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La louve solitaire et l'alpha

La louve solitaire et l'alpha

Auteur:: Malik publishing
Genre: Romance
Keren Dolke est une jeune louve solitaire qui se doit de quitter le territoire où elle vivait caché depuis maintenant seize longues années. Indépendante elle choisit de prendre l'avion pour changer de pays rapidement. Seulement, elle ne se doutait pas que celui-ci allait se cracher et qu'elle en serait la seule survivante.. Ceylan Adamé est l'un des cinq alphas du continent Australien. Élu pour être le prochain Omawé, il prend son rôle très à cœur et vie paisiblement avec sa meute ainsi que sa dulcinée. Seulement, il n'avait pas prévu l'arrivée explosive de son âme-sœur et se retrouve dans une situation des plus étouffantes. Ils ne se doutaient pas de ce mystère qui les entouraient et encore moins de la bataille qui les attendaient. Entre haine et amour, qui remportera la victoire ?

Chapitre 1 01

Mon souffle était saccadée, je courrais le plus vite possible car il ne fallait surtout pas qu'ils m'attrapent. J'avais peur et mes membres faiblissaient à cause de cela mais grâce à l'adrénaline je continuais sans m'arrêter. Ma louve voulaient prendre ma place mais j'étais trop faible, je ne pouvais pas changer car sinon cela prendrait plus de temps. Malgré tout, mes pas restaient fluide et je me maîtrisais parfaitement. C'était une chance.

Les cris de mes poursuivants résonnaient distinctement dans mes oreilles. Ils me voulaient morte, comme les personnes de mon ancienne meute, ceux qu'ils avaient tué seize ans auparavant. Pour je ne sais qu'elle raison, ils n'avaient jamais ressentis ma présence. J'avais vécu dans cette forêt pendant longtemps et il m'aura fallu d'une seule erreur pour être repéré. Croiser l'un d'entre eux en ville dans un endroit où ils ne venaient jamais avant car il y avait trop d'humain.

Je n'avais pas fait attention au faite que mon aura soit relâché ou pas étant donné que je ne me doutait pas dans voir un ici. Malheureusement celui-ci m'avait de suite perçu. Seulement je doutais sur une petite chose. Lorsque j'étais plus jeune il m'était arrivée d'en croiser un, pourtant il n'avait pas eu l'air de m'avoir sentit alors que je ne contrôlais pas encore mon aura à cet époque.

C'est comme ça, que je me retrouvais à présent entrain de courir dans la forêt que j'avais réussis à rejoindre. Cependant, par le biais de la télépathie cet homme avait appelé sont alpha ainsi que les autres combattants qui n'avaient pas tardé à le rejoindre.

Pendant des années je m'étais entraînée en endurance plus qu'en combat, car la rapidité était pour moi la clé la plus importante. Je n'en fus pas déçu de voir que cela portait ses fruits. Je connaissais l'endroit où je me trouvais parfaitement bien et je savais que dans quelques temps, je me retrouverais face a un ravin. Je m'étais entraînée également aux sauts pour pouvoir le sauter et retrouver l'autre côté si je venais à me faire courser comme aujourd'hui.

Je puisais dans le peu de mes forces et une fois proche de l'endroit, augmentais la puissance dans mes jambes pour finalement achever ce pourquoi je m'étais autant entraînée. Mes jambes flottaient dans les airs accompagnée par mes très longs cheveux blanc. Je prenais une grande inspiration, profitant de ce moments de répit où mon corps se sentait plus léger. Autour de moi il n'y avait plus de bruit comme si l'espace d'un instant le temps s'était arrêté. C'était exquis, comme si à contrario de d'habitude, j'étais libre. Je voulais sentir cela plus souvent, mais c'était impossible avec ma vie de fuyarde.

Mon atterrissage au sol avait été une catastrophe mais cela n'était pas grave car il ne pouvait pas me rattraper à moins de sauter et vu la distance cela m'étonnerait fort qu'ils tentent sans entraînement. J'avais la gorge qui brûlait et c'était grâce à l'aide de mes mains que je pouvais encore tenir à terre sans m'étaler. Je me retournais pour faire face aux meurtriers de ma famille qui me regardaient maintenant avec haine pendant qu'un léger rictus de triomphe s'invita au creux de mes lèvres.

