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La découverte de l'amour tome 1

La découverte de l'amour tome 1

Auteur:: Elli cam
Genre: Romance
Élérina Delacroix est une jeune lycéenne de 17 ans qui entame sa dernière année en littérature. Jusqu'à maintenant, sa vie se résumer à ses études, sortir avec ses amis et ça lui convenait parfaitement bien, mais ça, c'était avant de rencontrer Joshua. Joshua est un homme, un vrai. Il a 30 ans, il est agent de police. Il pensait avoir trouvé la femme de sa vie jusqu'à ce qu'il découvre que celle-ci le trompe avec un autre. Joshua va débarquer dans la vie de la jeune et douce Élérina tel un tsunami emportant tout sur son passage. Il fera d'elle une femme comblée en lui faisant découvrir ce qu'il y a de plus beau au monde : l'amour. Leur différence d'âge est énorme. Sera-t-elle pour eux un frein pour espérer entamer une relation ou leur sera-t-elle bénéfique ?

Chapitre 1 Prologue Le commencement

Les quelques mots qu'il m'avait dits se rejouaient sans cesse dans ma tête « tu me plais beaucoup ». Qu'étais-je censée répondre à ça ? Toi aussi, tu me plais ? Je n'avais vraiment aucune expérience en amour. Je n'étais jamais sorti avec quelqu'un. En même temps, jusqu'à maintenant, personne ne s'était intéressé à moi.

J'étais sortie pour fumer une cigarette et il en avait profité pour me rejoindre. Je me rappelle encore ce qu'il avait dit au sujet de la cigarette « ce n'est pas bon de fumer cette saloperie » et je lui avais répondu « je préfère mille fois fumer une cigarette qu'un joint » il avait ri et... Oh seigneur... Il était magnifique lorsqu'il souriait.

Nous avions longuement discuté de chose et d'autre et de fil en aiguille, il m'avait demandé si on pouvait échanger nos numéros. Je lui avais donné mon portable et lui le sien. Mon numéro de téléphone encodé, je lui rendais son GSM et lui le mien.

J'avais regardé l'écran de mon portable sur lequel il avait noté son numéro et son nom : Joshua.

Je venais à peine de m'asseoir près de James, mon meilleur ami que mon téléphone dans la poche arrière de mon slim s'était mis à vibrer me signalant l'arrivée d'un nouveau message.

Je relevais les yeux vers Joshua et celui-ci me souriait. Sur le message, il était écrit « Crois-tu que nous pourrions nous revoir ? » Et j'avais répondu « Rien que tous les deux ? » Sa réponse ne s'était pas fait attendre « Oui, dans un endroit un peu plus tranquille » sans réfléchir, je lui avais répondu « D'accord. »

Chapitre 2 Joshua. Décision

Il y a deux jours, je me suis rendu dans un bar en compagnie de mon meilleur ami Danny qui était aussi la personne avec qui je faisais équipe à mon boulot.

Là-bas, j'y ai fait la rencontre d'une très charmante jeune femme. Elle était petite. Les cheveux bruns bouclés. Des yeux d'un gris orageux comme le calme avant la tempête. Un petit nez en trompette, des joues bien joufflues et elle avait de très belles lèvres rouges légèrement pulpeuses sans l'être de trop.

Lorsque je l'ai vu se lever et se dirigeait vers la porte de sortie, je me suis empressé de la rejoindre. Dehors, il y avait plusieurs groupes de jeunes éparpillés un peu partout sur le parking qui continués à faire la fête. Je l'avais repéré un peu plus loin en train de souffler la fumée de sa cigarette.

Je m'étais approché d'elle et je lui avais dit la première chose qui m'était passé par la tête. Elle m'avait répliquée quelque chose qui m'avait fait vraiment bien rigoler. De fil en aiguille nous avions discuté de chose et d'autre et je lui avais demandé son numéro de téléphone.

Je pensais qu'elle refuserait, mais elle a accepté. J'étais vraiment très content.

