Quelque part dans la ville médiévale de Rome, alors que la lune projetait une lueur mystique dans la nuit obscure, un luxueux bateau de croisière blanc a lentement transcendé les courants calmes de l'océan. La fête dans le bateau était tellement grande qu'elle était rythmée de chants et de danses. Tout le monde à bord était content et appréciait l'ambiance chaleureuse et conviviale dans laquelle ils étaient plongés.
Pendant ce temps, dans une chambre de luxe du navire, la silhouette projetée sur la porte en verre a été brouillée par la vapeur de la douche chaude, ce qui la rendait mystérieusement attirante. Le bruit de l'eau qui tombait sur le sol créait un contraste perceptible avec le silence qui régnait dans la nuit. À l'intérieur de la pièce, l'atmosphère était chaleureuse et agréable.
De l'autre côté de la porte en vitre, un homme attendait patiemment. Il était adossé sur le chevet du lit, et entre ses doigts fins, il tenait une cigarette à moitié fumée. Profitant de chaque bouffée de fumée, il avait l'air irrésistiblement confiant, sachant que fumer était un symbole de masculinité. Tapotant doucement les cendres de sa cigarette, il a aspiré profondément et a rejeté une belle succession de vague de fumée. Pour lui, fumer de cette façon était un art. La peau brune de l'homme dégageait une lueur attirante sous la faible lumière. Il était d'une carrure svelte et ferme, sans trace de graisse. Chaque aspect de son apparence était simplement bien soigné.
Il a légèrement baissé les yeux qui étaient aiguisés comme ceux d'un aigle et produisaient une étrange sensation de langueur sinistre. Son visage bien formé était irrésistible, ses lèvres sensuelles, minces et roses affichaient un sourire tâché d'une légère trace de moquerie. Ses yeux flamboyants de désir fixaient longuement l'autre côté de la porte vitrée. Il scrutait minutieusement tous les faits et gestes de la femme qui se trouvait dans la salle de bain.
La porte s'est ouverte lentement. Hélas! La robe de soie blanche que la dame portait permettait de voir sa jolie silhouette. Elle séchait ses longs cheveux noirs au moyen d'une serviette. En ajustant sa robe, elle s'est tournée vers lui et lui a lancé un sourire charmant.
Il a été submergé par la soudaine explosion d'hormones en la voyant. Elle avait l'air sexy au moment où elle se frottait les cheveux. Sous ses cheveux se trouvait son adorable visage dépourvu d'imperfections. Elle était l'incarnation d'une incroyable beauté. La trace de rougeur rose sur ses joues était un régal pour les yeux. Il s'est demandé s'il y avait probablement quelque chose sur sa peau qui la faisait rougir après chaque bain, car il ne pouvait s'empêcher de la regarder. Pour lui, elle n'était pas différente d'une jeune pousse de fleur en pleine floraison.
« Peux-tu revenir de ton état d'ivresse? », s'est-il demandé l'homme, toujours avec sa cigarette entre ses doigts qui lui donnait l'impression d'être un véritable macho. « Oui », a répondu la femme en haussant un tout petit peu les sourcils.
Rapidement, le bel homme costaud qui s'était allongé sur le lit quelques secondes plus tôt s'est approché d'elle. Il a largement ouvert les bras pour la saisir tout en promenant ses doigts le long de son dos pendant qu'il l'embrassait. Avec les lèvres posées sur l'oreille de la femme, il a chuchoté : « Mmm, tu sens bon. » La sensualité discrète du chuchotement l'excitait et lui faisait rabattre la tête en arrière. Il le faisait intentionnellement.
Regardant l'homme jouer avec elle, elle a rougi timidement. Elle se sentait toujours un peu étourdie par l'effet du vin. Si elle n'avait pas libéré son esprit cette nuit-là, elle n'aurait jamais eu l'occasion de batifoler avec cet homme.
