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La marques des anges

La marques des anges

Auteur:: Matthea
Genre: Romance
Jordan, pilote de moto revient après 2 ans d'absences, sur le circuit. Il est bien décidé à rester bien concentré sur sa saison mais c'est sans compter sur une rencontre qui va mettre ses bonnes résolutions de coté. Ava, une belle blonde, pétillante, mais qui a un passé qui dirige encore sa vie. Va-t-elle réussir à vaincre son passé, ses peurs ?

Chapitre 1 Le retour

Jordan

Tandis que la musique d'Imagine Dragon me coupe du monde réel, je me visualise le circuit, chaque les lignes droites, chaque virages. On me tape sur l'épaule, j'ouvre les yeux, enlève mes écouteurs, je me lève me dirige vers ma moto mets mon casque tout en écoutant les dernières recommandation et les encouragement de mon équipe. L'adrénaline commence à arriver dans à s'encrer en moi comme à chaque fois, ça y est je suis prêt. Prêt pour 45 min de courses, 30 tours.

- Aller champion, tu nous défonces tout. Commencer 10 ème ce n'est rien, tu peux remonter rapidement. N'oublie pas tu reviens après un certain temps, fait leur un rappel de qui tu est. Me dit mon chef de team, je hoche la tête et pars me mettre en place.

Je suis sur place, enfin je retrouve le circuit, l'adrénaline, le bruit des moteur, l'odeur de cuire, de pot d'échappement. 2 ans, je suis parti 2 ans, des nouveau ont pris place, je les connais de nom et je les ai vu lors des essaies, des réunions et des meetings. Ils sont bon, des bons pronostiques, des bons chrono, mais je sais que je peux être meilleur. Je dois être meilleur ! Ça y est le départ est lancé, je pars me couche premier virage déjà deux de doubler, deuxième virage deux de plus. Je suis 6 ème maintenant c'est la guère, Vinales est devant moi, il est bon, il a pas mal de victoires à son actif. Les tours s'enchaînent, plusieurs des concurrents sont tombés, d'autres ont eu des long lap. Je suis toujours derrière mais Vinales fait une petite erreur, j'arrive à trouver une brèche et le double, je suis 5 ème faut que je réussis à bloquer mes arrières le tout en attaquant devant. Au bout de 2 tours j'attaque mais mon adversaire se défends. Je fais plusieurs essais mais au bout d'un moment je vois mon concurrent dérapé, je l'évite de justesse. Je souffle dans mon casque pour reprendre ma concentration. J'ai eu de la chance ce coup là, j'entends dans mon casque que le concurrent n'a rien de grave et que je suis dans un bon jour, je souris mais je dois rester focalisé sur mon objectif. Je dois finir la course. Il ne reste plus qu'un tour si je veux attaquer pour finir 3 ème c'est le moment, mais Mir se défend. Je passe la ligne d'arriver et fini 4 ème, il me manquai un tour et j'aurai pu être troisième. Je rentre dans les stands, mon équipe m'accueil, j'enlève mon casque et prend un truc à boire. Je vais féliciter le premier, quand il me voit, il sourit et se dirige vers moi.

- Alors ça fais quoi de revenir et de voir mon joli petit cul. me dit Johann en me serrant dans ses bras.

- Félicitation mec, mais prend pas la confiance je reviens juste. Demain c'est toi qui verra mon beau boule. Nous éclatons de rire, les photographes nous demande une photo, nous prenons la pose , répondons aux journalistes, puis allons nous assoir le temps qu'on appelle les gagnants.

Quand je suis dans mon camping car, je prends une douche, grignote un truc ou deux. Je réponds à des journalistes qui sont venue m'interviewer, c'est vrai deux ans peux paraître long, surtout dans notre milieu. L'après midi passe à une vitesse phénoménal, ma soeur vient me voir avec mes parents, nous discutons pendant un moment. Nicolas mon meilleur ami m'a aussi envoyé des messages, pour me féliciter. Nous partageons aussi bien nos réussites que nos défaites. Nos joies et nos peines, il est comme mon frère.

Le soir même, je suis accoudé au bar en attendant ma bière, un bras s'enroule au niveau de mes épaules pour me plaquer au niveau d'un torse. Je me débat gentiment puis Johann me relâche.

-Bon alors, ça va ? Pas trop fatigué d'avoir repris ?

-Ça va, j'avoue que demain je vais être mort mais bon on ne vit qu'une fois.

-Comment vas ta famille ?

-Ça va, ma soeur rentre en deuxième année de licence économique, mes parents vont bien et toi ?

-Ecoutes, j'ai pas à me plaindre, tout le monde va bien. Johann et moi nous sommes devenu rapidement ami, nous avons été dans la même équipe lors de mes débuts. Il connait mon histoire aussi et ma famille. Il a été présent, il nous a soutenu comme il a pu. Nous continuons à discuter, manger et boire tout au long de la soirée.

En fin de soirée le bar est pratiquement vide, c'est à ce moment là où une petite fusée blonde décide de rentrer dans le bar. Que dis-je une fusée, non une bombe, au long cheveux blond foncé, ses yeux d'un noir corbeau, sa bouche qu'elle pince qui je devine à l'air divine. Puis son corps, elle est mince mais sous son t-shirt, on voit sa poitrine généreuse plaqué par sa brassière de sport, mes yeux descendent vers son cul, rebondi, ferme. Putain, qu'est ce que j'aimerai la plaquer contre un mur là tout de suite. Elle ne semble pas voir le nombre de regard s'attarder sur elle. Elle passe devant moi pour se diriger vers un groupe de jeune, je regarde le groupe l'un des jeune se ratatine sur place. Je crois qu'il va passer un mauvais quart d'heure, elle lui fais un signe, le jeune se mets debout et commence à avancer vers la sortie. Quand ils passent devant moi, je l'entends l'engueuler, comme une mère fâcherait son môme, je pouffe de rire, heureusement pour moi elle ne le remarque pas. Apparement Maxime n'a pas l'âge, ni l'autorisation de boire, quand le barman essaye d'intervenir, elle mets ses mains sur ses hanches et le mets au défis de dire quelque chose. Elle est si petite qu'on a envie de la prendre dans sa poche mais son regard lui est bien menaçant. Elle n'a même pas besoin de dire un mots, le barman demande juste l'âge du gamin, elle répond d'un ton qui se veut poser mais qui trahis son énervement. 16 ans, merde, 16 ans le barman a servi de l'alcool à mineur, je comprends pourquoi elle est si énervée. Elle dit au barman que ça va aller pour cette fois mais que la prochaine fois vaut mieux qu'il demande l'âge du gamin avant de le servir.

