Moi (surprise) : ça c'est quel thème !

Lui : ah ! Qu'est-ce que je vais encore te dire ? Tu connais l'élément !

Patrick c'est son cousin... il a toujours des thèmes bizarres quand il fait une soirée.

La suite du repas se passe dans la joie et la bonne humeur, il me raconte ses deux semaines au Gabon. Les changements qu'il y a !

Depuis trois ans je ne suis pas rentré, les parents disent qu'il n'y a rien à faire là-bas, que si je rentre je vais m'ennuyer, je sais que ce n'est pas le cas, ils disent ça parce ce qu'ils ne veulent pas payer le billet.

Pendant qu'il va prendre sa douche, je débarrasse, je fais le peu de vaisselle qu'il y a et je nettoie. Quand il sort de la douche je vais à mon tour me brosser les dents.

Quand je sors de la douche je vois que les lumières sont éteintes au couloir, je vais le rejoindre dans la chambre.

Il est sur le lit, quand je rentre dans la pièce il me tend les bras. Je vais dans ses bras et je reste comme ça sans parler pendant un bon moment.

Lui : je suis fatigué !

Moi (levant ma tête) : comment ça ?

Lui (sourire aux lèvres) : je te connais !

Moi (faisant semblant de ne pas savoir de quoi il parle): qu'est-ce que j'ai dit ?

Lui : je te connais !

Il m'a cramé, j'avais déjà mes mains sous son T-shirt.

Quand il s'allonge il me tire avec lui et en moins de 30 minutes il dort déjà.

J'ai le seum ! Je suis aussi fatiguée mais je voulais qu'on se retrouve correctement... ça c'est quoi !

Je me réveille après une bonne grâce matinée, je décide d'aller à la boulangerie du bas prendre des pains au chocolat et je monte lui faire le petit déjeuner. Je fais des œufs, béconne, petite salade de fruits (avec les fruits qu'il y a), gaufres et je mets tout dans un plateau.

Je me démerde à tout porter comme une grande, j'ouvre la porte de la chambre (avec peine) et je la ferme avec le pied.

Quand je ferme la porte Monsieur bouge sur le lit. Lorsqu'il lève sa tête il me décroche un sourire.

Il est tellement beau !

Je dépose le plateau sur le chevet du lit, et je vais me mettre à califourchon sur lui. Pour que je sois à l'aise il se redresse, pose ses mains sur mes hanches et enfuit sa tête dans ma poitrine.

Moi : hum.

Lui : arrête de faire semblant, ce n'est pas ce que tu voulais hier!

Moi : quel menteur !

Lui : ok, bon descends j'ai faim !

Moi (prenant mon temps) : ...

Lui (insistant) : j'ai faim madame !

Moi (le serrant dans mes bras) : tu commences quelque chose et tu ne veux pas continuer ?

Lui (le sourire aux lèvres) : mais je ne me suis même pas brosser les dents !

Moi : c'est tout ça l'amour !

Lui : tu es sale hein !

Il me soulève, me dépose à côté de lui, prend le plateau sur ses cuisses et commence à goûter un peu de tout. Je reste là à côté de lui, à le regarder manger.

Lui : tu n'as pas faim ?

Moi (enlevant ce qu'il a sur la joue): ah c'est lorsqu'il ne reste presque plus rien que tu penses à moi.

Lui (souriant) : il faut te manifester quand tu veux manger ! Tu sais pourtant te manifester quand tu veux quelque chose. Ou bien la manifestation dépend de l'envie ?

Je prends un pain au chocolat, je le mange tout en allant réchauffer ma tasse de lait. Quand je reviens, il est toujours en train de manger.

On finit tranquillement de prendre notre petit déjeuner, quand on finit il débarrasse pendant que je reste à faire le lit.

Je vois son téléphone vibrer, comme je suis curieuse je vais voir de qui il s'agit et je tombe sur un message d'Agnès « tu n'es pas bien, elle te cherche ici. Tu aurais dû lui dire que tu partais ».

Quand il rentre dans la chambre je fais comme si de rien n'était, mais comme c'est plus fort que moi je finis par lui demander de qui Agnès parle.

Lui (levant les yeux vers moi) : tu as lu mon message ?

Moi (le fixant) : ce n'est pas la question que je viens de te poser.

