[ Natacha MASSOCK ]
La prochaine fois, je porte plainte pour harcèlement ! Ce type va me rendre folle, il va me rendre folle. Je ne cesse de lui répéter que rien ne m'intéresse que je ne souhaite rien à avoir à faire avec lui mais il persiste et jure que je vais céder. Il ne sait pas que nous sommes rien pour jurer car en jurant nous jurant en tant qui ? Au nom de qui ? N'est ce pas c'est Dieu qui nous a crée et qui est seul juge et maître sur nos vies alors qui sommes nous pour jurer ? Dieu ?
Assise dans ce resto en face de mon collègue, je viens d'effacer le énième message de FOTSO. Mon collègue me regarde interloqué mais je lui dit que tout va bien en parlant de lui je vois clair dans son jeu mais dommage pour lui je ne suis pas intéressée j'irais voir la personne qui l'a envoyé me "séduire" la remettre en place, c'est intolérable ! Au même moment, je vois Serge entrer dans le resto accompagné d'une femme mais c'est qui cette femme ? Je garde mon calme alors que mon regard et celui de mon mari se croisent. Il me fait un sourire et s'installe avec cette femme à une table. Il lui parle et elle rit comme une imbécile à ses blagues. Je nage en plein délire, il joue à quoi là ?
Je continue mon repas "tranquillement" en jetant en coup d'œil furtif à ce qui se passe à leur table.. Non, je ne rêve pas la main de cette femme se trouve actuellement sur la main gauche de mon mari. Mais quel conne ! Elle ne voit pas qu'il porte une alliance ? Excédée, je demande à mon collègue de demander l'addition et continue d'observer leur table du regard mais avant toute chose, je demande un café noir au serveur qui me l'apporte. Je me lève et vais en direction de leur table qui est sur mon chemin pour accéder à la sortie, je fais bien exprès de passer à coté de leur table et stimule un geste maladroit ce qui fait que le contenu de ma tasse de café se retrouve sur le pantalon de monsieur. Hey Naty tu as bien cadré deh pile sur ses instruments d'homme.. Serge redresse sa tête et me regarde furieux..
Serge (s'essuyant avec une serviette) : t'es folle ou quoi ? Tu aurais pu me brûler !!
Moi (avec le sourire) : désolé chéri mais je n'ai même pas fait attention et puis je ne savais pas que tu étais là (me tournant vers la femme) par contre je suis pressée je vais devoir y aller
Serge (furieux) : ce costume coûte la peau des fesses !!
Moi : j'ai demandé un café noir bien chaud comme l'amertume mais bon je ne vais même pas pouvoir en profiter c'est dommage.. Comme je te l'ai dit je suis pressée aurevoir bonne journée
C'était plus fort que moi fallait que je le fasse ! Ce type me prend vraiment pour une conne, il croit quoi que je suis faite en bois ? Je me dirige vers le bureau de papa et entre sans même toquer, j'aime mon père mais là il abuse ! Je sais qu'il n'aime pas Serge et que depuis des années il voit comme un bon à rien mais là il va trop loin..
Papa : oh c'est pour ton bien ! Je vous ai mit sur le même projet pour que vous appreniez à faire connaissance. Il est sympa non ?
Moi : attends je rêve ? C'est toi qui m'encourage à l'adultère maintenant ?
Papa : tu vas bientôt divorcer il te faudra un HOMME a tes cotés et..
Moi (me bouchant les oreilles) : mais papa est ce que tu t'entend parler à l'instant précis ?
Papa : MASSOCK verra ce qu'il a perdu c'est tout
Moi : je vais en parler à maman
Papa (en panique) : pourquoi tu veux lui dire ? Tu n'es pas obligé de le faire ?
Moi : elle est au courant non ?
Papa : pfff c'est bon j'ai compris ! Mais ne dit rien à ta mère, je veux t'aider et c'est comme ça tu me remercie ? Ingrate !!
Moi : moi aussi je t'aime papa !
