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La vie d'Anna

La vie d'Anna

Auteur:: DVN
Genre: Romance
L'amour n'a pas d'âge quand on aime ni de limites.

Chapitre 1 01

Episode 1 : « Le réveil »

2 mois étaient passés ... oui 2 mois. Anna ne s'était toujours pas réveillée. J'avais presque totalement perdu espoir qu'elle le fasse un jour. Et moi j'avais repris les cours. A vrai dire je ne m'y investissais pas trop vu que j'avais la tête ailleurs.

A chaque sortie de l'école, je faisais obligatoirement un tour à l'hôpital pour voir s'il y avait une amélioration de son côté, ou même l'espoir qu'elle se réveille là devant moi.

A part cela tout allait pour le mieux. Julia était passée m'apporter son soutien à la clinique le lendemain de l'entrée d'Anna en réanimation, et Eve l'avait croisé pendant qu'elle s'apprêtait à sortir de l'hôpital pour rentrer chez elle. Je vous laisse imaginer la suite ... elle s'est fait à nouveau tabasser par ma cousine mais cette fois-ci avec la plus grande haine possible, jusqu'à ce que nous nous fassions expulser par la sécurité. Et depuis je n'avais pas de ses nouvelles. A vrai dire elle fuyait le deuxième test de paternité malgré que papa essayait par tous les moyens de le lui faire faire, même s'il fallait retirer un cheveu d'elle.

Maman m'envoyait une photo d'elle chaque deux semaines afin que je puisse voir l'évolution de sa grossesse. Elle était devenu mignonne et un peu plus ronde et je pouvais voir qu'elle nageait dans le bonheur.

Noellia était gonflée comme une baleine et le bébé était pour bientôt alors on la voyait rarement car elle restait tout le temps à la maison, se plaignant d'être trop lourde pour sortir.

Les personnes présentes dans ma vie ces temps-ci étaient évidemment mon frère et meilleur ami Phil qui était capable de se lever a 4 heures du matin juste pour venir parler avec moi lorsque la situation d'Anna me faisait faire des cauchemars, Eve qui était de plus en plus protectrice et qui veillait sur moi comme un œuf, Sylvio, oui Sylvio qui m'aidait à sa façon avec ses bêtises et ses pitreries dont lui seul avait le secret, et Karelle ... elle m'avait montré plus de présence et de soutien que les autres réunis. Je recevais un appel d'elle chaque jour pour voir comment est-ce que j'allais, elle passait chez moi quand elle le pouvait et m'avait ouvert sa porte pour quand j'avais envie de parler et à dire vrai je ne me privais pas du tout. Je refusais de me l'avouer car c'était être injuste et méchant envers Anna, mais il commençait à naitre en moi quelque chose pour cette fille. Pas le sentiment que j'ai eu pour Julia, féline, fatim ou tout autre fille qui est passé dans mon lit, mais le même que celui d'Anna.

Ce Jeudi matin était le pire de tous et je n'avais vraiment pas la tête sur ce cours de Sécurité sociale que le prof nous débitait.

Assis au fond de la salle, je préfère plutôt jouer à un jeu débile sur mon ordinateur et à penser.

Le professeur : vous faites des recherches pour agrémenter le cours monsieur Koffi A ?

Je sursautais car j'étais le seul Koffi que le professeur appelait en ajoutant un A.

Moi : monsieur ??

Le professeur : depuis le début du cours, vous n'êtes pas vraiment avec nous. Vous avez déjà du boulot je suppose ?

Moi : non monsieur excusez moi, juste des petits problèmes de famille c'est tout.

Le professeur : alors tâchez de les régler ! Vous faites partie des 5 meilleurs étudiants de ce master alors laissez vos problèmes sur votre lit ou dans votre placard. Et évitez de compter sur les hôtels luxueux de votre père. Ok ?

Moi : c'est compris.

Sa grand-mère tchr ... je continue à jouer à mon jeu débile en faisant semblant toutes les 5 minutes de saisir tout ce qu'il racontait sur la CNPS et compagnie.

Je suis le premier à sortir à 11h45 et je me dirige directement vers ma voiture.

Quelque chose avait vraiment changé en moi et la preuve était qu'il y avait beaucoup de nouvelles filles dans ma classes toutes aussi jolies les unes que les autres, mais je les regardais, sans plus. J'avais autre chose à fouetter pour le moment. Je déverrouille la voiture dès que je franchi le portail et appelle Sylvio pour lui dire de me garder quelque chose à manger quand au moment d'ouvrir ma portière je remarque qu'il y avait quelqu'un adossé à mon coffre.

Moi : bonjour je peux t'aider ?

La fille : salut Yanel. T'es en Master II droit des affaires c'est ça ?

Moi : euh ouais ...

La fille : je suis dans ta classe en fait.

Moi : ah ok, cool alors. C'est bien.

La fille : Marie-Olive.

Moi : joli prénom. Enchanté, tu connais mon prénom alors je n'aurais pas à le répéter.

Marie-Olive : t'es assez calme en classe, tu n'aime pas le cours ?

Moi : euh ce n'est pas vraiment ça. Je suis ailleurs c'est tout.

Marie-Olive : je vois, j'ai l'avantage d'avoir fait le cours l'année passée avec mon frère alors... voilà mon numéro, tu m'appelles quand tu bloques.

J'avais envie de lui dire : ma chérie y'a Google qui est la quand on bloque mais j'avais décidé de rester polie. Je n'allais pas mettre ma bizarrerie du moment sur une fille.

Moi : merci, c'est aimable de ta part. Allez passe une bonne journée.

Je monte rapidement dans la voiture et démarre avant qu'elle ne me fasse d'autres avances. Je n'en avais pas tellement envie toute façon, ces temps-ci.

Elle étai jolie la Marie-Olive, le genre petit modèle c'est-à-dire : 1m60, 52 kg, pas de fesses, pas de seins. Le genre que Phil a l'habitude d'appeler : « les biscottes » : plates mais craquantes et croustillantes lol ! Mais bon ...

Je passe une heure comme d'habitude auprès d'Anna et je cherche à rentrer chez moi lorsque je croise son père.

Père d'Anna : bonjour fiston. On m'a dit que tu venais tous les jours ici ?

Moi : oui je le dois de le faire. Je me dis qu'en lui parlant tous les jours elle aura envie de revenir vers nous ...

Père d'Anna : t'es sympa et bien comme garçon, mais il faudra que tu passes à autre chose un jour, il n'y a presque plus d'espoir pour elle et moi-même je commence à le perdre cet espoir, mais toi je ne veux pas que cela t'affecte ok ? Évite de te faire encore plus de mal comme ça. Allez rentres chez toi maintenant.

Moi : merci beaucoup monsieur. Bonne journée.

