LA FEMME DU PRINCE 🤴
1.
Debout devant la baie vitrée de ma chambre d'hôtel, je respire profondément en inspirant et en expirant lentement. Je tiens dans une main un chèque de trente mille dollars que j'ai signé et dans mon autre main se trouve un verre de whisky. Je fais tanguer le verre sur les deux côtés sans quitter des yeux le mouvement que fait le glaçon dans la boisson. Je me retourne ensuite en dirigeant mon regard vers le lit.
La pute que j'ai ramené d'une boîte de nuit hier, dort encore paisiblement. Un sourire frôle mon visage quand je l'aperçois dans le lit. Je dois admettre qu'elle est très bonne. Elle a réussi à me faire atteindre de folles sensations hier. Cependant, toutes bonnes choses a une fin hélas.
J'avance de quelques pas et je me tiens près du lit. Je soulève le verre de whisky au dessus de sa tête en égouttant le contenu sur son visage. Elle se réveille en sursaut.
_Calme-toi poupée. Dis-je pour la rassurer. La fête est terminée. Habille-toi. Ma fiancée sera là d'une minute à l'autre.
Je lui lance le chèque sur le lit. Elle le prend et se lève. Elle ramasse son soutien-gorge, son string à corde et ses vêtements du sol. Très rapidement, elle s'habille et prend son sac.
_Mon mignon. Murmure-t-elle en voulant m'embrasser.
Je la repousse.
_Va-t-en s'il te plaît.
_Ok c'est bon. Je m'en vais.
Elle s'éloigne à reculon en se servant de son doigt pour tourner le chewing-gum qu'elle a dans la bouche. Elle exécute ensuite un baiser au bout des doigts qu'elle me souffle.
_Bye mon mignon. Dit-elle avant de s'en aller.
Sans plus tarder, je fais le lit et je nettoie le bordel qui a été foutue dans la chambre. Dans dix minutes au maximum Coralie sera là.
Coralie SPARKS est ma fiancée. Ça fait déjà deux bonnes années que nous sommes ensemble et je prévois la marier d'ici un mois. Le mariage est quelque chose qui me tient vraiment à cœur. Je tiens vraiment à la marier et je sais qu'une fois qu'on sera marié, je n'aurai plus l'opportunité de profiter à fond de ma vie alors j'en profite autant que je peux avant cela. J'aime faire la fête, m'amuser et par dessus tout j'aime baiser. Oh oui j'adore le sexe.
Mon nom est Prince Akim OKOJIÉ. Vous pouvez enlever le "prince" et m'appeler tout simplement Akim. De toute façon, je n'ai jamais apprécié être du sang royal. Personnellement, gouverner un royaume ne m'a jamais tenté. Je préfère la vie normale que je mène ici aux États-Unis loin de toutes ses histoires de royaume. Je vis aux États-Unis depuis bientôt six années déjà et je ne compte pas rentrer de si tôt au Nigéria.
J'entends le bruit de la porte qui s'ouvre. Ça doit être Coralie. Je n'ai même pas pris ma douche. Je passe rapidement la main sur mon débardeur. J'espère qu'elle ne sentira pas le parfum de cette fille sur moi.
_Bonjour mon prince. S'exclame la personne qui vient d'entrer. Que faites-vous mon prince ?
Je me suis trompé. Ce n'est pas Coralie mais plutôt mon conseiller royal, Carlos. Il m'a suivi aux États-Unis et depuis, il refuse de rentrer. Il m'insupporte tellement.
Carlos : Qu'est ce que vous faites mon prince ? Redemande-t-il en regardant la chambre de fond en comble.
Akim : Je suis entrain de faire le ménage. Ça ne se voit pas ?
Carlos : Mais mon prince vous ne pouvez pas faire le ménage. Ce n'est pas digne de votre rang.
Akim : Carlos laisse-moi vivre une vie normale s'il te plaît. J'ai l'impression que tu ne me connais toujours pas depuis tout ce temps que tu es à mes côtés. Et je t'ai demandé à maintes reprises de ne plus me vouvoyer. Appelle-moi Will tout simplement.
Carlos : Vos parents m'ont demandé de vous servir et de veiller sur vous et c'est ce que je fais mon prince. Je vais appeler le service de chambre et ils viendront nettoyer.
Je pousse un soupire d'exaspération et je me dirige vers la salle de bain. D'un côté ça m'arrange bien que Carlos appelle le service de chambre pour faire le ménage. Ça me laisse ainsi le temps de prendre une douche.
Je me place sous le jet d'eau et je l'ouvre. L'eau coule sur tout mon corps en commençant par la tête. Je relève mon visage de telle sorte à pouvoir recevoir l'eau en plein visage. Ah c'est fait du bien.
Après un moment passé sous la douche, je ressors en nouant une serviette autour de mon bassin. Je remarque la présence de Coralie. Elle était assise sur le lit et manipule son téléphone.
Akim : Bébé tu es là depuis combien de temps ?
Coralie : Disons une dizaine de minutes.
Akim : D'accord. Donne-moi un instant, je vais m'habiller.
Coralie : Ok.