Je lui fais un bisou sur le front et quitte son bureau. Papa vouloir me maquer avec un homme pour remplacer Serge si on m'avait dit ça un jour.. Je passe chez Jade prend mon petit-fils parce que tout compte fait je pense que le geste que j'ai eu ce midi va me coûter très cher donc mieux vaut que le petit soit là pour éviter les dégâts. Ma fille ne comprend pas mon envie soudain de prendre son fils en pleine semaine mais je la rassure en lui disant que tout va bien, elle me dit qu'elle vient aussi ça tombe bien. Ces enfants vont me rendre folles c'est quoi ce bazar ??
Moi : les enfants venez ici tout de suite !!!!
Ils arrivent tous à reculons parce qu'ils savent que chacun à sa part de responsabilités à sa hauteur. Ce salon ne ressemble à rien du tout. Avoir autant d'enfant en si peu de temps, je ne pensais pas y arriver un jour mais par la grâce de Dieu ils sont tous là aujourd'hui pour mon plus grand bonheur..
Moi : vous allez me ranger tout ça immédiatement et plus vite que ça !!
Nico (s'accrochant à ma jambe) : maman je veux rester avec toi..
Moi : ah non tu ranges tes camions comme tout le monde !
Ketsia : maman Nathan a dit que je suis moche !!
Claire : en plus, il m'a cassé la tête de ma poupée snif
Nathan : et toi t'as cassé ma voiture de CARS aussi !
Ketsia : je vais dire à maman ce que tu m'a fait à l'école !!
Maman : ça suffit ! Je veux voir ce salon propre (leur montrant l'horloge) quand l'aiguille sera sur le 7 si tout n'est pas clean vous aurez à faire à moi c'est clair ??
Eux : oui maman
Les enfants tous couchés. Leur père est rentré sans m'adresser la parole, je couche mon petit-fils et sors de sa chambre. J'entre dans la mienne et tombe sur Serge qui met sa main devant ma bouche pour étouffer mon cris de surprise. Je l'observe, le type est fâché très fâché même.. Il me prend par le bras et me fait asseoir sur mon lit puis se met à faire les quatre cent pas la main sur son menton..
Serge : tu m'explique ce qui s'est passé au resto ?
Moi : je n'ai pas fait exprès !!
Serge : j'étais sur une grosse affaire et toi tu viens faire tes trucs de gamines sous notre nez
Moi : excuses moi de vous déranger dans votre baise du regard !!!
Serge : hein ? Mais tu es folle ma parole fais toi soigner
Moi : t'as passé tout ton déjeuner à la dévorer du regard ne nie pas !!
Serge : tu sais quoi Naty j'en ai marre ! Ça fait plus de 20 ans, plus de 20 ans que je te cours après ! Toutes ces années pendant lesquelles je me suis toujours efforcé d'être celui que tu aimerais que je sois mais je vois ça ne sert à rien
Moi :
Serge : je n'en peux plus de te courir après et de faire ce que je finis toujours par regretter après. Je vais signer les papiers et nous libérer. Tu peux garder la maison on s'arrangera pour les enfants !!!
Il s'en va et quitte la pièce. Serge vient de dire quoi ? Il va signer, il va signer les papiers.. Et puis c'est quoi cette histoire comme quoi il court après moi je.. MERDE !! Je me laisse glisser au sol et comprend l'ampleur du mot divorce..
[ Serge MASSOCK ]
J'espère que ça l'a fera réagir parce qu'honnêtement je n'en peux plus ! Je crois que c'est depuis que j'ai posé mon regard sur elle dans son village le jour de notre 1er mariage que ces papillonnement au ventre ne m'ont plus jamais quitté mais tu ne peux pas aimer une femme comme j'aime la mienne et en être toujours au même niveau ! Pourtant avant ce qui s'est passé avec Jade tout allait bien notre mariage marchait comme sur des roulettes, comment avons pu en arriver là ?