-Oulà pas commode la frangine, me chuchote Johann.

-Tu la connais ? demandai-je surpris.

-Ava, ouais, son père est ciné, c'est lui qui m'a fait ma rééducation. Elle a un sacrés tempérament, elle est hyper active, elle ne sait pas tenir en place, elle est cool. Eh Ava ! l'interpelle mon ami. La blonde se retourne en entendant son prénom, quand ses yeux se posent sur nous deux, ses lèvres s'étirent en un sourire amical. Comment peut elle changer d'attitude en moins de 2 minutes et ce sourire. Ce sourire qui me donne envie de l'embrasser. Elle se dirige vers Johann tape dans la main de mon ami. Quand elle se détache son regard se pose sur moi. Mon ami nous présente, nos yeux se sont rencontrés sans plus se lâcher, je lui tends ma main, elle l'attrape, un frisson me parcourt tout le corps. Aucun de nous ne bouge, nous nous regardons sans dire un mot mais j'ai l'impression que milles mots sont dit à travers ses yeux. Ses lèvres appellent à être embrasser, son corps est un appel à la sensualité. Se rencontre t'elle de l'effet que produit son corps ? Je n'ose plus lâcher sa main de peur qu'elle m'échappe. Je ne veux plus que qui ou que ce soit m'échappe, mais un raclement de gorge nous interromps. Nous nous lâchons la main comme pris en faute, je passe une main dans mes cheveux. Mon pote pouffe de rire, je le fusille du regard, quand à Maxime lui aussi commence à rigoler, sa soeur elle se retourne vers lui.

-Qu'est ce que tu trouves drôle toi ? Le fait de picoler alors que tu es mineur ou le fait que tu as fait le mur alors que tu es puni ? Ah non ! Je sais, c'est le fait que tu as ton bac de français à la fin de l'année et que tu vas le foirer .

-Euh non, tu as raison, désolé Ava. Désolé Johann, je ne vais pas pouvoir rester, je dois ramener celui-là chez mes parents et prendre une douche. On se voit plus tard, passe prendre un café à l'occasion. Bye les garçons, toi, tu passes devant et en voiture. Dit-elle en montrant la sortie du doigt.

Ils partent tout les deux, et j'ai une vue imprenable sur son cul. Je la matte sans gêne, merde mon jeans devient trop serré là, j'essaye de me rajuster tout en essayant d'être discret. Mais au vu du regard de mon ami, je vois que c'est peine perdu.

-Eh bien elle t'a fais de l'effet la petite Ava, dit il en rigolant.

-Ta gueule Johann, dis je en me retournant vers mon verre.

-Oh aller, fais pas la tête. Promis je l'inviterai à prendre un verre avec nous la prochaine fois. Dit-il en me poussant légèrement.

-Ouais fais donc ça. Dis-je en bougonnant, connaissant Johann, il doit être déjà sur le coup. C'est pas que ça me dérange d'être sur la même fille que lui, mais s'il me dit qu'il la veut vraiment. Pas comme fille d'un soir mais pour se poser je vais pas m'interposer malgré ce que mon corps veut faire au sien.

-Mais...

-Mais ?

-Ecoutes Ava, est gentille, adorable. Si tu veux l'avoir, pas de soucis mais fais gaffe c'est pas le genre de fille dont tu as l'habitude de fréquenter.

-Ok, j'ai compris. Je vais me pieuter, je suis crevé, dis-je en avalant mon verre d'une traite.

-Ouais c'est ça. Bonne nuit mec. Me répond mon ami.

Une fois revenu chez moi, je caresse mon compagnon à 4 pâtes. Je files direction ma salle d'eau, prendre une douche, bien froide j'en ai bien besoin. Quand je repense à ce cul et cette bouche, cette poitrine putain il me faut une gonzesse là maintenant et rapidement. Je cherche dans ma liste de contact un fille à appeler, je tombe sur le prénom de Gabrielle mais je refuse, tout le monde mais pas elle. Je décide finalement d'appeler Julie, une brunette qui fera bien l'affaire, elle répond présente à mon invitation. Je mets un short en attendant, j'envoie un message à Nicolas mon meilleur ami. Il me répond immédiatement, je lui raconte l'histoire de la belle blonde que je viens de rencontrer. Je me promets que je vais essayer de la retrouver, j'aimerai tenter un truc avec elle, rien de sérieux. J'aimerai vraiment m'amuser avec son corps. J'aimerai la voir à bout de souffle, la voir jouir, gémir et voir crier de plaisir. Bon j'espère que mon invité va vite arriver parce que je vais exploser. Lorsque j'entends la sonnette, j'ouvre la porte, pas le temps de dire quoi que ce soit, que Julie se rue sur mes lèvres. Je l'attrape par la taille et la dirige vers le canapé. Ce qui est bien avec elle, c'est qu'elle sait toujours pourquoi je l'appelle et ça ne la dérange pas le moindre du monde. Pas de bla-bla rien que du sexe et putain qu'est ce que c'est bon ! Je la prend violemment pas le temps pour les préliminaires. Mes mouvements n'ont rien de délicats ou de tendre, ils sont brutes, primitifs. Mais c'est suffisant pour la faire gémir, que son corps se tende et qu'elle jouisse et moi avec. Une fois fini j'enlève le préservatif et pars me laver. Je signale à Julie de claquer la porte en repartant, elle me dit à plus tard avec un petit signe de la main. J'entends la porte claquer quand je rentre sous la douche.

Je me lave rapidement et files dans mon lit. Il va falloir que je me repose demain je passe la journée avec Chloé, ma petite soeur. Elle veut absolument m'emmener dans un café librairie. Ça fait 2 ans qu'elle me parle de son amie serveuse, d'après elle, elle est vraiment trop belle et gentille. Elle ne comprend pas pourquoi son amie est célibataire, elle veut absolument me caser avec depuis plus d'un an. Je ne sais pas qui tu es chère amie mais je suis désolé je ne suis pas ton prince. Après une journée bien chargé, je m'endors rapidement.

Chapitre 2 Un livre

Ava

Depuis une bonne dizaine de minutes, je suis en train de fâcher mon petit frère, il m'énerve, maman et papa lui ont dit qu'il était puni et qu'il devait réviser, mais non lui il sort avec ses copains. Max ne dit rien, je sais qu'il est en train de bouder, je me retourne vers lui et souffle.

- Max, tu vas m'expliquer à la fin ce qu'il t'arrive ?