Lui (replongeant son regard sur son téléphone) : tu n'aimes pas la paix toi là !

Moi : parce que tu sais ce que tu caches ! Il te suffit de me dire de qui Agnès parle.

Lui : d'une connaissance à nous, enfin je l'ai connu grâce à Agnès.

Moi : ok !

Je continue de faire le lit, et je vais faire les autres pièces.

Monsieur décide de venir m'aider, à vrai dire il le fait surtout parce qu'il ne supporte pas que je touche à ses vêtements etc.

C'est presqu'un maniaque ! Il aime lui-même prendre soin de ses vêtements, sa maison etc.

Il se fâche si je laisse les assiettes après manger, il faut laver juste après. Il faut déposer les ustensiles de cuisine de une boîte précise, pas dans le tiroir. Il ne faut pas laisser les serviettes sans les plier quand il change sa serviette il change ses tapis de douche etc.

Quand je suis en week-end chez lui j'ai limite du mal à me retrouver. J'ai peur de mal faire, déranger un meuble ou même salir quelque chose.

Il sait que ça me dérange et dit qu'il fait des efforts. Je vois qu'il se force, c'est déjà mieux que rien.

La journée se passe normalement, comme il aime faire à manger il nous a fait un truc sympa. Vers 16 h je décide de retourner chez moi me prendre une tenue en pagne. Tout ça c'est Patrick !

Je reviens chez lui à 18h, quand j'arrive je le trouve au salon sur son ordi.

Lui (me regardant) : mon pauvre bébé !

Moi (rigolant) : ...

Vers 21h15 on commence à se préparer.

Lui (derrière moi) : tu vas encore mettre du temps avec ton maquillage là !

Moi (rigolant) : laisse-moi !

Je porte une combinaison en pagne sans manche (juste au corps), une paire de boucle d'oreille vintage (pendante) et des talons. Pour relever ma tenue j'ai une veste noire, ce qui change tout le look.

Lui (me regardant du haut en bas) : pas mal !

Il tire mes joues et me fait un bisou.

Il porte un costume avec un nœud papillon une Carmilla shell comme chaussure.

Moi (le regardant) : toi aussi, tout ce que tu as trouvé c'est ça ?

Lui : mais j'ai le pagne non ?

Je le regarde seulement et je vais lisser mon tissage.

Il commence à me presser quand il commande un Uber.

*****Uber : comme un Heetch*****

Je cours vite prendre ma pochette et je mets du parfum.

15 minutes plus tard nous sommes chez Patrick. Quand on rentre dans le salon, il y a déjà pas mal de monde. Chacun est sur son 31 ! Finalement presque tous les hommes ont le fameux nœud papillon pour rappeler la touche de pagne. Seules les femmes sont totalement en pagne.

La soirée se place plutôt bien, mais tout le monde est dans son coin, c'est tout ce que je déteste !

Moi (à Patrick) : tu as toujours des invités qui ne bougent pas !

Lui : je te dis !

Il se met au milieu et il dit : oh vous là, on est là pour se détendre hein, arrêtez-moi vos comportements là !

Ah voilà !

1h plus tard, quand il augmente la musique je décide de me lever pour danser.

Patrick : Eh bah...

Moi (faisant un grand pas) : tsoubaa

Je sens le regard de Julien sur moi mais je m'en fous ! Il n'aime pas trop quand je danse comme « une folle » selon lui, est-ce que j'ai même son temps, je veux m'amuser pardon !

Alors moi c'est Enora James, j'ai 24 ans, Gabonaise 100%. Je fais 1m72 avec un physique assez commun, petite poitrine, je me persuade du fait que j'ai de grosses fesses alors que pas du tout (du moins c'est normal). J'ai un beau visage (selon les dire). Je suis le deuxième enfant de mes parents et nous sommes trois filles.

Je viens d'obtenir mon master 2 en Marketing. Je suis en CDD dans une agence de Personal Branding à Paris depuis maintenant 4 mois. Dans deux mois mon contrat doit prendre fin et je ne sais toujours pas ce que je vais faire après ça.

Je suis en couple avec Julien depuis 1 an et quelques mois et je l'aime comme une folle !

Chapitre 2 La vie d'Enora

Je suis en train de danser avec Patrick, pour moi quoi, Julien n'a qu'à rester assis.