Les paroles du papa d'Anna m'avaient carrément cassé et je me dépêche de rentrer chez moi pour retrouver la bonne humeur de Sylvio.

Sylvio : j'ai gardé un plat rempli de fromage pour toi, comme tu les aime.

Moi : merci ... mais ca veut pas dire de soulever 200 grammes d'emmental pour le verser dans mon plat ! La c'est gratin de fromage et non du hachis Parmentier que je mange.

Sylvio : mon frère ca ne va pas te transformer en souris tchr ! Tu es allé voir Anna, ca va ?

Moi : aussi mort-vivante qu'hier ... son père m'a dit de passer à autre chose.

Sylvio : c'st ce que je n'arrête pas de dire depuis le début du mois Yan', elle risque de plus se réveiller j'en ai bien peur... bon mange j'arrête de te rendre encore plus bizarre que tu ne l'est. En parlant de ça même faut redevenir toi hein tu deviens vilain, les gos vont plus courir derrière toi.

Je sors en souriant lle bout de papier contenant le numéro que j'avais eu à la sortie des cours.

Sylvio : marie-Olive ? Tchè c'est quel nom d'huile ça la ? Ko MARIE OLIVE. Ses parents sont Italiens ?

Moi : VDRRR donne moi ma feuille t'es trop bête même mdr !

Sylvio : hiii je t'ai fait rire youpiii ! Y'a longtemps j'avais vu tes jolies dents blanches la.

Moi : arrêtes de me draguer...

Sylvio : désolé t'es pas mon style de mec.

Moi : tchr !

Sylvio : bon maintenant que t'a montré tes dents je peux te parler.

Moi : de quoi ? Charles t'a jeté ?

Sylvio : Hé pardon ! Pardon même ! Ce n'est pas ça. En fait il se pourrait que j'aille en France dans les semaines à venir...

Moi : de quoi tu me parles même ? Et qui est-ce qui va me dire des insanités et me fait du fromage en guise de plat de résistance ?

Sylvio : ton papa m'a obtenu une bourse pour aller étudier la cuisine à Londres, mais avant je dois suivre des cours préparatoires en France.

Moi : wow ! Ben dis-donc, donc je te verrai dans cuisine Tv ? Mdr !

Sylvio : dégage ... donc ton papa m'a dit qu'il allait trouver quelqu'un d'ici la fin du mois.

Moi : je ne veux pas le dire, mais bon j'avoue que tu vas me manquer quand même.

Sylvio : WOUH ! Tu as sentiment aussi Yanel ? Mdr je suis touché ... c'est mignoon !

Moi : bon ca va hein toi on ne te dit rien la ... j'espère que ce ne sera pas un cuisinier hautain des hôtels de papa qui va rappliquer ici en tout cas.

Sylvio : m'ouais ... bon je te laisse j'ai des trucs à faire pour mon départ.

Moi : il est ou Papa ?

Sylvio : aucune idée, il est sorti très tôt ce matin avec sa femme c'est tout ce que je sais.

Je fini rapidement de manger puis vais m'enfermer dans ma chambre, chose que je fais depuis bientôt deux mois maintenant. Là-bas au moins je pouvais vagabonder librement dans mes pensées sans être dérangé.

Je parle vite parce que mon téléphone sonne dès que pose ma tête sur mon oreiller.

Avant de décrocher, je remarque que j'avais toujours le même fond d'écran, une photo d'Anna et moi dans son lit. J'ai un petit pincement au cœur et je décide de le changer une fois l'appel terminé ; peut-être qu'au fond son père avait raison, fallait que je me fasse à l'idée qu'il n'y avait vraiment plus d'espoir et que je passe à autre chose...

Moi : Karelle ...

Karelle : Yanel ... comment tu vas aujourd'hui ?

Moi : je vais bien, pas mal on va dire. Comme d'habitude enfin. Et toi ?

Karelle : oh comme d'habitude moi aussi, juste que je m'ennuie alors je traine un peu au super marché. Tes cours ca été ?

Moi : ouais, je me suis fait attraper par le professeur en plein moment d'ennui, il m'a balancé des paroles impolies la et puis voila.

Karelle : hey faut que tu recommences à te concentrer sur tes cours hein, sinon ca va être hard pour toi à la fin de l'année.

Moi : j'ai besoin d'un motivateur en fait.

Karelle : lol t'es drôle toi. Et comment tu faisais avant ?

Moi : j'attendais le programme des examens ! Lol !

Karelle : ah je vois ça. Bah alors attends lol ! Ton moral il va mieux de jour en jour j'espère ?

Moi : moyen ... je suis allé la voir après les cours, aucune évolution, aucun espoir, même pas un tout petit.

Karelle : suis désolée ... moi je crois en Dieu et je te dis que ca ira si tu pries fort. Dans le cas ou elle y reste, dis toi juste que c'est sa volonté et passe à autre Yanel car je parie qu'elle n'aimerait pas te voir dans cet état, c'est-à-dire te morfondre et devenir tout bizarre. Je préfère le Yanel pseudo « coureur de Jupons », le fou, l'impoli lol.

Je parie que tu as toujours cette culpabilité en toi pas vrai ?

Moi : ouais c'est un peu de ma faute, si je l'avais collé elle ne serait pas à l'hôpital en ce moment.

Karelle : c'est pas du tout de ta faute je n'arrête pas de te le dire. On se sent toujours comme ça quand il arrive quelque chose à un de nos proches et qu'on pense qu'on aurait pu faire quelque chose. Mais tu ne pouvais rien faire puisque tu pensais qu'elle était sur Abidjan. ca va te passer t'en fais pas. Ecoute, euh demain si je fais rien d'important tu passeras si tu veux à la maison on va s'organiser un petit programme ok ?

Moi : passe plutôt à la maison. Je ne suis pas sur que j'aurais envie de sortir de mon lit demain.

Karelle : ok ca marche je te dirai en tout cas. Bisous mon coco.

Moi : bisous ma cocotte psychologue. Bonne journée.

Cette conversation m'avait fait le plus grand bien et j'étais vraiment content d'avoir pu rencontrer cette fille.

Je sors de ma tanière qu'a 20 heures trouvant papa avec Alice que j'embrasse.

Papa : ben dis-donc ! Sylvio m'a dit que tu es couché depuis 14 heures ?

Moi : je regardais des films.

Papa : Je n'y crois pas trop. Ecoutes Yanel, faut que tu te fasses à l'idée qu'il n'y a plus ...

Moi : d'espoir je sais oui ! Vous dites ca tous depuis ce matin ! Apparemment vous ne vous rendez pas compte que ca me détruit encore plus ! Putain arrêtez d'être pessimiste c'est quoi votre problème à tous ? Pff ! Mangez sans moi je sors.