-Mais rien à la fin, pourquoi tu chercher toujours la petite bête ?

-Je ne sais pas, Max, parce que tu es mon petit frère. Tu peux tout me dire, tu le sais ?

-A ma soeur, oui, mais à ma deuxième mère non.

-Comment ça, ta deuxième mère ? dis je surprise.

-Depuis qu'on est petit tu agis souvent comme une deuxième mère. Regarde comme au bar tout à l'heure, tu m'a foutu la honte de ma vie devant mes potes. J'ai cru que, comme nous nous sommes rapprochés, tu arrêterais ça, mais non.

-Oui, mais en même temps tu es inconscient, tu te rends compte si les parents t'avaient chopé ? Tu as eu la chance que ce soit moi qui t'ai vu dans le bar, alors tu étais puni et que tu devais réviser. Désolé pour l'engueulade mais j'y été obligé, il y avait Johann, il connait papa. Max... tu es mon petit frère je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Je sais, je fais ma maman mais pour ma défense c'est moi qui te garder quand on été petit et tu n'étais le mignon petit garçon qu'on raconte. Dis je le sourire aux lèvres, en repensant à nos après midi où l'on était ensemble. Je me souviens d'une fois où Max avait renversé du chocolat en poudre partout dans la maison avant de jeter de l'eau partout.

-Ok, j'ai compris, mais je te jure, j'ai rien. pfff... Souffle-t-il en regardant par la fenêtre. Rien qu'à sa façon d'être, je sais qu'il me cache quelque chose.

-Aller racontes. Dis-je en le bousculant légèrement.

-Ok... y a cette fille, elle est mignonne, trop même. - Elle est gentille, intelligente, mais...

-Mais elle ne sait pas que tu existes ?

-Comment tu fais ? Tu m'espionnes ? dit il en rigolant.

-Non mais j'ai vécu la même chose, pleins de fois en faite et je te connais. Tu lui as parlé ?

-Non, mais ça ne sert à rien. Elle ne s'intéressera jamais a un type de mon genre.

-Bah voyons, voilà pourquoi elle ne sait pas pourquoi tu existes. Donc au lieu de faire des conneries pour qu'elle te remarque, vas lui parler et surtout reste toi même, tu es beau, grand et fière. Plein de fille rêve d'avoir un mec comme toi, tu es gentil et attentionné, alors fonce te pose pas mile et une question.

-Ok, ok. Mais j'ai une autre question, on fait quoi pour ça ? me dit il en montrant mon père sous le porche, les bras croisés.

Putain même n'habitant plus avec mes parents et majeur, j'ai toujours la frousse quand il fait ça. Je regarde, mon frère et lui demande de me laisser parler, je réfléchi rapidement pour trouver une excuse. Nous sortons de la voiture, mon père s'avance vers nous, je lui invente une excuse, comme quoi mon frère est venu me voir pour un devoir et que nous avons bosser tard et qu'après nous avons été faire du sport. Je dis également que mon frère à pris sa douche mais pas moi. Mon père nous regarde à tour de rôle, puis hoche la tête pour approuver notre histoire. Ouf sauvé, il nous embrasse et nous dit de ne pas trop trainer. Mon frère s'assoie sur les marches devant la maison, je fais de même nous restons silencieux pendant un petit moment. Mon esprit divague vers ce fameux Jordan le copain de Johann, quand il m'a pris la main, mon corps a été parcouru d'un frisson. Ses yeux verts m'ont transpercés, m'ont mis à nu. Il est vraiment canon, il doit avoir beaucoup de filles qui lui tourne autour. Je suis sortie de mes songes par mon frère qui se penche vers moi, me remercie pour ce soir bien puis il m'embrasse et rentre se coucher. Je vais jusqu'à ma voiture puis repars à la coloc que je partage avec mes deux meilleures amies.

Arrivé à la coloc j'aperçois des lumières allumer à travers les volets. J'entre et aperçois Sarah en train de boire un café tout en se préparant pour aller à l'hôpital. Sarah est une belle brune, intelligente, nous nous sommes rencontrées à l'école primaire et depuis nous nous sommes jamais quittées. Je l'embrasse, demande où se trouve notre troisième coloc. Elle me dit juste rencard, je hoche la tête et pars me doucher, une fois sous l'eau, je repense a ce soir, heureusement que c'est moi qui est vu Max en sortant de la salle de sport. Mes parents sont cool mais tout de même, là, il abuse, il été puni et il devait réviser et tout ça pourquoi? Pour impressionner une fille à peine plus âgée que lui, mon frère n'est qu'un idiot mais je l'aime. Quand je sors de la douche je grignote vite fait un encas mais je suis interrompu par un sms, d'un numéro inconnu.

[Coucou grosse vache je t'ai manqué ?]

Oh non, cinq ans sans rien, comment elle a obtenu mon nouveau numéro, machinalement je regarde autour de moi. Je décide de ne pas faire attention ce sms, ça doit être une erreur, personne n'a pu lui donner mon numéro, ce n'est pas possible. C'est sur cette pensée que je pars me coucher. Mon réveil me fais faire un bon en sonnant, je l'éteins, je reste quelques minutes de plus dans mon lit et me lève pour me préparer. En entrant dans la cuisine j'aperçois Jade avec son casque sur les oreilles, le nez dans son café, je lui ôtes un écouteur et l'embrasse sur la joue. Jade ma deuxième coloc est une rouquine pulpeuse elle est magnifique. Elle relève la tête, ses yeux bleu endormi me fais dire qu'elle a encore veillé tard hier, elle m'embrasse et elle me sert un café, nous discutons comme chaque matin lorsqu'on se croise. Je lui raconte ma soirée, elle la sienne. J'évite de lui parler du message, je ne veux pas l'inquiéter. Je me refuse de revoir le visage de mes proches rongé par l'inquiétude. Je regarde l'heure, je me change rapidement et me presse pour ne pas être en retard à la boutique.

J'arrive pile à l'heure, je dis bonjour à mes collègues et commence à ranger les derniers livres que nous avons reçu. La journée est calme, nous servons plus de cafés, que nous vendons de livres. Je prends ma pause pour déjeuner et je m'installe en salle de pause.

[Encore en train de bouffer la montgolfière ?]