Comme les gens attendent toujours que certains commencent pour se lancer, certains nous ont suivis sur l'espèce de piste de dance.

Je me tourne vers Julien pour lui dire de venir nous rejoindre mais il ne veut pas. Pour ne pas le laisser seul je vais le rejoindre.

Lui : tu ne danses plus ?

Moi : je vais retourner, mais tu vas continuer à faire ce que tu fais pendant longtemps ?

Lui (rigolant) : je fais quoi ?

Moi : tu es là tu fais le malin au lieu de rejoindre les autres.

Lui : j'arrive ! Tu sais que les meilleurs danseurs sont ceux qui restent assis.

Moi : ouais c'est ça !

Julien n'aime pas trop danser, c'est celui qui reste dans son coin avec son verre et qui vous regarde.

*Dans la tête de Julien*

Elle (arrangeant mon nœud papillon) : tu es tout beau là !

Moi (lui faisant un sourire) : merci bébé !

Elle (à Patrick) : Pat je veux un moelleux, il en reste encore ?

Lui : oui, je viens avec !

Moi : tu aimes boire hein !

Elle : tu as quoi dans ton verre ?

Moi (rigolant) : ...

Elle : donc il ne faut pas me fatiguer !

Patrick vient la servir un vin moelleux et je continue de regarder les gens danser. Depuis tout à l'heure je sens quelqu'un me regarder avec insistance. Quand je regarde vers la porte je vois une femme, je ne la connais pas, elle doit être une amie à Pat. Elle me fait un sourire, que je lui rends puis quand je vois qu'Enora me regarde je change de direction.

Je sens toujours le regard de cette femme sur moi, j'en rigole même intérieurement.

Tintintintintintintin *Music : oriengo*

Enora : eh c'est mon son ça !

Elle se lève avec le sourire jusqu'aux oreilles, et va sur la piste. Tout le monde se met à crier de joie, c'est le son qui met les gens d'accord. Quand je vois tout ça je décide de me lever et d'aller danser.

Je vais derrière Enora qui elle est derrière Patrick qui lui attrape une chaise.

Elle (se tournant pour me faire un sourire) : on y va !

Elle m'a fait un jeu de rein là, oh, pauvre de moi, je ne sais pas danser. Je suis seulement ce qu'elle fait. Coup de rein sur coup de rein, à un moment je la tiens bien près de moi pour que nos corps puissent mieux coopérer. C'est tout ce que je peux faire pour suivre le rythme.

Le son dure tellement qu'à un moment elle lâche Pat et se tourne vers moi.

Elle (souriante) : le blanc !

Moi (rigolant) : tu ne sais pas que le pas que je fais là est technique hein.

Je passe mes mains derrière elle et on continue de danser sur l'oriengo. Quand on passe sur un autre son je lui dis à l'oreille que je vais aller m'asseoir.

Pat (parlant à haute voix) : ça c'est le son des amoureux ! Tenez bien vos petites !

Tous les couples se mettent à nouveau ensemble et me voilà en train de revenir sur la piste.

Je vais vers Enora, je la tourne et elle commence à faire des mouvements avant-arrière avec ses fesses.

Moi (à l'oreille) : quand c'est pour ça tu es chaude hein !

Elle (rigolant) : ...

Je suis en train de danser et je sens encore le regard de la fille/femme-là sur moi. Je serre bien mes mains autour d'Enora tout en continuant de danser.

Quand on passe à une autre chanson je décide d'aller m'asseoir, j'ai déjà fait un gros effort.

Je laisse Enora continuer à déambuler sur la piste, elle ne s'arrête jamais celle-là.

Vers 4h15 Patrick baisse la musique et il y a un jeu de mime qu'il impose.

Lui : aucun couple ensemble ! On ne veut pas les tricheurs ici là !

On se met par équipes de deux, lui-même il fait les équipes. Je me retrouve avec celle qui me regarde depuis tout à l'heure.

Chacun passe à son tour faire deviner les mots jusqu'à ce que ce soit moi.

J'ai une minute pour faire deviner le mot. Je fais à peine deux gestes et Enora prend la parole :

Elle : propreté !

Moi : c'est ça !

Patrick : vous deux-là vous êtes des tricheurs !