Il se souvenait que tout se passait au cours de la deuxième moitié de la nuit. Avant cela, elle était tellement ivre qu'elle ne se souvenait pas comment elle y était arrivée. Les moments de folie avec l'homme, suivis d'un bain chaud, avaient presque complètement rétabli sa sobriété, ou du moins ravivé sa raison.
« S'il vous plait... Je dois m'en aller », a imploré la dame, son esprit était devenu clair et elle reprenait conscience. Vêtue de son peignoir, elle a ressenti une légère douleur dans son corps et un bouleversement total dans son esprit. La nuit du jour de la remise de son diplôme de fin d'études, elle avait du mal à comprendre ce qui lui arrivait dans ce pays étranger avec un parfait inconnu.
« Je m'appelle Rufus Luo », s'est présenté le monsieur au lieu de la laisser partir.
La froideur de la dame n'a pas repoussé l'homme, au contraire, elle l'a plutôt motivé à se rapprocher davantage. Sa voix profonde était si captivante, et le sourire sur son beau visage était si terriblement tentant et charismatique.
« Écoutez monsieur, vous n'avez pas à me dire votre nom. C'est une réponse à nos ressentiments mutuels. Après cette soirée, il n'y aura plus rien entre nous. Sans conditions. »
La jeune fille semblait irritée par le fait qu'il se soit présenté. Cela a suscité chez lui un intérêt pour le développement ultérieur de leur relation d'une seule nuit. La dame s'est retournée avec ses beaux cheveux mouillés en le touchant chaleureusement avec douceur.
« Tu étais super ce soir. Y aura-t-il une prochaine occasion? », a demandé l'homme appelé Rufus en soulevant légèrement les sourcils. Son sourire était si éblouissant que la femme, qui s'efforçait de garder une distance de sécurité entre lui et elle, était également un peu embarrassée.
« Désolée. Je dois partir maintenant. » La dame a finalement pris tout son courage et a décidé de partir.
Sans hésitation, la femme a enlevé son peignoir sous le regard de l'homme et a rapidement ramassé ses vêtements éparpillés au sol pour s'habiller. Lorsqu'elle s'est habillée, elle a pris son porte-feuille avec ses mains fines et tremblantes, mais il est tombé et tout son contenu s'est retrouvé au sol.
Elle a froncé les sourcils et a murmuré profondément. Elle a passé ses longs cheveux derrière son oreille pour ne pas bloquer sa vue afin de se baisser pour ramasser ses affaires. Cela a poussé l'homme à esquisser un sourire timide sur son visage. Cette fois, c'était un sourire éloquent qui traduisait qu'il avait découvert quelque chose de vraiment intéressant.
En descendant rapidement du lit, il a ramassé un passeport qui se trouvait sur le coin du sol avant que la femme n'ait eu le temps de le retenir. Évidement, il a rapidement feuilleté les pages du passeport. Et a développé un large sourire.
« Cassandra Qin? », a-t-il lu le nom à haute voix.
« Remettez-le moi! », a hurlé la dame.
En entendant l'homme l'appeler par son nom, la dame, qui jusque-là était occupée à ramasser ses choses par terre, s'est levée rapidement pour lui ôter ce passeport. Ses beaux yeux étaient étincelants de fureur et d'amertume, lorsqu'elle fixait ce monsieur insolent qui avait pris son passeport sans son consentement.
Elle n'avait probablement pas prévu que ce qui allait se passer ensuite serait encore moins poli. Il l'a soudainement prise dans ses bras pour humecter le parfum familier qui se dégageait sur elle pour combler son odorat. Étant si proche de cet homme dans un état conscient, elle s'est énervée déjà et son rythme cardiaque a commencé à s'accélérer. Non seulement son rythme cardiaque s'est accéléré, mais aussi sa respiration. Soudain, les souvenirs de la folle soirée ont commencé à défiler dans son esprit.
« Allons-nous nous embrasser au revoir? », a demandé le coquin monsieur d'un ton gai.