Des pleurs se font sentir dans la chambre de l'enfant, ils s'intensifient j'ai comme l'impression qu'il va s'étouffer je me dirige alors vers sa chambre et le trouve entrain de crier de toutes ses forces d'après ce que j'ai pu comprendre il aime le bruit.. Mais là je pense qu'il a du faire un cauchemars. Je tourne les talons et pense à aller chercher sa mère ou sa grand-mère mais finalement je me dis que je peux, que j'en suis capable.. Je fais demi-tour et tend mes bras vers son lit mais me rétracte par la suite puis réitère l'opération à nouveau. Je le porte et bizarrement il arrête tout de suite de pleurer. Je m'assois sur la chaise qui est près du lit et le berce tout doucement..
Moi (essuyant ses larmes) : chut ça va aller..
Bébé (les yeux grands ouverts) :
Moi : t'es bruyant dis donc mais très mignon tu vois c'est beaucoup mieux quand tu ne pleure pas
Bébé : hihiiii
Moi : t'es un coquin toi krkrkr
_ : il aime bien qu'on le berce en lui caressant les pieds en même temps..
Sa mère vient de faire son entrée dans la pièce au même moment, je me lève pour lui remettre son bébé mais une fois que je veux le mettre dans ses bras il se remet à pleurer, on réiteire l'opération une deuxième fois c'est pareil, une troisième fois aussi
Jade : je crois qu'il aime beaucoup les bras de son papi
Je la regarde mais n'osant pas soutenir mon regard elle baisse les yeux en triturant les mains comme le fait sa mère. Je ne dis rien et me rassoit sur la chaise le bébé dans les bras. Il a son pouce dans la bouche et commence doucement à s'endormir, je le berce avec la même douceur et ferme les yeux. Un bisou baveux a attérit sur mon front je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux je sais qui l'a fait..
Jade : merci papa snif merci snif je t'aime.
Quand on aime on écoute les conseils ce qui est loin d'être son cas. J'ouvre les yeux parce que je sais que ma femme vient de s'asseoir près de moi, elle me regarde avec un grand sourire en se pinçant les lèvres. Elle a quoi à se pincer les lèvres comme ça celle-là ? Sa fille sort et ferme la porte derrière elle. Naty et moi chuchotons pour éviter de réveiller le petit..
Naty : un des plus beaux jours de ma vie
Moi : c'est toi qui eu l'idée pour Andrew ?
Naty : non c'est Jade..
Moi : ah d'accord..
Naty : le jour où je t'ai vu allongé sur ce lit d'hôpital et la façon dont tu me regardais j'ai vu ce que j'avais refusé de voir à l'époque..
Moi : quoi donc ?
Naty : que tu m'aimais..
Moi :
Naty : j'ai pris peur surtout quand tu m'avais ouvert ton cœur dans ce resto.. je ne me suis jamais sentie à la hauteur
Moi : c'est plutôt moi qui ne me suit jamais sentie à ta hauteur.. je manque de confiance en moi dès qu'il s'agit de toi, je deviens fou..
Naty : tu ne devrais pas, tu n'as rien à craindre pourtant
Moi : je sais que tu es resté par pitié
Naty : non jamais mais..
Moi : je t'ai forcé la main, j'ai tout fait pour que tu tombes amoureuse de moi.. et aujourd'hui voyons les choses en face tu ne t'y retrouve plus tu..
Naty (mettant son doigt sur mes lèvres) : dépose l'enfant on va parler
Bizarrement, je peine à déposer cet enfant. Il a toujours son pouce dans la bouche et tiens un doigt à moi de l'autre main avec tellement force que je peine aussi à l'en défaire, il est beau ce bébé.. Naty me prend par la main et nous fait sortir de la chambre. Elle marche mais passe sa chambre et se dirige vers la mienne. Elle ouvre la porte, me demande de m'allonger ce que je fais et viens s'allonger près de moi sans un mot. Je ne rêve pas ma femme et moi sommes dans le même lit, Naty est là avec moi près de moi enfin à 1 mètre de moi mais bon.. Elle se tourne vers moi..
Naty : je ne veux pas divorcer..