Carlos a pris le soin de poser mes vêtements de rechange sur le canapé. J'avance et je prend mon bermuda short. Je retire la serviette et je m'apprête à le porter quand je sens une douce main me caresser le dos.
Coralie : (voix douce) Bébé.
Cette fille a le don de me faire perdre tous mes moyens. C'est incroyable. Elle me caresse la tête. Je me retourne et je lui fais face. On s'embrasse passionnément.
Ses mains caressent mon torse. Elle décolle ses lèvres des miennes et se laisse glisser sur le sol. Elle se met à quatre pattes en fixant des yeux mon entrejambe qui est déjà tout tendu.
Sans plus attendre, elle engloutit la totalité de ma verge dans sa bouche. Un cri. C'est tout ce que je laisse entendre sur le moment. Elle me fait une fellation comme elle sait si bien le faire.
Je positionne ma main derrière sa nuque afin de prendre appui et je commence les mouvements de vas et viens avec ma verge dans sa bouche.
******Nigéria, Lagos******
******Royaume OKOJIÉ******
Assise sur mon trône de reine, je me trouve à la gauche de mon mari, le roi, qui est assis sur son trône royal. Je suis la reine Chineké du plus grand royaume de Lagos. Ce royaume a toujours été dirigé par la famille de mon mari depuis plusieurs années de cela. Je suis mère d'un seul garçon. C'est le prince Akim OKOJIÉ. Le futur roi de ce royaume. Actuellement, une réunion des sages a lieu au palais. Mon mari, le roi Thomas prend la parole.
Thomas : Je vous remercie d'avoir répondu présent à mon appel mes anciens.
Anciens : Longue vie au roi !
Thomas : (sourire) Merci. Merci beaucoup. Si je vous ai.......
Le roi ne termine pas sa phrase. Il commence à tousser en compressant fortement sa poitrine. Je me lève d'un bond de mon trône.
Chineké : Mon roi qu'est ce qui se passe ? Tu as quoi ?
Thomas : (toussotant).......
Chineké : Tu veux de l'eau ?
Il agite la tête pour répondre positivement. Sa toux s'accentue de plus belle. Il perd connaissance dans mes bras.
Chineké : (le réveillant) Mon roi ! Réveille toi mon roi ( m'adressant aux anciens) Aidez-moi.
Ils se lèvent et viennent m'aider à le transporter jusqu'à la chambre. J'appelle ensuite le médecin de la cour qui ne tarde pas à arriver. Il donne les soins nécessaires à mon mari. Je le regarde faire très attentivement.
Chineké : Est-ce que c'est grave ?
Docteur : Ne vous inquiétez pas ma reine. Il a juste fait une crise d'hypertension. Il a besoin de repos et surtout il ne doit plus être stressé. Il est déjà assez vieux pour assurer ses fonctions. À cette allure on risque de le perdre.
Chineké : (en larmes) Tout ça c'est la faute au prince Akim. Il refuse d'être couronné. C'est pourquoi mon mari est toujours roi docteur.
Docteur : Eh bien j'ignore comment vous allez procéder mais il faut le convaincre parce que c'est la vie de son père qui est en danger.
Chineké : D'accord docteur.
Je le regarde toujours faire. Il finit de soigner mon mari en lui faisant quelques injections. Le roi s'est endormi. J'ajuste la couverture pour couvrir son torse et je ressors de la chambre en raccompagnant le docteur.
Chineké : Merci docteur.
Docteur : Je vous en prie votre majesté.
Je fais signe de la main et l'un des gardes le raccompagne à la sortie. Deux de mes servantes se trouvent à ma gauche et à ma droite.
Chineké : J'ai besoin de mon téléphone. Je leur ordonne.
Très rapidement, l'une d'entre elle, va me chercher le téléphone. Je compose le numéro du prince et j'appelle mais sans aucune réponse. Il ne décroche pas. Où est-ce qu'il peut bien avoir laissé son téléphone ? Oh mon Dieu cet enfant va me tuer.
******New York, États-Unis******
******Le soir******
******Akim******
Je gare ma voiture sur le parking qui se situe à l'autre côté de la rue juste en face de la boîte de nuit. Coralie descend. Je fais de même. On s'embrasse puis on se dirige à l'intérieur de cette boîte de nuit réputée de New-York. Les vigiles m'ayant reconnu, m'ont escorté jusqu'à mon carré VIP. Mon ami Jordan nous y attendait impatiemment. Nous prenons place dans le canapé.
Jordan : Vous avez mis long.
Akim : Oui désolé. Il y a eu un petit imprévu.
Jordan : D'accord (s'adressant à Coralie) Comment tu vas Co ?
Coralie : Bien et toi Jordan ?
Jordan : Ça va.
Akim : Bon. Trêve de discussion. Pourquoi la table est vide ? Il faut commander à boire.
Jordan fait signe aux serveuses. L'instant d'après, une serveuse apporte des boissons à la table. Elle se penche vers moi et fait en sorte que je remarque ses seins. Cette petite scène n'a pas échappé au regard aiguisé de Coralie.
Coralie : (avertissant la serveuse) Tu joues à quoi là ? C'est mon homme ok?
La serveuse se contente d'esquisser un sourire du coin des lèvres et s'en va. Coralie me lance un regard noir.