Deux jours se sont écoulés et je n'avais pas cessé une seule seconde de penser à elle. Ouais, deux jours, c'était le temps qu'il m'avait fallu pour être totalement accro à elle. Je ne la connaissais absolument pas et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de penser à elle. Son prénom se répétait en boucle dans ma tête comme une douce mélodie qui se rejouait sans cesse.

Dès l'instant où nos regards se sont croisés, j'avais senti que quelque chose passait entre nous. Je serais incapable de dire ce que s'était, mais je faisais toujours confiance à mon instinct. Il ne me trompait que très rarement.

Je ne savais strictement rien sur elle mise à part qu'elle s'appelait Élérina, mais maintenant que j'avais son numéro, je comptais bien l'utiliser.

J'ouvrais la boite à message et tapais quelques mots : « Ce soir au restaurant le brasse-temps à 19 heures ? »

Je déposais mon téléphone sur la table et me dépêchais d'enfiler mon uniforme d'agent de police. Dans moins d'une heure, je serais dans une classe pour sensibiliser les jeunes sur les drogues dures qui circulaient un peu partout dans le monde.

J'entrais dans la classe suivie par mon collègue. Le professeur était déjà installé à son bureau et attendait patiemment l'arrivée de ses élèves.

- Bonjour, je suis l'agent Marlow Joshua et voici mon collègue l'officier Stuart Danny.

Le professeur se leva et nous tendit sa main à mon collègue et moi.

- Enchanté messieurs. Je suis Bellamy David. Professeur de littérature. Ne vous inquiétez pas, ils ne vont plus tarder.

Et effectivement, quelques minutes plus tard, les élèves rentraient dans la classe dans un brouhaha assourdissant. Je les regardais se chamaillait pour une place et je souriais. Moi, aussi, j'avais fait ça, mais chute, il ne fallait pas le dire.

Je parcourais la classe du regard et me figer. Elle était là. Cette fille Élérina, celle que j'avais croisée à ce club était assise à côté du garçon qui l'accompagnait samedi. Elle était encore plus belle que dans mes souvenirs.

Serait-ce son petit ami à côté d'elle ? Ou un simple ami ?

Seigneur ! J'avais dragué une étudiante. Pire, je lui avais demandé son numéro de téléphone. Non, j'avais fait bien pire. Je venais de l'invité au restaurant ce soir. Putain de karma ! Sur huit milliards de personnes sur terre, il avait fallu que je tombe sur une étudiante et pourtant, je n'avais vraiment pas envie d'annuler ce rendez-vous avec elle, mais il fallait que je le fasse. J'avais trente ans et elle devait en avoir à peine dix-sept.

C'est décidé, dès que j'aurais terminé ici, j'annulerais ce rendez-vous.

C'était vraiment dommage, car elle me plaisait bien et j'aurais aimé apprendre à la connaître un peu et plus si infinité, mais voilà que tout devait prendre fin avant même d'avoir commencé.

Je savais que je prenais la bonne décision, mais cela ne m'empêchait pas de ressentir la déception qui commençait à s'emparer de moi.

Son regard croisa le mien et je pouvais y lire l'expression de surprise qui se dessinait doucement sur son si beau visage.

Au moins, on était deux. Je me grattais nerveusement l'arrière du crâne avant de regarder les élèves en évitant à tout prix de m'attarder sur elle.

- Bonjour à tous. Je suis l'agent Marlow Joshua et voici, mon collègue : l'agent Stuart Danny. Aujourd'hui, si nous sommes là, c'est pour vous sensibiliser sur les drogues qui circulent un peu partout dans les rues.

Je reprenais mon souffle avant de reprendre.

- Est-ce qu'il y en a parmi vous qui consomme ce genre de stupéfiants ?

Je pense que même si certains d'entre eux en consommait, ils ne le diraient certainement pas devant des représentants de la loi, mais bon qui ne tentait rien à rien.

