Le ciel était d'un bleu clair ce matin. La journée s'annonce très calme. Dans la grande villa qui servait d'habitation à la famille du richissime Oscar, tout allait à merveille.
Oscar s'est levé ce matin tout soucieux. Il pensait à la nouvelle gamme de produits que son entreprise a mis sur le marché. Étant chef de l'entreprise, il était à la recherche d'une jeune fille très belle qui pourrait intervenir dans la publicité de ses nouveaux produits. Bien que Oscar ait confié cette tâche à sa secrétaire, il était toujours soucieux pensant à la prospérité de ses affaires.
Oscar prit siège à la table à manger et dégusta les deux plats présentés par ses deux femmes. Il avait deux magnifiques épouses mais n'était jamais comblé. Il trouvait toujours de failles à la conduite de ses épouses et était constamment à la recherche de l'amour. Après avoir déjeuné, Oscar se leva et alla rejoindre son chauffeur qui l'attendait au dehors. Il monta dans la voiture et demanda au chauffeur de le conduire au siège de son entreprise. Une demi-heure plus tard, Oscar était dans son bureau. Il constata au passage que sa secrétaire Rosine n'était pas encore là. Ça commence carrément par devenir une habitude pour cette dernière d'être en retard.
Oscar s'assoit calmement sur le siège de son bureau tout en consultant sa montre-bracelet. Il est 8h 20min et la secrétaire n'est toujours pas là. Cela commença par énerver Oscar qui décide de l'appeler sur son numéro privé. Il prit donc son téléphone et voulut lancer l'appel quand la porte de son bureau s'ouvrit. Rosine fit son entrée affichant un air de culpabilité.
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-Mais Rosine, vous commencez par être de plus en plus en retard, fait remarquer Oscar.
-Vous savez vous-même que j'ai une fille à préparer pour l'école. Alors monsieur le directeur veuillez m'excuser pour mon retard, dit-elle poliment.
-Ok je vous comprends. Avez-vous trouvé la fille qui fera l'affaire ? Demanda Oscar à Rosine sa secrétaire.
-Oui, répondit Rosine. Elle sera là d'une minute à l'autre. C'est une fille de teint clair.
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Richard en compagnie de sa secrétaire, attendait patiemment l'arrivée de cette jeune qui interviendra dans la publicité. Au bout de cinq minutes, le téléphone de Rosine se mit à sonner. Elle décrocha et parla avec celle qui était à l'autre bout du fil.
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-Bonjour Rosine.
-Oui bonjour, comment vas-tu ?
-Bien je suis déjà là.
-Ok bouge pas. Je viens te chercher.
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Après ce coup de fil, Rosine la secrétaire sortit du bureau de son directeur et revint quelques minutes plus tard accompagnée d'une jeune fille très belle et éblouissante. Elle était très sublime comme les rayons du soleil. Teint clair, yeux marrons, nez pointu, taille moyenne sont les traits physiques qui caractérisent cette jeune fille.
Oscar n'arrivait plus à poser ses yeux globuleux ailleurs dès l'instant où il les a posé sur cette fille. La jeune fille qui suivait Rosine était hyper belle et les mots pour la décrire manqueraient.
C'était elle et elle seule qui pouvait résoudre l'affaire. Elle, une déesse, elle, un ange, elle une fée, elle une sirène, elle une rose, elle, pour la qualifier, les mots du dictionnaire ne peuvent faire le poids face à sa beauté.
Oscar, toujours assis, contemplait la créature qui était devant lui. Sans rien dire, il fit signe à la secrétaire et la fille de prendre place. Il n'arrivait toujours pas à dégager ses yeux de la fille. La secrétaire prit alors la parole pour afin rompre le silence.
- Monsieur, je vous présente Astride.
- Bonjour, dit Oscar.
- Bonjour monsieur, répondit Astride de sa voix suave.
- Comment allez-vous ?
- Bien monsieur.
- Bien. Rosine vous a-t-elle mis au courant du travail que vous aurez à accomplir ?
- Oui Monsieur.
- Alors bienvenue dans l'entreprise ''BelMous'' !
- Merci monsieur.
- Rosine, emmenez-la afin qu'elle voit Robert pour la publicité et pour la photo de la marque. Faites lui comprendre qu'à partir d'aujourd'hui ce sera la photo de mademoiselle Astride qui sera sur nos produits et les plaques publicitaire de l'entreprise.