Moi : moi non plus..
Naty (anxieuse) : tu as vraiment signer les papiers ?
Moi : non..
Naty (timidement) : je peux venir me coucher sur ton torse ??
Moi (avec le sourire) : bien sur..
Naty : tu peux enlever ton tee-shirt ?
Moi : euh oui si tu veux..
J'enlève mon tee-shirt et lui ouvre mes bras. Elle hésite à s'approcher puis ferme les yeux j'ai l'impression que c'est une grande épreuve pour elle, je l'encourage et la rassure comme je peux mais elle finit par se retourner et s'allonger en me tournant le dos. Je soupire et m'apprête à remettre mon haut quand je vois sa tête se poser délicatement sur mon torse puis sa main quelques centimètre plus loin. Je suis comme figé par ce que je suis entrain de vivre, elle s'accroche à mon torse comme une bouée de sauvetage. J'encercle alors de mes bras tandis que je sens ses larmes couler sur mon torse nu..
Naty : je voulais juste sentir ta chaleur ne m'en veux pas..
Moi : on parlera après.. Je t'aime mon cœur
Naty : je t'aime aussi.
Personne ne peut comprendre si tu n'as pas vécu ce par ce quoi nous sommes passés pour en arriver où nous en sommes aujourd'hui, personne ne sait à quel point j'aime ce petit bout de femme. Pour l'instant je profite de ce moment et prie intérieurement pour qu'il ne finisse jamais.. Le chemin est encore long mais on y arrivera.. Mais cette fois-ci pour de bon.
[ Aboudoulaye KEITA ]
Cette femme n'est pas sérieuse ! Ça fait 1 semaine qu'elle est partie et ne décroche aucun de mes appels, oui cette femme n'est pas sérieuse. J'ai beau envoyer des textos et appels, elle m'ignore totalement ce qui a le don de m'énerver au plus au point.
Il y a semaine Siga est passé à la maison afin de me faire essayer sa nouvelle collection. Mais j'ai été claire quant à savoir que je ne tolérais plus qu'elle me fasse du rentre dedans, je me suis excusé auprès d'elle si je lui ai laissé croire le contraire. Au moment même, elle se jeta sur moi et tenta de m'embrasser. En la repoussant, un vase se brisa et Nassara entra au même moment et nous trouva : les boutons du chemisier de Siga pour la plupart défaits et moi entrain de remettre la ceinture qu'elle avait essayé de défaire..
Nos enfants alertés par ce vacarme sortent de leur chambre mais voyant la situation y retourne au même instant..
Nassara (me fixant) : Siga prend tes affaires et sort de chez moi !
Siga (se tournant vers moi) : Abdoulaye tu ne dis rien ?
Moi : écoutes Siga prend tes affaires et vas t-en s'il te plaît
Siga (croisant les bras) : pourquoi faire le dur comme ta femme est là ? Tu oublies que tu m'a dis vouloir prendre une deuxième femme ??
Moi : tu interprète mal ce que je t'ai dit ! Donc prends tes affai..
Siga (me coupant) : tu retournes ta veste parce qu'elle est là hein
Nassara : bon ça suffit !!
Elle ouvre la porte d'entrée, prend les affaires de Siga, cette dernière par les cheveux et les fait sortir puis referme la porte. Siga nous insulte et se met à tambouriner contre cette dernière pendant ce temps je regarde ma femme qui me fixe toujours du regard, j'entends sa respiration d'ici.. Je m'approche d'elle mais elle refuse que je la touche et continue de me regarder comme pour essayer de déceler une réponse à ses questions..
Nassara : tu oses ? Chez nous en plus ??
Moi : ce n'est pas ce que tu crois je vais tout expliquer..
Nassara : tu t'apprêtais à coucher cette femme avec nos enfants juste à coté.. Mais merde (la voix basse) qu'est ce que je t'ai fais ??
Moi (m'approchant d'elle) : elle a sauté sur moi je t'assure
Nassara : laisse tomber !!