Du coin de l'œil, je voyais Élérina parler avec son voisin.

- Mademoiselle là-bas au fond. Oui, vous. Qu'elle est votre prénom ?

Je savais exactement comment elle s'appelait, mais je devais jouer le jeu en faisant comme si je ne la connaissais pas.

- Élérina Delacroix.

- Ce que je raconte ne vous intéresse pas ?

Elle détourna le regard. Les joues légèrement rosies.

- Si, veuillez m'excuser.

Seigneur venez-moi en aide. J'aimais le son de sa voix. Elle était si douce et sensuelle à souhait. Aller mon vieux reprend toi, ce n'était vraiment pas le moment de fantasmer. C'était encore une étudiante et rien ne pourra se passer entre nous.

Je me raclais la gorge avant de continuer.

- Savez-vous les effets que ses drogues peuvent provoquer à votre cerveau ?

- Non monsieur l'agent, dit-elle d'un ton mielleux, mais si vous êtes là aujourd'hui, c'est pour nous le dire non ?

Mon regard se posa une seconde fois sur elle. Elle me lança un clin d'œil suivi de son plus beau sourire et mon cœur s'emballa. Seigneur l'effet qu'elle me faisait. À cette allure-là, je n'arriverais jamais à me concentrer.

- C'est exacte mademoiselle et je vais de ce pas vous l'expliquer.

Durant toute l'heure qui suivit, j'expliquais les conséquences que le corps humain était susceptible de subir en prenant de la drogue. En passant par les pertes de mémoire, l'indépendance, les troubles comportementaux, la sensation de manque et les insomnies.

Je sentais son regard posé sur moi. Mon cœur battait la chamade comme un adolescent qui tombait amoureux pour la toute première fois de sa vie.

J'avais cette fille dans la peau. Je ne comprenais pas pourquoi tout se passer si vite, mais je l'avais déjà dans la peau. Je voulais apprendre à la connaître. Je voulais passer du temps avec elle. Je voulais la faire mienne malgré le mot écrit en grand et en rouge " Interdit" je m'en foutais, je la voulais. Je voulais son cœur, son âme, son amour et je voulais devenir la personne la plus chère à ses yeux.

Après avoir salué tout le monde, mon collègue et moi-même nous sommes retournés au poste. Je devais absolument prendre une décision. Soit j'arrêtais tout avant qu'il ne soit trop tard et que je ne tombe amoureux d'elle ou soit je voyais où tout cela allait nous mener.

Au fond, ma décision était prise depuis un bon moment. Alors, je m'emparais de mon téléphone privé et lui envoyer un message.

J'étais sûr que j'allais le regretter.

Chapitre 3 Élérina. Premier rancart

J'étais extrêmement nerveuse. Je ne savais pas si j'étais trop habillé ou pas assez. J'avais opté pour une robe à carreau rouge et noir, des bas noirs légèrement transparent et une paire de chaussure noir style un peu militaire.

Me trouverait-il vulgaire ? Provocante ? Ah que des questions sans réponses.

Je n'arrivais toujours pas à croire que l'homme que j'avais croisé au City-Zen était en fait un policier.

Bon sang, lorsque je l'avais vu se dirigeait vers moi ce soir-là, mon cœur avait commencé à emballer.

Il était sublime. Grand, les cheveux noir foncé. Des yeux d'un bleu océan dans lequel, je m'étais perdue plus d'une fois lorsqu'il m'avait accosté ce fameux soir.

Des pommettes saillantes, une mâchoire carrée recouverte d'un léger début de barbe qui j'étais sûr, s'il la laissait pousser le rendrait encore plus séduisant qu'il ne l'était déjà.

Eh ses lèvres pleines que je m'étais surprise plus d'une fois à vouloir embrasser. Ouais, cet homme m'avait complètement envouté sur le moment. Il était assez baraqué pour un agent de police et putain, qu'est-ce que j'aimerais bien voir ce qu'il se cache juste en dessous de toute cette couche de vêtement.