- Bien entendu monsieur.
Rosine et Astride sortirent du bureau du directeur et allèrent rejoindre Robert. En réalité, Rosine et Astride se connaissaient depuis leur enfance. Elles avaient grandi ensemble et avaient étudié dans la même école. La différence d'âge ne posait nullement de problème entre elles. D'ailleurs, lorsqu'elles étaient jeunes, aucun homme ne pouvait mettre une quelconque discorde entre elles. Elles s'aimaient comme des sœurs.
Oscar, toujours dans son bureau, n'arrivait pas à enlever l'image de Astride de sa tête. C'était comme si elle était toujours devant lui. Oscar, après trente minute, prit alors son téléphone de service et appela la secrétaire, qui avait déjà rejoint son poste. Quelques minutes passa avant que Rosine ne vint dans le bureau du directeur.
- Je suis là monsieur.
- Avez-vous vu Robert ?
- Oui monsieur.
- Dites-lui que s'il finit de me les envoyer les photos.
- D'accord monsieur.
- D'ailleurs, dites-moi, comment vous avez rencontré cette fille ?
- Elle et moi nous nous connaissions depuis notre enfance.
- Ah bon ! Et elle fait quoi comme boulot ?
- Elle ne fait rien. Du moins si je peux dire, car elle n'a pas encore trouvé de travail fixe. Elle s'occupe en travaillant dans un salon de coiffure que gère sa mère.
- Elle a un diplôme ?
- Oui monsieur.
- Quel genre de diplôme ?
- Elle a eu un diplôme en comptabilité.
- Bien. Combien de rendez-vous est prévu pour aujourd'hui ?
- Un seul rendez-vous avec les administrateurs européens.
- A quelle heure ?
- À 15h.
- D'accord.
La secrétaire sortit alors du bureau.
Oscar vient de passer plus de deux heures dans son bureau sans rien faire. On dirait qu'il est obsédé par cette Astride. Ohh cette fille est vraiment une merveille, se disait Oscar. Il était là pensif, quand on frappa à la porte de son bureau.
- Entrez, dit-il.
Rosine apparût donc avec quelques photos en main tout en dessinant un sourire au coin des lèvres.
- Bon, Monsieur c'est fait. Robert m'a remis les photos et je crois que vous allez aimer.
La secrétaire tendit les photos à Oscar qui les récupère pour mieux les voir. Après avoir bien regardé et contemplé les photos, il s'exclama :
- Mais c'est parfait ! Je te félicite Rosine car tu as trouvé une bonne fille qui ferait bien l'affaire.
-Merci monsieur, répondit Rosine.
- C'est clair, je vais garder Astride, dit Oscar avec satisfaction. Tu m'as dit qu'elle a un diplôme en comptabilité non? Demanda-t-il à Rosine.
- Oui c'est bien cela, répondit-elle.
- Ok ça marche. Je vais la recruter pour seconder notre comptable.
La décision subite de Oscar de recruter Astride pour les publicités et en même temps comme comptable adjointe, étonna Rosine. Elle n'en était pas jalouse mais elle était vraiment stupéfaite par cette décision subite d' Oscar. Alors elle dit :
- Astride a beaucoup de chance alors!
- Oui, répondit Oscar. Je crois qu'elle mérite bien ça.
- Monsieur vous semblez bien apprécier cette jeune fille, fait remarquer Rosine.
- Oui qui n'apprécierait pas une beauté pareille.
La réponse de Richard faire marrer Rosine, mais elle sourire simplement pour ne pas indigner son directeur. Elle se dirigea ensuite vers la sortie afin de rejoindre son bureau. Lorsque Rosine parvint à la porte, elle voulait l'ouvrir quand Oscar lui dit:
- Rosine, en sortant appelles-moi Astride. Je voudrais m'entretenir avec elle.
- Ok compris, répondit Rosine.
Rosine sortit du bureau d' Oscar et quelques minutes plus tard, Astride s'y pointa.
- Monsieur, Rosine m'a dit que vous voulez me voir, dit Astride avec une voix très douce et calme.
- Oui en effet, je voudrais m'entretenir avec toi.
- Ok je suis là monsieur.
- Ok Rosine m'a dit que tu as un diplôme en comptabilité. C'est bien ça ?
- Oui c'est exact, répondit Astride. Je suis titulaire d'une licence en comptabilité et gestion.
