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La lune rousse

La lune rousse

Auteur:: PHILBERT PATERNOSTER
Genre: Loup-garou
Jeanne est une adolescente ordianaire, elle a peu d'amis, elle va à l'école (et elle déteste ça), elle a trois frères triplés qui feraient tout pour protéger leur petite sœur. Elle est tout comme les autres à un détail près : tout le monde autour d'elle sont des loups-garous, des vampires, des anges, des géants, des dragons, des sorcières... De toute façon, ce ne sont pas des êtres de ce monde. Elle devra, avec son partenaire et ses amis, recruter des alliés pour la guerre à venir, pourtant, en plus de tout, elle découvre quelque chose qui va changer toute sa vie. Le sort de Jeanne est écrit dans la lune rousse.

Chapitre 1 Surprise !

« Joyeux anniversaire Jeanne! Réveille-toi maintenant! » Au petit matin, tandis que je savourais encore ma grasse matinée, j'ai entendu mon frère Claude me crier à l'oreille. J'ai gémi et couvert ma tête avec mon oreiller pour essayer de me débarrasser de lui.

« Va-t'en! J'essaye de dormir! » J'ai crié à travers l'oreiller, même si j'étais sûre que ma voix sortait étouffée. Peu de temps après, j'ai entendu Louis, l'aîné des triplés, me demander de manière taquine :

« Eh bien, si tu ne te lèves pas tout de suite, on va devoir te forcer à le faire. Tu es sûre que c'est ce que tu veux? » Au lieu de lui répondre, j'ai tourné la tête dans l'autre sens.

« Très bien Jeanne! Tu ne nous laisses pas le choix alors », a dit Liam, le plus jeune avant que tout ne devienne étrangement silencieux. Juste au moment où j'étais sur le point de vérifier ce qu'ils avaient l'intention de faire, je me suis retrouvée sur le sol avec trois énormes lourdauds sur moi. J'ai gémi désespérément quand leur poids m'a écrasée.

« Pourquoi êtes-vous si cons? », leur ai-je crié lorsqu'ils ont finalement réussi à me lâcher. Je ne pensais pas vraiment ce que j'avais dit ; je ne pourrais jamais. Bien qu'ils soient très ennuyeux, ce sont les meilleurs frères qu'on puisse avoir.

« Parce que nous t'aimons, petite conne! », a fortement répondu Louis alors qu'il se reposait sur ses coudes, tout en me regardant avec un sourire taquin. Oui, et il était censé être le plus mature. Malheureusement, pas du tout.

« Allez, lève-toi maintenant! L'école commence bientôt et maman t'a préparé un petit-déjeuner d'anniversaire surprise. » Je les ai regardés comme s'ils étaient stupides (ce qu'ils étaient), qu'ils pensaient que cela allait me faire bouger.

« Est-ce que je ne peux pas rester à la maison? C'est mon dernier jour de toute façon, alors où est le problème? », leur ai-je demandé en me mordant la lèvre, essayant de m'empêcher de rire, puisqu'ils portaient des chapeaux de fête colorés.

Ils ont fini par me persuader de me lever. Cependant, cela n'a pas été facile. Il a fallu me convaincre, et surtout, me soudoyer avec des biscuits. Je me suis lentement levée avant de me diriger vers la salle de bain et de prendre une douche rapide. Une fois que j'ai terminé, je suis sortie et me suis changée. Je me suis approchée de mon miroir pour examiner mon apparence. Je me suis toujours habillée simplement. J'ai enfilé un T-shirt noir uni avec un jean bleu foncé et des baskets. Je ne croyais pas qu'il fallait bien s'habiller pour l'école. À quoi bon?

J'ai attaché mes cheveux en queue de cheval, sans m'embarrasser de maquillage puisque je n'en portait pas du tout. Certaines filles aimaient en porter, mais je n'en faisais pas partie. Je n'aimais tout simplement pas la « sensation » qu'il me procurait sur le visage. Une fois satisfaite de mon apparence, je suis descendue, mais je me suis heurtée et écrasée contre la poitrine de quelqu'un. J'ai levé les yeux et j'ai vu que c'était Louis. Je suis ensuite passé à Claude, puis finalement à Liam. Au moment où ils m'ont mise à terre, j'étais à bout de souffle.