Ok là, c'est sûr, ce n'est pas un faux numéro, c'est bien elle. J'essaye d'appeler le numéro qui m'envoie des sms depuis hier soir, mais tombe sur un répondeur anglais. Bizarre, je retentrai plus tard, ce soir je ferai plus de sport. Juste pour me défouler, pas pour perdre du poids. Mais bien sûr tout le monde va te croire, grosse Ava. J'entends encore ses paroles, ses moqueries, ses remarques. Pendant 5 ans j'ai été tranquille, j'ai pu reprendre du poids et je commençais également à reprendre confiance en moi. Elle m'a mis plus bas de terre pendant plus de 3 ans comment une personne qu'on aime et qui dit nous aimer peut-elle nous faire autant de mal. Je me prends la tête entre mes mains, essuie une larme et après quelques minutes je repars travailler.

En fin de journée, mon patron arrive, nous salue rapidement, puis s'enferme dans son bureau. Bizarre généralement, il reste avec nous un petit moment, client ou pas client, il discute, sert des clients, mais là, rien. Pas même une blague sur mon jeans troué. Pierre mon collègue me rejoint après avoir servi son client.

-Tu sais, ce qu'il se passe avec le boss ? Me demande mon collègue, avec un petit sourire enfantin.

-J'allais te demander la même chose, c'est toi la commère pas moi.

-Tu peux parler t'es aussi commère que moi, dit il, nous éclatons de rire en même temps.

-Je vais aller voir, si je suis pas revenue dans 5 min appels les renforts ? dis je en partant en direction du bureau de mon patron en imitant un agent secret. Je frappe et attend un signale pour me dire que je peux entrer mais rien. Je rentre avec précaution.

-Boss, c'est moi Ava, je viens en paix. confessai-je en faisant un signe de paix en mode Star Trek. Mon regard parcourt la pièce, je trouve mon patron endormi sur son bureau. Je le secoue légèrement, il ne répond rien, il sent l'alcool à plein nez. J'ouvre la porte fais signe à Pierre de venir, lui demande une bassine, un café et de l'eau. Mon collègue m'apporte rapidement ce que je lui ai demandé, nous plaçons notre patron sur le sofa de son bureau. Notre employeur grogne mais se laisse faire, nous refermons la porte et retournons servir les derniers clients, tout en veillant sur lui.

Une de nos habitué, rentre dans la boutique au bras d'un garçon. Je ne fais pas attention et pars préparer sa commande de livres qu'elle nous à faite. C'est essentiellement des livres d'économie, je dépose sa commande au niveau de la caisse puis commence à ranger le bar à café pendant que Pierre s'occupe des clients. J'aide mes collègues sans m'occuper du reste car l'un de nous va devoir ramener notre patron chez lui. Je sursaute de surprise quand on me salue directement, alors que d'habitude on ne fait pas attention à moi surtout à coté de Pierre et de notre collègue Marine. Je me retourne et découvre Chloé notre habitué, à coté d'un homme. Il me regarde intensément, ses yeux verts me transperce, il se tiens à coté de Chloé. Son t-shirt noir moule tellement bien son torse qui nous laisse le plaisir d'entrevoir ses muscles. Chose aberrante, je suis jalouse de Chloé, pourquoi il faut que ce soit lui ? Pourquoi son regard ne me quitte pas ? J'essaye de me concentrer sur mon habitué, malgré son regard, mon amie me parle mais je ne l'écoute pas.

-Je suis désolée Chloé, je ne t'ai pas écouté. Dis -je gênée.

-Ahaha, c'est pas grave, ne t'inquiètes pas. Je te demandai, si tu avait reçu tout mes livres ?

-Ah euh oui, tout est là. Affirmais-je en tapant le carton remplis de livre.

-Tu es géniale. Tu vois J, c'est d'Ava que je te parlai, elle trouve toujours ce que je lui demande et j'adore sortir avec elle et les filles.

-Je vois, du coup, si je lui demande quelque chose, elle le trouvera ? demande Jordan, sans me quitter des yeux. Un frisson me parcourt l'échine. Pourquoi j'ai l'impression qu'il y a un autre sens dans sa question?

-Si c'est un manuel d'une moto ou autre chose, oui, et si c'est pour sortir elle tiens debout plus longtemps que n'importe qui sur la piste de danse, répond Chloé.

-Ça c'est bon à savoir. Dit-il en s'accoudant au comptoir.Oh merde, j'ai oublié de vous présenter. Jordan, Ava. Ava, Jordan, mon frère. Dit-elle, un sentiment de soulagement, prend vie dans mon être quand elle m 'a dit que c'était son frère. En regardant plus attentivement, ils ont la même couleur des yeux, leur sourire est le même et ils ont tout les deux la même couleur de cheveux.

-Oh mais on s'est déjà rencontrés, n'est ce pas ?

-Euh oui, c'est vrai hier soir. dis je tout à coup gênée, je tripote mon collier. Je suis sauvé par mon patron qui sort en titubant de son bureau.

Mon collègue l'aide à s'assoir et lui sert un café, en attendant je prend les clés de voiture de mon patron puis commence à rassembler ses affaires ainsi que les miennes.

-Pierre je vais ramener Daniel, chez lui dès qu'il aura fini son café.

-J'ai pas besoin d'une BABY-SITTER ! hurle mon patron. Je me place devant lui les mains sur le hanche.

-Non, mais tu ne conduiras pas bourré et puis je te laisse pas le choix. Dis je avec conviction, mon patron se relève rapidement faisant tomber sa chaise, surprise je fais un mouvement de recule. Je butte contre un torse, une odeur de cuire, de café et une autre odeur de je ne sais quoi. Un frisson me parcourt le corps, je n'ai pas à me retourner, je sais que c'est lui et non un de mes collègue. Il a posé ses mains sur mes épaules, il ne dis rien pourtant je vois Daniel reculer et capituler pour qu'on le ramène. Je vais pour me diriger vers la porte mais on me retient par le bras.

-Je t'accompagne,Chloé restera ici, quand nous reviendrons je la ramènerai.

-Pas question ! Je peux me débrouiller seule pour ramener mon patron chez lui.

-Ce n'était pas une question. Dit-il en fronçant les sourcils. Il donne ses clés à sa soeur et l'informe, puis prend mon patron par le bras et se dirige vers la porte. Il me fait un signe pour l'accompagner, je passe devant lui et me dirige vers le parking pour trouver la voiture de mon patron. J'ouvre la voiture de mon employeur, Jordan le pousse sur la banquette arrière, tandis que je monte coté conducteur. J'attend qu'il s'installe pour démarrer la voiture. Pendant quelques minutes le silence règne, mon voisin commence à manipuler la radio. Je lui tape la main pour qu'il arrête, mais il persiste à vouloir toucher l'autoradio.