S'intéressait-il réellement à moi ou essaie-t-il simplement de se rapprocher de moi dans l'unique but de s'assurer que mes amis ne fumaient de la drogue ou dealaient ?

Voilà que maintenant, je remettais tout en question. Après tout, la deuxième version me paraissait plus probable. Jamais personne ne s'était intéressé à moi jusqu'à maintenant et comme par hasard, le premier homme qui s'intéressait un tant soit peu à moi était un policier. C'était louche tout de même.

Nous avions convenu qu'il passerait me prendre à vingt heures. Je lui avais envoyé mon adresse un peu plus tôt dans la journée. Dans moins de dix minutes, il serait là. Je me dépêchais de mettre un peu de parfum derrière mes oreilles et je quittais enfin la salle de bain.

Je ne lui avais pas encore dit que je vivais en colocation avec deux garçons, mais en même temps, je ne voyais pas l'utilité de lui dire étant donné que s'étaient mes meilleurs amis. James, Florian et moi, nous nous connaissions depuis la première secondaire. Nous sommes devenus inséparables et un jour, nous avions décidé de louer un appartement tous ensemble.

Ma mère et mon père voyageaient énormément dans le monde. C'était leur rêve et qui étais-je pour leur en empêcher ? Nous avions convenu que je resterais en Belgique pour finir mes études et qu'ils passeraient me voir une fois par an. On se téléphonait deux fois par semaine et ils n'étaient absolument pas contre que je vive avec deux garçons. Bien au contraire, ils les apprécient et ça les rassurait de ne pas me savoir toute seule.

Un coup de klaxon me sortit de mes pensées. Je me précipitais vers la porte d'entrée et dévaler les escaliers. J'avais hâte de le retrouver.

Il était appuyé sur le capot de sa voiture. Je m'avançais dans sa direction et m'arrêtais devant lui.

Que devais-je faire maintenant ?

Il me regardait de la tête aux pieds. Merde ! Je savais qu'il allait me trouver provocante. Mais qu'est-ce qu'il m'avait pris de vouloir mettre cette robe ?

- Tu es ...

- Provocante ? Dis-je en baissant la tête.

- Non ! Non, je n'allais pas dire ça. Tu es ravissante.

Il se penchait vers moi et mon cœur rata un battement. Il déposa délicatement un baiser sur ma joue droite.

- Bonsoir, me dit-il d'une voix sensuelle.

- Bon... Bonsoir, dis-je sentant le rouge me montaient aux joues.

Merde. Je me comportais vraiment comme une pucelle. Bon en même temps, je l'étais, mais il n'avait pas besoin de le savoir.

Se comportant en parfait gentlemen, il m'ouvrit la porte et je le remerciais. Il contourna la voiture et s'installa derrière le volant.

J'avais fait le calcul dans ma tête. On en avait pour vingt minutes de route.

Je ne savais pas quoi dire ni ce que je devais faire et encore moins la façon dont je devais me comporter avec un homme.

Du coup, pour briser le silence dans l'habitacle, je dis la première chose qui me passa par la tête.

- Ça fait quoi d'avoir un gros calibre entre les mains ?

Il se mit à tousser bruyamment en avalant sa salive. Quant à moi, je me rendis compte de la gourde que je venais de faire.

- Je veux dire... Tu sais un... Fusil ?

- J'avais saisi, c'est surtout le mot calibre qui m'a légèrement pris par surprise.

Seigneur. Je commençais bien la soirée. À ce rythme-là, il n'accepterait plus jamais de me voir. Il me prendrait pour une perverse chose que je n'étais pas.

- Pour tout te dire, le fusil est surtout là pour impressionner la galerie. Nous n'avons pas le droit de l'utiliser, mais je l'ai déjà tenu entre les mains lorsque je m'entraîne au centre de tir.