Bien que déguisée sous forme de question, cette phrase était en fait un impératif, pour démontrer qu'il était assez « poli » pour demander le consentement de la femme dans ses bras avant de l'embrasser. Cependant, il semblait qu'elle n'avait pas de « non » comme option, car elle n'avait aucun moyen de s'échapper. Dès qu'il avait fini la phrase, avant qu'elle ne puisse donner une réponse, il a scellé sa bouche avec ses lèvres sensuelles.
Avec ses bras autour de la taille de la dame, le monsieur ne lui a donné aucune chance de résister. Après le baiser prolongé, la fille pouvait à peine se tenir, alors elle n'avait pas d'autre choix que de continuer à être tenue dans ses bras. En regardant l'homme dans une colère ascendante, elle se sentait de plus en plus impuissante à mesure que les secondes s'écoulaient. Après cela, elle n'a plus hésité à s'échapper de cet endroit, laissant ses affaires éparpillées sur le sol, et un regard bien furieux sur le visage de l'homme.
En claquant la porte, elle a abandonné le monsieur tout seul et effaré dans cet endroit spacieux.
De ses yeux, il guettait tout autour de lui, comme s'il essayait de trouver certains effets de la femme, et finalement il a découvert une tache rouge sur la couverture. Son sourire s'est ensuite mystérieusement transformé et devenait plus difficile à interpréter.
Cet homme avait vécu à Rome pendant plusieurs années, et la veille, il avait été invité à une fête du vin, où il avait rencontré la charmante jeune dame. Il était extrêmement rare que lors d'une aventure d'une nuit, sa compagne soit vierge. Pouvait-on considérer cela comme de la chance? Il ne pouvait pas répondre à cette question, du moins à cet instant-là.
Tout ce qu'il savait, était que cette dame avait imprimé une marque indélébile dans son esprit. Jusque là, il n'avait toujours rien oublié de la nuit pleine de passion et de folie qu'il avait passée avec elle car il savourait encore l'odeur de son parfum.
À Rome, la longue nuit était très froide.
Cassandra Qin s'est précipitée sur le pont en toute hâte, tandis que la brise glaciale soufflait contre son beau visage étrange, et elle a regardé sans but la mer lointaine. Son passé la rendait triste. Elle se tapotait le front et avait l'air perdue. Elle semblait troublée par ses propres pensées.
C'était son dernier jour à Rome. Elle allait bientôt obtenir son diplôme universitaire et faire ses adieux à ce beau pays.
L'association des étudiants avait prévu d'organiser son bal de fin d'études sur un bateau de croisière. Elle s'est tellement amusée au cours de ce bal qu'elle a bu plus qu'il n'en fallait. C'est ainsi que les choses ont dérapé. Cassandra se tenait fermement contre le vent comme pour dissiper ses craintes. Les souvenirs la hantaient. « Quel diable m'a poussé à agir de la sorte? », s'est-elle demandé.
En raison de la forte dose d'alcool qu'elle avait consommée, elle sentait sa tête résonner comme le bruit des tambours. Même si la gueule de bois ne lui permettait pas de se souvenir des événements de la veille, les vives douleurs démontraient qu'elle avait eu des écarts de comportements. « Rufus Luo », a-t-elle murmuré inconsciemment. L'image de cet homme n'était certes pas très clair dans son esprit, mais il la hantait.
Le vent soufflait violemment sur le pont. Mais, au lieu de rentrer dans sa cabine, elle est restée sous le froid pour dessoûler. Elle avait l'esprit troublé et de façon inopinée, de vieux souvenirs ont traversé son âme. Cela faisait presque quatre ans qu'elle était venue à Rome.
« Cassandra, tu as pris la bonne décision de partir à l'étranger poursuivre tes études. Toutefois, tu dois garder à l'esprit que tu es une femme mariée.
Je présume que tu sais ce que l'on attend des femmes mariées. Je n'ai plus besoin de te donner les détails. »
Ces paroles de sa mère défilaient encore dans son esprit.