-Arrête de toucher, cette fichu radio. Dis-je en grognant, il pouffe de rire mais arrête.

-Pourquoi, ça te dérange ?

-Daniel a horreur qu'on touche ses affaires.

-Pourtant tu touches sa voiture, son volant, sa veste et tout le reste; me répond mon voisin en grognant.

-Daniel est mon patron, ami et marié, il me connait depuis un moment et il a confiance en moi. Et d'ailleurs pourquoi tu as voulu m'accompagner ?

- Pourquoi pas ? Il est bourré et c'est un mec. me répond-t-il en bougonnant.

-Et alors ? Ce n'est pas la première fois que je le ramène saoul chez lui, d'habitude il est plus joyeux et on est arrivé. Tu peux m'aider à le sortir de la voiture ?

-Tu vois, tu as besoin de moi. Dit-il en faisant un clin d'oeil, tandis qu'il sort de la voiture, je souris face à sa remarque et prends les affaires de mon patron.

Nous le sortons de la voiture, puis nous nous dirigeons vers l'entrée de son immeuble. Je tape le code et ouvre la porte pour les laisser entrer. Nous montons dans l'ascenseur, tape sur le numéro de l'étage, nous montons en silence. Jordan tient mon patron dans ses bras pour éviter qu'il tombe, mais je sens la chaleur de son corps près du mien. J'essaye de faire abstraction de son corps, de son regard posé sur moi, de son sourire en coin. J'envoi un message à Pierre pour lui dire que nous sommes arrivé chez Daniel, il me répond instantanément en me disant qu'il va arriver pour nous chercher. Je préviens Jordan qui sort de l'ascenseur, j'ouvre la porte de l'appartement, je tombe nez à nez avec Karl, le mari de mon patron. Je le salue, il me demande si je connais la raison de l'ivresse de son conjoint, mais ma réponse négative, n'a pas l'air de lui plaire. Je fais signe à Jordan de laisser la main qu'il fait sans se faire prier. Karl nous demande si nous voulons boire un coup mais nous refusons. Nous disons au revoir au conjoint de mon boss et partons.

L'ascenseur nous descends au rez-de-chaussée, Jordan est juste à coté de moi, son sourire n'a pas disparu depuis qu'il a découvert que je n'étais pas le genre Daniel. Je peux sortir la chaleur de son corps, sa main frôle la mienne. Il se tourne alors vers moi, met ses deux mains sur la barre de la cabine autour de moi, ses yeux se plantent dans les miens. Il me scrute pendant un moment, comme s'il cherchait quelque chose. Ses yeux descendent sur mes lèvres, il mord les siennes. Ma bouche s'assèche immédiatement, mon rythme cardiaque s'accélère et une pression en bas de ventre se fait ressentir. Il est si proche que son souffle caresse mon visage, ses lèvres frôlent les miennes. Le ding de l'ascenseur nous surprends, nous nous détachons rapidement. Il passe une main dans ses cheveux, j'essaye de cacher mon visage rosie, nous sortons de l'immeuble sans un mot. Mon collègue le remarque et pouffe de rire, je lui lance un "ta gueule", qui ne fait qu'augmenter son hilarité, ainsi que celui du beau brun qui se trouve à coté moi. Jordan et lui montent à l'avant de la voiture, tout les deux discutes, je suis derrière le siège passager et flânes sur mon portable. Mon portable vibre dans ma main, mon frère vient de m'envoyer un texto.

[ Ava, tu sais que je t'aime toi =)]

[Je sais, tu lui as parlé alors ?]

[ouais je sors avec samedi =D Merci]

[Mais je t'en pris petit monstre]

Je souris devant mon téléphone , mon frère ce tombeur idiot que j'aime. Je sors de la voiture remercie Pierre, lui dis au revoir. Je vais pour dire au revoir à Jordan mais celui-ci fais un geste à mon collègue et m'attrape par la main. Mon collègue me fait un clin d'oeil alors que je me fais tirer jusqu'au coin de la rue.

-Mais tu vas me lâcher à la fin .

-Pourquoi tu as peur, princesse ? me questionne t-il tout en se retournant, ses yeux se soudent au miens.

-Je... je... Je n'ai pas peur. Dis-je en rougissant.

-Calmes toi, Johann et ma soeur vont arriver. Johann m'a envoyé un message me demandant ce que je faisais et ma soeur voulait aller manger une pizza. Alors quand Johann a su que j'étais avec toi, il m'a demandé de t'emmener.

-Mais qui t'a permis de décider pour moi ! En plus je n'ai même pas faim.

-Oh aller, viens t'amuser.

-Ok mais je mange vite fais et pas trop après je dois y aller.

-Ah bon et tu dois aller où ?

-A la salle je dois faire au moins une séance 2 heures et je dois ... je dois...

-Tu dois rien faire, alors viens t'amuser. Tu as un corps d'enfer, tu peux sauter le sport au moins une fois et je dois repartir après.

-Moi un corps d'enfer pas du tout et tu dois partir où ? dis-je presque suppliante.

-Allemagne, j'aime bien arriver en avance pour faire du repérage et je confirme tu as un corps d'enfer.

-Faire du repérage pourquoi ? demandai-je mais je n'ai pas pu avoir de réponse vu que nous sommes interrompu par Johann et Chloé.

Nous nous installons dans une pizzeria nous commandons, parlons de tout et de rien. Jordan est à coté de moi, Chloé en face à coté de Johann, qui sont tout les deux en pleine discussion sur l'économie, ne font pas du tout attention à mon voisin et moi. Mon voisin et moi discutons d'exercice de sport, lorsque nos copains commence à s'inclure dans la discussion. Jordan glisse sa main au niveau de ma nuque, me la masse, je retiens un gémissement de justesse. Tout en reprenant le contrôle de mon corps, j'essaye tant bien que mal de me défaire de son emprise, mais il me tient fermement et se penche vers moi.

- Princesse, laisses-toi aller. Ce soir reste avec moi s'il te plaît ?

-Mais j'ai pas envie, lâches moi. Pourquoi tu..tu n'arrête pas de m'embêter ?

-Je sais pas, j'aime bien, tu n'es pas comme les autres personnes que je fréquente. Et tu es sur le point de céder et de me supplier de t'emmener loin d'ici.

-Quoi ?! Je ... Je dois y aller. Dis je en me relevant rapidement, les joues en feu. Johann se retourne vers nous, mais je pars tellement vite qu'il n'a pas eu le temps de dire quoi que ce soit. Je suis suivi par Jordan, il m'attrape par la main et me retourne. Je me retrouve contre son torse, je lève la tête pour plonger dans ses yeux.