Je sors, énervé, je ne savais pas pourquoi d'ailleurs, de la maison et prends la voiture pour me rendre chez Aurel chez qui je décide de rester jusqu'au lendemain. Toute façon il ne pouvait pas me chasser et en plus y'avait deux chambres inutilisables chez lui, je dormirai dans l'une d'elles.

Aurel : tu t'énerves vite deux jours la hein petit qu'est-ce qu'il y a ? T'es enceinte toi aussi ou bien ? Mdr

Moi : ... je n'aime juste pas qu'on me prenne la tête avec les « y'a plus d'espoir ». Je sais tout ca déjà donc pas besoin de me le rappeler.

Aurel continue de se moquer de moi pendant que je parle puis sa mine change tout d'un coup alors qu'il a les yeux braqués sur son téléphone.

Moi : y'a un problème ?

Aurel : euh non non, petit. T'inquiète. Laisse. Tu tombes bien avec Noellia on était en train de parler des prénoms qu'on pouvait donner au bébé. Mai selle n'arrête pas de trouver de vieux noms seulement.

Noellia : l'écoute pas Yanel. Je ne sais pas ce qu'il a avec mes prénoms même. Ecoute : si c'est un garçon moi je dis Charles ou Chris-Emmanuel. Et si c'est une fille Marie-Olga ou Anaïs. Alors ? Ce n'est pas joli ca ?

Aurel et moi on se regarde puis on se met a sourire tous les deux.

Moi : d'abord commence à barrer le Chris-Emmanuel, j'ai pas envie d'être traumatisé a vie par mon neveu. L'une des nombreuses pondeuses de papa à un gosse qui a le même nom.

Et ensuite Charles ?!! Si tu fais ca c'est pas bon même Noé.

Noellia : pourquoi ? C'est noble comme nom.

Moi : ma grosse c'est le nom du copain de Sylvio alors oublie. Je veux un neveu qui tue les PETITES comme son oncle, et non les PETITS tchr. Ensuite tes prénoms de fille la j'aime Anaïs c'est joli, c'est doux. Mais pardon Marie-Olga la faut barrer aussi mdr non mais t'es sérieuse ? Je veux une nièce avec une vraie forme comme sa maman et un vrai nom qui fatiguent, pas une MARIE-OLGA, toute grosse et toute paresseuse.

Aurel : gagaga ! Je te retrouve petit ! Pourquoi tu es bête cohan même ? Mdr tu as vu ca ou que les Marie-Olga sont paresseuses ?

Moi : Djo j'avais une petite copine en 3e elle s'appelait Marie-Olga, grosse et puis paresseuse comme pas possible, même pour les câlins. Je restais avec elle parce qu'elle était un peu jolie et puis elle me nourrissait bien quand j'allais chez elle hein c'est tout !

Aurel et Noellia sont morts de rire en face de moi.

Noellia : t'es con Yan' ! Mdr !! Bon puisque tu ne veux pas de mes prénoms toi tu proposes quoi ?

Moi : euh j'sais pas moi, laisse-moi réfléchir ... Kenneth, Yann-Aurel krkr, Marc-Emmanuel, Yoann

Noellia : hum hum ...

Moi : Kelly, Marie-Anaïs, Olivia, Karelle, Maeva, prune, Roxanne ... Ann ...

Aurel : tchr tu penses qu'on est a paris ici, ko prune ... arrête de prendre nom de tes ex la pour donner a mon enfant.

Noellia : bon ca va arrête de citer ton répertoire ! Merci on a compris.

Moi : mdr quoi ?! c'est pas ma faute si j'ai beaucoup de connaissances féminines hein.

Aurel : dis plutôt beaucoup d'aventure sexuelles oui tchr. Mais j'aime bien Yann-Aurel et Yoann pour si c'est un petit mec et Olivia, Maeva et Marie-Anaïs pour une fille.

Noellia : pareil pour moi sauf votre Yann-Aurel. Je ne veux pas d'un enfant mutant avec vos prénoms sur sa tête.

Moi : mdrrr ! Tu m'as tué Noellia ! ahahah t'es folle !

Noellia : je suis heureuse de pouvoir te faire rire mon Yanou.

Moi : ouais moi aussi, c'est de sa dont j'ai besoin on va dire ...

On papote la majeure partie de la nuit jusqu'à ce que Noellia nous abandonne en cours de route. Aurel et moi bavardons de choses sérieuses jusqu'à 3 heures du matin. J'avais bien envie de lui demander pourquoi il était louche ces temps-ci et pourquoi il voyait des types bizarres mais bon, je ne voulais plomber l'ambiance.

Le lendemain, je me lève a 10 heures et après m'être fait nourrir comme un bébé, je décide de rentrer à la maison car Karelle devait venir et puis fallait que je trouve un moyen de m'excuser auprès des gens de la maison pour ma réaction. Je quitte donc l'appart de mon frère 30 minutes après le petit-déjeuner et je rentre chez moi.

Il n'y avait personne à la maison même pas Sylvio. Je monte donc prendre une douche froide pour me réveiller et espérer que Karelle vienne me tenir compagnie. Mes prières sont entendues car elle m'appelle dès que je sors de la douche pour me dire qu'elle passerait. Habituellement je me serais habillé, culotte et t-shirt blanc, mais la je devais être présentable. Alors je soulève un jean propre et un t-shirt moins fade.

Elle s'emmène vers 11h30 avec une boite de gâteaux.

Karelle : je me suis dit que t'aurais peut-être envie de manger des éclairs ...

Moi : au chocolat, si c'est ca je t'épouse direct.

Karelle : mdr oui c'est ça, je n'ai pas oublié. Y'a aussi une charlotte aux fraises, un fondant au choc' et un mille feuille. Tu sens bon ...

Moi : t'es géniale ... merci, entre ! je suis seul ce matin je sais pas ou ils sont passés. Alors tu vas mourir de faim parce que lorsque je fais la cuisine, les gens meurent par intoxication.

Karelle : lol, au moins j'aurais le privilège de gouter à ton plat avant de rendre l'âme.

Moi : flatte moi vas-y mdr !

Karelle : tu viens de te réveiller, ou ils sont absent depuis hier ?

Moi : oh c'est plutôt moi, j'ai eu une petite crise de nerfs hier alors j'ai dormi chez mon frère.

Karel : Yaneel ...

Moi : mais ca va c'est passé ! Ne t'en fais pas pour moi ! J'en avais besoin en fait. Là ca va beaucoup mieux. Tu bois quoi ?

Karelle : ouais je remarque également. Si t'as du jus de fruit ca me va.

Moi : orange, fraises, tomate ?

Karelle : orange merci.

