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La fin de mes souffrances !

La fin de mes souffrances !

Auteur:: Plume_luxuriante
Genre: Romance
Après une enfance difficile entre maltraitance, méchanceté et favoritisme, Chérifa Diop, fera la rencontre de Chérif. Et là, elle fera d'importantes découvertes sur sa vie !

Chapitre 1 Tome 01: Partie 01

***CHÉRIFA DIOP ***

Le bonheur !

Ce mot à sept lettres m'est inconnu depuis vingt ans. Et pourtant j'étais heureuse avec mes parents. Je menais une vie paisiblement paisible, ne pensant ainsi pas que le malheur arriverait un jour.

On demeurait à Dakar, plus précisément à Niary tally. Mon père n'avait pas une situation financière stable mais il était présent, attentionné et bien intentionné envers sa petite famille.

Mais tout a pris fin le jour où j'ai perdu celle qui me portait sur son dos et m'allaitait. Cette femme qui a gouverné mes premiers pas et qui m'a ouvert les yeux aux prodiges de la terre. Celle qui essuyait mes larmes, celle qui me réjouissait le cœur et enfin celle qui patiemment, supportait mes caprices.

En effet, c'était l'anniversaire de mon père et elle avait décidé de lui faire une petite fête. Elle voulait que je l'accompagne au marché mais j'avais des exercices à faire alors elle me dit:

Maman: chérifa, j'aimerai que tu saches que la vie n'est pas toujours rose. Tu auras beaucoup d'épreuves à surmonter mais sois forte. N'oublie jamais au plus grand jamais que tu es une fille de bonne famille. Une souffrance ne peut jamais être éternelle ma fille. À chaque fois que tu auras un problème, il faut juste que tu deviennes une fille de résignation. Je t'ai très bien éduquée et je t'ai inculquée de bonnes valeurs. Si une personne te manque, n'oublie jamais de fermer les yeux et elle sera comme près de toi. Il faut que tu réussisses ma fille. Il faut que tu montres aux gens que l'absence d'une personne ne t'a jamais perturbée. Boulmeu rousslo cherifa, ci ioe la am yakkar, boulma rousslo sama dom dji. Ioe yama mouneu siguil, yama mouna sagual tamit.

Moi: mais maman pourquoi tu me dis tout ça?

Elle s'en alla sans pour autant me donner une réponse. Elle n'était toujours pas revenue et il était 22h.

On commençait à s'inquiéter !

Personne ne comprenait rien car elle devait partir au marché "nguélaw" et ce dernier n'était pas loin de notre maison.

Mon père était allé à sa recherche, alors on m'a amenée chez ma grand-mère aux maristes.

J'avais le cœur qui battait follement, je ne pouvais tout simplement pas accepter de perdre cette femme.

Le lendemain, on m'avait enfermée dans une chambre par peur que je sorte mais c'est ma grand-mère qui m'avait appelée dans le salon pour me parler.

Elle: sama néné j'aimerai que tu saches que ta mère est très fière de toi et elle n'a jamais regretté de t'avoir mise au monde. Alors s'il te plaît, je veux que tu pries pour elle et n'oublie jamais que c'est la volonté divine si ta mère n'est plus de ce monde ma fille.

Je ne pouvais plus me retenir !

Ma mère ne pouvait simplement pas me laisser dans ce monde. Si on avait retrouvé son corps, je pourrais au moins partir pour formuler des prières au cimetière mais apparemment elle était morte dans un accident et son corps n'a pas été retrouvé par la suite. Ce qui fut très bizarre.

Après son decès, ma grand-mère voulait que je vienne habiter avec elle mais je voulais avoir de l'amour et de l'affection paternel.

J'ai choisi de vivre avec mon père mais si je savais qu'il allait épouser une certaine Ndèye Khady Touré six mois après la mort de ma mère, j'accepterais de vivre aux maristes.

J'en voulais d'ailleurs à mon père d'avoir remplacé ma mère aussi vite. Mais je ne pouvais faire autrement que d'accepter cette fameuse khady.

Au début, Ta khady était gentille et s'occupait bien de moi. J'avais même commencé à l'appeler maman.

Mais tout cela a pris fin le jour où mon père est allé en voyage avec un client vu qu'il était avocat.

Elle m'a attachée, enfermée dans sa chambre et n'a cessé de me frapper.

J'étais d'ailleurs stupéfaite de la voir aussi barbare et cruelle avec moi.

Dire que je croyais qu'elle était une sainte mais non elle avait deux visages.

Elle s'occupait bien de moi devant mon père mais si tel n'était pas le cas, c'est ma fête.

Même pas un an, elle donna naissance à une mignonne petite fille: Abibatou diop qui était comme ma fille car je m'occupais d'elle. Mais en grandissant, Ta khady l'avait transformée en une pourrie gâtée.

Après Aby, c'était Awa Diop.

Ma vie commençait à être difficile entre le favoritisme et la méchanceté de mon entourage.

Par la suite mon père avait acheté une maison assez spacieuse car il commençait à beaucoup gagner, vu qu'il était doué dans son domaine.

A mes 18 ans, j'avais un meilleur ami avec qui je partageais mes joies ainsi que mes peines. Il était parvenu à être un très bon ami pour moi.

Il était venu me rendre visite et Ta khady en avait profité pour me traiter de pute. Ils l'ont humilié et l'ont mis dehors.

J'avais perdu mon seul ami. Je ne cessais de me résigner rien qu'en pensant à ma mère. La méchanceté de ma tante augmentait de plus en plus.

Mais toutes ces épreuves prendront fin un jour ?!

Bienvenus dans mon monde !

..............

Moi: Ta Khady, Je vous en supplie, ne me frappez pas aujourd'hui. Mon corps est submergé de plaies, je vous jure devant Dieu que je ne peux plus supporter cette souffrance. Ayez un peu pitié de moi. Ça fait maintenant deux semaines que je n'ai rien mangé à part boire de l'eau. Ça fait deux semaines que je n'ai pas pris une douche. Je me sens sale, s'il vous plaît, laissez-moi sortir. Ça fait maintenant quatorze jours que vous m'avez enfermée dans cette cave puante. Je ne pense vraiment pas avoir fait une chose trop grave pour que vous m'infligiez cette souffrance. Je ne vous ai jamais rien fait Khady alors laissez-moi en paix de grâce.