- Ok. Je t'engage non seulement pour les publicités mais aussi comme comptable adjoint. Combien veux-tu comme salaire ?
Astride était sidérée par l'offre de Oscar. Elle réfléchit un peu puis dit:
- Je vous remercie d'abord pour votre offre. Comme salaire, je veux 150.000f le mois.
- Parfait, dit Oscar. Mais j'augmenterai ça à 200.000f si tu deviens plus performante.
- Merci beaucoup monsieur, répondit Merveille.
Lorsque Oscar finit de s'entretenir avec Astride, cette dernière se leva pour sortir du bureau. Elle se leva à peine quand la porte du bureau d'Oscar s'ouvrit. C'était Kevin le frère d'Oscar qui venait de faire son entrée. Astride le dépassa tout en lui lança un bonjour qu'il reçut avec un sourire aux lèvres. Kévin et Oscar regardaient avec concentration le déhanché d'Astride jusqu'à ce que cette dernière ne sorte du bureau. Après le départ d'Astride, Kévin dit à son frère :
- Cette jeune fille est très belle hein!
- Je l'ai remarqué, répondit Oscar.
- Je ferai mieux de la prendre comme épouse
- Tu feras quoi? Elle est ma nouvelle employée donc tu ne toucheras personne.
- Oscar je te connais. Tu dis ça parce que toi même tu veux la prendre.
- Je n'ai pas encore dis ça, répondit Oscar. Mais ça peut arriver.
- Oh Oscar, c'est pas bien, dit Kévin avec une voix grave. Tu as déjà deux femmes, alors laisse les bonnes choses qui restent à nous qui n'en avons pas.
- Ça fait ton problème, répliqua Oscar. Allez lèves-toi pour qu'on aille manger quelque chose au restaurant à côté.
Oscar invita son frère à prendre un repas afin de discuter avec lui des affaires familiales. Il voulait aussi se détendre avant de revenir à 15h pour la réunion avec ses partenaires européens.
Kévin, lui aussi était chef d'entreprise. Homme d'affaire reconnu comme son frère, il avait plusieurs terrains de manioc, de palmier, de coton et d'arachide. Son entreprise commercialise plusieurs types de boisson alcoolique et sucré. Si Kévin est aujourd'hui à ce niveau, c'est grâce à son frère. Lorsqu'il avait reçu ses dix premiers salaires pendant qu'il était au service de l'Etat, il divisait celui de chaque mois en deux et remettait une partie à son frère Oscar qui était déjà chef d'entreprise. C'est dans l'optique de rendre son frère également riche que Oscar avait suggéré cette division de salaire à son frère en lui expliquant son ambition. Oscar était bien capable de créer une entreprise à son frère mais il voulait sans doute voir si son frère aussi marchait dans la même vision d'esprit que lui. Kévin n'était pas marié, il construisait sa renommée devant la gente féminine. Les filles accouraient par millier derrière lui, non pour sa fortune mais pour son charme et son charisme. Il savait séduire et attirer les filles vers lui. Il avait l'art de séduction. Certains hommes jaloux le qualifiaient de coureur de jupon mais lui-même se qualifiait de "vrai homme". Si Kévin était un chanteur toutes les filles paieraient ses disques, juste pour le regarder chaque jour et chaque nuit sans jamais se fatiguer. Et s'il était un mannequin toutes les filles voudront le payer pour le mettre dans leur chambre loin du regard des autres. Il était beau comme un dieu. Avec lui c'est l'histoire d'une nuit de romance. Mais il y a longtemps qu'il a laissé tout cela derrière lui pour trouver celui qui peut résister à son charme et qui n'accepterait pas tomber dans ses bras le premier jour, le second jour ni le troisième jour. Il cherchait celle qui serait vraiment amoureuse, celle qui serait différente de toutes les filles qu'il a eu à connaitre et qui courent à lui. Celle qui fera tombé son cœur avec un amour éternel et non par l'amour d'une seule nuit.
Arriver au restaurant « freedoom », Oscar et son frère pris siège. Au bout de quelque minute, une serveuse vint à leur table pour prendre leur commande :
- Salut messieurs, dit la serveuse en lançant un sourire à Kévin. Que puis-je vous servir ?
- Pour moi ce sera du spaghetti avec de l'œuf. Mettez-y deux poissons, répondit Oscar.