Akim : Ne t'inquiète pas mon cœur. Il n'y a que toi. Fis-je sous un ton moqueur.
Je sors mon téléphone de ma poche pour regarder l'heure qu'il fait et là je remarque plusieurs appels en absence de ma mère. Le brouhaha qui règne à l'intérieur de la boîte de nuit, ne me permet pas de décrocher. Je me lève donc et je sors à l'extérieur puis je décroche.
Akim : Allô maman. Il y a un problème ?
Chineké : Je peux savoir où diable tu as posé ton téléphone ? Je t'ai appelé sans cesse.
Akim : Je l'avais mis sur silencieux. Excuse-moi maman.
Chineké : Ok il faut que tu prennes le premier vol pour Lagos demain.
Akim : Et pourquoi ça maman ?
Chineké : Ton père est souffrant
Akim : (inquiet) Papa a quoi maman ?
Chineké : Tu le sauras demain et surtout n'essaie pas de te trouver une excuse. Si tu ne viens pas je viendrai moi même et crois moi tu ne vas pas aimer Akim.
Akim : Mais maman je.......
Elle raccroche avant même que je n'ai eu le temps de placer un mot de plus. Je retourne dans la boîte auprès de Coralie et Jordan. Je prend la clé de ma voiture. Ils me regardent bizarrement.
Coralie : Qu'est ce qui se passe ?
Akim : Allons-y.
Coralie : Pourquoi ?
Akim : Je dois faire mes valises. Il faut que je rentre au Nigeria..
Coralie : Quoi ! Mais pourquoi ?.
******Le lendemain matin******
Nous sommes à l'aéroport. Mon conseiller royal, Carlos, traîne derrière moi avec mes bagages. Coralie est aggripée fermement à mon bras.
Coralie : Je ne veux pas que tu partes bébé.
Akim : C'est juste pour aller voir mon père. Je reviendrai chérie.
Coralie : Je ne sais pas mais j'ai comme un mauvais pressentiment. C'est comme si tu n'allais pas revenir et que je vais te perdre.
J'avoue que ça m'amuse de l'écouter parler. Aucune femme ne prendra sa place dans mon cœur alors elle n'a pas de raison de s'en faire. Je la serre contre ma poitrine en la rassurant puis je bisouille tendrement son front.
Akim : Ne t'en fais pas bébé. Je reviendrai et nous allons nous marier d'accord ?
Coralie : Promis ?
Akim : C'est promis.
Je l'enlace dans mes bras. Un baiser passionné nous sépare. Carlos et moi sommes partis nous installer dans l'avion et l'engin volant décolle peu de temps après.
******Nigeria, Lagos******
L'avion a atterri après quelques heures. Il faisait nuit. Une voiture royale est venu nous chercher, Carlos et moi. Nigeria m'avait drôlement manqué. Le royaume aussi. Ma mère m'avait réservé un accueil très froid.
Je suis directement allé voir mon père dans sa chambre. Il avait l'air si faible et pâle.
Chineké : Tu es content de le voir comme ça n'est ce pas ?
Akim : Je suis désolé maman. Je n'ai jamais voulu cela.
Chineké : Si tu avais accepté d'être roi et assumer tes fonctions, rien de tout cela ne serait arrivé.
Akim : (soupire) S'il te plaît maman. Ne recommence pas tu connais déjà mon opinion sur cette affaire. Je ne veux pas être roi maman. Ça ne m'intéresse pas.
Chineké : (en pleurs) Alors ton père ne te fait pas de la peine ? Tu veux gâcher tout ce que nous avons mis autant de temps à bâtir en un seul claquement de doigt ? De quel droit Akim ? Regarde moi. Je ne suis pas prête à devenir veuve. Regarde moi Akim.
Ma mère essayait de m'avoir par les sentiments et ça marchait. Je ne supporte pas de la voir mal encore moins pleurer. Je suis allé la prendre dans mes bras pour la consoler.
Akim : C'est d'accord maman. Je serai roi. Tu as gagné.
À l'instant, elle cessa avec les pleurs.
Chineké : C'est vrai ?
Akim : Oui maman.
Chineké : Oh mon fils. Merci merci beaucoup mon prince.
Akim : Je t'en prie maman.
Chineké : Thomas sera très fier de toi lorsqu'il se réveillera. Dès demain je vais annoncer la nouvelle à tout le royaume et je vais en profiter pour te trouver une princesse digne de ce nom. Je suis sûre que tu trouveras une fille bien parmi les filles du royaume.
Un soupçon d'étonnement me serra la mine. Je fronce les sourcils en regardant ma mère.
Akim : Quoi ! Quoi ! Attends je suis d'accord pour être roi mais il est hors de question que tu fasses cela. Je n'ai pas besoin que tu me trouves une femme. J'ai déjà ma fiancée que j'aime beaucoup.
Chineké : Tu parles de ces filles américaines ? Ces filles qui n'ont aucun respect pour leur aîné et qui s'habille comme des prostituées, c'est de ces filles que tu parles ? Cette fille n'est pas ta fiancée et elle ne sera jamais ta femme de mon vivant. Tu épouseras une fille de ce royaume que tu le veuilles ou non. Tu as assez fait à ta tête comme ça. Tu crois que c'est de la blague ?