J'ai pensé qu'ils essayaient de me tuer.

Je les aimais de tout mon cœur et je savais que ce sentiment était réciproque, mais ils oubliaient parfois qu'ils étaient plus forts que moi. Mon petit-déjeuner surprise était composé de crêpes aux pépites de chocolat. Miam! C'était un petit déjeuner de rêve, bien que Liam ait essayé de voler quelques-unes de mes crêpes, ce qui m'a presque poussée à poignarder sa main. À deux reprises, en effet.

Personne ne touche ma nourriture.

Après avoir mangé mon délicieux petit-déjeuner, je suis remontée à l'étage pour récupérer mon sac et mes devoirs que j'avais oubliés de ranger. Une fois que j'avais tout emballé, je suis descendue. J'ai dit au revoir à mes parents avant de sauter dans la voiture de mes frères. Le voyage a été silencieux, moi lisant l'un de mes livres préférés, Liam et Claude scotchés sur leurs téléphones, et Louis conduisant.

Honnêtement, j'étais si heureuse de quitter cet endroit pour un an. Pour une raison quelconque, mon école était vraiment à la traîne. On continuait toujours à s'en prendre aux « nerds » de l'école. Ce qui était à peu près juste moi. Bien sûr, il y avait les « geeks », mais tout le monde me classait parmi les « nerds », des étiquettes stupides. J'étais constamment harcelée, mais que pouvais-je y faire? Peut-être que j'allais pu me défendre? Effectivement, il y avait un sérieux problème avec cela.

Georges de la Combe.

C'était un joueur de football, beau gosse, mais un parfait abruti. Et la raison principale pour laquelle ma vie à l'école était un enfer. Bien sûr, un jour, je voulais juste effacer ce sourire suffisant de son visage, mais ensuite je me suis souvenue qu'il était le futur Alpha. On ne pouvait pas leur chercher des noises. Les gens semblaient aimer m'appeler « Jeanne le Nerd ».

Ça ne rimait même pas!

En effet, je n'arrêtait pas de me rappeler que c'était mon dernier jour dans cet endroit depuis un moment. Je mourrai d'impatience d'être libérée d'eux plus tard dans la journée.

Enfin, en arrivant sur le terrain de l'école, j'ai regardé autour de moi et j'ai vu tout le monde traîner et parler avec ses amis. Au moins, je savais que j'avais quelques personnes qui m'attendaient à l'intérieur. Ils rendaient le fait d'être là un peu moins pénible. Avec cette pensée, je suis sortie de la voiture, tout comme mes frères.

« Qu'est-ce que vous faites? », leur ai-je demandé alors qu'ils se tenaient devant moi, croisant les bras sur leur poitrine, essayant d'avoir l'air intimidant. J'ai roulé des yeux avant de leur accorder mon attention.

« Maintenant que tu as seize ans et que tu peux te trouver un compagnon, nous voulons discuter de certaines choses avec toi. Premièrement, lorsque tu le trouveras, tu ne dois pas le laisser te marquer. Deuxièmement, si depuis le début il te cause de la peine, tu nous appelles immédiatement. N'essaie pas de jouer les durs, appelle-nous et nous viendrons dès que possible. Enfin, nous viendrons te chercher ici et prendrons la route juste après. Compris? »

« Oui, mes pères. Au revoir! » Après leur avoir dit au revoir, je me suis dirigée vers l'entrée de l'école. Je les ai regardés partir, ce qui m'a rendu nerveuse. Je déglutissais en sentant les regards des gens sur moi. Mais je ne pouvais pas me concentrer sur cela, car une seule pensée me trottait dans la tête.

« J'espère ne pas pouvoir rencontrer mon compagnon aujourd'hui. »

Chapitre 2 Meilleurs amis

Une fois dans la cour, j'ai baissé la tête et j'ai commencé à me diriger vers l'entrée du bâtiment. Les membres de ma famille n'étaient pas au courant de ce qui s'est passé quand ils m'ont déposée là-bas. Cependant, je ne pouvais pas leur raconter quoi que ce soit. Je devrais moi-même y faire face. Eh bien, ce n'était pas comme si j'étais seule à cet endroit.