J'ouvris les yeux lentement réveillée par une odeur nauséabonde. Il faisait jour et pendant un instant j'avais oublié où j'étais. Je doutais de moi mais cette même vue que j'avais eu avant de m'évanouir était bien là devant moi. Je n'avais pas rêvé, mon avion s'était bien craché et j'étais la seule survivante. C'était inimaginable et pourtant j'étais ici encore bien en vie. Je respirais, mon cœur battait toujours dans ma cage thoracique et ma peau était encore toute chaude.

Je laissais pourtant ma tête reposer contre mon siège toujours intact lui aussi. Je regardais vers le haut parce que ce qui se trouvait en bas était trop dur à observer. J'avais beau dire, une larme s'échappa sans mon consentement c'était tellement difficile de faire face à ce genre de chose. Ma gorge était contracter et la sensation d'étouffer me prenait.

Je ne pouvais pas rester ici, mais je ne savais pas non plus où aller. Tout se que je savais c'est que je devais disparaître au plus vite, non seulement car je ne supportais plus mais aussi car nous étions en pleine forêt donc à coup sûr sur un territoire ennemis. Ils avaient obligatoirement ressentis où entendu le crash et c'était même étrange qu'ils ne soient pas déjà là.

Je me levais et gardais les yeux à hauteur de sorte à ne pas voir les corps brûlés et déchiquetés qui gisaient au sol. Heureusement pour moi, le côté ou je me trouvais était celui où il y avait que des débris de l'avion car celui-ci s'était craché sur son flan gauche. Je sautais alors sur ma droite et commençais à marcher toujours sous le choque.

Je tentais de chercher une explication mais rien ne vint et puis Anathé ne me parlait pas, ne me disait rien. Il n'y avait rien que je pouvais trouver car nous les loup-garous n'étions pas des êtres immortels. J'étais sensée mourir moi aussi alors pourquoi je me tenais encore debout ? Et puis, mes pensées se tournaient vers cette petite fille ? Pourquoi moi et pas elle ? Elle n'avait rien demandé et était si jeune. Elle avait encore la vie devant elle.

Je reniflais grossièrement et continuais d'avancer, je n'avais pas le temps de chercher. Il fallait absolument que je parte, je ne savais même pas de quel côté je me trouvais mais je savais juste qu'on était bien en Australie. Le seul bémol c'était que ce pays était gigantesque, comment j'allais faire pour trouver Sydney ?

Je cachais du mieux que je pouvais mon aura, j'avais énormément transpiré pour arriver à le faire et si j'en étais capable c'était grâce à Anathé seulement. En temps normale seul les Alpha, Bêta ainsi que les loups guerriers pouvaient le faire. Ça avait été dur pour moi qui n'était rien de tout cela et pourtant avec de la détermination et de l'entraînement j'avais réussi.

Et puis mes efforts avaient affecté Anathé aussi qui était beaucoup plus forte qu'avant. Du coup, je me sentais utile pour elle et cela me rassurait. Le vent soufflait et la fraîcheur matinale me fit du bien, étant louve je n'avais jamais froid. Mon corps était chaud parfois trop même, du coup cette petite brise était agréable.

Je me dirigeais vers l'ouest, je savais que je devais aller dans cette direction car je le sentais. J'avais mentionné déjà le faite que j'étais proche de la nature, car en réalité je pouvais ressentir ce qu'elle voulait me dire. Au fond de moi, je savais que je devais me diriger là. C'était comme si je visualisais le chemin dans ma tête alors que je ne connaissais pas l'endroit. Je devais trouver une grotte qui se trouvait deux, trois kilomètres plus loin. C'était long de marcher alors même si je risquais de ne plus avoir de vêtement, je décidais de faire sortir ma louve.