Nous papotons devant son verre et elle me remonte le moral du mieux qu'elle peu, encore une fois. Pour savoir écouter elle savait écouter cette fille. Et j'aimais souvent être le centre de l'attention et être chouchouté. En plus maman n'était pas la doc l'envie était plus grande. Heureusement qu'il y avait des filles comme elle.

Après m'avoir remis d'aplomb avec ses mots réconfortants elle me bourre d'aventures qu'elle a vécues et nous rions ensemble à chacune de ses histoires. Ma journée s'annonçait belle, tellement belle, que j'avais oublié mon rituel c'est-à-dire rendre visite à Anna à l'hôpital.

Lorsque 13 heures arrive, on décide de faire ensemble quelque chose à manger, l'effet des gâteaux étant passé.

Je sors du frigidaire tout ce que je peux trouver qui a l'air bon. Chacun exécute son travail tout en rigolant avec l'autre. On réussi a faire a faire des frites et du steak haché et même une pate à crêpes.

Karel : t'es métisse et puis t'es même pas bien blanc la Yanel ...

Moi : c'est normal ma mère est métisse pas blanche alors c'est n...

J'ai pas fini de parler que je reçois un nuage de farine sur le visage. Je regarde Karelle qui est morte de rire, surpris par ce qu'elle venait de faire.

Karelle : voila la maintenant t'es vraiment blanc mdr !!

J'éclate de rire puis je lui arrache le paquet de farine et nous nous poursuivons dans la maison jusqu'à se retrouver dans le garage ou elle me supplie d'arrêter. Nous continuons a rire tous les deux avec de la farine sr nous et j'ignore pourquoi, à force de se regarder, nos rires disparaissent et nous devenons sérieux, mais tout en continuant avoir les yeux plongés dans le regard de l'autre. Puis, une chose que je ne comptais pas dire auparavant me sort de la bouche.

Moi : j'ai envie de t'embrasser la maintenant, je peux ... ?

AIMEZ, PARTAGEZ SVP

La suite bientot :)

Chapitre 2 02

Episode 2 : « la révélation »

Je me demandais moi-même ce que je faisais pendant que j'étais devant Karelle, qui ne s'attendait apparemment pas à ce que lui pose une question aussi idiote. D'habitude je lui aurais sauté à la bouche sans vraiment demander son avis mais la, les paroles étaient sorties avant que je réfléchisse.

Karelle : ce n'est pas le genre de choses qu'on demande ...

Moi : donc ca veut dire que je peux ?

Elle devenait de plus en plus mal à l'aise car en plus d'avoir des questions auxquelles elle ne savait pas vraiment quoi répondre, elle avait mon regard insistant en face.

Aucune réponse de sa part.

Je dépose le paquet de farine que j'avais dans la mains sur le capot de ma voiture et, tout en continuant a la regarder même si elle avait baissé les yeux, je m'essuie les mains afin de retirer toute cette poudre blanche dans mes paumes. Je relève son visage et continue a la regarder.

Moi : t'a pas répondu à ma question Karelle ...

Karelle : tu veux que je réponde quoi Yanel ? C'est trop bizarre ce que t'es en train de faire la. Je ... je ... sais vrai...

Je ne la laisse pas terminer sa phrase peu importe ce qu'elle s'apprêtait à dire car mes lèvres profite de ce moment de malaise de sa part pour joindre les siennes. J'avais bloqué son visage juste au cas ou elle s'enfuirait mais j'en avais pas vraiment besoin car Karelle répondit vite à mon baiser et nous restons arrêtés dans le garage à s'embrasser pendant 3 bonnes minutes. Je me rends compte qu'on avait tous les deux envie.

Lorsqu'on s'arrête, elle écarquille les yeux en souriant puis reprends le paquet de farine et en me devançant rapidement dit :

Karelle : tu viens ? On a des crêpes à faire.

Je la suis moi aussi sans broncher jusque dans la cuisine ou elle avait commencé. J'ignore pourquoi, mais dès que j'avais commencé à l'embrasser, je sentais ce poids que j'avais dans le cœur disparaitre et je me sentais léger plus nous nous attardions dans ce baiser. Peut-être que c'est ce qu'il me fallait.

Moi : désolé si je t'ai mis mal à l'aise tout à l'heure.

Karelle : pas du tout, t'en fais pas. Passe-moi le plat juste devant toi. Je m'y attendais pas c'est tout.

Moi : j'ai aimé en tout cas, t'as des lèvres de bébé...

Karelle : bon la tu me mets mal à l'aise lol.

Je la regarde se mettre à fond dans ses crêpes comme si elle ne voulait pas en parler, trop timide ou trop gênée pour en parler. Je me tais à mon tour et continue à l'assister jusqu'à ce qu'on termine et qu'on aille s'empiffrer tous les deux. Pendant qu'on mange je me mets à penser à nouveau à Anna, j'avais embrassé quelqu'un d'autre au lieu d'aller la voir comme d'habitude. Mais en fin de compte cette idée disparait vite car confronté aux « il n'ya presque plus d'espoir pour elle » de papa, Eve, et de son père à elle. Il fallait vraiment que je sois réaliste, surtout en ce qui me concernait.

Notre bonne humeur reprend le dessus à Table et nous recommençons à bavarder de tout et de rien en rigolant. Papa vient au même moment nous trouver à table.

Papa : y'a du bonheur par ici, ca s'entend depuis le garage. T'es revenu toi ?

Moi : oui papa. Salut.

Papa : bonjour, et la jolie demoiselle qui te tient compagnie c'est ... ?

Je n'aimais pas vraiment quand ce vieux type qui pensait qu'il n'allait jamais vieillir la appelait mes connaissances féminines de cette façon. Il m'avait piqué une go comme ça je peux jamais l'oublier.

Moi : elle s'appelle Karelle, et c'est une superbe amie à moi à qui je tiens vraiment.

Karelle : bonjour monsieur.

Papa : bonjour mademoiselle. Si vous faites rire ce jeune comme ça tous les jours je vous engage c'est clair, il n'est pas très amusant ces temps-ci.

Karelle : je confirme, mais avec moi c'est interdit.

Papa : parfait alors. Je vous laisse, je récupère un dossier et je ressors.

Karelle : il est beau gosse ton père.

Moi : pas plus que moi en tout cas.

Karelle : hum ca reste à vérifier.

Papa ressort les 5 minutes qui suivent son arrivée et nous laisse seuls encore une fois.

Karelle reste avec moi jusqu'à 18 heures.

Je la dépose devant chez elle et la remercie encore pour sa merveilleuse compagnie.

Moi : t'es géniale comme fille. Merci encore pour la journée. Y'a des chambres libres chez moi ou cas ou tu voudrais emménager.