Il demande aux autres qui pouvait trouver ce mot avec les deux gestes que j'ai fait.

10 minutes plus c'était à nouveau à mon tour et Enora a encore trouvée. Je n'y peux rien si elle trouve tout !

Celle avec qui je suis : mais tu fais des gestes qu'elle peut comprendre facilement c'est normal qu'elle trouve !

Enora (rigolant) : une équipe de perdant comme ça !

Je vois comment l'expression du visage de la fille avec qui je suis change.

Patrick décide de changer de jeu, il propose un jeu afin de savoir si les couples se connaissent bien. Au début certains refusent, juste après je réalise que ceux qui ne veulent pas participer c'est uniquement les célibataires.

Patrick : il n'y a que les célibataires pour déranger les autres !

Moi (rigolant) : vraiment !

Un couple propose de commencer puis Enora décide qu'on passe. Patrick nous pose une série de questions et on doit répondre et voir qui connaît mieux son partenaire.

Patrick : qui est le plus irritable ?

Enora lève le papier bleu qui signifie que c'est moi !

Patrick : qui est le guide au lit ?

Enora me regarde, je regarde Enora, tout le monde nous regarde et on rigole.

On lève tous deux le papier bleu.

Patrick : il y a eu une grosse hésitation hein, Enora il ne faut pas avoir peur de révéler que c'est toi !

Elle (rigolant) : c'est lui...

Patrick : qui aime plus l'autre ?

Je sens le regard de la même fille qui ne veut pas me lâcher, je ne me rappelle plus de son prénom et pourtant elle me l'a dit quand on jouait dans la même équipe.

Enora me regarde, je lève le papier bleu et elle le rouge.

Patrick : ah au moins vous vous aimez au même niveau !

Patrick : quel est le prénom de la grand-mère de votre partenaire ?

Enora me regarde, je la regarde...

Elle : bon là je ne connais pas !

Patrick : eh femme !

Moi : Thérèse !

Enora : c'est ça !

Patrick : ah après vous allez dire que les hommes ne retiennent rien !

Moi (rigolant) : je te dis !

Patrick : vous avez déjà trompé votre partenaire ?

Tout le monde crie sur Patrick : Tu es fou !

On termine le jeu en rigolant, finalement c'est tellement long qu'il y a juste deux couples qui sont passés après nous.

Vers 5h30 je commande un Uber pour rentrer. 4minutes plus tard il est là. Je tiens Enora par la taille pendant qu'elle dit au revoir aux gens.

15 minutes plus tard nous sommes enfin à la maison. Je vais me soulager et elle, elle va se démaquiller.

Je vais mettre mon costume sur le cintre et la chemise dans le panier à linge sale. Pendant qu'elle se démaquille je vais sous la douche. Je ne supporte pas m'allonger sur mon lit avec l'odeur de l'alcool ou même de la transpiration. Même avec la fatigue je trouve du temps pour prendre une douche rapide.

*Dans la tête d'Enora*

Je finis de me démaquiller et je le rejoins sous la douche. Si cela ne tenait qu'à moi je devais juste me débarbouiller je suis tellement fatiguée. Mais pour éviter le bruit je suis seulement monsieur.

Lui (quand je le rejoins) : huuuuum.

Moi (souriante) : qu'est-ce qu'il y a ?

Lui : là tu fais semblant !

Moi : semblant de quoi ?

Lui : si je n'étais pas là tu devais aller te coucher.

Moi (me mettant l'eau) : laisse-moi !

Lui (rigolant) : ça c'est le comportement des sales filles !

Moi (le fixant) : ...

Lui (rigolant) : mais tu n'es pas comme ça ou bien ?

Moi : ...

Lui (rigolant) : oh tu ne parles plus ?

Moi : il n'y a que ça comme gel ?

Lui : oui je vais faire les courses Lundi.

Il a juste son axe. Je n'aime pas l'odeur, c'est trop fort pour femme. Il prend toujours des gels pour moi mais je suppose qu'il n'en a plus.

Il décide de me passer le gel sur le corps, il commence par le haut du corps puis il descend.

Lui : lève le pied !

Moi (rigolant) : ...

Je fais ce qu'il me demande je suis tellement fatiguée.