La transformation était toujours autant désagréable, ressentir les craquements des os et tout son corps changer c'était douloureux mais avec le temps on si faisait. Je laissais ma louve nous conduire et me reposais un peu. Je n'avais pas envie de contrôler aujourd'hui alors je lui laissais le temps de me reconstruire émotionnellement. Et puis, j'avais confiance en elle.

Chapitre 2 02

Le loup à la cicatrice se tenait fermement derrière la louve qui m'escortait. Celle-ci l'avait enfin remarqué et quand ce fut le cas elle se retourna vers moi se rendant compte que j'avais raison. Elle était étonnée de voir que j'avais vu juste et également sur le faite qu'ils étaient plus nombreux. Dix de plus que nous pour être exact. Ce serait mentir de dire que je n'étais pas fière de moi.

- Que faites-vous sur notre territoire ?

- Qu'elle est cette odeur ? Demanda le loup brun qui semblait être l'Alpha.

Suite à sa question que je n'avais pas comprise, il y eut un blanc. D'un seul coup sans que je ne m'y attende il posa ses yeux sur moi et renifla l'air. Il grogna et tenta de se rapprocher mais un des loups s'interposa entre nous. Cela ne lui avait visiblement pas plus et ses gardes du corps non plus.

- C'est elle, ça vient d'elle ! Il cria. Son odeur est addictif..

- M-mon odeur ? Je demandais hésitante.

J'étais pas sûr de comprendre mais vu le regard qu'il me lançait, il y avait de quoi avoir peur. Il ne me quittait plus des yeux et cela m'effrayait. Je reculais instinctivement et mon geste me valait un énième grognement de la part de l'Alpha.

Celui-ci sans réfléchir se jeta dans ma direction, et sans suivit une énorme bagarre comme je l'avais prédit. Un loup lui avait foncé dedans afin qu'il ne m'atteigne pas. Je sentais que la louve était incertaine, en même temps c'était un Alpha qu'elle avait devant elle. Il y avait des coups de griffes un peu partout et des morsures par ci et par là. Moi j'étais cachée derrière un arbre et observait silencieusement.

Je regardais un peu partout et me préparais à partir quand derrière moi un loup m'intima de ne pas bouger. Il s'agissait d'un des "méchants", il m'ordonna de le suivre sans rechigner. Je n'étais pas très doué en combat mais je me débrouillais et même si je risquais ma vie avec l'autre meute, elle avait l'air plus seine d'esprit que celle-ci.

Je ne voulais vraiment pas les suivre car ils dégageaient quelque chose de malsain. Je le regardais et ne bougeais toujours pas. Il comprit que je ne contais pas obtempérer et c'est a ce moment là qu'il décida de s'avancer vers moi sûrement pour m'obliger à me déplacer.

Je l'avertissais en grognant mais cela ne l'affecta pas le moins du monde. Dieu merci, l'adrénaline me permettait de ne plus sentir la douleur dans ma jambe qui s'était quand même diminuer. Il essaya de me choper celle-ci mais je me décalais juste à temps et lui attrapa la sienne. Il gémissait mais se reprit aussitôt en me bousculant violemment. Mon dos se cogna contre un des nombreux arbres et me lança directement sans attendre. Je n'eus pas le temps de rêvasser car il revenait vers moi et alors que j'étais prête à continuer de me battre, d'autres loups arriva au même instant.

Ils arrêtaient tous de combattre puis nos regard se tourna vers les nouveaux arrivant qui étaient dix fois plus nombreux. Cela avait refroidit automatiquement les autres car maintenant nous étions plus qu'eux et donc nous avions l'avantage du nombre.

J'étais en retrait et cette fois-ci seule car le loup qui m'avait agressé s'était approché de son Alpha pour faire barrière et le protéger. J'observais la scène et j'aurais même pu m'en aller car plus personne ne faisait attention à moi. Seulement, je ne bougea pas d'un pouce. Une aura très puissante s'était soudainement développée, elle était si intense que je commençais doucement à être étourdi.