- La même chose pour moi demoiselle, dit Kevin à la serveuse.
En effet, Oscar et Kévin aimait manger du poisson. Si bien que, sans poisson ils perdaient leur appétit. D'ailleurs ils devraient penser à ouvrir une poissonnerie.
Kévin silencieux semblait être dans les nuages. Il rêvait. Mais de quoi, si ce n'est de la ravissante Astride qu'il venait de rencontrer. Il pensait à elle. Il se rappelait de ce déhanché d'Astride. Il sentait son parfum parcourir son être. Il voulait ressentir ce courant d'air frais qui souffla pendant un court instant lorsque Astride passa à côté de lui. Il voulait sentir son corps sur sa peau. Il voulait juste la toucher ne serait-ce pour un court instant. Il voulait la marier devant le maire et devant Dieu. Il voulait faire d'elle la mère de ses enfants. Il se rappelait de cette voix qui le saluait. Comme un miel qui coule et qui sape son existence, il l'entendait et la ré-entendait. C'était comme s'il avait enregistré la voix d' Astride dans sa tête comme si sa tête était une carte mémoire ou un disque. Il voulait connaitre son nom, mais il se gardait de ne pas le demander à son frère. Il voulait demander le nom à la fille lui-même pour mieux la qualifier.
Il y a quinze minutes que le repas était servi. Oscar ayant constaté que son frère n'était pas présent d'esprit. Il l'interrogea donc :
- Qu'y a-t-il ?
- Rien de grave, répondit Kévin surprit.
- Mais partage quand même ce que tu penses avec moi.
- En réalité je t'envie, dit Kévin pour ne pas dit directement la véritable raison de sa disparition dans l'espace.
- Comment ?
- Oui, je t'envie parce que toi au moins tu as deux belles femmes et quatres enfants. Et moi qu'est-ce que j'ai ? Rien. Toutes les filles qui courent après moi n'ont pas cette chose que je cherche.
- Mais Kévin c'est plutôt moi qui t'envie. Si je n'étais pas marié et si j'étais comme toi, ce serait la belle vie.
- Hum. Bien, mais moi je dois me marier grand frère. Je veux fonder une famille.
- D'accord. Et si tu choisissais parmi les multiples filles qui te courent après ? Elles, elles t'aiment.
- Non grand frère.
- Bref. Tu trouveras celle qui te correspond le mieux une de ces jours.
- Amen.
- Bien. Tu as rendu visite à notre mère ?
- Oui !
- Comment elle se porte ?
- Elle va très bien. J'oubliais, dans deux semaines notre sœur se marie.
- Ah bon ! Je suis content pour elle. Buvons à sa santé.
Après le repas, il sonnait 14h 35 min. Voulant revoir la mystérieuse fille de l'entreprise de son frère, Kévin fit remarquer à Oscar qu'il avait oublié sa voiture à son entreprise. Oscar et Kévin retournèrent alors à l'entreprise.
Cinq minutes plus tard, Kévin et son frère Oscar parvinrent devant le portail de l'entreprise. Kévin retrouva sa voiture et Oscar ou Richard de son côté, entra dans l'enceinte de l'entreprise.
Assis confortablement dans sa voiture, Kévin voulait démarrer quand il aperçoit une jeune fille qui sortait du bâtiment de l'entreprise. C'était la jeune fille qu'il a vu dans le bureau de Oscar, c'est à dire Astride. Alors Kévin descendit de sa voiture et appela Astride qui vint aussitôt.
- Bonjour mademoiselle, dit Kévin avec un sourire aux lèvres.
- Bonjour monsieur, répondit Astride.
- Comment allez-vous ? Demanda Kévin.
- Je vais bien et chez vous ?
- Je rends grâce. Moi c'est Kévin et je suis le frère de votre Directeur. Je vous ai vu tout à l'heure dans son bureau. J'ai juste envie de faire connaissance avec vous, lâcha ouvertement Kévin.
- Mon nom est Astride. Je suis une nouvelle employée de Oscar.
- Ah outre vôtre beauté, vous avez également un jolie prénom, fait remarquer Kévin.
- Merci, répondit Astride très calmement.
Après les propos de Astride, Kévin poursuit en disant :
- Je ne veux pas être impoli mais puis-je avoir votre contact?
- Sans problème, répondit Astride.