Me plantant là, elle se dirige vers notre chambre. Je la suis et trouve qu'elle a sortir une valise où elle met ses sous vêtements sans même regarder ce qu'elle fait. Elle pleure, ses gestes sont bâclés et fragiles. J'ai beau lui demander pardon et lui demander de s'asseoir pour discuter c'est peine perdu elle ne veut pas m'entendre. Ma femme m'a toujours été fidèle, je n'ai eu jamais de soucis à me faire de ce coté là, Nass est une perle..
Moi : bébé je suis désolé
Elle sort et claque la porte derrière elle. Depuis elle est partie habitée chez son fils et ne veut plus aucun contact avec moi mais ce n'est pas possible c'est ma femme et j'ai besoin d'elle alors quitte à laisser mon orgueil de coté, je vais le faire. Je sors de chez nous et marche jusqu'à chez lui, monte les escaliers et sonne à la porte. C'est lui qui ouvre la porte surpris de me voir, il est comme hébété..
Souley : pa..pa
Moi : ta mère est là ?
Souley : euh oui entres..
Il s'excuse auprès de moi et me dit qu'il va la chercher. Je m'assois sur un canapé en attendant qu'elle arrive ce qui ne tarde pas à arriver. Elle s'avance vers moi le bébé dans ses bras puis me fait face mais préfère jouer avec le bébé que de m'écouter parler..
Moi : Nass tu m'écoutes ??
Nassara : tu vois comme il est beau ce bébé ?
Bébé : bibibii babababa hihihihi
Nassara : oui mon amour t'es un coquin hein
Bébé : krkrkrkrkrkr
Nassara (joyeuse) : tu aimes les chatouilles de mamie hein
Moi : reviens à la maison s'il te plaît
Nassara : oohh oui c'est le petit-fils à sa mamie hein tu as tout d'un KEITA toi mais j'espère que tu ne prendra pas le comportement de goujat de ton grand-père sinon on ne va pas s'entendre
Bébé : hihiiii bababab bababaaa
Le bébé me regarde, son regard est intense puis il cherche à me toucher, il cherche mon contact. Mon regard croise celui de ma femme qui sourit. Alors pousser par je ne sais quel force, je me lève et elle aussi. Elle me tient le bébé que je porte dans mes bras et qui semble très content de me voir, il bouge de partout et se met à vouloir attraper mon collier qui est à mon coup pour jouer avec.. Je suis tout ému. Malgré le rejet que je lui ai infliger, ce petit m'aime, il m'aime..
Son père entre et sort son portable pour immortaliser le moment, il me demande l'autorisation je le lui la donne en hochant de la tête, il nous prend en photo et me dit qu'il me les enverra par MMS..
Moi : tu aimes le bruit toi un vrai KEITA toi
Nassara : hum on sait de qui il le tient
Moi : hihiii c'est vrai.. Nass je..enfin..
Nassara : on parlera à la maison
Moi (surpris) : tu rentres ? Vraiment ??
Nassara : oui car Allah a entendu ma prière.. on parlera après KEITA !
Moi :
Elle s'éclispe et revient avec sa valise puis prend des affaires du petit et me dit qu'on peut y aller apparemment son père n'y voit aucune obligations. Je suis plutôt content mine de rien, mon petit-fils est toujours accroché à moi comme une sangsue. Ma femme me regarde avec un sourire aux lèvres que je ne saurais décrire pendant que nous marchons pour la maison, elle passe sa main autour de ma taille et pose sa tête sur mon épaule tandis que nous continuons tranquillement notre marche, mon petit-fils dans les bras..
Quant à son père, ma position ne change rien. Il a fait un choix qui ne va pas dans mon sens ce qui vient de se passer ne change rien mais si ça peut rendre ma femme heureuse alors je le suis aussi..
[ Jade Keita ]
Le geste que papa a eu envers mon fils m'a émue. Je ne pensais pas que ce jour arriverai un jour même s'il ne me parle qu'il accepte enfin son petit fils est plus important.. On sonne à la porte je me demande qui ça peut bien être. Je me lève et tombe sur Léa qui me regarde avec un sourire en coin. Je la fais entrer et vais chercher des rafraîchissement depuis l'épisode avec mon cousin Demba nous n'étions plus en contact..