Je cherchais d'où venait la source et quand je vis enfin ce loup noir avec de beaux reflets bleu nuit sortir des buissons d'une manière bestiale, je compris que cela émanait de lui. Il était époustouflant, son poil brillait de mille feux et ses muscles saillant se voyait nettement bien. Non seulement, il était effrayant physiquement mais son aura c'était bien pire. Je n'en avais jamais ressentis une aussi cru et profonde.

Elle avait raison, je devais me battre comme je l'avais toujours fait et ne pas laisser mes sentiments prendre le dessus. Je devais à tout pris me contrôler car je ne voulais pas sombrer. Ayant pas envie qu'on voit mes yeux rougis, je me changeais en louve une énième fois. La douleur n'était plus rien maintenant, c'était peut-être car celle que je ressentais dans mon cœur était plus intense.

Je me relevais fièrement et observais l'engin devant moi. Cette chose était juste un signe que mon heure n'était pas encore arrivé et pour ça je comptais bien tout faire ce qui était en mon pouvoir pour échapper à la sentence qu'ils avaient décidé pour moi.

- Je ne vous suivrais pas.

- On te laisse pas le choix l'étrangère. Répondit la louve.

- Je ne compte pas vous laisser me tuer alors que j'ai échappé à la mort ce matin encore !

- On te tueras pas, alors suis nous. Disait l'Alpha.

Je ne pouvais pas avoir confiance en eux et pourtant j'avais pas l'impression qu'il me mentait. Je ne voyais pas pourquoi soudainement il ne voulait plus m'ôter la vie, c'était insensé. Je n'allais pas m'en plaindre mais je restais méfiante tout de même.

- Tu as sauvé ma troupe, si tu ne les avais pas prévenu du danger nous serions venu trop tard.

- Pourquoi m'emmener alors et ne pas me laisser ?

- Parce que je n'ai pas encore décider quoi faire de toi, je ne compte pas te tuer mais te laisser non plus. Il disait en se retournant.

Je comprenais donc qu'il fallait qu'on y aille. Je me demandais en quoi je pourrais leurs être utile pour qu'il ne souhaite pas me laisser m'en aller. J'étais toujours en colère mais moins, le faite qu'il ne voulait pas me relâcher m'irritais.

À contrecœur je les suivais, après-tout j'étais curieuse de savoir qu'elle était leur plan avec moi. Et puis, je devais bien admettre que je voulais également connaître la raison de son refus. Elle devait être vraiment bonne pour qu'il laisse la fille avec qui la déesse l'avait lié, mais peut importe la raison, je ne l'accepterais jamais et lui en voudrais toute ma vie.

Tout le chemin je n'avais fais que le contempler, même s'il était de dos. Je n'avais pas pu m'en empêcher. Les autres qui avaient été curieux par ma personne ne m'avaient pas calculé de tout le trajet cette fois-ci. Ils parlaient et rigolaient comme si je n'existais pas. J'étais ennuyée et n'attendais qu'une seule chose, de pouvoir me coucher pour me reposer car j'en pouvais plus.

La route avait été vraiment longue à pied, en courant elle aurait sûrement été plus rapide mais je n'avais plus de force donc j'étais heureuse de marcher. À travers les arbres je pouvais découvrir un village fait de maison entièrement en bois. J'imagine que cela devait être un de ceux qu'ils avaient construit et je devais bien admettre qu'il était vraiment beau et chaleureux. Il y avait beaucoup de fleure et ça se voyait que les gens prenaient soins de leur jardin.

Une fois à l'entrée du village nous marchions et beaucoup de villageois sortaient curieux de voir qui j'étais. Ils me regardaient tous étrangement pendant que d'autre me méprisaient déjà sans même me connaître. De plus en plus de personne sortaient et je me sentais vraiment mal à l'aise. Leur façon de me regarder me donnaient envie de les déchiqueter, je ne savais pas si cela venait vraiment de moi ou bien Anathé.

Au bout d'un moment nous arrivions face à un énorme chalet et je sus directement qu'il s'agissait du siens. On fit le tour de celui-ci pour nous retrouver sur une grande surface où il y avait également une sorte de grange. La louve ouvrit la grande porte qui l'a dominait et m'intima d'entrer à l'intérieur. Je ne comprenais pas pourquoi mais je le fis.