Astride échangea son contact avec Kévin et s'en alla avec un déhanché qui mit Kévin au chaos. Ce dernier prit plusieurs minutes pour contempler la démarche et la forme de Astride avant de monter dans sa voiture. Kévin démarra sa voiture et partit dans ses activités.
Au boulot, Oscar bossa jusqu'à 15h, l'heure à laquelle il doit recevoir ses collaborateurs Européens. Comme prévu, la réunion eu lieu et prit fin aux environs de 18h. Elle s'est soldée par la signature d'un contrat par Oscar pour la promotion de ses produits à l'extérieur. Après la réunion, Oscar fit appel à Rosine sa secrétaire.
- Rosine, je veux rentrer. Je suis fatigué, dit Oscar.
- Ok monsieur. C'est compris, répondit Rosine.
- Dis à tous ceux qui viendront aujourd'hui, de passer demain.
- Ok, je ferai comme vous l'avez dit.
- Et surtout dis à ton amie Astride qu'elle commence le travail demain, ajouta Oscar.
- Ok je ne manquerai pas monsieur, répondit Rosine.
Quand Richard finit de discuter avec sa secrétaire, il prit ses affaires et partit. Il demanda à son chauffeur de rester à l'entreprise pour assumer le déplacement des employés et monta lui-même dans sa voiture personnelle. Oscar conduit jusqu'à son domicile. Arrivé à la maison, Oscar monta dans sa chambre et se coucha. Mais une fois dans son lit, il ne puis s'empêcher de penser encore à cette Astride. Oscar pensa à Astride comme si cette dernière avait captivé toute sa pensée. Il se rappelait de son sourire semblable à celui d'une déesse ; sa voix mielleuse comparée à celle d'un rossignol; sa corpulence semblable à celle de "Rihanna" et sa beauté comparée à celle d'une princesse africaine. Seul dans son lit, Oscar ( ou Richard ) se refaisait l'image de Astride mais finit par tomber dans les bras de morphée.
Aux environs de 20h, Astride rentra chez elle après avoir passé le restant de la journée dans l'atelier de coiffure de sa maman. Elle habitait un petit appartement qu'elle avait loué. Assise dans le divan, les pieds posés sur le guéridon, Astride se rappelait la beauté indescriptible de Kévin. Comment un homme peut-il être aussi beau ? Se demandait-elle. Elle était dans ses pensées quand son téléphone portable se mit à sonner. Astride regarda l'écran et constata avec étonnement que c'était Kévin qui appelait. Elle se racla d'abord la gorge avant de décrocher.
- Allô, dit Astride avec une voix calme.
- Salut Astride la merveille, répondit Kévin à l'autre bout du fil.
- Oui monsieur Kévin ! S'exclama Astride avec un sourire au coin des lèvres.
- Oui j'étais là quand mes pensées se sont envolées vers vous. Alors j'ai voulu savoir si vous êtes bien rentré.
- Oui je suis bien rentrée. Et vous monsieur Kévin ?
- Je suis bien rentré aussi. Mais vous pouvez me tutoyer.
- Ok mais faites-le de même pour moi, répondit Astride.
- Ok bonne soirée à vous...à toi alors.
- Merci et pareil à vous Mons... à toi Kévin.
Sur ce, Astride raccrocha. Elle était tellement contente du fait que Kévin ait appelé. Kévin aussi de son côté, émit un sourire de satisfaction après sa conversation téléphonique ave Astride ( son second prénom c'est Merveille ).
Le lendemain, Oscar après s'être entretenu avec ses deux épouses et ses enfants, se rendit au boulot. Arrivé dans l'enceinte de son entreprise, il vit sa Secrétaire Rosine et Merveille qui est maintenant sa comptable adjointe et la chargée des publicités. Oscar prit la direction de son bureau tout en invitant Astride à le suivre. Lorsqu'ils se retrouvèrent dans le bureau de Astride, ce dernier demanda à Astride de prendre Oscar fit sortir une enveloppe de son sac et la tendit à Astride en disant :
- Tiens. Voilà 200.000f . Comme tu viens de commencer, tu auras besoin de l'argent pour changer ton habillement et surtout acheter de belles tenues pour les publicités.
- Merci beaucoup monsieur, dit Astride très poliment. Mais est-ce une avance sur salaire ? Demanda-t-elle à Oscar.
-Non, répondit ce dernier. C'est un cadeau que moi-même je te fais.