-Eh c'était qu'une blague. Souffle, reste zen. Dit-il en me caressant mon bras.

-Je ... je dois vraiment y aller. Dis -je en bafouillant.

-Avant que tu partes, calmes-toi ok ? Je suis désolé. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose parce que je t'ai énervé. Dit-il calmement, sa main toujours caressant mon bras. Je souffle et au bout de quelque minute j'arrive à me canaliser.

-C'est bon, je suis calme je peux partir maintenant ?

-Avant, donnes moi ton portable.

- Pourquoi ? demandai-je sur la défensive.

-Comme ça je pourrai te donner mon numéro, me dit-il avec un sourire ravageur, face à son sourire et son charme, je cède. Je lui tends mon téléphone, qu'il prend, il rentre son numéro, fait sonner le sien puis va dans l'appareil photo. Il me prend par l'épaule me colle contre son torse et prend une photo. Je me détache de lui rapidement, le visage rosie, je lui arrache mon téléphone et pars, tandis qu'il éclate de rire. Son rire me donne des crépitements dans le ventre, tandis que j'essaye de me concentrer pour retrouver ma voiture.

J'arrive à la coloc, j'embrasse mes deux colocs, leur raconte ma journée, ma rencontre avec Jordan, l'histoire de Daniel, j'évite de leur parler des message. Dans ma chambre, je repense a mon boss. Je trouve ça bizarre que Daniel soit venu totalement saoul au bureau, surtout que Karl n'avais pas l'air de savoir pour il était dans cet état . Je connais Daniel et Karl depuis 6 ans maintenant, depuis que Daniel m'a embauché, ils se sont tout de suite montrer adorable avec moi. Daniel avec ses petites blagues et ses conseils sur les mecs et Karl qui vient faire du shopping avec moi, ils sont super, nous sommes très rapidement devenu amis tous les trois. Ils m'ont accueilli dans leur vie et quand je me suis retrouvé au plus mal, ils étaient là, tout comme Pierre, Sarah, Jade, ma famille et depuis 2 ans Chloé. Puis mon esprit divague vers Jordan, ses yeux verts sont à tomber, son sourire qu'on a envie d'embrasser, de mordre. J'imagine ses mains sur mon corps, sa bouche sur la mienne, je commence à me caresser le corps, mais me stop et me fais violence à ne pas penser à lui. Je prends mes affaires de toilette, une bonne douche froide s'impose. Mais avant de partir je reçois un sms, je l'ouvre.

[Ça fait quoi d'être aussi ronde qu'une montgolfière ? Montgolfière !]

Changement de programme, j'enfile mes affaires de sport, mes écouteurs, je dois aller courir pour éliminer la pizza et tout le reste. Mes deux amies me demande si je vais bien, je leur souris et leur confirme que je vais bien mais que j'ai juste besoin de courir. Au bout d'une bonne heure de courses, je m'arrête devant la salle de sport, j'hésite à rentrer, mais je me décide à y rentrer. Je fais des exercices depuis une quarantaine de minutes, la fatigue commence à se faire ressentir, je m'apprête à sortir quand un type m'interpelle. Nous parlons un peu et à la fin il me demande mon téléphone, mais je refuse poliment. Mais qu'est ce qu'ils ont tous à la fin à me demander mon numéro ? Deux mecs dans la même soirée c'est beaucoup trop, surtout pour moi. C'est vrai j'ai du ventre, une poitrine imposante, de grosses joues.

Je rentre à la colocs, prends une douche et je vais me coucher. Une fois dans mon lit, malgré la peur qui traine depuis le début de la journée, la fatigue se fait ressortir, mes yeux se ferment tout seuls. J'entends mon portable vibrer, mais je n'ai pas la force de vérifier, ou plutôt je n'ai pas le courage.

Chapitre 3 Gabrielle

Jordan

[Bonne nuit, miss. Envoies-moi la photo de nous deux stp =)]

J'attend une réponse mais rien, me dites pas qu'elle dort déjà? Je tourne dans mon lit depuis 1h, même après une séance de sport de deux heures, j'arrive pas à dormir, je pense trop à elle. Elle et son sourire qui me donne envie de l'embrasser, ses yeux qui communiquent plus qu'elle ne pense, ses joues qui rougisse d'un rien. C'est fou, aucune fille m'a autant fait de l'effet. Alors, lorsque Johann m'a envoyé un message, pour savoir ce que je faisais, j'en ai profité pour lui proposer une pizza avec Chloé et Ava. Je voulais juste prolonger la soirée, la voir un peu plus longtemps. Heureusement pour moi, son collègue a décliné mon offre de venir avec nous. Un frisson est de nouveau apparu quand je lui ai tenu la main et son visage rouge quand j'ai approché le mien, je me suis fais violence pour ne pas l'embrasser. Quand, nous discutions à table, que je n'ai pas pu m'empêcher de lui faire ce massage au restaurant. Elle a voulu m'échapper, j'ai eu une sensation terrible, le fragment d'une ancienne angoisse a refait surface mais au final j'ai réussi à obtenir son numéro et depuis ce moment là je souris comme un idiot.Ma soeur et mon ami ne se sont pas gênés pour me le dire, ils se sont foutu de ma tronche tout au long où l'on était ensemble. Je ne sais même pas pourquoi j'ai voulu l'accompagner à ramener son patron ? Si je sais, je ne supportai pas de la savoir seule avec cet homme. Rien de la savoir seule avec un mec j'ai envie d'hurler ou de frapper quelqu'un . Alors quand j'ai su qu'il n'était pas libre et surtout qu'il ne jouait pas dans la même catégorie, j'étais à deux doigts de la plaquer contre la parois de l'ascenseur. Si le ding de l'ascenseur ne nous avait pas surpris, je l'aurai embrassé c'est sur, elle mordait sa lèvre inférieure et ses joues qui commençai juste à rougir. Je n'ai pas réagi comme ça depuis...depuis jamais, je ne suis pas comme ça. Je drague, je prends, j'oublie c'est tout et dans quelque cas je rappelle juste pour un coup. Mais avec elle, je ne peux pas me permettre de faire ça. Premièrement c'est une copine de ma soeur et deuxième mon pote Johann m'a dit que c'était une gentille fille, quelqu'un de bien et j'ai l'impression qu'elle n'a pas conscience comment elle est. J'ai une sensation qu'elle cache quelque chose. Je me demande à quoi ressemble ses yeux quand elle est excitée ? Et son visage devient t'il rouge de plaisir ? Eh merde je bande dur là, il faut soit que je me trouve une fille qui lui ressemble à baiser là maintenant, soit aller la voir pour la prendre là maintenant. Mais je dois surtout arrêter de penser à elle !! Comme hier je fais défiler mon répertoire à la recherche d'une fille qui va satisfaire mon désire mais je n'en trouve aucune à appeler.Comment une fille que j'ai rencontré il y a 48H peut-elle me faire autant d'effet ? Elle, la belle et douce Ava, je souffle en fermant les yeux et essaye de trouver le sommeil.