Akim : C'est ce qu'on verra maman.
Je quitte la chambre en colère et je me dirige dans la mienne. Carlos rangeait mes affaires.
Akim : C'est bon Carlos. Tu peux partir.
Carlos : Mais mon prince.
Akim : Sors s'il te plaît.
Carlos : D'accord.
Il sort comme exigé. Je ferme la porte de ma chambre à clé. Je ne suis plus ressorti de toute la soirée. Toutes ses histoires commencent sérieusement à me gonfler.
Avant de m'endormir, j'ai discuté en appel vidéo avec Coralie. Je suis toujours en colère mais je me suis efforcé à ne pas lui montrer cela. Lorsque j'ai fini de discuter avec elle, je me suis couché dans le lit en réfléchissant aux dernières paroles de ma mère.
Perdu dans mes pensées, je ne sais quand le sommeil m'a visité. Sept heures dix-huit, s'affiche sur l'écran de mon téléphone lorsque je me suis réveillé. Je me suis levé et j'ai pris une douche. Vêtue d'une chemise bleue à carreaux accompagné d'une culotte, je me tiens debout , les pieds nus et les mains rangés derrière le dos à ma fenêtre. Je regarde les servantes qui sont entrain de désherber le jardin et de tailler la pelouse. Je ne saurai les compter tant elles sont nombreuses.
_Toc. Toc. Toc. Fit quelqu'un à ma porte.
Je vais ouvrir et c'est ma mère. Je laisse la porte et je retourne à l'endroit où j'étais quelques secondes plus tôt. Elle vient se positionner à ma droite et pose sa main sur mon épaule.
Chineké : (voix douce) Mon prince.
Akim : Bonjour maman.
Chineké : Tu es toujours contrarié par ce que j'ai dit hier ? Tu sais, je ne veux que ton bien mon chéri.
Akim : Je ne........
Une fois encore, je m'apprête à refuser sa proposition mais une chose m'en dissuada de le faire. Ma mère croit dure comme fer que les filles du royaume sont meilleures que les américaines. Alors je dois lui prouver qu'elle a tord et que toutes ses filles ne sont intéressés que par le titre de reine et tout le privilège qui s'en suit. J'ai beaucoup réfléchi cette nuit et j'ai une idée en tête.
Akim : J'accepte ta proposition maman.
Chineké : (sourire) Je savais que tu allais revenir à la raison Akim. C'est.......
Akim : Pas si vite maman. J'accepte mais à une seule condition.
Chineké : Laquelle ?
Akim : Je veux échanger de place avec mon conseiller royal qui est Carlos. Il deviendra le prince et je serai le conseiller royal. Je vais te prouver que ces filles ne sont intéressés que par notre richesse.
Chineké : Hors de question. Mais tu es fou ?
Akim : Réfléchis maman. C'est ma condition.
#À_suivre
LA FEMME DU PRINCE
2.
Du coin de l'œil, je regarde ma mère en attendant qu'elle me donne sa réponse
sur mon idée. J'espère juste qu'elle sera d'accord en même temps c'est pas
comme si elle avait le choix. Soit c'est ça. Soit elle fait une croix sur son rêve de
me marier à une fille du royaume.
Akim : Alors maman ? Tu acceptes ?
Chineké : Pourquoi tu veux faire cela ?
Akim : Tu crois que ces filles m'aiment réellement ? Tu crois qu'elles participeront à ce concours par amour pour moi ? Non maman. Détrompe-toi. Toutes ses filles autant qu'elles sont voudront juste se marier parce que je suis le prince et j'ai beaucoup d'argent. Rien de plus.
Chineké : Tu n'es pas sérieux Akim.
Akim : Je suis plus que sérieux maman. Tu acceptes ou pas ?
Elle me fixe un long moment puis elle secoue la tête en détournant son regard
vers la fenêtre de la chambre.
Chineké : (soupire) Ok c'est d'accord.
Akim : Merci maman.
Chineké : Tu vas me tuer un jour.
Akim : Mais non maman.
Je passe mes bras autour de son cou en la câlinant tendrement. Son odeur m'a
tant manqué. Je lui fais un bisou sur la joue.
Akim : Je t'aime maman.
Chineké : Je t'aime aussi mon cœur.
Je suis content. Très content. Mine de rien ce petit manège que je m'apprête à
organiser, me plaît bien. Je sens que je vais beaucoup m'amuser. Avec ma mère,
nous sommes allés voir mon père dans sa chambre. Je ne vois Carlos nulle part.
Il faut que je lui explique mon plan. Ma mère n'a pas perdu une seule seconde.
Elle a déjà envoyer les messagers annoncer la nouvelle à toutes les jeunes filles
désirant épouser le prince.
******VOIX EXTERNE******
En exécutant une démarche souple et posée, Tara la plus belle fille du royaume
de Lagos avance pour aller vendre ses fruits au marché. Son stand est posé sur
sa tête et elle se promène en criant haut et fort pour faire la publicité de sa
marchandise. Une fille courait très vite derrière elle et vient la heurter
brusquement. Il en a fallu de peu pour que sa marchandise se renverse.