- Tu veux dire que même si vous êtes en danger, vous n'avez pas le droit d'utiliser votre arme ?

- Oui, c'est bien ce que j'ai dit.

- Mais à quoi ça sert d'avoir une arme si vous ne pouvez même pas l'utiliser en cas de danger ?

- À décorer, dis-je en rigolant.

Le reste du trajet se passa en silence. Pas un de ces silences pesant et inconfortable, mais apaisant. Et puis au moins ça m'évitait de dire des âneries qui ne ferait que m'humilier.

Joshua se présenta au serveur derrière le comptoir et lui expliqua qu'il avait réservé une table pour deux personnes au nom de Marlow. Celui-ci vérifia la liste des réservations et nous demanda de le suivre. Notre table se trouvait dans un petit coin de salle qui donnait vu sur la ville faiblement éclairée par des lampadaires.

Le serveur partit chercher les cartes des menus et nous les apportait. Nous passions nos commandes au serveur et celui-ci repartit en direction des cuisines.

- Parle-moi un peu de toi ?

- Que veux-tu savoir exactement, lui demandais-je.

- Je veux tout savoir ?

Il me souriait dévoilant ses dents d'une blancheur impeccable et parfaitement alignées.

Seigneur, cet homme était vraiment trop sexy pour une fille comme moi. Ses cheveux étaient plus courts sur les côtés et plus long au-dessus. Et ses yeux.... Putain, qu'est-ce que je les aimais bien.... Bon sang qu'est-ce qu'il était beau.

Je pourrais le regarder pendant des heures sans jamais m'en lacer. Ah, et il y avait aussi ses lèvres pleines et charnues que j'aimerais emprisonner entre les miennes. Sa mâchoire carrée recouverte d'un fin duvet sur lequel je désirerais passer ma main juste pour le caresser.

- Houhou... Tu étais partie où ?

– Sur tes lèvres.

Merde qu'est-ce que je venais de dire. Je n'avais qu'une seule envie que le sol s'ouvre sous mes pieds et qu'il m'engouffre pour ne plus à avoir à lui faire face.

- Désolé, ce n'est pas ce que je voulais dire. Enfin si, je les trouve très belles et j'ai envie de les embrasser... Rholala, écoutes oublie ce que je viens de dire ?

- C'est comme si c'était fait.

- Merci.

Je respirais un bon coup avant de me lancer.

- J'ai 17 ans et j'entame ma dernière année en Littérature. Mon rêve serait de pouvoir vivre de ma passion donc de mes livres. J'ai déjà terminé trois romans qui n'attendent plus qu'une seule chose : être publié. J'attends mes dix-huit ans avec impatience. Je compte me lancer dans l'autopublication. Je refuse d'intégrer une maison d'édition et me forcer à écrire tout ça pour finir dans les délais qu'ils m'auront imposés. Pour moi, l'écriture ça doit rester un plaisir et ça ne doit pas devenir une obligation. Écrire est une véritable passion pour moi. Depuis que je suis toute petite, j'aime lire. Chaque fois que mes parents me donnaient de l'argent de poche, je me rendais la bibliothèque de Mons et je m'achetais des romans d'amour. Oui, je sais ça fait un peu cucul la praline, mais je suis comme ça.

- Mais non, ça ne fait pas comment dis-tu déjà ? Ah oui, cucul la praline. C'est ce qui fait de toi une femme charmante et un peu rêveuse.

Entre-temps, le serveur revient avec nos commandes et nos boissons. Tout en mangeant, nous continuons de discuter de chose et d'autre.

- Et sinon, toi ça fait quoi d'avoir un gros engin entre les jambes ?

Il avala son verre de travers et se mit à tousser. Merde faut que je fasse quelque chose. Je me levais de ma chaise et lui tapoter tout doucement dans le dos. Je ferais mieux de me taire à partir de maintenant.

Il se reprit bien assez vite et éclata de rire. Quant à moi, je retournais à ma place. Mes yeux se poser un peu partout dans la salle sauf sur lui.