En effet, il y a deux semaines, je me suis disputée avec ma petite sœur Awa et elle en avait profité pour raconter des sottises à mon sujet.

Ma tante m'a donnée une bonne punition en m'enfermant dans la cave de cette maison qui me semblait une prison.

Deux longues semaines !

J'ai passé deux semaines dans une cave comme si j'étais un animal.

Deux semaines sans manger, deux semaines sans prendre une douche et enfin deux semaines sans prier.

Ma tante était vraiment cruelle.

Après lui avoir supplié de me laisser sortir, elle fit comme si j'étais un mur en sortant de cette piece tout en prenant soin de bien fermer la porte.

Je me couchai sur les carreaux avant d'éclater en sanglots. Je ne méritais vraiment pas ce que ma Tante m'avait fait.

Dire que j'ai passé toute ma vie à obéir à ses odres et à m'occuper de ses filles qui ne me respectaient point.

Je me suis mise à prier pour que le bon Dieu me vienne en aide car je ne pouvais plus supporter toutes ces épreuves.

***CHÉRIF TOURÉ***

Nous voilà à l'aéroport en train d'attendre ma tante et ses filles. En effet, nous venions New york, la où je suis né.

Je suis venu au sénégal avec mes parents dans le but de choisir une femme entre les deux filles de ma Tante Khady.

J'avais beaucoup de copines aux USA mais elles ne m'aimaient pas, elles aimaient juste mon argent. Ce n'est pas que je suis riche mais j'avais quand une situation financière stable. Et je parvenais aisément à subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille.

Après mes innombrables ruptures, ma mère me proposa de venir au Sénégal afin de choisir une femme.

Ça me plaisait vraiment de venir au pays de la téranga vu que c'était la première fois de toute ma vie.

J'espérais juste avoir une femme qui serait à la hauteur de mes attentes.

Nous vîmes de loin ma tante Khady qui était avec deux filles super indécemment habillées.

Je me rassurais juste en me disant qu'elles ne pouvaient pas être Awa et Abibatou.

J'ai gaspillé mon argent en achetant trois billets !

Ma tante fit ses salutations avant de nous présenter à ses filles. Elles étaient belles mais je n'aimais pas le comportement vu qu'elles m'ont toutes salué en me faisant la bise.

Ne nous sommes quand même pas des blancs !

C'était un peu deplacé à mon goût.

Par la suite nous sommes allés chez elles. Leur maison était radieuse et spacieuse.

À peine que je me suis installé dans ma chambre, Awa vint. J'ai remarqué qu'elle avait changé de tenue mais ce qu'elle avait mis était trop sexy.

Elle me dit de la suivre pour qu'elle puisse me faire visiter la maison. Je m'exécutai et elle me fit visiter toute la maison sauf une seule chambre.

Mais j'y suis quand même entré. Une fois à l'interieur, je vis une photo d'une femme qui devait sûrement avoir mon âge.

Sa noirceur était divinement ébène. Son regard était perçant et à la fois hypnotisant.

Awa(en pleurant): C'est Chérifa, ma grande sœur. Elle me manque tellement. Elle me considérait comme sa propre fille. Tu ne sais même pas ce que j'ai ressenti le jour où on m' a annoncé son décès. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps jusqu'à maintenant, je ne reste jamais une seule journée sans pleurer. Elle me manque de plus en plus.

Je la pris doucement dans mes bras. Elle avait l'air si sincère avec ses larmes qui ne cessaient de couler.

J'avais franchement de la peine pour elle car je savais bel et bien ce que ça fait de perdre un être qui nous est cher.

Je suis parvenu à la calmer. Par la suite, je me suis dirigé vers ma chambre.

À peine couché sur mon lit, je reçus un message de l'autre sur whats'App. Elle portait un sous fesses trop sexy et me dit de partir dans une des caves de la maison et que les clés se trouvaient dans le salon.

Alors je décidai de partir. Elles veulent jouer, hey bien on va jouer !

Devant la porte de la cave, je me mis à chercher laquelle des clefs pouvait ouvrir cette porte.

J'allais ouvrir la porte quand ma tante cria mon nom comme si j'étais sur le point de commettre une erreur.

Je me retournai et elle avait l'air d'avoir peur. Je lui demandai ce qui se passait mais elle me répondit en changeant de sujet.

C'est là que j'avais commençé à avoir des doutes. Abibatou n'avait pas de chance car sa maman avait tout gâché.

Une semaine s'était écoulée...

Je me promenais dans la maison car je ne pouvais pas faire la sieste vu que ça ne faisait pas partie de mes habitudes.

Je repensais encore à ces derniers jours. Les filles faisaient tout pour me charmer mais moi je n'aimais rien chez elles.

Leur mère était hypocrite de chez hypocrite !

Leur père ne pratiquait point la religion !

Ma mère ne cessait de me mettre la pression car elle voulait que je choisisse au plus vite ma femme mais elle ne savait pas que je n'aimais pas ces filles.

En passant devant la cave, je me souvîns automatiquement de l'attitude de Ta Khady quand j'ai failli ouvrir la porte.

Alors je décidai de prendre les clés pour ouvrir mais j'ai eu la plus grande surprise de ma vie rien qu'en voyant une femme inconsciente. Je me dirigeai doucement vers elle mais quand j'ai vu son visage, j'étais juste choqué.

Mais n'est-elle pas censée être morte? Je suis resté des minutes sans réagir. Sachant que sa vie était en danger, je la portai jusqu'au salon et appelai Ta Khady. Il fallait que je fasse semblant.

Moi: Ta Khady, je passais devant la cave quand j'entendis une femme crier de l'aide mais quand j'ai ouvert la porte, elle était déjà inconsciente. Je pense qu'il faut qu'on l'amène à l'hopital sinon elle risque de perdre la vie.