Tara : Ah ah. Chizo c'est quoi ton problème ?
Chizo : (essoufflée) C'est..... c'est.......
Tara : C'est quoi ? Parle.
Chizo : C'est le prince. Apparemment le prince est de retour et il organise un
concours pour choisir la princesse, la future reine.
Tara : C'est pour cela que tu es autant agitée ? Calme-toi voyons.
Chizo : Tu ne comprends pas ? On parle du prince là. Bon je dois te laisser. Je dois aller m'inscrire. Tu dois penser à t'inscrire aussi. Ça pourra changer ta vie et ta situation à tout jamais.
Après ses mots, Chizo entama encore sa course folle. Tara tape dans les mains,
stupéfaite. Elle ne comprends pas pourquoi les filles s'affolent tant dès qu'il y a le
prince. Pour elle, il n'y a pas de raison. C'est un être humain comme les autres.
Elle continue sa route et se rend au marché.
******Akim******
J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal. Énormément de mal à convaincre Carlos de prendre ma place mais il a finalement accepté de jouer le rôle du prince quelques temps. Il se trouve dans ma chambre en ce moment ou devrais-je dire sa chambre. Il me regarde et secoue la tête indécis.
Akim : C'est juste pour un temps Carlos. Fais-le pour moi. De plus c'est génial
d'être un prince. Tu as tout ce que tu veux. Les servantes sont à tes services sans
oublier que tu as des dizaines de fille qui se battront pour toi.
Carlos : Dis plutôt qu'elles se battront pour toi parce qu'à la fin c'est toi que la
gagnante épousera.
Akim : Il n'y aura pas de gagnante. Fais-moi confiance.
Je suis décidé à pourrir la vie de ses filles. Si elles ne savent pas faire, certaines
seront même hors de ma liste avant même que le jeu n'ait commencé. Aucune
d'entre elles, n'aime le prince et je vais le prouver.
******Le soir******
******Tara*******
Cette journée n'a pas été facile mais je dois admettre que j'ai beaucoup vendu.
Ce soir j'ai fait du amala pour ma mère et moi. Nous sommes assises sur une
natte étalée sur le sol en mangeant dans la même assiette.
Tara : Comment va ton pied maman ?
_Tes massages me soulagent un peu un peu. Je n'ai plus autant mal comme
autrefois.
Tara : Je suis entrain de réunir l'argent nécessaire pour ton opération. Il me faut
juste encore un peu de temps.
Ma mère n'a jamais eu de problème de pied. Jamais auparavant jusqu'au jour où
elle a commencé à se plaindre de douleur à la jambe. Et puis un matin, son pied a
gonflé encore et encore. À tel point qu'elle n'arrive plus à se déplacer. Pour
marcher, c'est tout un problème. Les médecins disent qu'il faut l'opérer mais
comme vous pouvez le deviner nous n'avons pas les moyens. Ça me peine de la
voir souffrir sans rien faire.
_Tu as entendu la nouvelle ?
Tara : Quelle nouvelle maman ?
_Le prince organise un concours pour les filles du royaume. Et si tu t'y présentais
ma fille ? Je t'assure que tu as toutes les chances de remporter.
Tara : Je n'ai pas le temps pour ça maman. Je dois me battre pour réunir la
somme de ton opération.
_Si tu deviens la princesse, tu auras toute la somme d'argent que tu désires.
Penses-y ma fille.
Tara : Est-ce que tu es entrain de me demander de participer à ce concours par
intérêt ?
_Non non. Pas du tout. Mais tu dois reconnaître que si tu deviens la princesse,
notre vie sera plus meilleure qu'elle ne l'est.
Tara : Maman, je ne vais pas faire ce concours. Je n'aime pas le prince alors
pourquoi je serai la princesse. Je ne serai pas heureuse.
_Avec le temps, l'amour viendra sûrement.
Tara : NON MAMAN. NON.
_Ok comme tu veux ma fille et je suis désolée.
Tara : Ce n'est rien maman.
Le reste du repas a été pris en silence. Lorsque nous avons terminé, nous
sommes allés nous coucher. Notre appartement fait à peine une entrée-coucher. Un matelas est adossé dans un coin de la pièce contre le mûr. C'est là que nous nous couchons.
Je regarde ma mère qui dort paisiblement. Et si elle avait raison ? Et si cette
opportunité représentait notre issue de secours pour mettre fin à toute cette
souffrance. Elle a besoin de se faire opérer et sans mentir, je suis encore très loin
d'avoir réuni ne serait-ce que la moitié de la somme. Je me couche en réfléchissant à tout cela.
******Le lendemain matin******
******Akim******
Dix candidates. C'est le nombre exact des filles qui ont été retenues pour le
concours. C'est quand même un concours pour élire la future reine alors le critère
de la beauté est capitale. Elles sont réunies dans la cour du palais et je prend la
parole en tant que Carlos. Le conseiller du prince Akim.
Carlos : Bonjour mesdemoiselles. Je me présente. Je m'appelle Carlos NJOA. Je
suis le conseiller du prince. Comme vous le savez déjà, cette compétition est
destinée à choisir la princesse en d'autres termes, la future reine de ce
royaume.......