Alors que j'étais sur le point de monter les marches de l'entrée, j'ai entendu quelqu'un appeler mon nom. Je me suis arrêtée et j'ai regardé autour de moi, à la recherche de la personne. Je savais de qui il s'agissait, étant donné que seules deux personnes dans cette école m'appelaient par mon vrai nom.

Dominique.

Nous étions amis depuis que nous avions commencé le lycée. Je me suis toujours souvenue de notre première rencontre. Ce jour-là, je prenais calmement mon déjeuner, et lui, cinglé qu'il était, avait décidé d'essayer de me voler mon déjeuner. Je lui avais donné un coup de poing au visage et il m'avait plaquée au sol, ce qui nous avait coûté d'être collés tous les deux. C'était intéressant d'être collé avec lui. Je ne savais pas qu'une personne pouvait lancer une balle de crachat si loin qu'elle atteignait l'intérieur du nez d'un professeur endormi. Je ne savais pas ce que je ferais si je le perdais comme meilleur ami.

« Joyeux anniversaire, Jeanne! », a-t-il crié en me tirant dans son étreinte, me serrant étroitement dans ses bras. A mon tour, j'ai enroulé mes bras autour de son cou, en souriant. Il s'est retiré avant de s'incliner de façon spectaculaire et m'a tendu un cupcake rouge velours avec un glaçage à l'Oreo. Miam!

« Merci, Domi », ai-je dit en lui donnant un autre câlin avant de prendre une petite bouchée du délicieux petit gâteau.

« Et voici ton cadeau... »

« Domi, je t'ai dit que je ne voulais pas de cadeau. » J'ai pleurniché en faisant la moue devant lui tout en croisant mes bras sur ma poitrine, tenant toujours le cupcake.

« Oui tu l'as toujours dit, mais quand est-ce que j'ai commencé à t'écouter? » Il a marqué un point. Peu importe combien de fois je lui avais dit de ne pas m'acheter de cadeaux, il le faisait toujours. J'ai levé les mains en signe de capitulation, en lui lançant un regard espiègle. Il a souri avant de fouiller dans son sac et d'en sortir une petite boîte noire. Il a ouvert la boîte, ce qui m'a fait sursauter. A l'intérieur se trouvait un petit bracelet avec un demi-cœur sur lequel on pouvait lire « Meilleurs... »

« Domi, c'est tellement magnifique. Merci! », ai-je dit en mettant le bracelet sur mon poignet avant de le serrer à nouveau dans mes bras. J'ai reculé, puis j'ai demandé l'autre moitié. Il m'a fait un clin d'œil avant de sortir ses clés de voiture et de me les montrer. J'ai souri en voyant que l'autre moitié était sous forme de porte-clés, sur lequel on pouvait lire le mot « Amis ».

Il a ensuite commencé à mettre les deux moitiés ensemble, montrant l'ensemble : « Meilleurs amis ».

« Je l'adore! Merci beaucoup Domi. »

C'était honnêtement l'un des meilleurs cadeaux que j'avais jamais reçus. Dominique et moi avons toujours eu ce truc de se surpasser pour offrir des cadeaux. A vrai dire, par ce dernier, il m'avait battue à plate couture. J'avais besoin d'améliorer mon jeu.

« Si jamais tu me manques, tu peux juste regarder ça, et te rappeler que je serai là à t'attendre, quand tu reviendras », a-t-il dit sincèrement en rangeant ses clés.

« Je ne pourrais jamais t'oublier, Domi. Tu ferais malheureusement en sorte que je ne t'oublie jamais », ai-je dit d'un ton taquin quand nous avons entendu la cloche sonner. Nous nous sommes regardés avant de monter les escaliers et d'entrer dans l'école. Nous nous sommes dirigés vers nos casiers, avons pris nos livres avant de nous rendre dans nos classes respectives. Marcher toute seule était un peu difficile pour moi. Cependant, je n'étais pas une « mauviette », mais j'avais choisi de ne pas me battre contre les gens, ou me plaindre en disant que les gens me harcelaient tout le temps. Mais cela arrivait seulement quand Dominique n'étais pas là.