Karelle : mdr t'es bête ! Non merci. Allez ... bisous Yanel.

Je la prends de court en déposant un baiser sur sa bouche et en la regardant descendre étonnée par tant d'audace en une seule journée.

Karelle : t'es bien réveillé toi.

Moi : c'est en partie grâce à toi. Et je ne vais pas le cacher tu m'es chère...

Karelle : je vais traduire à ma façon. J'y vais la.

Je rentre chez moi après avoir fait un détour à la clinique voir Anna. Son état me déprimait alors je ne fais pas plus de 15 minutes près d'elle et rentre chez moi repenser à ma journée. J'ai envie d'appeler Karelle juste pour l'entendre balbutier mais je préfère ne pas le faire. Je souris intérieurement en me disant qu'il est peut-être vraiment que je cherche à passer a autre chose, quoi que ca puisse être dur pour moi, assez même.

Je me mets dans mon lit après avoir pris de quoi me remplir l'estomac en bas.

J'inscris dans mon programme du lendemain une éventuelle visite chez Anna voir un peu le moral de son père.

Ce que je fais dès mon réveil le lendemain. Je prends une douche et aux environs de 9 heures je prends le petit déjeuner le plus sobre de mon existence : des biscottes et du lait.

Sylvio : tu n'a pas cours aujourd'hui ?

Moi : j'irais dans l'après-midi, j'ai un truc important a faire ce matin.

Sylvio : ahoo ... et c'est qui ?

Moi : le père d'Anna. Ca fait un bout que je n'ai pas pris de ses nouvelles alors j'ai décidé de passer ce matin.

Sylvio ; ah c'est bien ca ! Orrr t'es un bon enfant quand même hein ! Si seulement tu n'étais pas ...

Moi : bonne journée Syl', on se choppe ce soir, je continuerai directement à l'école.

Sylvio : ok !

Je me rends donc chez le père en question. Il était assis sur sa terrasse, lunettes au visage, le regard lointain avec une tasse de café a la main, qui semblait être bue par le vent plutôt que par celui qui la tenait entre ses mains.

Un sourire faible mais chaleureux m'invite à venir le rejoindre, lorsque je franchis le portail.

Père d'Anna : tu es passé me dire bonjour, c'est gentil de ta part ca fiston.

Moi : vous avez l'air d'aller mieux aujourd'hui....

Père d'Anna : oh tu sais, avec le temps je fini par faire avec. Faut que je me mette en tête les deux possibilités alors.

Moi : je comprends ca. Je suis allée la voir avant d'arriver ici. Toujours le même état, c'est pas très encourageant mais bon, j'essaie d'avoir bon espoir malgré tout.

Père d'Anna : j'admire cet entêtement que tu as quand même jeune homme. C'est bien dans certaines circonstances d'être convaincu malgré tout d'une chose. J'espère que le bon DIEU suivra les désirs de ton cœur.

Moi : pareil pour moi.

Je reste près de lui a me raconter les souvenirs qu'il avait avec sa fille, les seuls ou il avait pu être présent dans la vie d'Anna. Je me rends compte que j'étais quand même chanceux, moi qui me plaignais tout le temps des départs indénombrables de mon père, il y avait quelqu'un qui battait son record. Je comprends pourquoi Anna s'était créé une personnalité à elle et une sorte de carapace qui prenait ici la forme de drogue.

Pendant que je l'écoutais, je remarque qu'il y avait entre sur le divan, un petit album photo et une sorte de carnet assez épais en cuir noir.

Père d'Anna : je comptais envoyer quelqu'un te donner ca, ou chercher à te contacter pour que tu viennes le récupérer. C'est un petit album que je garde avec moi pendant tous mes voyages, mais t'en fais pas, j'ai une copie numérisée. Tu verras comme elle était mignonne quand elle petite ma princesse.

Moi : merci monsieur, et ca qu'est-ce que c'est ?

Père d'Anna : oh ca, je l'ai trouvé dans sa chambre sur son lit, couvert de poudre blanche. Je n'aime pas fouiller dans les affaires des autres mais lorsque j'ai vu votre photo à la première page je me suis dit que ca pouvais te concerner, alors je te le remets.

Moi : j'y jetterai un œil lorsque je rentrerai.

Père d'Anna : tu sais fiston, lorsqu'on a des proches en bonne santé et pleins de vie, on ne préoccupe pas vraiment du fait qu'on soit assez présent dans la vie de cette personne. Mais lorsqu'il lui arrive quelque chose comme un accident ou pire, la mort, on est rempli de regrets. On regrette tous ces jours ou on aurait pu lui montrer notre amour, ou on aurait pu être présent dans la vie de cette personne. Si tu savais tous les regrets qui m'envahissent en ce moment.

Moi : je comprends. Mais ce n'était pas de votre faute alors je suis sure qu'elle comprenait elle aussi. C'était dans le cadre du travail alors ca se justifiait parfaitement.

Père d'Anna : mais souvent faut savoir se dire que notre seule personne ne fera pas s'écrouler l'entreprise dans laquelle nous sommes juste parce que nous sommes absents un jour ou deux. Ne fais pas comme moi fiston, trouve toujours du temps pour ta famille ok ?

Moi : vous en faites pas m'sieur.

Bon le papa en question commençait à me faire déprimer lui aussi avec la version film tragique dans laquelle il était entré la ... je trouve une excuse rapide pour demander la route et chercher à rentrer chez moi. C'est vrai qu'il avait envie de parler, ca se voyait, mais il risquait d'aggraver mon cas si je faisais une heure de plus avec lui. Je récupère les affaires et le remercie encore avant de m'en aller.

J'en avas appris des choses malgré tout, comme par exemple que la maman d'Anna en fait n'était que sa belle mère, sa mère biologique étant décédée lorsqu'elle avait 5 ans.

Cette belle mère ne se manifestait pas parce qu'ils avaient divorcé, donc l'état d'Anna, elle s'en fichait un peu.

Je dépose les affaires que j'ai rapporté sur mon lit et descend dans le salon trouver une occupation qui me fait moins penser. J'allume la télé et fixe les images sans trop y accorder d'importance.

Sylvio vient me sortir comme toujours de mon état.

Sylvio : ahi ?! tu viens tu dis plus ? il va bien ?

Moi : démoralisé comme tu peux deviner mais ca gère.

Sylvio : eh Dieu, la vie deh ... hum. Tu ne manges pas ?

Moi : euh si, j'ai un commentaire à rendre demain je viens de me rendre compte merde ... je mange lorsque je fini. Je monte attaquer.