À peine, j'eus le temps de terminer mon discours, qu'elles commencent à crier de
joie en sautillant dans tous les sens.
Candidate 1 : Le prince ? Il est où ? Demande t-elle en criant.
Je n'ai pu m'empêcher de rire dans mon cœur. Je sens qu'on va bien s'amuser.
Carlos : Calmez-vous chères dames. Le prince est dans sa chambre. Il m'a
chargé de vous parler.
Candidate 8 : Vous pensez que le prince Akim m'aimera ?
L'envie me prenait de crier à haute et intelligible voix un "non" mais je m'abtiens de le faire. Si elle savait ce que le vrai prince c'est à dire moi, pense d'elle.
Carlos : Calmez-vous. Bon je disais........
Je me tais soudainement. Une femme qui vient de faire son entrée de force en
dribblant les gardes retient mon attention. Je la vois courir vers moi. C'était
comme si le temps était au ralenti. Je n'ai jamais vu une aussi belle créature.
Pour échapper aux gardes qui la poursuit, elle vient se mettre derrière mon dos.
_S'il vous plaît monsieur dîtes-les de me laisser' je suis venue pour participer au
concours. Disait-elle appeurée.
Je fais un clin d'œil aux gardes qui s'en vont. Elle quitte derrière moi et vient se
placer en face de moi. Elle me regardait droit dans les yeux et moi comme un
gamin je commence à sourire bêtement. Elle a de beaux yeux. Je pouvais m'y
perdre dedans. Elle recule de quelques pas en arrière.
_Merci pour tout. Me remercia t-elle gentiment.
Je reviens à la réalité sur le champ. C'était quoi ça ? Qu'est ce qui m'est arrivé
tout à l'heure ? Bref.
Carlos : Qui êtes-vous mademoiselle.
_Je m'appelle Tara INEFE. Je viens pour participer au concours.
Carlos : C'est trop tard. La sélection est déjà bouclée.
Tara : S'il vous plaît. Je vous en prie. S'il vous plaît. Me supplie t-elle au bord des
larmes.
Comme c'est pathétique. Elle compte tellement sur mon argent qu'elle est prête à supplier pour participer à ce concours ridicule. Ne dit-on pas que plus on est fou,
plus on rit ? Eh bien je vais lui laisser sa chance.
Carlos : D'accord allez vous mettre dans le rang.
Un large sourire illumine son beau visage après cela. Je la regarde me tourner
dos et avancer pour se mettre dans le rang. Je ne sais pas ce qui m'arrive avec
cette fille mais je dois me ressaisir.
Elle se met dans le rang et a la tête baissée en direction de ses doigts. Je la
regarde sans cesse. Je ne la quitte pas des yeux. Au moment où elle s'apprête à
redresser la tête, je détourne rapidement mon regard et je parle.
Carlos : (bégayant) Euh......euh comme je le disais, le prince est dans sa chambre
et........
LA FEMME DU PRINCE 🤴
3.
Après leur avoir donné les instructions concernant les règles et les comportements à adopter au sein du royaume, les candidates ont pris congé de moi le temps de retourner chez elles pour faire les au-revoir à leur familles respectives.
Pendant ce temps, je retourne à l'intérieur du palais pour préparer les caméra dans chaque chambre. Je veux suivre de près tout ce qu'elles feront. Ma mère se trouve dans l'un des salon du palais. Ses servantes lui font des tresses. Je remarque la présence d'une ancienne servante. Je dis ancienne parce que nous avons donné congé à toutes les servantes et les gardes qui me connaissaient en tant que le prince. Cependant, il y a une qui est resté à ce que je vois.
Je compte demander des explications à ma mère. J'avance et je me mets devant elle en faisant une révérence.
Carlos : Votre majesté, puis-je m'entretenir seul à seul avec vous ?
Elle roule des yeux sûrement à cause de la comédie que je joue et elle fait signe à ses servantes de nous laisser. Elles s'en vont immédiatement.
Carlos : Je peux savoir ce que cela signifie votre majesté ?
Chineké : (agacée) Je t'en prie Akim arrête de m'appeler comme ça. Je suis ta mère. Appelle-moi maman mon chéri.
Carlos : (chuchotant) Parle moins fort s'il te plaît maman. On pourrait t'entendre.
Je jette des coups d'œil autour de moi pour voir s'il n'y a personne dans les parages et je vais prendre place en m'asseyant aux côtés de ma mère.
Carlos : Pourquoi cette servante est encore là ?
Chineké : Ada est une ancienne servante pour moi. Ça fait des années qu'elle est à mes côtés et je lui fais confiance. Elle ne trahira pas le secret.
Carlos : Je ne suis pas certain maman. Il vaut mieux ne pas prendre des risques. Elle doit partir.
Chineké : Non Akim. Si elle part, je mets fin à ce petit manège qui a assez duré.
Carlos : C'est bon maman. Tu as gagné mais si ta servante ose biper un seul mot de tout ceci, ça ira mal pour elle.