- Ah merci beaucoup. Dieu vous bénisse.
Après cela, Astride sortit du bureau de Richard tout en cogitant sur le don que ce dernier vient de lui faire. Qu'est-ce qui est caché derrière ce don? Oscar a-t-il une idée cachée derrière la tête ? Ce don, l'a-t-il fais juste par bonté de cœur ? Telles sont les questions que Astride se posait.
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Kévin, assis dans son bureau n'arrivait pas à travailler. Il était là, corps présent esprit ailleurs. Son esprit était avec Astride et d'ailleurs Astride aussi de son côté pensait à lui. Oui l'amour était né d'un regard et d'un sourire. Les deux s'aimaient, le reste c'était de se l'avouer.
Kévin, prit son téléphone de service et appela sa secrétaire :
- Viviane, dites à Marcus que je l'appelle.
- Compris monsieur, répondit Viviane.
En effet, Marcus était le comptable de Kévin et de plus près son meilleur ami. Ils se sont connus à l'université. A cette époque, Marcus était le responsable étudiant le plus connu sur le campus. Voulant se faire remarquer pas les filles, très rapidement Kévin devint son ami bien qu'ils ne faisaient pas la même filière et n'étudiaient pas dans la même faculté. Depuis cette époque, Marcus et Kévin ne se sont plus jamais séparé. En devenant chef d'entreprise, Kévin en réfléchissant à celui qu'il trouverait comme comptable se rappela de son meilleur ami qui s'était engagé dans le domaine de la comptabilité.
Marcus fit son entrée dans le bureau quelques minutes plus tard :
- Bonjour, dit Kévin.
- Oui bonjour, répondit Marcus. Comment vas-tu ?
- Bien, et toi ?
- Idem. Que puis-je pour toi ?
- Tu sais ! Marcus, je ne sais plus quoi faire.
- Qu'y-a-t-il ?
- Hier j'ai rencontré une fille canon dans l'entreprise de mon frère. Gars, cette fille me plait. Depuis que je l'ai rencontré je n'arrive plus à me retrouver. Je me retrouve de temps en temps dans ses yeux marron. Son sourire envahit mon être. Je ne fais que penser à lui. Elle est un ange descendu du ciel.
- Ah toi il n'y a que les filles qui peuvent te rentre dans cet état. Et tu connais son nom ?
- Oui, je le lui ai demandé hier et j'ai aussi pris son numéro.
- Alors où est le problème ?
- Je ne sais pas comment m'entreprendre avec elle.
- Hum, c'est vraiment toi qui dis ça ? Toi qui as toutes les filles de la ville à tes trousses ? Toi qui n'as pas de problème pour draguer une fille ? Ne me dis pas que cette fille résiste à ton charme.
- Ça je ne sais pas encore mais elle, elle est différente. Je n'ai pas encore essayé de la draguer...
- Et tu attends quoi ? Coupa Marcus. HAHAHA ! Je vois tu à la trouille.
- Non, moi, jamais, dit Kévin en riant à son tour.
Pour un ami, Marcus savait remonter le moral et était non seulement le comptable mais aussi le conseillé de Kévin.
- Alors lance-toi. Et n'oublie pas, reste toi-même. Dit Marcus en se levant.
- Merci.
- Je t'en prie.
Marcus sortit du bureau. Kévin prit son téléphone portable puis contacta Astride :
- Allô, dit la voix à l'autre bout du fil.
- Bonjour Astride, répondit Kévin.
- Bonjour, comment vas-tu ?
- Je me porte merveilleusement bien juste à l'entente de ta voix.
Astride était fondue en entendant ce que Kévin venait de lui dire. Mais elle se disait comme toutes les filles d'ailleurs qu'elle ne devrait pas montrer à Kévin qu'elle aussi était contente en prenant son appel et en entendant sa voix.
- Et toi comment te portes-tu ? Continua Kévin.
- Très bien, répondit Astride.
- Que fais-tu ?
- Je suis au boulot et toi ?
- J'y suis aussi. Puis-je t'inviter à déjeuner ?
- Oui si tu veux.
- Je passe à quelle heure ?
- 15h c'est mieux.
- Bien je passe te prendre à 15h.
- Ok. A tout à l'heure.
Elle raccrocha puis alla rejoindre Rosine, sa meilleure amie pour lui annoncer la nouvelle :
- Qu'est ce qui te rend aussi rayonnante ? demanda Rosine.