L'arrêt que je devais commenter me semblait assez léger et j'avance vite dans mon travail. Mais arrivé a moitié, la concentration s'en va se promener loin de mon cerveau alors je me remets a penser à plein de choses, au pire avec Anna, a la discussion avec son père et au baiser que j'ai donné a Karelle et à comment elle a été mal à l'aise juste après. . Je me mets à sourire avant de me remettre au travail. Mais 10 minutes plus tard, mon regard se dirige vers mon lit ou étaient encore l'album et le carnet. Je récupère le carnet et le met près de mon ordinateur, je le lirai plus tard.

J'ouvre ensuite l'album photo et la première image que je vois est celle d'un nouveau tout rose avec une jolie bouche rouge au fond d'un berceau à l'hôpital, mes émotions que je m'efforce à cacher prennent le dessus et je me remets à repenser fort à elle au fur et à mesure que je tourne les pages. Je préfère arrêter à la fin car je ne cherchais pas a avoir les yeux larmoyants, ca c'est le travail de Sylvio, pas le mien.

Lorsque ma première partie est terminée, je descends manger un bout, et je trouve papa et Alice attablés.

Moi : salut ...

Papa : ca va mieux fils ?

Moi : ouais. Super. Je faisais un commentaire d'arrêt.

Papa : super, je vois que tu replonges dans le travail.

Je profite pour m'installer près d'Alice, qui me donne un baiser sur le front, et commence à manger tranquillement.

Le vieux s'arrange pour discuter avec moi de sujets loin de mes problèmes du moment, et je trouve que c'est bien mieux ainsi.

Papa : j'ai trouvé une personne pour remplacer Sylvio qui part en voyage bientôt.

Moi : ah bon ? Et qui c'est ? Il est tout aussi compétent ?

Papa : a ce qu'on m'a dit oui, c'est le chef à Assinie qui me l'a trouvé, alors je verrai bien le jour de l'entretien. Je veux avant tout qu'il soit sérieux et compétent.

Moi : ouais mais bon va pas chercher un croque-mort aussi hein, le style Sylvio me va parfaitement.

Papa : ahahaha ! Et maintenant tu t'habitues à Sylvio ?

Moi : y'a longtemps qu'on est habitué à lui, il est juste chiant c'est tout.

Papa : ok ! je le verrai le jour de son entretien alors.

On finit de diner dans une atmosphère plutôt gaie malgré notre petite altercation récente.

Je reste encore 15 minutes bavarder avant de retourner terminer mon travail.

Je finis la deuxième partie de mon exercice en une heure environ, les dernières lignes bâclées, mais bon ca ce n'était pas mon affaire.

Je reste de longues minutes à regarder le carnet d'Anna, me demandant si ca valait la peine de l'ouvrir ou encore même de le regarder.

Finalement je décide de l'ouvrir et de regarder la première page uniquement. Il y avait effectivement une photo d'Anna et de moi prise le jour du mariage d'Aurel. Je me mets à rire en revivant les différentes scènes de ce mariage. Au moment de le refermer et de le déposer, je fixe le ruban rouge qui servait de marque page et une forte tentation me saisit. J'avais mal envie d'ouvrir ce carnet et voir un peu si elle disait du bien de moi. J'ouvre une page au hasard et tombe sur une ligne qui disait : « il est mignon, et son sourire, je l'aime vraiment mon yan' et il aurait pu être parfait si y'avait pas eu toutes ces filles lol. ». Une autre ligne disait : « soirée géniale avec sa cousine (je l'adore). Heureuse ... ». J'avance au fur et a mesure, les mots du même style se répétant jusqu'aux 3 dernières pages ou les phrases étaient moins élogieuses à mon endroit : « j'avais arrêté, mais je ne peux pas m'en empêcher, elle me soule cette fille. C'est plus qu'une allumeuse et en plus il garde ses messages dans son phone le salaud. »

Enfin j'arrive à ce fameux ruban rouge, qui marquait la dernière page écrite du carnet. Bizarrement cette fois-ci, je prends le temps de lire toute la page, car il ne s'agissait plus d'éloges. Tout en bas de la page, mon cœur s'arrête de pas et mes mains serrent rapidement le carnet comme pour ne pas le laisser tomber. Elle n'avait pas pu me faire ca cette fille non ...

Je relis encore une fois la phrase qui était sous mes yeux et qui disait : « ENCEINTE ! Il a finit par l'enceinter, et le salaud n'a pas pu me dire et ils jubilent tous dans mon dos. Et moi qui disais qu'il était parfait je l'avais perdu. Elle avait osé me dire ca cette audacieuse de Julia ! C'en est trop...j'en ai marre. Il faut que tout s'arrête. Elle a osé m'envoyer par message : ....

La suite était apparemment le message que Julia lui avait envoyé le jour ou elle était allée prendre les résultats de son test de paternité. »

Je jette le carnet sur mon lit, et donne un violent coup de poing contre le mur. Putain Julia !! Julia ! J'allais la tuer c'est clair ou du moins elle allait se retrouver dans le même état que ma copine. Je cherche les clés de ma voiture puis calme, je sors du salon pour ne pas que quelqu'un se rende compte de mon état.

Papa : tu sors à 22 heures la ?

Moi : ouais papa, je dois aller régler quelque chose avec Phil. Je ne tarde pas. Ca ne va pas durer. A toute.

Je démarre en trombe, nerveux et roulant à toute vitesse, c'était de sa faute. Je la savais capable de tout mais de ca non.

J'arrive chez elle en moins de 10 minutes prenant les escaliers 2 à 2, oubliant qu'il y avait un ascenseur dans cet immeuble. Une fois devant sa porte je tamponne sa porte de poing plutôt que de sonner. A la place de Julia, je trouve une jeune un peu moins âgée que moi, qui ouvre la porte, apeurée.

Moi : Julia est la ?

La fille : ou...oui. Mais il est 22 heures on dirait qu'elle est couchée...

Moi : Ce n'est pas grave, elle va se réveiller.

J'entre avant qu'elle ne m'invite à rentrer et me dirige directement dans sa chambre que je connaissais parfaitement pour y avoir effectué plusieurs tours. Mais cette fois c'était pour autre chose.

Je frappe de violents coups contre sa porte avant d'entendre un « c'est qui ca ? »

Lorsqu'elle ouvre elle me voit devant elle, le regard noir et la jeune fille toujours derrière moi.

Julia : Yanel ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Cynthia ca va laisse nous.

Je rentre sans même répondre à sa question et referme la porte violemment.

Julia : qu'est-ce que tu as Yanel ? ca te prend souvent ?

Moi : tu as dit quoi a Anna ?

Julia : Comment ca j'ai dit quoi à Anna ? Elle est dans le coma tu veux que je lui dise quoi ?

Moi : Faut pas m'énerver Julia. Tu lui as dit que tu étais enceinte de moi pour quoi ?