Cassandra a replié ses lèvres vers l'intérieur au souvenir du visage de sa mère. Avant son départ pour Rome, sa mère avait pris le temps de lui donner des instructions détaillées sur la manière de gérer son quotidien. Normalement, il n'est pas permis aux femmes mariées d'aller à l'étranger sans leur famille. C'était assez rare dans sa famille. Cependant, sa mère l'avait soutenue et lui avait permis de réaliser son rêve. Le bateau de croisière a continué son parcours sur l'océan paisible. Les étoiles brillaient au dessus de la tête de Cassandra pendant qu'elle se sentait nostalgique. La brise nocturne semblait lui rappeler son passé.
Cassandra Qin s'est souvenue qu'elle est en effet mariée. Elle a alors esquissé un sourire narquois. « Que c'est ridicule! Je suis donc l'épouse de quelqu'un », s'était-elle exclamée. Le plus drôle c'est qu'en près de quatre ans de mariage, elle n'a vu son prétendu mari que quatre fois. Cette histoire de mariage n'était qu'une blague pour elle.
Ils se sont mariés non pas par amour, mais pour l'union de deux familles. Afin de ne point décevoir ses parents, elle a dû épouser cet homme riche. Au fond, elle n'éprouvait aucun sentiment pour lui et lui non plus d'ailleurs pour elle. .
« Tout ce que je peux te donner est un acte de mariage et rien de plus », a déclaré Lionel Tang, l'homme avec qui elle s'est liée pour la vie. Quelle ironie! Les mots froids de Lionel Tang l'ont frappée de plein fouet pendant leur nuit de noce, car il était sérieux. Il ne l'a pas du tout touchée. L'acte de mariage n'était qu'un bout de papier. Il ne pouvait pas rendre Cassandra heureuse. Le simple fait de penser à Lionel la rendait déprimée. Elle a donc secoué la tête pour éloigner d'elle cette pensée négative.
Elle ne savait même pas qui était Lionel Tang car, avant le mariage, il était pour elle un parfait inconnu. Après quatre ans de mariage, rien n'avait changé.
Il ne l'appréciait pas du tout et Cassandra Qin ne comprenait pas pourquoi il lui était aussi hostile. « Il existe des questions difficile à répondre », a-t-elle soupiré en regardant les eaux sombres de l'océan en mouvement.
Sa vie était un véritable calvaire. À l'improviste, elle venait involontairement de perdre sa virginité en couchant avec un étranger dix heures plutôt. Elle ne le connaissait même pas!
Elle avait trompé son mari.
L'idée lui tombait dessus comme un coup de massue. Avec le visage enfoui dans ses deux mains, Cassandra Qin se demandait dans quel pétrin elle s'était mise. En plus, elle avait d'atroces maux de tête. Elle éprouvait de l'angoisse à cause de ce qu'elle avait fait et surtout parce qu'elle n'avait pas le courage d'assumer les conséquences de son acte.
Sa forte culpabilité l'importunait. Le beau visage de Cassandra se froissait, l'angoisse l'a fait fermer les yeux et elle a tapoté le pont de ses pieds. Elle était très perturbée et ne savait plus quoi faire.
Tout ce dont elle se souvenait, était la chaleureuse partie de jambe en l'air qu'elle avait eu avec Rufus Luo. Elle a pris l'initiative et s'est livrée à la luxure. La façon dont elle gémissait dans le lit... Cassandra n'arrivait pas à croire à ce qui s'était passé quelques heures plus tôt. Outrée par sa propre attitude d'ivrogne de la veille, elle s'est fortement mordu la lèvre inférieure. Le sang a coulé, mais elle n'a pas eu le temps de l'essuyer. Son esprit était entièrement hanté par sa bêtise.