Quand il remonte il me demande de me tourner, ce que je fais. Il me fait un massage de quelques secondes avant d'allumer l'eau et de me rincer.

Quand il finit tout ça il me dit :

Lui : bon maintenant il faut faire le reste.

Moi (essayant de comprendre) : le reste ?

Lui : en bas là-bas !

Moi (rigolant) : mais tu ne fais pas ?

Lui (rigolant) : ça ne va pas chez toi !

Moi : dans un autre contexte tu ...

Lui : pardon termine ton truc !

Il me laisse et commence à s'essuyer. Heureusement qu'il me reste mon gel intime. Je finis de me nettoyer et quand je sors de la baignoire il est debout et m'attend avec mon peignoir.

Lui : viens là !

Je vais vers lui et il m'aide à mettre mon peignoir. Quand je termine de passer le dernier bras il me retourne et me pousse vers le lavabo.

Moi (le fixant) : ...

Lui : les bonnes habitudes !

Il prend sa brosse à dent, mets de la pâte et commence à se brosser les dents. Je fais de même !

Quand on finit de se brosser les dents il me tourne vers lui et me fait un bisou.

On se dirige dans la chambre et on se change. Je décide de prendre un de ses T-shirt tandis que lui il met juste le bas d'un pyjama.

Quand il va sur le lit, il tape à côté pour me dire de vite le rejoindre, ce que je fais !

Lui (me tirant vers lui) : bonne nuit !

Moi (lui faisant un bisou) : bonne nuit.

*Dans la tête de Julien*

Quand je me réveille il est 11h ! Je suis fatigué mais comme je dois faire la lessive des vêtements de Libreville je quitte le lit.

Je n'aime pas quand quelqu'un d'autre que moi touche à mes vêtements, souvent quand je suis de très très bonne humeur je laisse Enora faire certaines lessives mais sinon c'est moi. Je ne veux pas me retrouver avec des décolorations et m'en prendre à quelqu'un.

Je commence à trier les vêtements pour les passer dans la machine. Pendant que je mets la machine en marche je vais sortir ce que je vais faire à manger.

J'aime cuisiner, c'est un passe-temps pour moi. Je sais faire un peu de tout, ce qui fait que j'ai du mal avec la nourriture des autres, à part ma mère je ne laisse pas trop les gens préparer pour moi.

Souvent Enora veut me faire à manger et pour ne pas la frustrer je la laisse faire. Elle prépare bien, c'est juste que je préfère cuisiner.

Chapitre 3 La vie d'Enora

Je sors du poulet que je vais faire au four avec du riz au curry (riz jaune).

*Dans la tête d'Enora*

Quand je me lève il est 13h20. Je regarde à côté et je ne vois pas Julien.

Je vais me soulager et en passant par le couloir je sens une odeur de nourriture.

Quand je finis de me soulager je vais voir ce qu'il concocte.

Moi (souriante) : coucou !

Lui (me rendant mon sourire) : coucou !

Je vais voir ce qui est au four et j'ouvre la marmite de riz.

Moi : tu as fait du bon là !

Lui (rigolant): est-ce que je me néglige !

Il passe ses mains derrière moi et me garde comme ça pendant au moins une minute.

Lui : il y a une fille qui me regardait bizarrement hier soir.

Moi : laquelle ?

Lui : celle qui avait la robe en pagne rouge.

Moi (voyant de qui il parle) : ah celle-là !

Lui : ...

Moi (le fixant) : elle te trouvait peut-être beau.

Lui (souriant) : peut-être !

Je le serre fort dans mes bras et lui il me tape sur la fesse gauche !

Moi : tu as quel problème ?

Lui : à Libreville on m'a dit que les filles aiment bien ça !

Moi (rigolant) : elles aiment bien quoi ? Tes bêtises là ?

Lui (faisant le sérieux) : c'est un cousin qui m'a dit ça ! Il m'a dit qu'elles aiment un peu de violence pour pimenter les choses !

Moi : elles ont des problèmes !

Lui (faisant semblant de regarder ailleurs): ah on ne sait jamais, peut-être que c'est toi qui a un problème !

J'enlève ses mains autour de moi et je vais me brosser les dents puis ranger la chambre.

Quand la nourriture est enfin prête il m'appelle pour faire la table.

Lui : chacun fait son truc !