Julia : oh ca ? Oui je l'ai informé elle avait bien le droit de savoir non ? Donc c'est ce que j'ai fait.

Je la regarde se retourner tranquillement comme si elle avait raison avec son air hautain. Mon sang bouillonnait en moi en la regardant retourner s'asseoir sur son lit.

Moi : et tu me dis ca comme ca ? Tu lui as dit quoi au juste ?

Julia me regarde soupire puis sourit en se levant et en avançant vers moi.

Julia : écoutes mon Yanel, si c'est pour ca tu es venu faire tout ce cirque la tu t'es fatigué pour rien. Je lui ai dit que j'étais enceinte de toi oui ? Et alors ? Ce n'est pas moi qui l'ai envoyé dans le lit d'hôpital où elle est couchée actuellement ! Ok ? C'est toi et ta capacité déconcertante de ne pas savoir te décider en matière de relation. Et puis même si c'est moi qui l'ai fait, elle devait savoir que tu m'avais enceinté non ? Ce n'est pas ma faute si ta copine est fragile comme une petite blanche ! Tchr !au moins elle est informée de ce qui nous unit.

Je la regarde et je suis choqué par ce que je viens d'entendre, c'était la phrase de trop. Ma main se dirige rapidement contre son visage et lui administre une gifle des plus violentes. Je ne savais pas que j'allais réagir comme ca mais il fallait que je m'exprime. Moi qui m'étais promis de ne jamais toucher une femme, c'était grillé.

AIMEZ, PARTAGEZ SVP !

La suite bientôt. :)

Chapitre 3 03

Episode 3 : « Drug and Consequences »

Julia ne pousse aucun cri mais ses yeux se remplissent de larmes devant mes yeux qui ne ressentent rien face à ce spectacle.

Moi : je ne voulais pas le faire mais tu l'as mérité Julia. Je me dis souvent qu'Eve exagère mais non apparemment cette Gifle tu m'a bien mérité et si tu dis quelque chose d'insensé de ce genre je risque de te faire mal et ton bébé avec. T'es qu'une pauvre conne qui ne pense qu'à elle et qui se croit apparemment dans une série américaine ou dans une télénovela. On n'est pas dans les feux de l'amour ici ou encore moins dans rubis ou on peut blesser les gens comme on veut. Ton enfant il n'est pas le mien, je te le dis depuis longtemps, cherches un autre pigeon parce que tu ne vas pas coller ton batard à ma famille ok ?

Lorsqu'on dit qu'on a des sentiments pour quelqu'un on fait tout pour qu'il soit heureux, on ne lui fait pas de mal. Pour ma part je ne veux plus avoir affaire à toi ou même à ton ombre. Je veux que tu disparaisses de ma vie pour de bon ok ? Je second test que papa à demandé je veux qu'il soit fait dans les deux semaines à venir sinon je ferai de ta vie un enfer. Et crois moi, j'ai certes des principes mais je peux être un diable quand je veux.

Julia : on est deux alors.

Malgré les deux kilos que j'avais envoyés dans sa joue elle continuait de me faire face avec son air de défi. J'avais plus qu'envie de la tabasser même tellement mon cœur était en feu. Je la regarde serrant mes mâchoires pour essayer de contenir ma colère, et préfère quitter la pièce la laissant arrêtée la, la main sur la joue.

Moi : si cette fille la meurt, tu auras ca sur la conscience toute ta vie, parce que c'est de ta faute si elle est ou elle est. Tu ne mérites même pas que je te touche encore. A partir d'aujourd'hui c'est plus qu'Eve, y'a moi aussi je te préviens.

Je quitte la maison en claquant la porte.

J'étais malade à l'idée de penser qu'elle était allée jusque la cette ... pfff j'essaie de rouler le plus calmement possible, je n'avais pas envie que ma mère perde son fils. Je fais le tour du quartier pendant une heure avant de rentrer à la maison me coucher directement. J'étais plus que dégouté.

Le lendemain après mes cours et ma visite quotidienne à Anna, je vais me faire dorloter par ma cousine que je n'avais pas vue depuis un bout. Pour ma part je n'avais pas suivi un seul mot du cours de la demi-journée. J'avais plutôt les idées ailleurs.

Je l'écoute bavarder pendant 30 minutes non stop (comme presque toutes les gos d'ailleurs) avant qu'elle se souvienne de moi.

Eve : alors mon doudounet, toi ca va ? ca n'a pas trop l'air. Anna ...

Moi : non, Julia...

Eve : quoi Julia ?! Qu'est-ce qu'elle a encore fait elle ? Attends elle continue de te harceler ? Putain cette folle va me ...

Moi : calme-toi, tchia ! Toi le nom « Julia » la c'est ton piment même ! Dès qu'on prononce ca en même temps tu trembles sur toi !

Eve : mais y'a de quoi ! Tu ne vois pas ce qu'elle fait cette bitch la ! Bon vas y parles même.

Je raconte tout à Eve qui manque d'exploser, elle tient plus en place et je suis obligée de la calmer avec une sortie au glacier. La encore à chaque bouchée elle me fait un speech rempli d'insultes pour Julia. Je la laisse se libérer car elle ne fait que dire ce que je pense tout bas.

Nous passons tout le reste de l'après-midi ensemble à parler de Julia et de ses frasques.

Eve : bon ca va arrêtons de parler de cette malade mentale nymphomane qui délire la. Putain je n'arrive même pas à croire mais je jure que celle la si je l'ai sous les mains ... hum.

Moi : ton papa la, son côté ivoirien la, Ce n'est pas bété ou dioula ? Mdr !!

Eve : mdr t'es bête ! Non il est Alladjan je te l'ai dit. Toi, Karelle, oui ?

Moi : ahu ? C'est quel nouveau genre de question ca ? Moi, Karelle oui quoi ?

Eve : fais pas l'enfant de 10 ans. Vous deux c'est comment. ? Tu penses que je n'imagine pas que vos visites chez l'autre se multiplient ?

Moi : comment ca ? On se voit comme de bons amis c'est tout.

Eve : ok l'amitié c'est beau c'est mignon mais oui, le reste il est ou ?

Moi : nulle part je te dis.

Eve : je vais te taper Yanel ! Dis-moi que tu l'as embrassé ou appuyé ou un truc de ton genre la ! Tu es plus rapide que ca d'habitude pour t'occuper des filles que tu fréquentes mon cher cousin ! Alors fais pas genre ... elle t'intéresse pas ? Je suis sure du contraire moi.

Moi : si elle m'intéresse mais ...

Eve : ah ! Je savais ! Et puis je sais mon yanounou y'a Anna ok, mais hey tu ne vas pas te marier avec elle a moins qu'elle se réveille alors essaie d'avancer. Ne prends pas son état pour te faire un blocage. La vie continue, et tu dois continuer avec.