Léa : je suis désolée.. je n'aurais pas du réagir de la sorte..
Moi : c'est vrai mais j'aurais du me douter pour mon cousin
Léa : je ne te parle pas de lui mais depuis ce qui s'est passé ce soir là je n'aurais pas du t'abandonner tu as fait un choix mais mon devoir est de t'assister
Moi : par devoir ?
Léa : non par amour.. L'amour d'une soeur qui regrette énormément
Moi : tu m'a manqué..
Léa : le régime c'est pour quand ??
Moi : pfff ! Viens plutôt par là
On se prend dans les bras et pleurons un bon coup à ce jeu là il y en a pas une pour rattraper l'autre. Je me mets alors à lui raconter les péripéties de mon bébé qui est encore chez mes parents et ma vie entre mon travail et la maison qui n'est pas chose simple. Elle me raconte ses cours et les amis qu'elle y a rencontré..
Léa : un vrai fou il pensait vraiment que j'allais lui donner pff
Moi (tordant de rire) : tu lui a donné le numéro du pasteur ??
Léa : ben oui au moins quand il me verra il aura peur de moi
Moi : non je suis au sol ! T'es une tarée !
Léa : je déteste ce genre de mec qui se croit au dessus de tout ça me rend dingue
Moi : il était comment physiquement ?
Léa : pardon je ne veux pas de problèmes avec KEITA hein
Moi : ah mouff que ça fait quoi ? Balance la doc dis donc
Léa : assez grande taille plutôt mignon
Moi : c'est tout ? Mais décris moi sa tête il est musclé ?
Léa : mais pourquoi tu veux savoir je ne vais jamais le revoir ! Calle l'affaire !!
On sonne encore à la porte eh ben j'en ai de la visite. Je me lève et tombe sur Sylvain, on se fait la bise, je le débarrasse de ses affaires et entrons au salon. Léa se retourne et le regarde avec de gros yeux..
Léa (dépitée) : toi ???
Sylvain : eh ben pour une surprise c'est une surprise
Léa : qu'est ce que tu fous là ?
Sylvain : hey doucement ma puce chaque chose en son temps
Moi : attendez vous vous connaissez ?
Sylvain : bien sur c'est ma femme krkrkr
Léa : ta femme ? Laisse moi rire plutôt mourir vieille fille que de devenir ta femme !!
Moi : j'ai raté un épisode on dirait
Léa : c'est lui le gars le gars du numéro.. D'ailleurs il fou quoi ici ?
Moi : c'est lui mon frère..
Léa : QUOI ??????
t
Elle est mignonne quand elle fait semblant, nous sommes assis depuis plus deux heures entrain de parler de tout et de rien, Sylvain n'arrête de charrier Léa qui fait celle que ça ne touche pas, ils sont trop mignons tous les deux. Mais bon, je connais Léa, un gars comme lui ne peut pas l'intéresser, ce type est trop prétentieux parfois je me demande si ça ne le saoule pas à force de jouer à l'irrésistible..
Sylvain (à moi) : tu as des news de Laureen ?
Léa : tu la connais d'où toi ?
Sylvain (moqueur) : j'aime quand tu te montre jalouse
Léa (se levant) : je vais y aller !
Sylvain : moi aussi faut que j'y aille
Léa : pfff
Sylvain : je te dépose si tu veux..
Léa : j'ai deux jambes Gloire à Dieu donc jusqu'à preuve du contraire je peux marcher seule !!
Sylvain : finalement je pense que je vais rappeler le pasteur tu ne penses pas ??
J'éclate de rire ce type est trop drôle. Ils continuent à se charrier pendant un long moment avant de finalement quitter la maison ensemble sous le rire de mon frère qui ne la lâche pas d'une semelle. Je l'appellerai dans la semaine pour lui dire de se calmer un peu car Léa n'est pas du tout comme les filles qu'il côtoie mais connaissant Sylvain ça ne va pas être une mince affaire, sacré Sylvain..