J'ai finalement atteint la salle de classe et j'ai remarqué que j'étais la première personne à arriver. J'ai roulé les yeux, sachant que ce n'est pas surprenant. J'ai pris mon siège à l'avant et j'ai attendu que la cloche sonne. J'ai jeté un œil à ma gauche, à travers la fenêtre, pour remarquer une voiture de luxe se garer dans la cour de l'école. Un homme en est sorti et j'ai immédiatement reconnu qui c'était. C'était bel et bien l'Alpha Georges de la Combe. Même moi, je ne pouvais pas nier qu'il était beau gosse, mais malheureusement, il le savait aussi. Il couchait avec tout ce qui bougeait et qui avait des seins. Et c'était un fait, pas une simple opinion personnelle. Je me suis détournée de lui en entendant la cloche sonner.

Les gens ont commencé à entrer dans la classe, suivis par l'enseignant. Je me suis grattée la nuque en sentant ma louve commencer à sauter d'excitation. C'était étrange. Je pouvais la sentir en moi mais elle n'avait pas encore dit un mot ; je ne connaissait même pas son nom. J'ai juste haussé les épaules, ne voulant pas m'occuper de cette folle louve pour le moment. Le professeur a fait l'appel avant que la cloche de la première heure ne sonne. J'ai récupéré mes affaires avant de sortir de la salle et de me diriger vers mon premier cours. Cela a pris un peu plus de temps car j'ai été bousculée deux fois par un groupe de sportifs. J'ai juste ignoré ces abrutis avant d'entrer dans la salle de classe.

J'ai pris mon siège, qui était étonnamment au fond, et j'ai attendu que le professeur commence la leçon. Alors que tout le monde remplissait la salle, j'ai simplement ignoré les commentaires grossiers qu'ils me lançaient, étant habitué à tout cela maintenant.

Quand est-ce que ces gens grandiront-ils? Est-ce trop demander?

Le professeur est finalement entré dans la salle de classe et a commencé la leçon, discutant de quelque chose que nous avions déjà appris. Je ne comprenait toujours rien. On passe toujours à une nouvelle classe, mais on nous apprend toujours les mêmes choses. Bien sûr, toutes les classes ne sont pas comme ça, mais la plupart le sont. Cela devenait extrêmement ennuyeux. Ne pourraient-ils pas nous apprendre quelque chose de différent pour une fois?

J'ai immédiatement arrêté de fulminer dans ma tête quand j'ai senti le parfum le plus délectable qui soit. C'était une combinaison de menthe et de chocolat. Mes deux odeurs préférées combinées. Puis, ma louve a annoncé le seul mot que je redoutais depuis le moment où je me suis réveillée ce matin.

« Compagnon. »

Chapitre 3 Le rejet

« Non! Non! Non! Non!

Ça ne peut pas être possible. Je ne peux pas rencontrer un compagnon maintenant. Je pars aujourd'hui. Je ne le reverrai pas avant un an. Et s'il me rejette? Je ne peux pas être là pour ça, je ne peux pas », ai-je objecté intérieurement.

Après que ma louve a prononcé le mot exact, j'ai commencé à paniquer mentalement. Je n'arrêtais pas de penser à tant de scénarios différents et aucun d'entre eux ne se terminait bien. Mes mains ont commencé à transpirer et j'ai commencé à hyperventiler.

Ma louve, elle, hurlait de joie, appelant son mâle encore et encore. Je savais qu'elle voulait que je suive l'odeur, et à en juger par la façon dont l'odeur devenait de plus en plus forte, je savais qu'il serait là d'une minute à l'autre. Je ne suis pas restée dans les parages pour découvrir avec qui j'étais destinée à être. Au lieu de cela, j'ai repoussé ma chaise et j'ai couru par la porte arrière de la classe.

Je n'étais pas prête pour cela. Je ne voulais pas de compagnon.

Ma louve n'arrêtait pas de hurler à son partenaire, grognant contre moi pour m'être enfuie, mais je m'en fichais. Non seulement je ne voulais pas, mais aussi, je ne pouvais pas l'affronter. Tout ce à quoi je pouvais penser, c'est à quel point il pourrait être déçu après avoir découvert que je suis sa compagne. Je savais que j'exagérais probablement, mais je n'y pouvais rien. Je m'étais déjà habituée à décevoir les autres.