Moi : si tu pouvais être douce tous les jours je te jure que je t'épouserai quoi.

Eve : dégage oui ! Parles bien Yan. Elle me plaît bien cette fille, sage et timide, pas comme tes autres oiseaux de malheur la.

Moi : mdr ... on s'est embrassé elle et moi, hier ... et euh ...

Eve se met à crier à la terrasse ou nous sommes et saute dans tous les coins, bref un rituel de fille quoi.

Eve : hiiiii je suis trop contente ! T'allais pas e le dire si je ne t'avais pas demandé salaud avoue ! Allez avoue !

Moi : si je te l'aurais dit bien sur, mais bon c'est juste un baiser ca signifie pas grand-chose.

Eve : mais peut-être pour elle ouiii !! Qu'est-ce que tu en sais ?! orrrh merde putain c'est trop mignon vous deux ... hihihi

Moi : Tchè ma petite arrête d'être dynamique comme ça y'a quoi ? Mdr !

Eve : non tu ne peux pas comprendre mon Yanounou j'aime te voir un petit peu romantique même si ca n'y est pas dans gênes mais j'aime ce petit coté la. Hey continues comme ca lol !

Je la regardais sauter et être heureuse pour moi et ca me faisait rire. J'avais oublié l'idiote qui m'avait foutu les boules la veille.

On se quitte aux environs de 21 heures après avoir diné sur insistance de sa mère.

C'est donc tout soulagé et assez heureux que je rentre chez moi. Mais lorsque je pénètre dans le salon et que je trouve papa assis avec Alice, dans sa « tenue des grands événements », je ne suis pas vraiment tranquille.

Moi : bonsoir papa. Euh qu'est-ce qui se passe ?

Papa : asseyez-vous jeune homme s'il vous plait. Nous devons avons une petite discussion vous et moi.

Je cherchais dans ma tête ce que je pouvais bien avoir fait pour qu'on me demande de m'asseoir.

Tout en sirotant son verre de pastis, il se leva et tourna autour de moi.

Papa : je ne crois pas t'avoir appris la violence encore moins sur les femmes Yanel Koffi-Almeida. D'ailleurs pour cela tu es celui qui a le plus appliqué mes conseils.

J'ai appelé ton amie Julia pour savoir ce qu'il en était de mes résultats du test de paternité que j'avais demandé et elle m'a dit en retour que tu étais passé chez elle et que tu lui avais porté main avec toute ton agressivité. C'est vrai ce qu'elle me dit la ? et c'était juste pour aller la frapper que tu est sorti hier à 22 heures Yanel ?

Moi : Putain ce n'est pas vrai ... écoutes papa...

Papa : oui mes oreilles sont disposées à t'écouter fils.

Moi : c'est vrai je l'ai tapé, ou plutôt je l'ai giflé mais elle l'avait mérité. Apparemment elle ne t'a pas dit pourquoi je l'ai fait.

Papa : non, elle devait me dire ? Ou du moins, il y aurait une raison qui justifierait tes actes sauvages ?

Moi : papa je l'ai giflé je t'ai dit je ne l'ai pas tabassé et c'est parce qu'elle m'a énervé, tu le sais bien, je ne fais jamais ca. Si je l'ai fait c'est parce qu'elle est à l'origine de ce qui arrive à Anna actuellement.

Papa : oh ... et tu peux m'expliquer comment ?

Moi : pff ... elle est allée raconter à Anna que l'enfant qu'elle portait était le mien et tout le monde le savait sauf elle. Et que nous étions heureux ensemble. Je l'ai lu dans l'un des journaux d'Anna que son père m'a donné. C'est pour ca qu'Anna à tenté de se suicider. Et hier je suis allé juste pour lui demander des explications, je ne savais pas que j'allais en arriver la mais elle semblait tellement fière de ce qu'elle avait fait que je n'ai pas pu me retenir. Tu le sais bien toi, que je ne porte pas main aux femmes.

Papa : j'espère seulement que ca ne se reproduira plus mon bon ami. Car si c'est le cas je te sanctionnerai. Je ne sais pas comment tu t'arrange pour choisir tes morceaux de fille toi pff ... tu me déçois tout de même jeune homme. Ce n'est pas un comportement digne d'un gentleman ca.

Je le regarde monter les escaliers dans sa démarche princière suivi de sa chérie et j'ai envie d'éclater de rire tellement je suis choquée du « no limit » de Julia, apparemment les deux kilos qu'elle avait reçu dans sa joue gauche la n'était pas bien rentré. Je me retourne en cherchant ce que je pourrais bien lui faire quand je tombe sur Sylvio qui essaie de fuir parce qu'il avait aspiré toute la conversation. Un autre « no limit » dans l'afférage encore.

Moi : tu ne changes pas toi.

Sylvio : quoi ? Sur ce coup la je ne pouvais pas même mon ami. Façon ton papa était sapé dans sa tenue japonaise la, c'est y'avait un vrai Ken qui se préparait ! Toi c'est maintenant tu t'es réveillé pour gifler Julia quoi ? T'es ennui deh ! Tchr ! Ma sœur Eve a fini travail depuis même ! ahii ... jusqu'à elle a ajouté cadeau dessus même mdr !!

Moi : mdr vous êtes teub tous les deux.

Sylvio : non mais sérieux hein Yan', elle a chauffé mon rognon jusqu'à ca a cuit même ! C'est quel race de go ca la même ! tchraa !! ... maintenant je dis oh Yanel, ton vieux est né ou ca ?

Moi : à Bouaké pourquoi ?

Sylvio : hum ... on ne dirait pas hein, moi j'allais dire qu'il était né en Angleterre comme ça. Il dit : « ce n'est pas un comportement de gentleman ca » mdrrr asso on dirait son vieux dabassait (frappait) pas sa maman hein façon il a sorti la phrase la lool !

Moi : dégage Sylvio t'es trop con même !! Mdr ! Il à raison on ne frappe pas les femmes.

Sylvio : Tchè sauf Julia, ce n'est pas femme ca la, c'est chouette, hibou femme la, c'est ca. Elle met le malheur dans la vie des gens seulement. Tchr ... bon je retourne a mes affaires je dois passer un appel important. Tu sais que je vais à Londres moi.

Moi : tchr dis merci à Papa plutôt. Villageois la. Mdrr !

Sylvio : vas au champ Yanel. Tchr !!

Dès que Sylvio part, je retourne dans mes pensées et j'ai, à vrai dire envie de retourner chicoter cette Julia la comme il se doit mais je n'avais pas envie que mon père me jette en prison pour violence faite aux femmes - -'

Je monte donc moi aussi histoire d'appeler Karelle et voire si le malaise était passé.

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