Elle avait peur et ça se voyait sur son visage. Les filles faisaient des tchipp comme si cette fille n'était pas leur sœur.

Avec l'aide mon père, nous avons amené Chérifa à l'hopital. Une fois là-bas, elle est restée trois jours à dormir sans se réveiller. Trois jours pendant lesquels, il n'y avait que moi qui allais la voir.

Je me demandais si elle était une bonne personne. Le comportement de Ta Khady m'étonnait beaucoup et je me disais que c'est parce qu'elle n'était pas sa mère.

***CHÉRIFA DIOP**

Ta Khady avait attaché mes mains ainsi que mes pieds dans une chaise.

On était dans une pièce que je ne connaissais pas. Elle prit un seau d'eau qui contenait de l'eau hyper froide.

Elle me fît un sourire diabolique avant de verser l'eau sur moi. C'était tellement froide que je me suis mise à frissoner comme pas possible.

Ma sœur Awa enleva la ceinture qu'elle avait autour de sa taille et la donna à sa mère. Elle me frappait d'une une brutalité inouïe. Je criais et je me tordais de douleur mais rien.

Elle insultait ma mère ainsi que ma personne. Après que mon corps fût complètement submergé de plaies, elle prît de l'huile et le chauffa sur le gaz. Après cela, elle me regarda longuement avant de faire un sourire et versa l'huile sur mon corps.

Moi: Nonnnnnnnnnnnnnnn !

Mon Dieu ! C'était un rêve, un rêve dans lequel Ta Khady me torturait. J'éclatai en sanglots rien qu'en y pensant.

Ma vie était vraiment tout sauf rose. Je croyais que j'étais encore dans cette cave mais je me suis rendue compte que j'étais dans un lit d'hôpital.

Quelques minutes après, je vis le docteur qui était avec mon frère Momar et un autre gars que je ne connaissais pas.

Mon frère s'avança doucement vers moi et me prit dans ses bras. Je pleurais de plus belle car s'il était là, ma tante n'allait pas me traiter de la sorte. Après un long câlin, il essuya mes larmes avec son pouce.

Je balayai mon regard et il croisa celui de ce gars qui était avec mon frère. J'ai soutenu son regard pendant quelques minutes. Dire que ce gars avait un regard hypnotisant. Il était un peu trop mignon à mon goût. Sa barbe était fine, lévres étonnement roses, nez pointu. En plus son parfum était enivrant et titillait mes narines.

Momar: hum hum! Ma princesse, je te présente Cherif Touré. Il est mon cousin, mon frère, mon ami. Il est un homme juste bon, il a toujours été là avec moi et c'est lui qui m'a aidé quand j'en avais plus besoin. Il est venu au Sénégal uniquement pour choisir sa femme entre Awa et Abibtou. Cherif, je te présente Chérifa ma princesse, une fille juste une gentille.

Cherif: Enchanté cherifa !

Moi: euh moi de même Chérif.

Je ne savais ce qui m'arrivait et pourquoi je begayais en lui parlant. Pourtant il était normal.

Par la suite mon frère me demanda la raison pour laquelle on m'avait enfermé dans la cave et Cherif nous a dit que ma sœur Awa lui avait mentie en lui faisant croire que j'ai rendu l'âme. Trop de foutaises !

Je suis sortie le soir et mon frère nous a amené dans un restaurant. J'ai mangé deux plats, tellement j'avais faim.

À la maison, dès que Chérif a ouvert la porte, Ta khady me donna deux gifles tout en pleurant.

Chapitre 2 Tome 01: partie 02

***CHÉRIFA DIOP***

À peine que Chérif ait ouvert la porte, Ta Khady me donna deux gifles et je tombai automatiquement par terre vu que j'étais encore faible.

J'ouvris les yeux et je vis Ta Khady qui pleurait de chaudes larmes. Je ne comprenais absolument rien. Je ne voulais pas pleurer mais je ne pouvais pas m'en empêcher, les filles me tiraient leurs langues.

C'était de l'humiliation pure et dure.

Momar: mais maman que se passe-t-il?

Elle: suivez-moi !

Ils s'exécutèrent tous mais j'avais du mal à me lever alors Chérif m'aida à me lever. Le contact de nos corps me donna des frissons interminables et il les a ressenti vu qu'il a un peu attardé son regard sur le mien.

Je me levai et il tînt fermement ma main. Je le suivis comme s'il était mon père. Je ne savais pas pourquoi mais j'avais l'impression d'être en sécurité.

Arrivée à ma chambre, je vis ma tante qui criait et m'insultait comme jamais. Elle me regarda mechamment avant de me jeter des pillules contraceptives ainsi que des objets trop obscènes. Je ne savais plus quoi dire.

Mes larmes coulaient à flot, mon père me regardait méchamment et je ne comprenais rien. Mon père enleva sa ceinture et me poussa au sol.

Je fermai doucement les yeux pour subir ce qu'il allait me faire. Un coup, deux, trois, quatre et puis c'était ma fête. La douleur était tellement insupportable que je ne pouvais pas pleurer.

À chaque fois que je pensais que c'était fini, ça recommençait encore et encore. Ma peau était ensanglantée.

Je me mis à penser à ma mère et je savais bien que si elle était là, je n'aurais pas ces problèmes. Après mon père, ma tante prit la ceinture et me tabassa avec férocité. Ils suivaient tous la scène sans me défendre.

Chérif: ASSEZ! C'EST BON! VOUS NE VOYEZ PAS QU'ELLE SOUFFRE LA?

Je remerciais chérif de tout mon cœur car je ne pouvais plus supporter la douleur.

Ta khady: elle est une fille de bonne famille. Je me suis occupée d'elle depuis ses sept ans et je lui ai inculqué de bonnes valeurs. Donc pourquoi se comporter comme ça? Si elle était tellement pressée de passer à l'acte alors pourquoi ne nous a-t-elle pas dit qu'elle veut se marier ? Mais pourquoi se donner aux hommes comme ça?