Chapitre 3 03

Outré, était le mot exacte pour définir l'expression du visage de toutes les personnes présentes. Aucun d'entre eux ne s'attendaient à se que je refuse, il devait sûrement penser que j'aurais été beaucoup trop apeuré pour contester ou bien que j'aurais accepté pour ne plus être une solitaire. L'Alpha lui ne laissait paraître aucun sentiment mais même s'il ne montrait rien j'étais sûre que mon refus ne lui avait pas fait plaisir.

- Je vais te laisser une seconde chance. Il disait les dents serrés. Soit tu rejoins ma meute, soit on te garde prisonnière le restant de tes jours.

- Je serais prisonnière même si je venais à rejoindre cette meute.

J'avais littéralement craché ces mots et avant même de pouvoir comprendre se qui se passait, des gardes me prenaient pour me ramener dans la grange. J'essayais de me débattre mais impossible de me défaire de leurs prises. Ils me poussaient à terre comme un vulgaire chiffon puis me laissa seule avec moi-même dans cette endroit glauque.

Furieuse, je tapais dans le mur qui s'enfonça avec le choc. Doucement la rage me prenait, mon pouls s'accélérait tandis que ma respiration se faisait plus forte et exagérée. Je me laissais tomber au sol, sentant mes griffes pointer le bout de leur nez pendant que des poils le faisaient au niveau de mon visage. Je hurlais à pleine puissance lorsque mes os commençaient a craquer et que mon corps lui changea. Ces chiens n'avaient pas le droit de me garder contre mon grès, j'avais été libre jusqu'à maintenant et je refusais d'abandonner ma liberté.

Une fois la transformation faites, je laissais libre court à ma louve de détruire tout se qu'elle pouvait. La seule chaise en bois qui trônait dans la pièce avait été la première chose à subir, quant aux murs qui étaient déjà bien abîmée, là ils l'étaient encore plus. Il n'y avait plus aucune retenu dans mes mouvements et ma vue s'était assombris telle le noir que je broyais en ce moment même.

Plusieurs fois je fonçais dans la porte pour essayer de la détruire mais elle était beaucoup trop bien bâti pour que je puisse y arriver. Ça me frustrait encore plus alors je continuais encore un peu, mais je commençais de plus en plus à me fatiguer. Mes forces me quittaient au niveau des jambes, je n'avais pas d'autre choix que de me laisser tomber sur le sol qui regorgeait de paille. Il me fallut peu de temps pour m'endormir profondément et rejoindre un monde imaginaire où ma vie était beaucoup plus intéressante que la réalité.

...

Les semaines passaient et j'avais le droit tout les jours à la visite de Levy. Depuis ce fameux jour, je n'avais plus revu l'Alpha malgré que je sentais sa présence dans les parages. Même s'il n'était pas intense, le manque et la douleur était là à cause de ce fichu lien. Je ne mangeais pas des masses, mais je pense que la vrai raison était le faite que j'en pouvais plus d'être enfermé. Anathé aussi avait du mal à se contrôler, elle avait besoin de sortir et de se dégourdir les pattes.

Elle devenait plus agressive même si elle en avait pas forcément envie. Je l'admirais parce que malgré le lien et le manque d'air elle faisait quand même son maximum pour ne pas s'énerver contre moi. Elle faisait tout son possible pour qu'on reste unis et forte toutes les deux.

Je tournais en rond ici et j'aimais de moins en moins l'idée de rester dans cette pièce le restant de mes jours. Il fallait que je trouve une solution mais c'était vraiment trop compliqué car ils avaient des yeux partout.

La porte s'ouvrit et je ne fus pas surprise de voir Levy, se qui me surprenais c'était qu'elle n'avait pas ce plateau repas qui l'accompagnait depuis le début. Elle s'avança jusqu'à moi puis m'intima de me lever pour la suivre. Elle n'était pas seule car dehors il y avait deux autres loups. J'étais étonnée de voir que nous quittions la demeure de l'Alpha, mais l'endroit où elle m'emmenait n'était pas beaucoup plus loin.