Alors que ces pensées me traversaient l'esprit, j'ai couru vers mon havre de paix. Le seul endroit où je pouvais m'asseoir et réfléchir pour calmer mon cœur et mes pensées.

La bibliothèque.

La raison principale pour laquelle je m'y rendais était la deuxième personne dans cette école qui m'apportait de la joie. Chloé. Chloé était la seule autre personne dans cette école qui me traitait comme un véritable être humain. A y voir plus clairement, nous étions presque les mêmes, même si elle était tellement plus belle. Je savais qu'elle n'avait pas cours à ce moment-là, donc elle serait là. Contrairement à moi, Chloé était très timide avec les gens, sauf avec Dominique et moi.

En entrant dans la bibliothèque, je l'ai immédiatement repérée. Elle était assise par terre dans le coin le plus éloigné, et lisait son livre préféré : « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ». Je ne l'avais jamais lu personnellement, mais elle me l'avait recommandé.

Chloé était très belle, avec ses longs cheveux blonds et son corps incroyable. Ce qui constituait quelque chose de très différent entre nous. Elle portait toujours ses lunettes, mais elle n'en aura plus besoin quand elle aura bientôt seize ans. Cela m'a attristée quand j'ai réalisé que je ne serais pas là pour l'anniversaire de mes deux meilleurs amis.

Je me suis approchée d'elle et me suis assise. Elle a fermé son livre et m'a regardée avec confusion.

« Qu'est-ce qui se passe? Tu ne te présentes jamais ici aussi tôt », a-t-elle dit sérieusement, mais toujours avec un doux sourire. J'ai soupiré et j'ai appuyé ma tête contre l'étagère, ce qui a fait tomber son sourire et a fait naître un regard inquiet sur son visage.

« J'ai trouvé mon compagnon », ai-je chuchoté en jouant avec mes doigts. Je savais ce que Chloé pensait des compagnons. Elle en avait toujours voulu un, alors j'étais sûre qu'elle m'en voulait d'être si ridicule à ce moment-là.

« C'est génial, Jeanne! Qui c'est? », a-t-elle crié, mais elle s'est aussitôt tue quand le bibliothécaire l'a fait taire.

« Je ne sais pas. Je ne suis pas restée là-bas pour le découvrir », ai-je dit nerveusement. Puis, je me suis mise à trembler lorsque j'ai vu son sourire disparaître. Au lieu de froncer les sourcils, comme je pensais qu'elle le ferait, elle m'a lancé un regard de sympathie.

« Pourquoi tu ne veux pas savoir qui c'est? Est-ce parce que tu déménages? », a demandé Chloé, en plaçant sa main sur mon épaule avec une légère pression.

« Oui et non. Il n'y a pas de raison. Et s'il me rejette, Chloé? Personne dans cette école ne voudrait être mon compagnon, et pourquoi mon compagnon ne sera pas l'un d'netre eux? », ai-je spéculé, avant de gémir et de cacher mon visage entre mes mains.

Juste à ce moment-là, j'ai entendu mon téléphone biper, indiquant un nouveau message. J'ai soupiré et sorti mon téléphone, faisant défiler le message. J'ai regardé le nom et j'ai vu que c'était Claude.

« Salut, Jeanne, maman et papa ont dit que nous partons tôt. Nous sommes donc dehors. Dépêche-toi. Il est temps de partir. »

En regardant ce message, le soulagement m'a immédiatement envahie. Ainsi, je n'ai plus eu à m'inquiéter de rencontrer mon compagnon à ce moment critique. Je me suis tournée vers Chloé, et je lui ai expliqué le message. Elle m'a attirée dans son étreinte et m'a souhaité bonne chance. J'ai quitté la bibliothèque et je suis partie à la recherche de Dominique.

Trouver Dominique a été facile. Je l'ai vu dans sa classe et il m'a vue. Il a demandé à s'excuser, puis il est sorti. Je lui ai dit que je partais maintenant, et il m'a prise dans ses bras. J'ai souri alors qu'il me serrait fort dans ses bras, me disant à quel point je lui manquerai. Je me suis retirée de son accolade avant de dire au revoir et de m'éloigner de lui. Ensuite, je me suis précipitée vers mon casier pour récupérer tout ce dont j'avais besoin.