Moi: NDÈYE KHADY TOURÉ JE PEUX TOUT SUPPORTER, TU ENTENDS ? JE PEUX TOUT, ABSOLUMENT TOUT SUPPORTER MAIS JE N'ACCEPTERAI JAMAIS QUE TU ME TRAITES DE PUTE. J'EN AI MA CLAQUE ! J'EN AI MA PUTAIN DE CLAQUE QUE TU ME TRAITES TEL UN ANIMAL ALORS QUE JE VAUX MIEUX QUE TES DEUX POURRIES GÂTÉES ! CE N'EST PARCE QUE JE ME TAIS TOUJOURS ET QUE JE SUPPORTE TOUT QUE TU TE PERMETTE DE ME TRAITER DE PUTE !

Elle ouvrit grandement sa bouche, choquée par ma réplique. Pour dire vrai, je ne savais même pas d'où cette force m'était venue.

-FERME LA CHÉRIFA DIOP, SINON..

-Hum sinon quoi ? Tu vas encore me frapper ? Hey bien...

Avant que je ne termine ma réplique, mon père m'asséna une gifle qui me fit taire.

Mon père(en sortant): c'est comme ça que tu t'adresses à ta tante ? Ok ! À demain insha'Allah. Je sais ce que je vais faire d'une pute comme toi.

-Abdou tu ne devais même pas la laisser la nuit ici !

Après que Ta Khady et les autres fûrent dehors, je me suis affaissée au sol en enveloppant ma tête entre mes mains.

(...)

Le lendemain, je me suis réveillée avec une forte fièvre, j'avais trop mal à la tête. Je rassemblai toutes mes forces avant de me lever pour faire mes ablutions. Après avoir prié, je me suis recouchée...

Je dormais paisiblement quand je sentis le parfum de mon père. J'ouvris les yeux et mon regard croisa le sien. Il tenait une ceinture et avait les yeux rouges de colère. Je n'avais même pas la force de me lever vu que j'étais malade.

Lui: maintenant tu refuses d'obéir aux ordres de Ndeye Khady? Pourquoi as-tu refusé de préparer le déjeûner et de recharger le gaz ?

Moi: je n'ai pas encore vu ma tante. Je suis malade papa....en plus je ne peux vraiment pas tenir un gaz de 9 kilos.

Je n'ai pas pû terminer ma phrase qu'il me donna un violent coup qui me fit échapper un cris aiguë. Je me couchai et le laissai faire. Les coups étaient trop violents et je criais pour que momar me vienne en aide mais c'était en vain.

Pourtant Momar prétend être un frère protecteur mais il n'est jamais là quand je souffre.

Pourtant il avoue d'être contre le comportement de sa mère mais quand on me frappe, il reste coi.

Pourtant, pourtant..

À cet instant là, l'envie de crier au monde entier, mon amertume, me submergeait.

Je voulais que Ta Khady et sa famille sachent que je ne suis plus une gamine pour qu'elles se permettent de me frapper et de m'humilier à chaque fois que l'occasion se présente.

Je voulais juste qu'elle me laisse vivre ma vie en paix.

Maman où es-tu ?

Pourquoi tu m'as laissée seule dans ce monde submergé de personnes cruelles ? dans ce monde où des personnes qui sont sans cœur, règnent ?

Tandis que j'étais là à réfléchir, mon père devenait de plus en plus brutal !

Je me demande comment un père peut se comporter ainsi avec sa fille, son sang !

Fatiguée d'en recevoir, je me levai de justesse et pris fuite. Malgré le fait que j'étais malade, je courais de toutes mes forces.

Allah sait que je n'en pouvais plus de me faire brutaliser.

Mais il était plus vite que moi. Une fois dans le jardin, je vis chérif qui parlait avec sa mère. Les filles y étaient également. Je voulais prendre refuge dans ses bras mais Abibatou se leva de justesse.

Quand nos regards se sont croisés, elle m'a violemment poussée sur la piscine.

Cerise sur le gâteau, je ne savais pas nager !

Le contact de l'eau avec mes plaies, me faisait un mal atroce.

Je n'ai pas essayé de sortir de la piscine car je voulais mourir une bonne fois pour toute.

Je ne sais même pas à quel moment j'ai perdu connaissance...

****

Je me suis réveillée dans la cave où je me trouvais il n'y a même pas quelques jours.

Rien qu'en me souvenant de tout ce que j'ai eu à endurer là-bas, mes yeux s'inondèrent de larmes.

Oh Mon Dieu pourquoi moi ?

Pourquoi les belle-mères sont méchantes avec les orphelines comme nous ?

Pourquoi ne nous considèrent-elles pas comme leur enfant ?

Pourquoi tant d'injustice ?

Je suis restée là-bas des heures sans que mes larmes ne puissent tarir...

Quelques instant après, mon père entra dans la cave. Il avait une ceinture en main.

Sans me laisser le temps de parler, il plaqua deux paires de gifles.

Je me levai automatiquement et le fis face.

-J'EN AI MARRE PAPA !

Il me poussa rudement et j'atterris de nouveau à même le sol.

Lui:Espèce de Salope ! Je me demande bien si tu es ma fille.

Moi:Même...sniff...si....sniff..je...suis ta fille, tu ne me considères pas en tant que telle.

Il m'en donna une autre encore.

Je commençais même à avoir l'habitude de recevoir des coups à chaque fois que je riposte.

Lui: puisque tu es une salope, je vais te traiter de la même manière qu'on vous traite.

Il enleva sa ceinture suivie de son pantalon. Il ne lui restait que son caleçon qu'il enleva d'un trait.

Moi: S'IL TE PLAÎT PAPA NE ME FAIS PAS ÇA. PAPA JE SUIS TA FILLE ! NE ME PRENDS PAS MON INNOCENCE S'IL TE PLAÎT. JE T'EN SUPPLIE....POUR L'AMOUR DU CIEL.

Lui:FERME TA GUEULE ET ARRÊTE DE MENTIR, NOUS SAVONS TOUS QUE TU N'ES PAS VIERGE.

Il commença par enlever brutalement mon tee-shirt avant de faire de même avec mon pantalon.