Doucement, je me réveillais accompagnée d'un mal de tête. Je ne reconnus pas de suite l'endroit où je me trouvais car je n'étais pas habituée à ma nouvelle chambre. Il faisait nuit dehors, cela devait faire un bon moment que je dormais. Les souvenirs me revint subitement et avec ça une intense douleur dans la poitrine. Ces dernières paroles avaient été si cru, je n'arrivais pas à le croire qu'il pouvait me détester autant. C'était moi qui était sensé le haïr et pas le contraire.

L'image de Anathé recroquevillé dans un coin de ma tête me brisa le cœur. Elle était si triste et de savoir que c'était à cause de lui ça m'énervait encore plus. Lorsque je me rendis compte que j'étais dans mon lit, je me demandais comment j'avais atterri là ? Ne me dîtes pas que ce chien m'avait porté, donc touché ? J'essayais vraiment d'être en colère cependant, d'un autre côté je rougissais d'imaginer ses mains sur mon corps.

Cette sensation était vraiment horrible, vouloir détester quelqu'un mais à cause d'un stupide lien le désirer lui également. C'était horriblement déplaisant, je me sentais faible de ne pas pouvoir contrôler mes sentiments. Comme une moins que rien.

Je savais maintenant pourquoi il me gardait également. Par égoïsme, car monsieur avait besoin de moi pour calmer son loup et donc de garder sa puissance ainsi que son contrôle. Je détestais cette déesse, que j'avais toujours admirer, de m'avoir donner un âme-sœur comme lui. Pourquoi moi, qui avait toujours été seule on m'avait donné quelqu'un qui ne me voulait pas ? J'avais l'impression d'être ce fruit pourrit que tout le monde évitaient dans un panier remplis.

Je les haïssais tous et ils allaient regretter. Je me levais précipitamment et courrais vers l'étage du bas. Il fallait que je parte et peu importe qui se mettrait en travers de mon chemin, je le tuerais. Je sentais du sang couler le long de ma bouche, cela voulait dire que mes canines étaient sortie. Je mutais petit à petit et je ne comptais pas m'arrêter.

J'ouvris la porte à la volée mais d'un seul coup je m'arrêta net. Abasourdis par la personne qui se trouvait devant moi et qui s'apprêtait a toquer. Le choque m'avait calmé en une fraction de seconde seulement, mes canines et mes griffes s'étaient rétractée elles aussi. J'avais du mal à respirer, comment cela pouvait être possible ?

J'avais quatre ans la dernière fois que je l'avais vu et pourtant, je me rappelais encore très bien d'elle.

- Bonsoir Keren.

- M-Mamata ? Je demandais bouche-bée.

Mamata était l'ancienne manitou de ma meute, elle rendait souvent visite à mes parents lorsqu'ils étaient encore en vie et ses tatouages au visage m'avais toujours marqué. Je l'a pensais morte comme tout le monde, alors la voir devant moi âgée mais en pleine forme, me foutais un coup.

J'étais incapable de bouger, toute ma vie j'avais pensé être la seule de ma meute à avoir survécu. Et puis là finalement, je découvrais que non. Une larme s'échappa et coula le long de ma joue mais Mamata l'essuya. Elle avait toujours été comme une seconde mère pour moi et la voir ici remplissait de joie mon cœur qui s'était éteint.

- Jeune fille, tu as bien grandit depuis, je peux entrer où tu comptais t'en aller ? Dit-elle munit d'un clin d'œil.

Je me décalais et la laissais entrer sans trop vraiment y croire. Elle s'installait sur le canapé et me fit signe de la rejoindre en tapotant sur sa gauche. Je m'empressais d'y aller et immédiatement elle me prit dans ses bras. Ça faisait tellement du bien, j'avais l'impression de revivre.

Si elle était là, est-ce que cela voulait-il dire qu'elle faisait partie de cette meute ? Ou bien m'avait-elle seulement retrouvé et donc elle était là sans que personne ne le sache ? Je me posais tellement de question que ma tête allait exploser. Anathé n'avait toujours rien dit, je me demandais comment elle allait.

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