[ Jade MASSOCK ]
En ce moment, je n'ai plus une minute à moi entre mon travail, mon bébé, mes tâches domestiques et mon devoir d'épouse j'ai énormément de choses à faire et honnêtement je n'en peux plus. Nous sommes samedi et exceptionnellement je n'irais pas au répétitions de la chorale l'après-midi mais plutôt à la réunion de prière du matin de 10h à 12h avec les frères et sœurs. C'est une réunion de prière où se réunissent les jeunes en particulier c'est la sœur Fleurielle qui dirige ce moment. Nous commençons par les chants d'adoration pour finir par enchaîner par les divers sujets de prières qui nous ont été soumis. Nous finissons dans la joie et la bonne humeur quel plaisir d'être entre frère et sœur..
Fleurielle : ça fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu à la prière du matin ?
Moi : avec le bébé ce n'est pas évident tu sais
Fleurielle : hum je me doute bien. J'ai vu ton frère Sylvain faut beaucoup prier pour lui
Moi : je le fais chaque jour que Dieu fait et je l'exhorte mais tu connais le phénomène j'y vais avec douceur
Léa : il faut surtout de la patience avec lui
Moi (me tournant vers elle) : tu ferais mieux de t'y coller
Léa (avec le sourire) : je préfère te le laisser !!
Depuis qu'ils se sont vu la dernière fois, c'est la guerre entre eux. J'ai beau parler à mon frère en lui disant d'y aller doucement avec elle mais ce type est buté il jure qu'elle finira par tomber coûte que coûte hum il ne sait pas à qui il a affaire en tout cas. Je salue les frères et sœurs et me dirige vers l'appartement des parents de Souley car sa mère m'a fait promettre de passer à la maison avec mon fils. Effectivement, mon fils y est souvent son père aussi mais moi jamais sans lui dans la mesure où mes rapports avec sa mère sont très délicats surtout depuis le séjour d'une semaine qu'elle a fait à la maison j'ai cru que j'allais finir folle !
Elle a passé tout son temps à me critiquer et à me dénigrer devant mon mari qui ne savait plus à quel sein se vouer. Quand je lui ai demandé de faire sortir sa mère de la maison, il m'a clairement fait comprendre que je pouvais rêver et quoi qu'il arrive et il ne mettrait jamais sa mère à la porte à cause de mes « caprices ». J'ai pris sur moi et je n'ai plus rien dit. J'ai juste préparer mes affaires et j'ai fini la semaine chez mes parents tranquillement, j'ai préféré la fuite plutôt que de l'affronter, je l'avoue..
Maman Souley : donc depuis tu n'a jamais cuisiner de thiéboudienne (plat sénégalais) à ton mari ?
Moi (excédée) : peut-être parce que je ne sais pas le faire !!
Maman Souley : ben faut apprendre alors c'est simple. Toute sénégalaise qui se respectent savent faire ce plat
Moi : ah..c'est bien alors !!!!
Maman Souley : garde des aires de petites prétentieuse pour toi ! Je suis ta belle-mère à ton avis je sers à quoi ?
Moi : mais..
Maman Souley : ah tais toi et va plutôt commencer à découper les oignons !! MARIAMA ????
Je suis chez mes beaux-parents depuis ce matin et la mère de Souley me prend la tête sur tout : ma façon de me tenir, d'éduquer mon fils, de tenir ma maison, ce que je cuisine..
Mariama : oui tantie.. (à moi) Salut Jade
Moi : salut Mariama
Maman Souley : tu sais dans quel compartiment j'ai rangé la viande de mouton dernièrement ?
Mariama : dans le deuxième avec les frites il n'y avait plus de place dans le compartiment viandes
Maman Souley : merci ma fille c'était juste pour savoir toi tu connais entretenir une maison ! Viens montrer à ta belle-soeur comment on fait à manger pour son mari
Mariama (confuse) : euh..j'ai des des devoirs et..