Moi (le regardant) : donc tu ne pouvais pas mettre les couverts ?

Lui : tu veux le beurre et ...

Moi : c'est bon pardon !

Quand je passe devant lui il me tape encore sur la fesse gauche !

Lui : je crois qu'il a raison, c'est bien de faire ça !

Moi : tu as des problèmes !

Le repas se passe tranquillement, c'est trop bon ce qu'il a fait. Il prépare toujours bien. Mieux que moi je peux même dire.

Après le repas, je range tout et je vais checker dans la chambre regarder si on m'a bien payé.

Il vient me rejoindre dans la chambre avec son ordi en main.

*Dans la tête de Julien*

Je viens de voir le mail d'AXA. Quand j'étais au Gabon j'ai eu une bonne opportunité pour un job. Le plus difficile c'est de le dire à Enora.

Je la regarde faire ce qu'elle fait et j'attends le bon moment pour lui faire part de mon mail.

Elle (tournant sa tête vers moi) : qu'est-ce qu'il y a ?

Moi : rien, enfin je voulais te parler.

Elle (souriante) : je t'écoute !

Moi : ...

Elle (inquiète) : quoi ?

Moi : je vais peut-être rentrer !

Elle : rentrer où ?

Moi : au Gabon !

Elle (regardant son téléphone) : ...

Moi : j'ai eu un retour favorable de la part d'AXA, je pense que je vais bosser là-bas.

Elle (faisant comme si elle ne m'écoutait pas) : ...

Moi : Enora ?

Elle : quoi ?

Moi : je te parle !

Elle : je t'écoute !

Moi : mais tu ne dis rien ! Si je ne voulais pas en parler...

Elle : qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Moi : comment ça ?

Elle : tu veux que je saute de joie ?

Moi : oui, si c'est possible !

Elle : pfff

Moi (déposant mon ordinateur sur le lit) : bébé je t'en parle parce que je sais que cette décision dépend de nous deux !

Elle : ...

Moi : tu sais que je veux rentrer depuis, j'ai enfin eu une belle occasion.

Elle : ...

moi : bébé je sais, je sais que ce n'était pas dans nos plans. Je sais que tu ne te vois pas rentrer maintenant, je sais que tu veux plus d'expériences ici avant de rentrer voilà pourquoi je te parle de moi. Je te parle de mon opportunité. Tu peux rester, c'est d'ailleurs ce que je te conseille.

Elle : ...

Moi : je ne peux pas te dire de me suivre alors que tu n'as aucune assurance pour un job là-bas. Tu sais plus que tout le monde que je veux rentrer depuis !

Elle : ...

Moi : Eno ? Bébé j'ai besoin que tu parles s'il te plaît !

Elle (me fixant) : je n'ai rien à te dire. Ta décision semble déjà prise, qu'est-ce que je peux rajouter ?

Moi : je veux qu'on discute !

Elle : mais de quoi ? Tu viens me dire que tu as une opportunité au Gabon, ok, félicitation !

Moi : bébé ?

Elle : ...

Moi : je ne veux pas que tu vois les choses comme ça...

Elle (me coupant) : tu veux que je vois les choses comment Julien ? Tu viens me dire que tu vas rentrer travailler au Gabon alors que moi je ne peux pas rentrer maintenant tu veux que j'affiche un sourire ? Dis- moi !

Moi : je veux juste que tu puisses voir les choses autrement. Te dire que celui que tu aimes a eu ce qu'il voulait.

Elle : ...

Moi : c'est tout ce que je veux !

Elle : et tu pars quand ?

Moi : en début d'année !

Elle se lève et va vers sa valise. Elle dépose son ordi et revient s'asseoir sans parler.

Moi : bébé ?

Elle : Julien tu as déjà pris ta décision.

Moi : tu penses quoi de celle-ci ?

Elle : qu'elle est bien, mais uniquement pour toi !

Moi : et je souhaite qu'elle soit bien pour toi également !

Elle : Julien tu veux qu'on vive une relation à distance c'est ça ?

Moi : Eno...

Elle (me coupant) : je ne vais pas supporter ça !

Moi : je vais monter !