Ce que je ressentais était juste indescriptible. J'étais en souvêtement devant mon père et il n'éprouvait même pas une once de honte.

Dieu du ciel !

Il allait s'enfoncer en moi quand on lui donna un coup qui le fit automatiquement tomber.

Je cachai immédiatement ma nudité....

Pendant que Chérif frappait mon père, je me suis mise à remettre mes habits. Je me sentais mal, mal au profond de toute mon être.

C'est presqu'en courant que je regagnai ma chambre. La-bas, j'ai craqué !

J'avais perdu le goût de cette vie submergée d'injustice....

Croyant que c'était fini, mon père revint dans ma chambre toujours avec sa ceinture.

-A cause de toi, Un jeune homme a osé lever la main sur toi. Mais sache que tu vas payer pour tous les coups que j'ai reçu.

Je me levai du lit par reflexe avant de courir de nouveau vers la porte où je vis chérif. Je me suis automatiquement mise dans ses bras.

Lui: que se passe-t-il encore princesse ? Même après les coups que je lui ai donnés ce matin, il s'obstine à te faire du mal ? Non mais quel genre de père as-tu ? En plus tu as de la fièvre là et tes habits sont entachés de sang.

Moi: dis-lui de ne pas me frapper s'il te plaît, je suis malade.

Au même moment, mon père vint. Il était très en colère.

Lui: chérifa, prends tes bagages et sors de ma maison !

Ta bouchoura( la mère de chérif): quoi? Tu oses mettre ta fille dehors ? Je ne te reconnais plus.

Lui(en s'en allant): je ne vais pas garder une pute chez moi.

Moi: Bien sûr que je vais m'en aller. Je suis maltraité ici oui, mais je serai traîtée comme une princesse là où je vais ! Chérif prêtz-moi ton téléphone s'il te plaît.

Il me le donna et j'appelai ma grand-mère pour lui dire que je veux venir vivre chez elle et elle a accepté en disant qu'elle allait m'envoyer son chauffeur. Je remerciai Chérif avant d'aller faire mes valises. Le chauffeur vînt après quelques heures. Je fis mes salutations avant de partir.

Dans la voiture, je ne faisais que de pleurer. Je pensais trop à chérif en plus je n'avais même pas son numéro pour l'appeler sur le téléphone de Mame dès que je serai aux Maristes.

Je me mis à penser à toutes les choses que j'ai enduré là-bas.

Une fois aux maristes. J'ai tout raconté à Mame.

Mame: Je te promets que tu ne retourneras jamais là-bas. Ndèye Khady sait très bien de quoi je suis capable. Abdou aussi il me connait. Pourquoi tu n'as essayer de m'appeler?

Moi: je n'ai pas de téléphone Mame.

Elle: quoi? À ton âge? Mais avec quel téléphone m'as-tu appeler?

Moi: Celui de chérif.

Elle ouvrit grandement les yeux !

Mame: quel chérif? Celui de bouchoura?

Moi: oui. Comment tu la connais ?

Elle: Dieu du ciel !!!

Quelques semaines plus tard..

Chapitre 3 Tome 01: partie 03

***BOUCHOURA***

Le comportement de chérif commençait vraiment à me dépasser. Certes, je savais qu'il était proche de chérifa vu la manière dont il le défendait mais je n'ai jamais pensé que son départ allait autant l'impacter.

Je suis même allée jusqu'à penser qu'il est amoureux d'elle.

Il avait trop changé, il avait perdu son sens de l'humour. Je lui avais même préparé son plat préféré mais il n'a rien mangé.

Il m'inquiétait vraiment.

J'étais en train de penser à comment faire pour que Chérifa revienne quand on sonna à la porte.

Abibatou se leva pour ouvrir. Cette fille ne me plaisait pas du tout vu qu'elle portait des choses indécentes et était impolie à la fois. De même que sa petite sœur.

J'avais l'impression qu'elles faisaient semblant d'être polies mais elles n'étaient malheureusement pas de bonnes actrices.

J'entendis soudainement Abibatou qui insultait salacement à la porte. Je me levai pour voir ce qui se passait mais j'ai eu la plus grande surprise de ma vie en voyant Tata Ndoumbé.

Je me demandais ce qu'elle faisait avec chérifa. Dès que cette dernière me vit, elle courut et se mit dans mes bras.

J'étais un peu surprise mais quand je l'ai serrée dans mes bras' je me suis sentie toute bizarre et je ne voulais pas la quitter. C'était peut être parce que je ne l'avais pas rejeté comme le faisaient les autres.

Moi: tu m'as manquée chérie!

Elle: moi aussi.

X: mais que fait cette pute chez moi?

Ta Ndoumbé: n'essaie même pas de traiter ma petite fille de pute. Ioe Khady réwo sakh ! Fi deh béne Thiagua mo fi am mouy ioe momou !

Ndèye Khady: sortez de ma maison tout de suite.

Elle: Je ne suis pas venue ici pour te rendre visite mais je suis là pour voir Bouchoura, ma fille. Toi même tu sais que tu ne mérites pas de vivre dans cette maison ! Wayei sa beusseu ngui nieuw domaram. Fit ma tante.

Je courus vers elle et je me mis dans ses bras. Ils nous regardaient tous avec imcompréhension.

En effet, fatoumata ( la mère de chérifa) et moi, on a grandi ensemble. On était les meilleures amies du monde mais tout a pris fin à la classe de troisième.

Fatoumata avait changé et elle n'était plus mon amie. Elle passait son temps avec une autre fille. Mais on s'était dite que nos enfants auront le même nom peu importe leur sexe.

Par la suite j'ai rencontré lamine et je me suis mariée avec lui sans avoir le bac. Après mon accouchement, j'ai quand même respecté ma promesse en baptisant mon fils Chérif.

Je venais de me rendre compte que Chérifa était la fille de ma meilleure amie.

Moi: Tata ne me dites pas que c'est elle?

Elle: Oui ma fille c'est chérifa.

J'éclatai en sanglots.

Je n'arrivais toujours pas à croire que c'était la fille de ma meilleure amie. Je comprenais la souffrance que je ressentais quand Ndèye Khady la faisait souffrir.