Comment une femme mariée pouvait-elle coucher avec un parfait inconnu pendant la croisière? Comment pouvait-elle faire ça à son mari? À quel point était-elle ivre? Cassandra a rapidement secoué la tête espérant se débarrasser de cette honte insupportable. Pourquoi s'imaginait-elle toujours avec Rufus Luo? « Qu'est-ce qui m'arrive? », a pensé Cassandra en secouant encore vigoureusement la tête. L'image était si claire que chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle pouvait voir son beau visage et son beau corps. Ce qu'elle a ressenti quand elle était sous lui... Cassandra a ouvert grand les yeux. Elle ne voulait plus continuer de penser à lui. Il fallait que cela cesse tout de suite.
L'alcool était à l'origine de tout. Elle n'aurait jamais dû boire autant. Si elle avait été prudente, l'alcool ne lui aurait pas joué ce sale tour. Elle était loin de s'imaginer qu'une fille aussi docile qu'elle pouvait se permettre de tels écarts sous l'effet de l'alcool.
Elle venait d'achever ses études à Rome et prévoyait de retourner dans son pays d'origine le lendemain. Cette aventure d'une nuit était-elle un cadeau du destin? Que c'était voluptueux! Sa récompense pour avoir fini ses d'études était « ce rapport sexuel inattendu » pendant la croisière.
Comment allait-elle affronter son mari et sa belle-famille? Cassandra a regardé autour d'elle et s'est réjouie du fait que l'incident se soit produit loin de chez elle. Elle ne pourrait pas faire face à son mari s'il venait à découvrir la vérité. Heureusement pour elle que tout s'est passé à Rome. La famille Tang ne saurait jamais rien de ce qui s'était passé ici. Cassandra a soupiré doucement en pensant à la rage de Lionel s'il venait à apprendre ce qu'elle avait fait. Elle était sûre qu'il la tuerait au sens propre du terme.
Elle a agité ses cheveux contre le vent en essayant de se calmer. À présent, elle devait absolument envisager à une solution, au cas où la situation dégénérait. Elle était toutefois rassurée d'être encore à Rome et non chez elle. Il était donc impératif à cet instant d'enterrer le secret. Personne ne devait être au courant de cette aventure d'une soirée. Si la famille Tang venait à découvrir ce qu'elle avait fait, sa famille en souffrirait beaucoup et
elle ne souhaitait pas irriter sa mère. Le scandale mettrait à coup sûr fin à ses jours. Cassandra a pensé au visage déprimé de sa mère et a inspiré profondément. Elle s'est jurée de ne jamais révéler la vérité à personne. Être infidèle dans ce mariage sans amour était presque inévitable mais, elle pourrait s'en sortir si elle savait bien jouer ses cartes. Le lendemain, elle quitterait cet endroit pour toujours et l'incident resterait bien dans le passé. Cet incident ne serait plus qu'un beau rêve. Pour le bien de sa pauvre mère, elle devait s'abstenir de parler de sa mésaventure romaine à qui que ce soit.
La nuit était longue et l'océan calme. Excepté les vagues qui frappaient sur le bateau, le seul autre bruit qu'elle entendait était celui de son souffle. Il était temps pour elle de passer à autre chose. Bien qu'angoissée, Cassandra a calmement pris la décision. Elle ne parlerait jamais de cette croisière à personne. Elle devait bien garder son secret, car sa vie en dépendait. En outre, elle ne permettrait à personne de la gâcher.
Le soleil de plomb qui brillait à l'aéroport de la ville de G faisait transpirer tout le monde par sa chaleur accablante. L'été à City G se passait toujours ainsi, et personne n'était au mieux de sa forme, les cheveux des femmes se frisaient et leur maquillage fondait lentement sur leurs visages. Les hommes n'étaient pas épargnés par ces moments difficiles. Beaucoup avaient des taches de sueur sur leurs aisselles et leurs vêtements se collaient à des parties inhabituelles de leurs corps.