Je me lève et je monte les escaliers pour aller dans la chambre du prince. Mais avant cela, j'ai d'abord fait un tour dans la chambre royale pour voir mon père et je peux dire qu'il va mieux.
Je fais mon entrée dans mon ancienne chambre sans toquer. Carlos était à ses aises dans ma chambre. Je me laisse tomber sur le lit en fixant le plafond.
Carlos : Alors tu es déjà fatigué monsieur le conseiller ?
Akim : Non jamais. J'irai jusqu'au bout.
Il rigole en m'écoutant parler. Sans prêter gare à ses moqueries, je glisse ma main dans ma poche et je ressors mon téléphone que je commence à appuyer.
Carlos : Tu veux appeler qui ?
Akim : Coralie.
Aussitôt dit, aussitôt fait. J'appelle Coralie. Ça sonne à l'autre bout du fil.
******New York, États-Unis******
******Voix externe******
Le téléphone qui est posé sur la petite table de chevet de la chambre est entrain de sonner. Coralie est couchée dans les bras de son amant Jordan qui n'est rien d'autre que l'ami du prince Akim.
Nos deux amants s'embrassent langoureusement. Coralie se détache de Jordan en le repoussant par le torse.
Coralie : Attends il faut que je décroche.
Jordan : Ok.
Il lâche la jeune femme tout en continuant de l'embrasser sur le bras. Elle prend le téléphone et remarque que c'est son fiancé. Elle le redépose aussitôt.
Coralie : Tchuip c'est Akim.
Jordan : Je ne supporte plus de te savoir en couple avec lui. Tu es à moi. Dit-il en l'attrapant par le cou.
Coralie : Calme-toi mon cœur. Tu sais que c'est toi que j'aime. Je suis juste avec Akim pour son argent.
Jordan sourit à pleine dents quand il écoute la jeune femme. Il vient se positionner entre ses jambes et ils font l'amour.
******Le soir******
******Lagos, Nigeria******
******Tara******
Contre toute attente, j'ai finalement accepté de participer à ce concours. Je ne vous apprends plus rien de nouveau que ce que vous pensez déjà. Si j'ai accepté cela c'est uniquement pour pouvoir opérer ma mère. D'un côté elle a raison. Si jamais je venais à être la princesse de ce royaume, alors tous nos problèmes trouveront une solution.
Le plus dur a été de me séparer d'elle. J'étais vraiment triste de l'avoir laissé mais je suis quand même soulagée parce que notre voisine m'a promis de l'aider de temps en temps.
Je suis devant la porte du palais avec les autres candidates. Une immense porte. Soudain la porte s'ouvre grandement laissant voir l'intérieur. J'étais juste bouche bée. C'est le plus bel endroit que je n'ai jamais vu de toute ma vie. Tout brillait, tout scintillait de mille feux. C'était vraiment éclairée. On aurait dit qu'il faisait jour à l'intérieur.
La reine et le prince nous attendait. C'est vrai que le prince est très beau et très élégant toutefois j'ai éprouvé un sentiment de remord à l'instant où je l'ai vu. La raison qui devrait justifié ma présence à cet endroit est l'amour que je devrais normalement ressentir pour le prince mais au lieu de ça, je suis juste là dans l'espoir de trouver les moyens pour opérer ma mère. En quelque sorte, je suis là pour son argent. Je me sens vraiment mal. L'envie m'a pris de faire demi-tour mais les dés sont déjà jetés malheureusement.
J'ai les yeux baissés sur le sol au moment où je réfléchissais. Lorsque je lève les yeux, ils vont directement croiser ceux du jeune homme de ce matin. J'ignore pourquoi mais je ressens un truc en le regardant. On se regarde longuement dans les yeux puis le prince nous interrompt en prenant la parole.
Akim : Bonsoir mesdemoiselles. Je suis le prince Akim et je vous souhaite la bienvenue dans mon palais qui deviendra celui d'une d'entre vous. Qui sait ? (en montrant de la main la reine) Voici ma mère. La reine Chineké.
À ces mots, toutes autant que nous sommes avions baissé la tête en signe de respect pour la reine.
Akim : (montrant de la main le fameux jeune homme) Je vous présente mon conseiller Carlos. Je crois que vous le connaissez déjà.
Carlos : Oui elles me connaissent un peu. Je me suis présentée à elles ce matin.
Akim : Ok. Parfait. Voilà un peu. Ce soir vous allez vous reposer et demain débuteront les compétitions. Mon conseiller va vous conduire à vos chambres. Vous allez monter et après redescendre pour le dîner. C'est compris ?
Nous répondons en chœur par un oui.
Comme convenu, le conseiller nous a conduit à nos chambres. Chaque chambre doit contenir deux candidates. C'était une magnifique chambre avec toutes sortes d'appareils électroménagers. Elle était climatisée et bien rangée. Chacune de nous à une armoire pour le rangement. Il y a toutes sortes de robes de luxe et de chaussures.
Tout comme moi, ma colocataire regardait la chambre émerveillée. Je la salue.
Tara : Bonsoir. Comment t'appelles-tu ?
_Je m'appelle Abakê et je te conseille de ne pas jouer à la gentille avec moi. Je serai sans pitié parce que le prince est à moi. Est-ce que c'est bien clair ?