Et c'est là que je l'ai senti.

Au moment où j'allais fermer mon casier, son odeur m'a rempli le nez. J'allais m'enfuir, mais il était trop tard lorsque j'ai été plaquée contre la rangée de casiers.

J'ai gémi à cause de la douleur, mais je l'ai ignorée quand j'ai senti la flamme parcourir mon corps. Je ne voulais pas lever les yeux, connaissant l'identité de mon compagnon. Mon corps m'a défiée et j'ai été vaincue. Le choc a été la seule chose que j'ai ressentie en regardant dans les yeux de mon compagnon.

Le futur Alpha Georges de la Combe.

« C'est une blague, j'espère ?! Pourquoi est-ce que tu dois être ma compagne ?! De toutes les personnes qui existent, pourquoi toi? », a-t-il dit. Chaque mot qu'il a craché m'a blessée, je ne pouvais pas le nier. Je savais où tout cela allait mener, et cela est arrivé.

« Moi, Georges de la Combe, je te rejette, Jeanne Lemaire, comme mon compagnon. » Il m'a ainsi ricané au visage. Puis, mon téléphone a commencé à vibrer. Je savais que c'était mes frères, ce qui me rendait nerveuse. Personne ne devrait les faire attendre. Je savais que si je les faisais attendre, ils viendraient me chercher et me trouveraient. Alors j'ai essayé de repousser Georges, en disant la première chose qui m'est venue à l'esprit.

« Je m'en fiche! Lâche-moi maintenant! » Je savais qu'il était décontenancé par mon emportement et, pendant une seconde, j'ai cru voir de la douleur passer dans ses yeux, mais elle a immédiatement disparu. Au lieu de me lâcher, il m'a lancé un regard noir et m'a poussée à nouveau.

« Pourquoi tu t'en fous ?! Je viens de te rejeter! Comment peux-tu ne pas être contrariée?! », a-t-il hurlé, en commençant à m'écraser l'épaule avec la quantité de pression qu'il exerçait dessus.

« Lâche-moi! Je savais que tu me rejetterais probablement! Maintenant, laisse-moi partir. On se reverra dans un an! », lui ai-je crié avant de le repousser loin de moi. Je ne pouvais pas expliquer d'où me venait toute cette confiance. J'en avais juste un peu marre de lui, marre de tous ses tourments, ses paroles, ses actions, et maintenant ceci. J'ai craqué.

J'étais complètement choquée de pouvoir repousser un Alpha, mais je l'ai probablement pris par surprise. J'ai commencé à m'éloigner, mais j'ai glapi quand il a attrapé mon poignet et m'a tirée en arrière. J'ai levé les yeux vers son visage confus.

« Comment ça, on se reverra dans un an? », a-t-il demandé avec une inquiétude manifeste sur son visage. Pourquoi était-il inquiet? Ce n'est pas comme s'il se souciait de moi?

« Va demander à ton père. Maintenant, lâche-moi! », ai-je répondu. Après lui avoir dit cela, il a légèrement relâché sa prise sur mon poignet. Il était manifestement distrait et j'en ai profité. Je me suis éloignée de lui et je l'ai laissé là. J'ai poussé les portes d'entrée et j'ai vu la voiture de mes frères.

J'étais enfin libre. Je pouvais enfin quitter cet enfer que je vivais, en laissant derrière moi la personne qui avait fait de ma vie un enfer. Mais je n'étais pas complètement heureuse.

Montant dans la voiture, mes frères m'ont demandé pourquoi j'étais si silencieuse, mais je n'ai pas répondu. Je ne pouvais que me concentrer sur la douleur que ma louve et moi traversions à cause de ce rejet. Je savais que cela allait arriver, mais je ne savais pas que cela fairait si mal. Je ne pouvais pas les laisser voir cette douleur. J'ai refusé.

J'ai essayé de parler à ma louve, mais tout ce qu'elle pouvait faire était de pleurnicher de douleur. Je lui ai promis que je ne laisserais plus jamais quelqu'un nous faire du mal. Le retour à la maison a été rapide et avant que je ne le sache, nous étions en route pour notre nouvelle maison.

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