Cependant, à la sortie de l'aéroport, une belle femme est apparue et ne semblait point affectée par le mauvais temps en traînant une énorme valise derrière elle. Cette chaleur ne l'affectait pas et elle était de très bonne humeur.
« Cassandra! Me voici! ».
Une femme d'un âge moyen, vêtue d'un jolie vêtement de style cheongsam de couleur sombre portant une effigie fleurie a fait signe de la main en appelant Cassandra. Elle était effectivement très émue de la voir en fin de compte. La femme un peu âgée avait l'air assez élégante pour son âge et était d'une silhouette raffinée. Elle s'appelait Edith Fang et était la mère de Cassandra.
« Salut maman! ».
Cassandra a immédiatement reconnu sa mère parmi la pléthore de personnes qui étaient venues chercher leurs proches, et a répondu à la salutation. Même si elle n'avait pas entendu la voix de sa mère depuis quatre ans, elle était trop familière avec celle-ci pour ne pas la reconnaître.
Edith Fang avait déjà plus de 40 ans, mais elle paraissait plus jeune que son âge. Il était évident qu'elle s'était fait beaucoup de peine pour prendre soin de sa peau et de sa silhouette, car à la regarder, on ne pouvait pas lui donner plus de 30 ans. Son visage reflétait un sourire affectueux et ses yeux brillaient de joie lorsqu'elle regardait Cassandra. On pouvait facilement croire que ces deux étaient des jumelles. Tellement, elles avaient toutes les mêmes expressions sur leurs visages. En effet, elles avaient passé quatre longues et épouvantables années sans se voir et chez l'une comme chez l'autre le manque était très profond. Pour beaucoup, il était difficile d'imaginer la douleur de rester loin de sa famille pendant si longtemps, surtout de vivre loin de sa mère. C'était une retrouvaille aussi agréable que nostalgique aujourd'hui, mais quand Cassandra quittait, à l'époque elle n'avait tout simplement pas d'autre option.
Cassandra a joyeusement accouru vers sa mère en laissant tomber la valise au sol. Elle a placé ses mains autour de son coud et l'a fortement resserrée dans ses bras. Elle ne souhaitait plus jamais s'éloigner de sa mère. Dès qu'elles sont entrées en contact, les larmes ont inondé le visage de Cassandra, et l'émotion l'a remplie à tel point que même sa voix tremblait.
« Maman, je suis enfin de retour! Tu m'as beaucoup manqué! ».
Elles se sont embrassées et ont ressenti l'une comme l'autre la chaleur familiale. Il y a quatre ans, Cassandra avait épousé Lionel Tang pour faire plaisir à sa mère. Elle a enduré toutes les conditions difficiles et le comportement radical que la famille Tang lui avait imposé, toutefois elle a finalement réalisé son rêve d'étudier à l'étranger.
Pendant ses quatre dernières années d'études à l'étranger, elle n'avait pas le droit de contacter les membres de sa propre famille. Pour Cassandra, la personne la plus importante de sa vie était sa mère, c'est pourquoi elle lui avait tellement manqué. Elle n'en revenait pas au fait qu'elle pouvait de nouveau revoir physiquement sa mère après tout ce temps. Pouvoir la palper et revoir son visage lui a apporté beaucoup de joie.
« Maintenant tu es de retour, et c'est tout ce qui compte pour moi, mon bébé. Tu es enfin de retour. »
La propre voix d'Edith Fang tremblait et était chargée d'émotion. Aucune d'elles ne pouvait contenir le flot de larmes qui jaillissait de leurs yeux. Edith a regardé sa fille et ne pouvait bien la voir à cause de l'abondance des larmes. C'était vraiment sa Cassandra. Sa Cassandra était enfin à ses côtés. Edith Fang haletait, mais aucun mot n'a pu sortir de sa bouche. Cassandra elle aussi était sans voix lorsqu'elle a vu sa mère en larmes, bien que son visage reflète un sourire complice.