Maman Souley : laisse moi tout ça ! Tu crois que je n'ai pas été à l'école comme toi ? Tu es enfermée dans cette chambre depuis deux heures fais une pause tu n'es pas un surhomme que je sache !
Cette femme me casse les pieds, je ne comprends pas son acharnement sur moi et maintenant elle prend cette fille pour me montrer comment cuisiner à la sénégalaise. C'est vraiment un affront pour moi, tous le monde sait que Mariama est sa préférée, la belle-fille parfaite mais elle n'est pas obliger de m'infliger ça !!
Mariama (hésitante) : on va découper les oignons ensemble et je te montrerai le reste après ok ?
Moi (la fixant du regard) : ok c'est partit
Maman Souley (découpant la viande) : je disais à Jade qu'il n'était pas normal que son mari vienne chez moi pour manger sénégalais, c'est même intolérable
Mariama : ah mais tantie elle n'est pas sénégalaise c'est normal faut la comprendre aussi..
Maman Souley : et alors ? Quand on part en mariage on s'accoutume des habitudes du pays de son mari c'est ça le mariage ce n'est pas seulement faire les enfants et s'appeler Madame KEITA !!
Mariama :
Maman Souley : quand je disais à Souley de te choisir voilà que maintenant il peine pour manger à sa faim. Eh Allah heureusement que sa maman est chérie est là pour rectifier le tir hein..
Je sors d'une réunion de prière pour venir me faire insulter par ma belle-mère qui aujourd'hui a décidé de me rendre folle. Je récite les psaumes dans ma tête et donnerait tout pour ne pas faire ce que j'ai en tête depuis qu'elle a ouvert la bouche.. Seigneur aide moi à résister à la tentation.. Je sais que ta parole me demande de résister mais toi-même tu vois devant quoi je suis confrontée donne l'assurance et la force nécessaire pour arriver.. Je me redresse et reprend contenance devant une Mariama un peu maladroite par moment j'avoue la déstabiliser avec mon regard, je rectifie le tir et lui sourit pour qu'elle se détende un peu. Fut un temps où elle me faisait peur mais je dois avouer que Souley m'a démontré par A+B qu'il m'aimait et qu'elle ne l'intéressait pas puis de son coté elle connaît sa place donc ça va. Nous terminons de préparer le repas dans la joie et la bonne humeur malgré les remarques de ma belle-mère qui me laisse à 37.
Je prends mon bébé et nous rentrons à la maison avec les gamelle que sa grand-mère a fait pour son père. Il nous accueille et prend son fils dans les bras pendant que je me charge de ranger ce que j'ai ramené et de disposer la table pour le dîner. Souley donne le bain à son fils alors j'en profite pour appeler maman et lui raconter ce qui s'est passé aujourd'hui avec ma belle-mère, elle me dit qu'elle va en discuter avec elle dès demain. Hum tu sauras qui est Natacha MASSOCK ! Mon mari vient s'installer avec mon fils en pyjama qui s'impatiente déjà de ne pas manger eh l'enfant-ci va me rendre dingue. Je me lève sers Souley qui se réjouit devant le plat de chez LUI ! Il mange avec avidité et ne cesse de me féliciter car il sait que j'y ai participé au moins il m'encourage c'est l'essentiel.
Souley : le vrai goût hum
Moi (regard en coin) : pourquoi habituellement il n'y a pas de goût ?
Souley : oh bébé je n'ai pas dit ça. C'est juste que manger sénégalais me manque c'est tout
Moi : je sais ta mère me l'a bien fait comprendre
Souley (relevant la tête) : qu'est ce qui s'est passé encore ?
Moi : rien rien j'ai même cuisiner avec Mariama elle est sympa cette fille
Souley : oui elle garde souvent Djibi tu sais ? Elle est vraiment adorable
Moi : hum j'ai vu ça. Elle m'a même proposer son aide pour m'alléger les week-end on verra bien.