Elle : tu vas monter (élevant la voix) Julien tu vas monter ? Je vais attendre de te voir tous les quoi 6 mois ? Je vais attendre que la connexion soit parfaite pour discuter avec toi ? Je vais attendre que tu penses à faire une photo pour voir ton visage ? Ou bien... Quoique tu vas me dire qu'il y a les appels vidéo !

Moi : je vais chercher à te voir !

Elle : ...

Moi : Enora je vais chercher à te voir !

Elle (essuyant ses larmes) : comme je ne peux jamais être heureuse longtemps !

Moi : ...

Elle : comme je suis sur terre pour souffrir !

Je me rapproche d'elle pour qu'elle arrête de pleurer.

Elle : Julien tu étais vraiment obligé de faire ça ?

Moi (la prenant dans mes bras) : bébé je vais être là pour toi.

Elle : ...

Je la laisse dans la chambre pleurer et je vais prendre quelque chose dans un tiroir de la cuisine.

Quand je reviens elle pleure vraiment comme un bébé.

Moi (la reprenant dans mes bras) : c'est ce que je ne voulais pas !

Elle : ...

Moi : Eno je vais chercher à te voir tu n'as pas à être dans cet état quand même ! Qui est mort !

*Dans la tête d'Enora*

Je n'écoute même pas ce que celui-là me dit. Moi je pense seulement à la distance, qui va profiter de mes nuisettes. Je vais embrasser qui ? Je vais compter sur qui quand ma semaine sera difficile ? Qui va me faire oublier ce qui se passe autour de moi ? Qui va me faire sourire ? Qui va me traiter comme j'aime ? Qui va me dire je t'aime en me regardant droit dans les yeux ? Qui va me masser quand je vais bouder ? Qui va me gronder à cause des découverts ? Qui va me gronder à cause de ma paresse ? Qui va me soulever quand je vais dormir au salon ?

Qui va faire tout ça en live ?

Pendant que je vais vivre comme une feuille morte ici il sera près des femmes qui recherchent les hommes à la torche.

Quand je pense à ça j'ai encore les larmes.

D'un coup il se met devant moi. Il enlève mes mains de mes yeux et il se met face à moi.

Lui : Eno ? Bébé ne pleure plus !

Quand j'ouvre les yeux il est à genou avec une bague en main.

Lui : Enora James alias Enono de Julien veux-tu m'épouser ?

Je recule sur le lit au lieu d'aller vers lui, j'ai un mélange d'émotions, je ne sais pas si c'est la joie, la peur. Je ne peux pas décrire ce que je ressens exactement.

Lui : bébé ? Je t'aime, je veux que tu sois certaine que je veux vraiment passer ma vie avec toi. Enora James tu es celle que j'aime ! Que je sois au Gabon où en France je veux que tu saches que les choses ne changeront pas. Je veux te faire cette demande depuis un mois, mais je pense qu'aujourd'hui mieux qu'hier c'est le moment.

Quand il me dit ça je fonds encore en larme.

*Dans la tête de Julien*

Moi (attentant sa réponse) : ...

Elle : oui bébé, oui je veux être ton épouse, oui je t'aime plus que tout, oui je veux passer ma vie avec toi, oui je veux être tienne, oui Julien, oui, oui je dis oui !

Je lui passe la bague, elle serre un peu mais heureusement qu'elle passe.

Je vais à son niveau et je l'embrasse avec fougue.

Je m'appelle Julien Retamba, je mesure 1m89 ! J'ai 28 ans et je suis actuaire dans une compagnie d'assurance sur Paris. Je suis plutôt mignon, si je pousse le bouchon je dirais beau mais ça ce sont les femmes de ma vie (mère, sœurs, Eno) qui me le disent alors je ne sais pas si je peux tenir compte de ce qu'elles disent.

Je suis le deuxième enfant d'une famille de 4 enfants, deux filles et deux garçons. Je veux rentrer au Gabon depuis que j'ai mon diplôme mais je n'avais aucune bonne opportunité. Aujourd'hui j'ai la chance d'en avoir alors je compte saisir celle-ci.

Je suis en couple avec Enora James depuis 1 an et quelques mois et tout se passe plutôt bien. J'apprends chaque jour sur moi à ses côtés. J'aime l'homme qu'elle me fait être. Je n'ai pas toujours été aussi calme, mais avec elle je n'ai pas de choix. Elle m'apaise !

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