Elle me regardait avec incompréhension mais je leurs ai dit d'entrer.

Elles s'éxecutèrent et je leurs dis de venir s'asseoir dans le salon. Mais khady ainsi que ses filles voulaient se mettre avec nous.

Moi: khady vous pouvez nous laisser seules s'il vous plaît?

Les deux filles impolies nous firent un tchipp digne de ce nom avant de s'en aller.

Si elle pensent vraiment que j'allais accepter que l'une d'elles soit ma belle fille, elles se fourrent leurs doigts dans l'œil !

Après elle, chérifa aussi, il fallait que je lui fasse partir.

Moi: chérifa va voir chérif. Il est dans sa chambre. Il sera trop content de te voir.

Elle se leva et partit.

***CHÉRIFA***

Je pris les escaliers pour aller dans la chambre de chérif. Mon cœur battait à chaque pas que je faisais. En j'avais peur qu'il m'oublie ou qu'il ne veuille pas me voir. Je vis Aby et Awa devant la chambre de leur mère.

Awa: ce n'est pas la peine d'aller le voir. Il s'est disputé avec Aby et il s'est enfermé dans sa chambre et ne sort plus. Alors tu perds ton temps. Il ne va même pas te répondre. Si un homme comme lui, n'adresse plus la parole à des filles aussi belles et cultivées que nous, le fera t-il avec une fille aussi insignifiante que toi?

Sans les répondre, je continuai mon chemin mais je pensais trop à ses paroles.

Et si elle avait raison?

Tout en marchant, trop de questions me traversaient l'esprit. Arrivée dans sa chambre, je toquai pendant longtemps mais personne ne répondit. J'ouvris alors la porte mais il n'était pas là.

Je pris le chemin du jardin et il était là-bas. Il parlait avec mon frère Momar.

J'ai senti mon cœur se lâcher.

Ce n'est que quand je l'ai vu que je me suis rendue compte qu'il m'avait terriblement manquée. Je me demandais comment cela pouvait se produire. Je l'ai juste côtoyé pendant quelques jours. et il m'est devenu indispensable.

Serais-je amoureuse? Ou c'est de l'attirance ? Ou encore de l'attachement ?

Trop de questions me torturaient l'esprit !

Fatiguée de penser, je décidai de les rejoindre. Une fois devant eux. Il ne m'avait toujours pas vu.

Moi: Chérif. Lui dis-je d'une petite voix.

Il posa enfin ses yeux sur moi. Un seul regard me fit frissonner comme pas possible. Je me sentais trop bizarre.

Mon frère suivait la scène sans rien dire. Il se leva et m'ouvrit ses bras. Je courus automatiquement avant de me jeter dans ses bras. Je mis mes deux jambes autour de sa taille en logeant ma tête dans son cou pour mieux sentir son parfum enivrant qui me torturait les narines.

C'était comme si on était seul dans le jardin. Je n'entendais plus rien. Ni les chants d'oiseaux. Je ne voyais non plus les papillons qui volaient dans le jardin. J'avais vraiment l'impression d'être seule au monde. L'air frais du jardin faisait flotter mon voile. C'était juste merveilleux.

Après une bonne dizaine de minutes. Il me fit descendre à mon plus grand malheur. Je voulais rester dans ses bras.

Il me prit les deux mains et plongea son regard dans le mien. Ses beaux yeux étaient tellement hypnotisants que je ne pouvais plus détacher les miens.

Ce n'est que quand je me suis souvenue qu'il allait se marier avec l'une de mes sœurs et que risquais de tomber follement amoureuse de lui que je bassai les yeux mais ses mains était toujours dans les miennes et je sentais trop choses qui m'étaient inconnues jusque là.

Momar: On ne me salue pas?

C'est lui qui nous a fait sortir de nos pensées.

Moi: Bien sûr.

Je m'avançai vers lui pour le saluer mais pas longuement vu que j'étais en colère contre lui. Du fait de son hypocrisie de jouer au grand frère protecteur avec moi et de ne rien faire quand SA mère me tabasse.

Après cela, chérif m'a demandé de le suivre dans sa chambre. Une fois là-bas il ouvrit son armoire et y sortit un téléphone. Je me demandais bien ce qu'il voulait faire avec. Il se mit de mon côté et me tendit le téléphone.

Lui: je te l'offre.

Moi: Je ne peux pas l'accepter.

Lui: S'il te plaît princesse. Je pourrais parler avec toi si tu acceptes le téléphone. Tu ne sais même pas comment tu m'avais manquée.

Moi: tu m'avais terriblement manqué.

Il s'avança et me fit un bisou sur le coin de mes lèvres. Ma respiration devint saccadée. Je baissai ma tête sous l'effet de la honte.

Mon cœur battait follement. Toutes ces sensations métaient inconnues jusque là.

Je ne voulais pas tomber amoureuse de lui. Je voulais me lever et m'éloigner de lui. Pour éviter d'avoir des sentiments pour lui mais je ne voulais non plus le laisser.

Lui: Chérifa tu sais que je vais devenir fou?

Moi: D'accord j'accepte le téléphone.

Il me fit un sourire avant de me le donner. Par la suite, il y a installé des applications dont j'allais avoir besoin.

Après le déjeûner, Aby nous avait donné du lait caillé trop délicieux, j'avais même hésité avant de le boire vu qu'elle ne m'aime pas mais j'ai quand même chassé ces pensées tordues de ma tête.

Nous sommes par la suite retournés dans la chambre de Chérif. Une fois là-bas, tout en parlant avec lui, je commençais à avoir des maux de ventre.

Je me sentais soudainement mal. Je criai avec difficulté le nom de chérif. Pour qu'il me vienne en aide. Ma vision commençait à être floue. J'étais sur le point de fermer les yeux quand j'entendis les cris chérif.

Lui: S'il te plaît princesse, ne t'en vas pas...

Trou noir...

***???***

L'amitié est une inclination réciproque entre deux ou plusieurs personnes n'appartenant pas à la même famille non ?