Je fronce les sourcils en l'écoutant parler. Je suis d'accord que c'est une compétition mais ce n'est pas pour autant qu'on sera en guerre n'est ce pas ? Je commence sérieusement à regretter le fait de m'être inscrite.
******Akim******
J'ai conduit chacune des filles dans leur chambre et après cela, je suis monté dans la salle où j'ai placé les caméras et je visualise sur plusieurs écrans tout ce qui se passe dans les chambres.
À peine arrivée, l'une d'entre elle a déjà volé. J'ai fais exprès de laisser une chaînette en or sur une table de sa chambre et elle l'a pris et l'a rangé dans son sac croyant que personne ne l'a vu. Sur un autre écran je vois déjà que la compétition a été pris au sérieux par une candidate. Elle menace la fille de ce matin pour un prince qu'elle n'aura même pas au final. Tout cela, me fait rire.
Je me suis bien amusé en regardant ces quelques vidéos. C'est maintenant l'heure du dîner. Les candidates sont rassemblées autour d'une grande table en compagnie de la reine et du prince. Quant à moi, je me tiens debout à me droite de Carlos, les mains croisés en avant.
******Voix externe******
Le dîner de ce soir dans le palais, se déroule autrement. Les prétendantes sont joliment habillées dans leur robe de princesse et elles se présentent.
Candidate 1 : Kora LOWE. Âge : 28 ans.
Candidate 2 : Abakê GOLM. Âge : 29ans
Candidate 3 : Chancelle JONES. Âge : 28ans
Candidate 4 : Marys PRISK. Âge : 27 ans.
Candidate 5 : Lima KYREL. Âge : 30 ans
Candidate 6 : Océane LIMESON. Âge : 29 ans
Candidate 7 : Luna MAVIN. Âge : 31 ans.
Candidate 8 : Odjé MOVES. Âge : 28 ans.
Candidate 9 : Anna KAKAL. Âge : 27 ans.
Candidate 10 : Grume CHALM. Âge : 29 ans.
Candidate 11 : Tara INEFE. Âge : 28 ans.
******Akim******
Elles se sont présentées et j'ai retenu le nom ainsi que le visage de chacune d'elles. C'était Anna qui avait volé la chaînette en or. C'est vraiment pathétique. Elle n'en reviendra pas le jour où je vais montrer la vidéo au grand jour mais en attendant mon premier piège doit être mis en exécution. Carlos m'a envoyé chercher la nourriture dans la cuisine et en apportant la nourriture je devrais faire semblant de la renverser pour qu'ils me punissent. C'est pour voir qui parmi ces candidates aura de la compassion pour moi face au prince.
Comme prévu, j'ai laissé tomber la nourriture sur le sol et je me suis agenouillé en implorant le prince.
Carlos : Excusez moi mon prince. Je suis désolé. Je ne l'ai pas fait exprès.
Akim : Tu sais combien coûte cette assiette et tu sais combien a coûté la nourriture que tu as renversé ?
Carlos : Je suis désolé votre majesté. Vraiment désolé.
Akim : Il n'y a pas de désolé qui tienne. Pour la peine tu ne vas rien manger ce soir. Tu es privé de repas.
Elles étaient là. Elles étaient là à suivre toute la scène et aucune d'entre elles n'a plaidé en ma faveur. En même temps ça ne m'étonne pas. Je le savais déjà. J'ai ramassé l'assiette brisée et j'ai fait en sorte que cela me coupe le doigt. Malgré cela, rien du tout. Aucune compassion. Ma mère a failli laisser les sentiments prendre le dessus. Elle a voulu m'aider en voyant mon doigt qui saignait mais heureusement elle a réussi à se maîtriser.
J'ai nettoyé ma blessure et je suis revenu me mettre aux services du prince. Elles ont mangé et bu les meilleurs repas qu'ils soient et chacune est allée se coucher. J'ai fait de même sauf que ce n'était pas dans ma chambre de prince mais dans la chambre du conseiller que je suis.
J'ai tenté de joindre Coralie au téléphone mais elle n'a pas décroché. J'espère que tout va bien. Je me couche dans le lit en fermant les yeux quand tout à coup j'entends quelqu'un toquer à la porte. Je me demande qui ça peut bien être. Je suis allé ouvrir et je tombe sur la fille de ce matin. Tara. J'étais surpris.
Carlos : Que voulez-vous mademoiselle ?
Elle dévoile une glacière qu'elle cachait derrière son dos et me le tend.
Tara : Tenez c'est pour vous. C'est de la nourriture. J'étais là quand le prince vous a privé de nourriture et je vous ai apporté ceci. Tenez.
J'étais étonné. Elle a pensé à moi ? Mais pourquoi elle a fait ? Je la regarde sans bouger. Elle dépose la glacière dans mes mains.
Tara : Je dois m'en aller. Il ne faut pas qu'on me vois ici. Bon appétit.
Elle s'en va en courant. Je regarde la glacière de nourriture dans mes mains et je ne peux m'empêcher de me poser des questions. Mais pourquoi est-ce qu'elle a fait ça ? Je ne suis qu'un conseiller.
#À_suivre