- Je m'amuse beaucoup en ta compagnie. Jamais personne ne m'avait fait autant rire.

- Ravie de l'apprendre.

- Écoute, ne le prend pas mal. Ça arrive d'être un peu maladroite.

- Ça ne serait pas arrivé si j'avais été un tant soit peu préparée à ce genre de situation, dis-je en faisant un signe entre lui et en lui montrant l'endroit où nous étions. C'est tout nouveau pour moi tout ça.

- Que veux-tu dire ?

- Laisse tomber. Je risque de m'enfoncer davantage.

- Écoute, si ça peut te rassurer, je passe un agréable moment en ta compagnie. Tu es une jeune femme charmante, adorable et très réfléchis. Alors, s'il te plait, dis-moi ce que tu veux dire quand tu dis que tout ça c'est nouveau pour toi ? Tu as certainement déjà eu un petit ami ?

- Non, dis-je en me ratatinant sur ma chaise.

- Tu veux dire qu'une si jolie fille comme toi n'a jamais eu de petits amis ?

- Disons que je n'intéresse personne.

- Moi tu m'intéresses Élérina et j'aimerais qu'on puisse se revoir de temps en temps. Je sais que notre différence d'âge est énorme, mais je vais être sincère et honnête avec toi. Tu me plais Élérina.

Qu'est-ce que j'étais censé répondre à ça ? Lui aussi me plaisait, mais je ne savais pas comment lui dire.

- Tu as quel âge ?

- J'ai 30 ans. Tu penses que notre différence d'âge pourrait être un frein si nous souhaitons aller plus loin ?

- Bien sûr que non ! Mais...

- Mais ? Tu ne me vois pas comme ton futur petit ami ?

- Ce n'est pas ça. Je... Je ne sais pas ce que je dois faire ?

Il se leva. Contourna la table et se posta juste derrière moi. Il s'abaissa légèrement et je pouvais sentir l'arôme de son eau de colonne.

Ses lèvres frôlèrent mon oreille et mon cœur s'emballa dans ma poitrine.

Il posa délicatement sa main sur ma poitrine au niveau de mon cœur et murmura : « Écoute ton cœur et il te guidera »

- Combien de temps ?

- Je ne comprends pas ta question.

- Tu me laisses combien de temps pour te donner une réponse ?

- Tu as tout ton temps Élérina. Je comprends que tout ça c'est nouveau pour toi et que tu veuilles prendre ton temps et tu as entièrement raison de le faire. Tu sais avoir un petit ami, c'est partager des moments en sa compagnie. En fait, c'est se dévoiler l'un à l'autre et surtout avoir confiance en son partenaire. Ce n'est pas une décision à prendre à la légère et je peux attendre que tu sois prête pour tout ça. Comme je te l'ai dit un peu plus tôt dans la soirée, tu me plais beaucoup et je refuse de tout foutre en l'air en te forçant à prendre une décision que tu n'aies pas encore prêt à prendre.

- Merci beaucoup. Je vais réfléchir à tout ça quand je serai au calme.

Le reste du repas se passa sans anicroche et je devais reconnaître que j'avais passé une agréable soirée en sa compagnie. J'avais comme des papillons dans le ventre et je ne comprenais pas pourquoi je ressentais cette sensation. Cependant, j'étais sûre d'une chose : j'étais vraiment bien en sa compagnie.

Lorsqu'il me redéposa chez moi, il déposa un gros baisé sur ma joue et attendit que je referme la porte de mon immeuble pour partir à son tour.

J'avais ressenti comme une sensation de manque lorsque j'avais refermé la porte derrière moi. Pourquoi il me manquait déjà alors que je venais à peine de le quitter ? Pourquoi je ressentais un vide immense en moi alors que lorsque j'étais à ses côtés, ce vide n'existait pas.

Cette nuit-là, je m'étais endormie pensant à Joshua.

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