La brève retrouvaille a été interrompue par la sonnerie du téléphone de Cassandra. À contrecœur, elles se sont relâchées pour essayer de se remettre. Essuyant ses larmes avec sa manche, Cassandra a profondément inspiré et a fouillé dans sa poche pour récupérer son téléphone.
Inconsciemment, elle a levé la tête et a regardé sa mère lorsqu'elle a vu le nom de l'appelant apparaître à l'écran. Elle a ensuite retourné le téléphone afin que sa mère puisse aussi voir ce nom, comme pour lui demander indirectement si elle devait décrocher cet appel. Quelque chose d'étrange s'est produit dans les yeux d'Edith Fang, mais elle a rapidement dissimulé son visage et a regardé sa fille.
« Maintenant que tu es revenue, il y a des choses auxquelles tu ne peux plus échapper. Tu n'as pas d'autre choix que de les affronter, mais réponds d'abord à l'appel », a déclaré posément Edith Fang. Cassandra a hoché la tête, a décroché le téléphone et a placé le téléphone sur son oreille. Une voix forte mais douce lui a parlé.
« Cassandra, j'ai une réunion très importante aujourd'hui. C'est pour cette raison que je ne pouvais pas venir te chercher, mais j'ai instruit au chauffeur de venir te prendre à l'aéroport. »
L'homme qui parlait au téléphone était Horace Tang, son soi-disant beau-père, le père de son mari Lionel.
« Oh, c'est bon. Ma maman est déjà là pour me chercher, donc je peux revenir seule. Ça ne vaut pas la peine de déranger le chauffeur », a-t-elle aussitôt déclaré. Il parlait d'une voix polie, mais méfiante, un peu comme s'il s'adressait à une parfaite inconnue, et non à quelqu'une dont il était le beau-père depuis quatre ans. Il était évident qu'elle ne considérait pas cet homme comme un membre de sa famille.
« Je suis fier d'entendre ça, donc je n'ai plus de soucis à me faire au sujet de ton transport. J'ai pris des dispositions pour que nous dînions ensemble ce soir. Passe donc un peu de temps avec ta mère maintenant. Je sais que vous ne vous êtes pas vues depuis longtemps. »
Horace gardait toujours son ton doux et affectueux, comme c'était le cas avant.
« D'accord, à plus tard. », a dit Cassandra, puis a raccroché le téléphone. Elle a essayé de faire comme si cet appel ne l'avait pas marquée et comme si entendre la voix de son beau-père ne l'avait pas émue. Elle a remis le téléphone dans sa poche et a fait comme si de rien n'était. Elle s'est fermement accrochée sur le bras de sa mère comme un enfant qui attendait de voir quelle serait la prochaine réaction surprise de sa maman.
« Maman, allons-y. J'ai tellement de choses à te dire. »
Edith a regardé sa fille de façon aimable. Elle savait que les quatre dernières années écoulées avaient été difficiles pour Cassandra, mais elle ignorait à quel point sa fille avait souffert pendant cette période. Le simple fait de savoir que sa fille avait souffert tout ce temps lui brisait le cœur. Elle n'a pas fait allusion à l'appel d'Horace et ne s'y est non plus mêlée en posant des questions. Tout ce qu'elle souhaitait pour sa fille, était de la voir mener une vie heureuse, c'était ce qu'elle désirait toujours.
Cassandra et Edith se sont installées sur le siège arrière de la voiture qui les attentait. Pendant le voyage, Cassandra a comblé sa mère avec des histoires drôles et des choses intéressantes qui lui étaient arrivées pendant ses années à l'étranger. Edith écoutait attentivement, rigolant parfois ci et là à entendre certaines histoires de sa fille. Voyant son sourire jovial après quatre ans, les yeux d'Edith ne pouvaient s'empêcher de rougir à nouveau. Elle se sentait coupable.