Dès de notre départ pour le circuit, mon équipe et moi, nous avons discuter de tout, de la futur course essentiellement. Je parle avec Ahmed de ma position sur la moto quand je reçois un sms, je sais qui me l'envoi. Depuis que je lui ai envoyé le premier messages à Ava, nous avons pas arrêté de parler, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par message. Cette fille vit pour les livres, le sport et le café. La plus part de ses photos sont des livres qu'elle a lu c'est impressionnant, nous parlons de beaucoup choses. Elle s'intéresse à moi et surtout à ma passion, elle pose beaucoup de questions et vis versa. En l'espace de quelques jours nous nous sommes écrit des centaines et des centaines de messages Je monte dans notre maison mobile pour boire après ma séances hebdomadaire de musculation. Je files sous la douche, pour retourner sur le circuit, pour que je puisse enfin piloter, pour les essais, je n'attend que ça depuis que je suis ici. L'appréhension et l'adrénaline commencent à me gagner, comme avant chaque essais, chaque courses. Je sors de la douche puis enroule une serviette autour de ma taille, un bip retenti, qui indique un message. Je l'ouvre sans perdre de temps. C'est fou mais je suis devenu accrocs à nos échanges. Elle est vraiment drôle, intelligente et oh mon dieu quand elle m'envoie des photos, elle est trop canon, je suis sûr qu'elle ne s'en rend même pas compte.

[Devinette, qui a deux pouces et qui est tombée en panne]

[Tu es toute seule ?

Tu as besoin d'aide ?

Ma soeur peut venir t'aider]

[ Toute seule comme une grande Mais le dépanneur arrive dans 20 min]

[Ok, cool. Si tu veux ma soeur peut venir te chercher et te passer ma voiture.]

[Oh ne t'inquiètes pas, je suis à deux pas de l'hôpital.]

[Quoi ??? Comment ça près de l'hôpital? Qu'est ce que tu vas faire à l'hôpital? Tu es blessé? ]

[Non, ne t'inquiète pas. Je vais bien. Je vais piquer la voiture à ma meilleure amie. ]

[Ah Ok cool. Je dois y aller. Regardes moi dimanche]

[Promis, écrase les tous !!]

Ses encouragements m'ont remontés à bloc, je vais les pulvériser, les écraser. Elle ne peut pas regarder les essais, vu qu'elle bosse, mais rien que de savoir qu'elle va regarder la course, je suis à fond. Je mets mes écouteurs, choisi une musique et me mets en mode concentration. Muni de mon casques et mon équipement, je me place dans le stand, m'isole et visualise le circuit chaque ligne droite, virage. Je fais signe à la caméra, quand elle passe devant moi, au fur et à mesure j'ai appris qu'il faut toujours être amical avec les caméras. On me signale que c'est mon tour, je monte sur la moto et me prépare. Mon premier essai n'est pas très concluant, j'ai glissé dans un virage. Les autres essais se passent bien et finalement je suis dans la Q1, je suis content. Je parle avec mon équipe de la moto, de mes sensations, de la météo. Malgré ma chute, j'ai pas trop de douleur, ni trop de blessure que des égratignures. Les médecins, ont validé, que tout va bien. Quand je remonte dans ma maison mobile, je me pose dans le sofa et prends mon portable. Je remarque plusieurs message de ma soeur, ma mère, mon père, je réponds à ma famille. Nicolas, m'a aussi envoyé de message, il me charrie sur ma chute, me dit que je passe plus de temps par terre, que sur la moto. Je rigole à sa bêtise, lui répond dans le même genre et file de nouveau sous la douche. J'attends qu'Ava finisse de travailler pour pouvoir l'appeler, je veux savoir le fin mot de l'histoire pour sa voiture et je veux lui dire que je suis dans les premiers. Après avoir pris ma douche et manger un morceau, je regarde l'heure et envoie un message à celle qui occupe mes pensées depuis quelques jours. Je guette l'apparition d'une réponse pendant quelques minutes mais rien, je réitère ma demande mais je reste toujours sans réponse. Mais qu'est ce qu'elle fou, elle m'a dit qu'elle finissait tôt aujourd'hui. Et pourquoi je réagi comme un puceau quand ça la concerne ? Ça me soule, je lance mon téléphone sur le sofa puis souffle, j'entend quelqu'un rentrer et s'assoir. J'ouvre un oeil et vois une vieille connaissance qui me regarde.

- Qu'est ce que tu fou là Gabi, tu n'as pas quelqu'un à martyriser ? Dis-je en grognant.

- Moi aussi, je suis heureuse de te voir jolie coeur, me répond-t-elle avec un sourire aux lèvres, d'un air séducteur.

- Gabri...

- Ok, je suis venu pour parler de tout et de rien, et faire des choses plus intéressantes aussi. Dit elle en glissant en doigt au long de mon bras.

- Arrête. Grognais-je, en lui enlevant la main de mon bras.

- Oh aller! Ça fait 2 ans que tu ne donnes plus de nouvelles et là tu reviens sans le dire à personnes. Tu m'as manqué à moi !

- Je l'ai dis aux principaux intéressés et tu n'en fait pas parti, ou du moins plus parti et tu sais très bien pourquoi.

- Ok sympa...dit-elle en levant les yeux en l'air.

- Tu veux que je te dise quoi après ce que tu as fait ? Commençai-je à m'énerver.

- Je te l'ai dis, je suis désolée. Je ne voulais pas que ça se termine comme ça ! Je te signale aussi que je ne parle plus à ta soeur !

- Comme ça ? Ne plus lui parler ? Mais tu veux quoi ? Que je te pardonnes ? demandai-je rageusement, je passe une main dans mes cheveux avant d'ouvrir la porte - Jamais, je ne te pardonnerai, maintenant sors de là. Je dois me reposer. Ne viens plus jamais me voir.