- Ah, Rosine je viens de recevoir son appel.
- De qui parles-tu ?
- Mais toi aussi, je t'avais parlé de ce jeune homme que j'ai rencontré en sortant du bureau du directeur hier il y a cinq minutes. Tu sais, Kévin, le frère de monsieur Astride !
- Ah oui ! Désolé, tu sais le directeur m'a remis des dossiers à trier et quelques-uns sont à saisir alors j'ai du pain sur la planche. Mais racontes-moi.
- Bien, je commence depuis le début. Lorsque j'étais rentré dans mon bureau après notre discution sur l'offre du directeur et ma rencontre avec Kévin, je me suis assis devant mon bureau sans rien faire. Je ne savais que faire. J'avais la tête dans les nuages. Je pensais Kévin. Avant, je n'ai jamais ressenti ce que je ressens envers lui. Le seul mot qui justifierait mon battement de cœur et la joie qui fut mienne lorsque mon appareil portable sonna et que je vis sur l'écran son nom s'afficher c'est l'amour. Oui je pense que je l'aime. Mais quelque chose me pousse à ne pas m'enfoncer la tête la première dans cette relation. Ma raison me donne des règles et des prescriptions à suivre et mon cœur me dit de foncer. Je me perds.
- Moi je pense que tu devrais écouter ta raison et non ton cœur, car, plusieurs filles sont sorties avec Kévin et d'autres lui courent toujours après. Ces filles qui se sont enfoncées la tête la première ont écouté leur cœur de même que celles qui lui courent après. Ne laisse pas ton cœur guider ta penser. Reste toi-même et respecte les prescriptions de ta raison car la raison à souvent raison. Tu m'avais dit que tu t'étais fait des promesses allant dans le sens de l'homme que tu épouseras. Alors, n'est-ce pas ces règles que ta raison t'a rappelé ?
- Oui.
- Alors je pense que tu dois les respecter. Maintenant lorsqu'il t'a appelé, qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Il m'a invité à déjeuner avec lui à 15h.
- Je suis contente pour toi. Mais reste sur tes gardes.
- Merci.
- De rien Astride.
- Toi si ta mère ne t'avait pas conçu je t'aurais conçu, dit Astride en allant dans son bureau tout en riant.
Il sonna 14h 50min lorsque l'appareil de Astride sonna, c'était Kévin. Sourire aux lèvres, elle jeta un coup d'œil rapide à l'horloge pour consulter l'heure avant de décrocher :
- Allô, dit Astride.
- Oui Astride, tu es toujours à l'entreprise ?
- Oui.
- Bien. Je suis déjà là.
- Ok, j'arrive.
Au resto « Mon amour », Kévin et Astride prirent place.
Kévin ne disait rien, il était là assis. Il contemplait la beauté qui était devant lui. Pour un séducteur, Kévin avait bien des habitudes comme les restaurants qu'il fréquentait. D'ailleurs, les restaurants qu'il fréquentait avec les filles avaient leur rôle. Ce n'était pas pour rien qu'il était venu dans ce restaurant avec Astride. Il y était venu pour lui avouer sa flamme. Cependant, quelque chose le retenait, il était décidé alors à juste apprendre un peu plus d'elle. Mieux la connaitre avant de lui avouer sa flamme. Normalement, avec toutes les autres filles, il n'avait jamais procédé ainsi, mais ici, c'était Astride, elle un soleil qui brille et rayonne. Elle, dont le sourire vous fond le cœur. Oui, elle, Kévin ne voulait pas procéder de la même manière avec elle. Il ne voulait surtout pas la perdre.
Après le déjeuner, Kévin ramena Astride à son boulot puis lui demanda avant de partir :
- Puis-je passer te prendre à la fin de ta journée ?
- Oui.
- D'accord, à tout à l'heure.
- A tout à l'heure, répondit Astride.
Au bureau, Rosine vint annoncer à Astride :
- Le directeur à demander à te voir lorsque tu n'étais pas là.
- Et qu'est-ce que tu lui as dit ?
- J'ai dit que tu étais sortie pour manger.
- Et qu'est-ce qu'il a répondu ?
- Rien, lui-même sait que 15h c'est l'heure de repos et que nous sortons pour nous mettre quelque chose sous la dent. Cependant, il a demandé à te voir à ton arrivée.
- Bien j'y vais de ce part.