Être ami avec quelqu'un c'est l'aimer tel qu'il est tout en acceptant ses imperfections car nul n'est parfait non?

Être ami avec une personne c'est de lui faire confiance, lui dire la vérité aussi dure soit-elle non?

Être ami avec quelqu'un c'est savoir sacrifier son bonheur pour celui de l'autre non?

Confiance, entr'aide ainsi que la comprehension sont les bases de l'amitié non?

Mais moi, j'ai abandonné ma perle rare, la fille qui était ma meilleure amie pour m'allier avec une autre qui avait pour but de gâcher ma vie, mon foyer.

J'ai voulu sacrifier mon bonheur pour le sien mais elle avait déjà mis ses plans en exécution.

À cause d'elle, j'ai passé cinq ans, cinq longues années en prison. Si seulement elle savait comment c'est dur de perdre sa liberté, elle allait éviter de me faire tout ce qu'elle a pu me faire.

Me venger ? Non loin de moi cette idée. Mon rêve était de retourner au Sénégal. Afin de recupérer mon mari.

Je voulais seulement qu'elle assume les conséquences de ses actes en partant en prison. Je voulais qu'elle sache ce que ça fait d'aller en prison. Qu'elle sache ce que ça fait d'être sous les verrous.

De voir des femmes crier leurs maux des les cellules de prison. Voir des vieilles femmes dans des conditions de détention insupportables.

Je voulais qu'elle sache ce que ça fait de dormir par terre et non sur un lit plus que confortable.

Je voulais qu'elle sente les moustiques en elle. Bref tout ce que j'ai pû ressentir quand j'étais en prison. J'ai passé cinq ans en prison alors que j'étais innocente.

Oui, je n'avais rien fait !

***ABIBATOU***

Les voir ensemble me faisait vraiment mal. Si chérif pensait que j'allais le laisser vivre avec ma sœur, il se trompe parfaitement.

Pourquou je ne l'attire pas ?

Sans me vanter;

Belle, je le suis !

Sophistiquée, je le suis !

Alors ne me regarde-t-il pas ?

Je ne détestais pas chérifa, elle est de mon sang après tout mais je ressentais de la jalousie envers elle. Sa beauté, sa gentillesse et tout...

J'aimerai tellement être comme elle mais je ne pouvais pas.

Il fallait que j'obtienne Chérif car il est le seul à pouvoir me sortir de mes problèmes.

Mais que cet homme était impoli putain!!!

Il se rapprochait de plus en plus de Chérifa et ça ne m'arrangeait pas du tout.

Alors je suis me dite que Chérifa devait mourir vu que sa vie n'avait pas de sens. Elle n'avait pas une mère, son père ne l'aimait pas, pas d'amis ni de copain et que personne n'allait pleurer sa mort, je lui ai alors donné un poison.

Après lui avoir fait boire le lait, je me suis enfermée dans ma chambre pour que personne ne me soupçonne.

Mais j'y suis sortie entendant les cris de chérif. Il pleurait comme une fille.

Je me sentis automatiquement mal d'avoir empoisonné ma sœur. Je ne savais pas que Chérifa comptait autant pour lui. Momar l'écarta un peu pour voir si chérifa était toujours en vie. Mais j'avais trop peur qu'elle meurt.

Elle ne bougeait pas et il avait un liquide blanc qui sortait de sa bouche. Sa grand-mère aussi pleurait de chaudes larmes et ça me fendait le cœur franchement.

Momar la porta et l'amena à l'hôpital. Chérif, lui il fixait un point imaginaire.

Je ne cessais de pleurer.

Ça me surprenait même de pleurer pour ma sœur. Je l'adorais au fond de moi mais c'était impossible de lui montrer mon affection envers elle à cause de ma mère qui nous disait des sottises à son sujet.

Si j'avais de la haine pour elle, c'est cause de ma mère. Je me laissai aller au sol avant d'éclater en sanglots.

***CHÉRIF***

Ça faisait une semaine que Chérifa était dans le coma mais Alhamdoullilah, elle s'est réveillée.

J'ai failli devenir fou et je ne cessais de me demander qui pouvait empoisonner ma dulcinée car d'après le medecin, Chérifa a du boire ou manger quelque chose contenant des susbtances toxiques qui peuvent tuer immédiatement la personne.

Quand j'y pensais, elle n'avait mangé que le déjeuner et le lait qu'Aby nous avait donné.

C'est là que je me suis mis à suspecter Abibatou car elle avait deux verres et tenait celui de chérifa avec précision.

Elle avait un grand sourire quand Chérifa buvait le lait.

Mais je me disais qu'elle ne pouvait pas essayer de tuer sa propre sœur juste pour un homme.

Je partais la voir tous les deux jours. Tout le monde avait remarqué que Chérifa me plaisait bien. Je pensais toujours à elle et j'avais vraiment peur qu'elle rende l'âme.

Bref, je me préparais pour aller voir chérifa à l'hôpital quand je reçus un appel de Nabou la cousine de chérifa.

Apparemment chérifa était aux maristes et ne cessait de répéter mon nom. Alors je me décidai d'aller la voir pour me rassurer qu'elle allait bien.

Je prévins ma mère avant de partir. Une fois sur place, je sonnai et Nabou m'ouvrit. La maison était trop bien décorée masha'Allah.

Après mes salutations, je la suivis jusqu'au salon où je vis sa grand-mère qui égrenait son chapelet.

Moi: Lame comment tu vas?

Elle: je vais bien alhamdoulilah.

Moi: comment va Chérifa ? D'après Nabou elle s'est reveillée.

Elle: effectivement, elle est dans sa chambre. Je pense qu'elle sera heureuse de te voir vu qu'elle ne cesse de pleurer. Nabou montre lui la chambre de chérifa.

Je suivis Nabou jusqu'à sa chambre. Là-bas, je vis Diarra la bonne qui sortit après m'avoir salué bien sûr.

Apparemment chérifa ne voulait pas manger. Elle me fit un sourire faible vu son état avant de me dire de m'approcher. Je m'éxécutai en lui faisant un bisou sur le front. Avant m'asseoir de son côté. J'étais rassuré de savoir qu'elle était en vie.