Gabrielle part sans un mot, la tête baissé, jamais je ne lui pardonnerai, elle a pratiquement foutu en l'air ma vie et celle de ma famille. Je verrouille la porte et me laisse tomber sur le lit, je souffle quelques minutes pour apaiser mon corps et ferme les yeux. Je regarde mon portable mais toujours pas de nouvelle de la belle blonde.

Par contre, des messages de Nico ça j'en ai un paquet, je lui raconte ma rencontre avec Gabrielle. Il me répond de rester concentrer et qu'on en reparle quand on se voit. Il me fait rire aussi en disant que je dois me trouver une gonzesse qui doit me réconforter après ma chute. Je l'envoie bouler gentiment. Je m'endors avec la rage au ventre comme bien souvent depuis 2 ans, mais cette fois-ci en plus je suis déçu et inquiet de ne pas avoir de réponse d'Ava.

Des flashs apparait dans ma tête, mon père assis la tête entre les mains, ma mère en larme, ma soeur allongée dans un lit. J'ose m'approcher mais mon père se lève rageusement et me pousse dehors, je me réveille en sursaut comme d'habitude depuis 2 ans. Je me lève pour regarder l'heure sur mon portable rester dans le sofa, 6h, je regarde mes messages et souris en voyant qu'Ava m'a répondu. Elle me dit que sa voiture est en panne et qu'il faut changer un joint ou un truc comme ça. Elle s'excuse pour la réponse tardive. Puis elle me parle de sa soirée, m'envoie une photo d'elle au bar, elle a dans la main un verre, elle a mis une robe noir, avec un décolleté à tomber, rien qu'en la voyant en photo je bande. Putain, est elle au courant de son sex appeal ? J'ai juste envie de retourner là bas pour aller la voir et la prendre là, maintenant. Je défile les messages qu'elle m'a envoyé, je vois des photos d'elle avec ma soeur, d'elle avec ses amies. Sur l'une d'elle, je remarque qu'elle ne sourit pas, mais je n'y prête pas attention. Sur la dernière, elle a retrouvé son sourire, elle a les yeux brillant, elle est dans les bras de ma soeur. La prochaine fois, je participe à leur soirée, je veux voir Chloé s'amuser et si je peux passer de temps avec la belle Ava. Je dis pas non.

Direction une douche froide, pour revenir en mode concentration. Concentration, Jordan, concentration !

Je me prépare, mets mes écouteurs et choisi une musique pour me concentrer. Mon équipe me salue, je fais de même et pars m'isoler. Au bout d'un moment, on me fait signe, ça y est, c'est à moi de jouer. Je suis le meilleur, je suis le meilleur, je suis le meilleur. Je répète inlassablement mon mantra pour me motiver. Mon équipe m'encourage aussi. La course commence, les tours défiles, je dépasse plusieurs concurrent et me fait aussi dépasser mais le dernier tour arrive et quand je passe la ligne d'arriver je suis quatrième. Je fais un signe de félicitation au gagnant et repars dans mon stand. Je fais le point avec mon équipe, va voir la remise des prix. Je participe au débriefing, réponds aux journalistes puis retourne dans ma demeure de la semaine. Lorsque je sors de la douche, j'entends la sonnerie de mon téléphone qui signifie un appel, je décroche rapidement.

- Tu as été génial ! Même si je n'ai pas compris grand chose. Dit-elle, sans même un bonjour ou autre. Je sens qu'elle sourit et son sourire est communicatif.

- Ava! A qui tu parles ma chérie ? Demande une voix d'homme derrière elle.

- Merci, mais tu n'es pas seule ? Tu es avec ton mec ? demandai-je, j'ai un noeud qui vient d'apparaître.

-Non je suis avec ma famille, mon père voulait voir la course aussi, du coup je suis en famille. Mais j'ai eu peur, quand ils ont montré ta chute, j'espère que tu n'as pas trop mal ?

-Ah cool, non ça va ne t'inquiète pas, je n'ai que des égratignures.

-Ah ouf, je suis rassurée. Dit-elle, nous continuons à discuter pendant un moment, nous rigolons, de tout et de rien. Nos échanges sont tellement simple, sans prise de tête, je sens que la belle blonde se détend à chacun de nos échanges. Elle fait plus de blague, montre qu'elle s'intéresse à ma vie, ma famille, je sais qu'elle est sortie avec ma soeur hier soir et qu'elle se sont beaucoup amusées. Ma soeur à l'air de beaucoup l'aimer, Chloé m'en parle depuis 2 ans, de la gentille et rigolote serveuse du café. Elle a oublié de me dire que cette serveuse est à tomber et qu'elle est un putain de rayon de soleil à elle seule. Mais j'ai toujours la sensation qu'elle cache quelque chose et une photo que ma soeur m'a envoyé m'a mis la puce a l'oreille. J'ai l'impression qu'elle a maigrie en l'espace de quelques jours, sur cette photo elle regardait son portable avec une mine inquiète. Elle ne m'en a pas parlé, ce n'est peut être pas important, mais j'ai un mauvais pressentiment. Nous raccrochons, lorsque ma mère m'appelle, surement pour me féliciter et me demander des nouvelles. Je réponds à toutes ses questions concernant ma course, ma chute, mais je suis surpris qu'elle me pose des questions sur Ava. Elle me demande si elle est gentille, si elle est du genre à s'attirer des ennuis, plus elle pose des questions, plus je commence à comprendre pourquoi elle m'en pose autant. Elle a peur, je la comprends, moi aussi j'ai peur, mais nous sommes différents d'il y a deux ans. Je suis différent, je ne laisserai plus personne faire de mal à ma famille. Je rassure ma mère, puis raccroche en lui disant comme chaque fois depuis deux ans un je t'aime.

Je prépare mes affaires pour repartir, je retourne voir mon équipe qui pour un verre. J'envoie une photo à la belle blonde, de moi avec verre de bière à la main. Mon meilleur ami, m'appelle pour me féliciter tout en me rappelant que je suis arriver que quatrième. Cet enfoiré, s'est comment me faire partir au cas de tour. Je le charrie sur le fait que lui ne fait de la moto le dimanche.Nous rigolons pendant un moment, puis je lui promets de l'appeler un peu plus tard. Nous sommes ami depuis la primaire et depuis on ne s'est jamais quitté. Ce type est l'une des personne que j'aime le plus au monde, c'est mon frère. Même si nous nous voyons pas aussi souvent que nous le voudrions. Nicolas et moi nous arrivons toujours à garder contact. Il y a deux ans il a été plus présent que jamais, aussi bien auprès de moi que de ma soeur.

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