Elle savait que Cassandra n'était pas heureuse du fait qu'elle l'ait mariée au fils de la famille Tang, mais voyant que sa fille avait enfin réalisé son rêve d'étudier à l'étranger, elle se rendait un peu moins coupable. L'objectif académique de Cassandra était sa seule consolation.
« Cassandra, dis-moi. Pendant tes années à l'étranger, as-tu eu à...? ».
La voix d'Edith s'est estompée et elle n'a pu s'empêcher de faire des grimaces, car elle savait qu'elle n'avait vraiment pas le droit de lui poser cette question.
Le beau sourire de Cassandra a soudainement disparu lorsqu'elle a deviné ce qu'elle demandait. Le visage du bel inconnu a traversé son esprit et lui a soudainement rappelé la nuit de leur rencontre sexuelle passionnée. Cassandra a rougi et a pris peur.
« Maman, bien sûr que non! De quoi parles-tu? ».
Cassandra a posé sa main sur celle d'Edith pour la réconforter. Elle semblait mal à l'aise, mais juste pour un instant, sauf qu'Edith ne s'en est pas aperçue. Calmement, elle a souri à sa mère pour surmonter la panique en elle.
« Cassandra, je suis vraiment désolée. Si nul n'était ma faute, tu n'aurais pas eu à... ».
Les yeux d'Edith Fang se sont remplis à nouveau de larmes. Le sentiment mitigé entre le passé effroyable et le présent glorieux provoquait une avalanche d'émotions qu'Edith ne saisissait pas, cependant, sa fille l'a immédiatement interrompue, avant même qu'elle ne puisse achever la phrase.
« Maman! Tout cela fait partie du passé et c'était mon propre choix. Maintenant, j'ai une vie décente et je vais être encore plus heureuse à l'avenir. S'il te plaît ne te fais pas de soucis à mon sujet. »
Cassandra tenait fermement la main de sa mère. Elle ne voulait pas qu'elle se sente coupable des choses qui ne pouvaient plus être changées. Cassandra était de retour et tout irait bien.
Oui, elle n'avait vraiment pas le choix dans son mariage. C'était une situation qu'elle ne pouvait pas contrôler. Cependant, cela ne voulait pas forcément dire que sa vie devait être une tragédie. Le mariage était simplement une partie de sa vie, et elle avait encore beaucoup d'autres choses sur lesquelles elle devait se concentrer.
Elle croyait fermement que tant qu'elle pouvait travailler avec ardeur et atteindre une certaine position de force à l'avenir, elle pouvait se libérer de toutes ses entraves et mener une vie heureuse avec sa mère.
Pendant ce temps, dans la suite présidentielle d'un grand hôtel, deux amants s'amourachaient sur un grand lit rouge.
Ils avaient passionnément eu des rapports sexuelles et prenaient une pause. La femme, allongée de façon séduisante sur le lit, a fait la moue à l'homme d'une voix très douce.
« J'aurai appris que Cassandra est de retour? Hein? Après quatre ans? ».
L'homme s'en est moqué et a reniflé.
« Ça ne veut rien dire. Pourquoi te fais-tu de soucis? »
L'homme était presque à bout de souffle après une intense activité sexuelle, mais il a eu du mépris et de la froideur dans sa voix en entendant le nom de sa femme.
« Bien sûr, je m'en soucie. C'est ton épouse, Lionel. »
Toutefois, l'humeur de la femme s'est tout de suite allégée après avoir constaté l'attitude de mépris de Lionel vis-à-vis de sa femme, et son ton de chant le reflétait.
« Elle n'est qu'une marionnette. Elle ne sait rien de toi », a déclaré Lionel avec un sourire sur son visage. L'homme n'a pas eu le temps d'attendre sa réponse. Il l'a fait simplement se retourner sur son dos et a commencé à l'embrasser passionnément pendant que ses mains exploraient les autres parties de son corps. Instinctivement, elle a rapproché son corps du sien et a gémi de façon séduisante. L'air dans la pièce a recommencé à s'assimiler à celui d'un sauna.