Moi: pourquoi tu ne manges pas?

Elle: Je n'ai pas envie de manger même si je meurs de faim.

Je pris l'assiette et lui dis d'ouvrir sa bouche. Elle s'éxécuta et je commençai à lui donner des bouchées. Elle avait tout mangé. Par la suite, je lui ai donné à boire avant de lui forcer à boires ses médicaments.

J'enlevai mes chaussures avant de me coucher sur le lit. Elle s'approcha de moi en m'enlaçant. Elle sentait super bon et la chaleur de son corps me donnait des frissons.

Moi: Chérifa, je peux te poser une question?

Elle: ce n'est pas la peine de me demander la permission.

Moi: Quand il y a deux barres dans un test de grossesse,c'est positive?

Elle: oui je pense.

J'étais choqué ! Ce qui veut dire qu'Aby était enceinte.

OMG!!!

J'avais remarqué qu'elle avait des nausées le matin, à l'heure des repas, elle ne cessait de vomir. Elle s'enfermait tout le temps dans sa chambre.

Moi: putain Aby est enceinte.

Elle: quoi?? Mais ça ne me surprend pas vu que mon père les laissait sortir tous les week-ends. Elles partaient en voyage seules sans surveillance. En plus mon père leurs avait donné la permission d'avoir chacune un copain.

Moi: Ta Khady n'aura qu'à assumer les conséquences. J'ai vraiment pitié d'elle.

Elle: Ça signifie quoi des suçons sur le cou?

Je le regardai bizarrement.

Elle: c'est quelque chose de mal? Quand on est dans le coma, on entend ce que disent les gens.

Moi: Et tu as entendu quoi?

Elle: Awa disait que j'allais mourir et que tu vas l'épouser, lui faire l'amour ainsi que des suçons sur son cou qui sont son point faible.

Moi: il s'agit juste de sucer le coup de la fille.

Elle: d'accord merci.

Moi: Je vous en prie ma déesse.

Elle me fit un sourire faible avant de s'endormir dans mes bras. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui caresser ses cheveux. Elle était sublime et ne méritait pas cette vie.

Je suis rentré vers 19h vu que, moi Nabou et chérifa, nous devrions aller au lac le lendemain.

Une fois aux Almadies, ils se préparaient pour sortir diner dehors sauf Aby bien sûr.

Je ne voulais pas les suivre vu que j'avais déjà mangé aux maristes. Je me suis mis dans le salon pour regarder la télévision.

Vers 22h, ils n'étaient toujours pas de retour. Abibatou était venue dans le salon avec deux verres de jus. J'en avais vraiment envie.

Elle me donna un verre et commença à boire le sien. J'ai un peu hésité avant de boire mais je l'ai quand même fait.

Quelques instants après, je commençai à me sentir bizarre. Mon rythme s'accelera et je ne comprenais rien. Quelque chose qui ne m'était jamais arrivé, m'arriva. Je vis pour la premier fois mon truc s'agrandir et durcir. Je fermai les yeux et les rouvris mais je vis Abibatou toute nue devant moi.

J'enlevai mes habits comme si j'étais envoûté avant de la pénétrer sauvagement sans me soucier de son état. C'est comme si on me forçait à le faire. Tout en faisant l'amour avec elle, mes larmes coulaient car je savais que j'étais en train de forniquer. Je ne me suis même pas rendu de temps de quand je me suis évanoui.

Quand je me suis reveillé, il était déjà sept heures. Je pleurais comme une fille en sachant la gravité de ce que j'avais fait. Rien ne pouvait me retenir.

Après une dizaine de minutes. Je fis un grand lavage avant de prier dans le but de demander pardon à Allah. Je ne cessais de pleurer durant la prière.

Par la suite je me suis recouché tout en pensant à la journée que je devais passer avec chérifa, la femme de ma vie. Je sentais que je l'avais trahi en faisant l'amour avec une autre.

Vers 9h, je décidai d'appeler mon meilleur ami pour le partager avec lui mais il était injoignable. J'espérais juste qu'on ne me forcerait pas à l'épouser...

***ABIBATOU***

Ma mère: Je suis fière de toi. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il t'a eu dans son lit. Maintenant ça sera plus facile d'exécuter nos plans. Il va falloir que tu restes environ deux semaines avant de commencer à montrer les symptômes. Il ne refusera pas de prendre ses responsablités. Mais que cet homme est fou!!! Félicitations encore ma fille.

Moi: Merci maman, bon bye bye!! Je dois aller à l'hôpital pour ma visite prénatale.

Elle: D'accord.

J'avais encore trop mal car Chérif n'était pas doux avec moi. Bon disons que le poudre que je lui ai donne était trop fort pour lui. Après avoir pris une bonne douche, je m'habillai d'une robe ample dans laquelle je ne me sentais pas à l'aise.

Après avoir fait la visite, je sortais du bureau quand je vis mon copain, le père de mon enfant.

Je l'aimais tellement ce gars mais je ne pourrais jamais être avec à cause de ma mère.

À cause de cette femme, je ne serai jamais avec l'homme de ma vie.

Pourquoi ? Parce qu'il est pauvre !

Selon elle, les riches sont faits pour riches et les pauvres pour les pauvres.

Moi: Mass, il faut qu'on parle.

Lui: bien sûr bb.

Nous partîmes dans un restaurant non loin de l'hôpital.

Moi: Mass, je voulais te dire que c'est fini entre nous. Mass, tu sais très bien que je t'aime mais mes parents n'accepteront jamais de nous voir ensemble. Je suis enceinte de toi mass et sache que je vais me faire avorter le plus vite possible. N'essaie même pas de me convaincre. Si je me suis donnée à toi, sache c'était juste une erreur. À dieu mon amour et n'oublie jamais que je t'aime.

Sans attendre sa réponse, je m'en allai. Je l'entendais crier mon nom mais ma fierté m'empêchait me jeter dans ses bras afin de lui dire que je voulais être sa femme.

Je venais d'ouvrir une nouvelle page dans ma vie. Chérif, à nous deux.

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